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La caricature en France, du Moyen Age à nos jours

La caricature en France, du Moyen Age à nos jours
En France, c'est au XVIIIe siècle mais surtout à partir de la Révolution que l'art de la caricature, ce mode d'expression au graphisme assassin - quoique pas toujours - va enrichir les pages de la presse alors en plein essor, et fait depuis partie du jeu politique. La nourriture première de la caricature est l'observation. Savoir observer et déceler les traits physiques à partir desquels le coup de crayon de l'artiste fera passer un tout autre message...souvent moqueur, exagéré, grossier, évolutif, en adéquation avec son temps, ou même ravageur et explosif lorsqu'il s'agit de toucher aux croyances et aux dogmes. Le monde vu par la caricature Et que dire du Moyen Age, « La caricature destinée à ridiculiser certains défauts de l'Eglise existe depuis des siècles : le Moyen Age, avec son goût pour le monstrueux, en a donné des exemples fameux en particulier dans les manuscrits enluminés. Definitions, reproductions, réactions Caricature ou pas, elle fait réagir. Caricature vox populi Notes (VI)

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Pourquoi l’art de la caricature est-il sacré pour les Français ? En 2018, l’enseignement moral et civique est devenu obligatoire dans les classes de collège. On peut lire dans le Bulletin officiel que « l’enseignant exerce sa responsabilité pédagogique dans les choix de mise en œuvre, en les adaptant à ses objectifs et à ses élèves » : ce que font les professeurs, ce qu’a fait Samuel Paty. Tandis que se déroule le procès-fleuve des attentats de 2015, dits « de Charlie Hebdo » n’était-il pas judicieux de proposer à l’examen une caricature publiée par ce journal, et de se pencher concrètement sur le concept de laïcité ? Caricatures anticléricales La caricature antireligieuse, qu’elle soit ironique ou paraisse juste décalée n’est jamais innocente pour des croyants.

L'histoire de la caricature en France Cet article date de plus de six ans. Publié le 20/01/2015 16:52 Mis à jour le 20/01/2015 16:52 Durée de la vidéo : 4 min. Article rédigé par The politics of religion / Les politiques du religieux Ce lundi, il fallait en parler. Parler de l’attentat, mais cette fois-ci avec l’urgence et la sidération de l’enseignant touché par l’assassinat d’un collègue. Il le fallait pour surmonter l’effroi de l’acte barbare, mais aussi et surtout pour aller au-delà de la consternation face aux débats qui ont suivi. Il le fallait enfin parce que ce sont les thématiques de recherche que j’explore, sur lesquelles je lis et enquête depuis des années, avec lesquelles j’essaie de construire un raisonnement, de tenir une position éthique de recherche. Pourtant, je n’avais pas envie d’en parler. L’esprit brouillé, tant par l’acte que par ce qui s’en est suivi : des récupérations, des dialogues de sourds et des insultes.

La caricature dans l'histoire Quel est l'héritage de la caricature ? Comment s'est-elle inventée ? Si aujourd'hui la représentation satirique s'inscrit essentiellement dans les dessins de presse et l'ensemble des journaux, la caricature s'est construite aussi selon différents modes d'expression du grotesque qui ont varié dans l'histoire de France. Tragédies, comédies et satires antiques C'est le philosophe Aristote qui rend compte le premier du comique dans l'histoire. C'est lui qui parle, dans sa Poétique, non pas de la "caricature" mais de la représentation grotesque de l'homme : "on imite toujours des personnages qui agissent, et ceux-là ne peuvent qu'être bons ou méchants, il faut nécessairement les représenter ou meilleurs que nous sommes ou pires, ou semblables au commun des mortels".

La laïcité - Vidéo Enseignement moral et civique Laurent est protestant. Il va au temple parce qu’il est amoureux de la fille du pasteur. Marie-Pierre va à la messe tous les dimanches et anime le catéchisme dans le collège de son fils. Daumier La Révolution de 1789 va multiplier ces images (mille cinq cents gravures satiriques entre 1789 et 1792) et la demande suscitée par l'actualité va être à l'origine d'un appareil de production organisé. Des journaux hebdomadaires comme Les Révolutions de France et de Brabant de Camille Desmoulins ou les Révolutions de Paris de l'éditeur Prudhomme font une large place au dessin, satirique pour l'un, d'inspiration plus "reportage" pour l'autre. La presse royaliste publie de son côté des caricatures anti-révolutionnaires tandis qu'en 1793 le Comité de Salut Public demande au député David de "multiplier les gravures et les caricatures qui peuvent réveiller l'esprit public et faire sentir combien sont atroces et ridicules les ennemis de la liberté et de la république".Cité dans "La caricature, deux siècles de dérision salutaire", Historia, n° 651, mars 2000, p.52.

Actualités - la liberté d'expression Pourquoi travailler la question de la liberté d'expression en classe ? Parce que la liberté d'expression est une liberté fondamentale, qui doit toujours s'exercer dans notre République.Parce que la liberté d'expression est la base du pluralisme, indispensable à notre fonctionnement démocratique.Parce que la liberté d'expression concerne tout le monde sur notre territoire, qu'on soit citoyen français ou pas, pas seulement les journalistes ou dessinateurs de presse.Parce que la liberté d'expression doit pouvoir s'exercer en toutes circonstances pour ne pas se réduire face à celles et ceux qui la remettent en cause.Parce qu'en France, cette liberté se déploie dans le cadre de la loi, qui la protège et en souligne les limites nécessaires.Parce que l'École forme les futurs citoyens aux droits et aux libertés qu'ils exerceront.Parce que ce texte est lui-même une illustration de la liberté d'expression. Dans quels enseignements disciplinaires ancrer cette réflexion ? En histoire

Le blasphème existe-t-il dans notre droit « Laissez tout attaquer, à condition qu'on puisse tout défendre... Je dirai même : laissez tout attaquer afin qu'on puisse tout défendre ; car on ne peut défendre honorablement que ce qu'on peut attaquer librement », plaidait Georges Clemenceau, alors député de Montmartre, au sujet du délit de blasphéme lors de la discussion sur la loi de 1881 au Palais Bourbon. C’est dans cet esprit que la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse a abrogé l'article 1er de la loi du 25 mars 1822 faisant délit de l'outrage aux religions reconnues par l'État « par voie de presse ou par tout autre moyen de publication ». L’actualité récente, des attaques meurtrières visant la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo à l’assassinat d’un professeur qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, constitue une remise en cause du droit au blasphème par des actes terroristes. Le droit au blasphème est, dans ces sinistres circonstances, revenu sur le devant du débat public.

Affaire Mila : comprendre le débat sur le blasphème, qui n’est pas un délit en France Une adolescente de 16 ans, Mila, est la cible d’un harcèlement en ligne depuis qu’elle a déclaré « déteste[r] la religion » musulmane lors d’une discussion en direct et en vidéo sur Instagram le 18 janvier : « Votre religion, c’est de la merde. Votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir. » La première enquête, ouverte pour « provocation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes, à raison de leur appartenance à une race ou une religion déterminée », a été classée sans suite par le parquet de Vienne (Isère).

Où s’apprend la laïcité ? Avec Michel Winock et Jean-Paul Delahaye Trois jours après l’attaque au couteau qui a coûté la vie à Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie du collège du Bois-d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine, de nombreux enseignants ont témoigné de leurs difficultés croissantes à défendre la laïcité. Pour en parler, nous recevons Michel Winock, écrivain, professeur émérite à Sciences Po, auteur de “Jours anciens”, éd. Gallimard. Et Jean-Paul Delahaye, co-rédacteur du rapport Obin 2004, co-auteur de la charte laïcité, ancien directeur général de l'enseignement scolaire entre 2012-2014. « Le blasphème fait partie des droits de l'homme, pas des bonnes manières » Agrégé de philosophie, auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont Du tragi-que au matérialisme (et retour), paru en janvier aux PUF, André Comte-Sponville a pour pères spirituels Epicure, les stoïciens, Montaigne et Spinoza. Il se définit comme matérialiste, rationaliste et humaniste. Fortement influencé par l'héritage philosophique des Lumières, il défend une éthique humaniste et une spiritualité sans dieu. Nous l'avons interrogé sur les spécificités françaises en matière de liberté d'expression dans la pensée française.

« Lettre aux instituteurs et institutrices » de Jean Jaurès - Vidéo Actualité Fervent défenseur de l'école publique, Jean Jaurès écrit dans La Dépêche de Toulouse une « lettre aux instituteurs et institutrices » le 15 janvier 1888. Ecoutez le texte lu par le rappeur Oxmo Puccino. Vous tenez en vos mains l'intelligence et l'âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie.Les enfants qui vous sont confiés sont Français et doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu'est une démocratie libre, quels droits leur confèrent, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin ils seront hommes, et il faut qu'ils sachent quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse. Il faut qu'ils puissent se représenter à grands traits l'espèce humaine et qu'ils démêlent les éléments principaux de cette œuvre extraordinaire qui s'appelle la civilisation.

Delphine Horvilleur : "La laïcité est devenue synonyme d’athéisme. Mais ça ne... Madame Figaro. - Dans une tribune publiée hier sur votre site Tenou'a, vous défendez, au nom de la liberté d’expression, l’idée de «penser contre soi». Qu’est-ce que ça veut dire ?Delphine Horvilleur. - Ce post est né après que j'ai publié une caricature de Charlie Hebdo pour réagir à l'assassinat de Samuel Paty. Il s'agit d'une vieille couverture sur laquelle on voit les trois religions (catholique, musulmane et juive, NDLR) inscrites sur du papier toilette déroulé, et titrée «Aux chiottes toutes les religions !». J’ai volontairement choisi cette caricature où il était question d’une critique des trois religions, parce que je crois qu’on est dans un moment où les leaders religieux doivent être capables d’incarner une auto-critique. Et j’ai été très étonnée de voir que beaucoup de gens l’ont pris au premier degré.

Liberté d'expression : comment en parler ? Cela aurait pu se passer dans ton collège, cela aurait pu concerner l’un des tes parents ou un proche qui exercent le magnifique métier d’enseignant. Ce n’est pas la première fois que le terrorisme frappe notre pays. Une école juive à Toulouse en 2012, des journalistes, des policiers, des passants, des amateurs de musique, des clients d’une épicerie, des spectateurs d’un feu d’artifice en 2015 et 2016. Avec l’assassinat de Samuel Paty, un professeur d’histoire, c’est aussi l’endroit où tu apprends, découvres, rêves qui est visé. C’est inacceptable ! À l’heure où tu reprends le chemin de l’école ou du collège et que la matinée du 2 novembre est consacrée à un hommage solennel à ce professeur apprécié et confirmé, nous te proposons des ressources pour répondre à tes questions et dépasser la peur.

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