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Pourquoi l’art de la caricature est-il sacré pour les Français ?

Pourquoi l’art de la caricature est-il sacré pour les Français ?
En 2018, l’enseignement moral et civique est devenu obligatoire dans les classes de collège. On peut lire dans le Bulletin officiel que « l’enseignant exerce sa responsabilité pédagogique dans les choix de mise en œuvre, en les adaptant à ses objectifs et à ses élèves » : ce que font les professeurs, ce qu’a fait Samuel Paty. Tandis que se déroule le procès-fleuve des attentats de 2015, dits « de Charlie Hebdo » n’était-il pas judicieux de proposer à l’examen une caricature publiée par ce journal, et de se pencher concrètement sur le concept de laïcité ? Caricatures anticléricales La caricature antireligieuse, qu’elle soit ironique ou paraisse juste décalée n’est jamais innocente pour des croyants. Le combat mené en France contre l’église catholique qui culmine avec la loi de 1905 a été très violent. Sous le titre « Leurs occupations », la légende de cette caricature anonyme publiée dans le journal La Calotte en 1911 joue aussi sur l’humour : « Qu’est-ce que vous faites, l’abbé ?

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La caricature en France, du Moyen Age à nos jours En France, c'est au XVIIIe siècle mais surtout à partir de la Révolution que l'art de la caricature, ce mode d'expression au graphisme assassin - quoique pas toujours - va enrichir les pages de la presse alors en plein essor, et fait depuis partie du jeu politique. La nourriture première de la caricature est l'observation. Savoir observer et déceler les traits physiques à partir desquels le coup de crayon de l'artiste fera passer un tout autre message...souvent moqueur, exagéré, grossier, évolutif, en adéquation avec son temps, ou même ravageur et explosif lorsqu'il s'agit de toucher aux croyances et aux dogmes.

Donald Trump entrave la transition avec Joe Biden Le 7 novembre, quatre jours après l’élection présidentielle aux Etats-Unis, les grands médias du pays − indépendamment de leur orientation partisane − annonçaient la victoire du ticket démocrate porté par Joe Biden et Kamala Harris. Depuis, pourtant, le sortant Donald Trump s’est refusé à concéder sa défaite, affirmant que le scrutin a été entaché de fraudes. Et, comme dans une réalité parallèle, ses ministres et ses conseillers les plus fidèles assurent préparer le terrain pour « un second mandat », bien que la plupart des experts s’accordent à dire que les procédures de contestation entamées n’ont guère de chances d’aboutir. Lire aussi le récit : Aux Etats-Unis, Donald Trump s’enfonce dans le déni, une semaine après la victoire de Joe Biden

La liberté d'expression, un droit fondamental Pourquoi travailler la question de la liberté d'expression en classe ? Parce que la liberté d'expression est une liberté fondamentale, qui doit toujours s'exercer dans notre République.Parce que la liberté d'expression est la base du pluralisme, indispensable à notre fonctionnement démocratique.Parce que la liberté d'expression concerne tout le monde sur notre territoire, qu'on soit citoyen français ou pas, pas seulement les journalistes ou dessinateurs de presse.Parce que la liberté d'expression doit pouvoir s'exercer en toutes circonstances pour ne pas se réduire face à celles et ceux qui la remettent en cause.Parce qu'en France, cette liberté se déploie dans le cadre de la loi, qui la protège et en souligne les limites nécessaires.Parce que l'École forme les futurs citoyens aux droits et aux libertés qu'ils exerceront.Parce que ce texte est lui-même une illustration de la liberté d'expression. Dans quels enseignements disciplinaires ancrer cette réflexion ? En histoire En français

Le difficile chemin vers « l’islam des Lumières » Le 2 octobre 2020, Emmanuel Macron prononçait un discours sur la lutte contre les séparatismes et annonçait un projet de loi sur l’islam en France, attendu pour décembre 2020. Le président français estimait que la République et les musulmans de France doivent ensemble « bâtir un islam des Lumières », autour de l’autonomie de l’islam de France (vis-à-vis des influences étrangères), de la lutte contre l’extrémisme et d’un islam compatible avec les valeurs de la République. Ces dernières années ont vu ce concept acquérir une certaine popularité ; de plus en plus de politiciens, d’intellectuels et de journalistes utilisent volontiers l’expression pour désigner un islam progressiste et libéral. Alors que de nombreuses questions subsistent quant à cette future loi, le meurtre de Samuel Paty, enseignant d’histoire, le 16 octobre 2020, vient mettre à l’épreuve les promesses d’un islam des Lumières.

Actualités - 2 novembre hommage M Samuel Paty - unité autour des valeurs de la République La reprise des cours le lundi 2 novembre donnera lieu, dans toutes les écoles, tous les collèges et les lycées de France, à un hommage à M. Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie assassiné le vendredi 16 octobre par un terroriste islamiste, et à l'affirmation, à travers cet hommage, de l'unité de la communauté éducative tout entière autour de la défense des valeurs de la République, de la liberté d'expression et du principe de laïcité. Cet hommage se traduira par la lecture de la lettre aux Instituteurs et Institutrices de Jean Jaurès, suivie d'une minute de silence.

The politics of religion / Les politiques du religieux Ce lundi, il fallait en parler. Parler de l’attentat, mais cette fois-ci avec l’urgence et la sidération de l’enseignant touché par l’assassinat d’un collègue. Il le fallait pour surmonter l’effroi de l’acte barbare, mais aussi et surtout pour aller au-delà de la consternation face aux débats qui ont suivi. Il le fallait enfin parce que ce sont les thématiques de recherche que j’explore, sur lesquelles je lis et enquête depuis des années, avec lesquelles j’essaie de construire un raisonnement, de tenir une position éthique de recherche.

La représentation figurée du prophète Muhammad – Les carnets de l’Ifpo L’islam et ses pratiques, pas plus que tout autre phénomène humain, n’échappent aux mutations au fil de l’histoire. La question de la représentation figurée en général, et de celle du prophète de l’islam en particulier, a été diversement tranchée selon les périodes et les milieux. Si elle a parfois déclenché des débats animés, elle ne semble pas avoir posé un problème majeur ou permanent aux croyants musulmans ni à leurs juristes (Naef 2004). Les polémiques récentes, parmi les plus vives qu’aient connues l’histoire, sont attisées par le fait que les images qui les ont déclenchées sont des caricatures ; elles alimentent l’idée fausse et essentialiste que, « de tout temps », l’islam aurait interdit la représentation de son prophète, voire toute représentation humaine. Illustration 1 : Muhammad reçoit la révélation de l’ange Gabriel.

Esprit critique à l'école : La main à la pâte ouvre le site CQFD - VousNousIls À l’heure où les fake news circulent sur les réseaux sociaux et où les opinions se mêlent aux théories scientifiques, la Fondation La main à la pâte lance un nouveau site internet pour favoriser l’éducation à l’esprit critique. CQFD a ouvert ce vendredi 16 octobre et est prêt à accompagner les enseignants dans cette démarche importante. La main à la pâte, la science à l’école

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