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Les sondages sont-ils fiables ?

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Sondages : la fabrique d'une arme politique Alors que le scrutin européen de fin mai n'est plus très loin et maintenant que toutes les têtes de liste sont connues, les enquêtes d'opinion politiques se font de plus en plus nombreuses. Elles sont, dans le même temps, très critiquées. Le parti La France Insoumise (que nous avons sollicité plusieurs fois sans succès) les juge tellement peu fiables qu'il a décidé de produire ses propres sondages. Car même si ces enquêtes sont pointées du doigt de toute part et suscitent une certaine défiance des citoyens, elles restent très utiles à la sphère politique. La notion de sondage est définie par la loi du 19 juillet 1977, modifiée par celle du 25 avril 2016. Marco, musicien, sceptique par rapport aux sondages depuis qu'il a été sondé Marco, jeune musicien et technicien du son, s'est retrouvé sondé en fin d'année 2018. Je me suis senti plus d'une fois bloqué, à devoir choisir quelque chose qui n'était pas exactement ce que je voulais répondre. Je suis inscrite a ipsos.

Ecole à distance, semaine 2 : « Je ne crois pas que j’y arriverai » Il y a les familles pour lesquelles la « continuité pédagogique », après deux semaines d’école à distance, est déjà sur des rails : on s’y lève « comme pour un jour d’école », on découvre « ensemble » le mail de la maîtresse, on établit un « plan de travail » quotidien… Et puis il y a toutes celles dont les enseignants disent ne pas trop savoir ce qui s’y passe et comment on s’y organise scolairement. Parce que le lien « avec le système » était déjà difficile à maintenir avant le confinement ; parce que l’équipement informatique et les possibilités d’accompagnement manquent ; parce que la barrière de la langue et la précarité jouent. « Chez nous, on n’a pas d’ordinateurs, pas de mails… En quinze jours, je suis allée chercher les devoirs deux fois à l’école », raconte une mère de cinq enfants qui a requis l’anonymat. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Ecole à distance, semaine 1 : « Il faut du temps pour trouver ses marques et relever le défi »

Connaître et mesurer l'opinion publique : utilité et limites des sondages Hugo Touzet est doctorant en sociologie au Gemass (Groupe d'Etude des Méthodes de l'Analyse Sociologique de la Sorbonne), Sorbonne Université. Introduction Lorsque l'on s'intéresse à l'opinion publique, on se heurte immédiatement à un paradoxe. En premier lieu, il apparaît que cet objet est devenu incontournable. On se réfère à l'opinion publique pour promouvoir des biens commerciaux ou des services marchands, défendre des idées ou, au contraire, combattre ses adversaires politiques. Pour tenter de comprendre cette contradiction, il nous faut définir plus précisément ce que l'on entend par « opinion publique ». A travers cet article, nous défendrons l'idée que l'étude de l'opinion publique ne peut être dissociée d'une analyse des processus par lesquels cette opinion est mesurée, quantifiée ou, autrement dit, construite. Genèse de l'opinion publique Le rôle de la réputation au Moyen-Âge C'est au Moyen-Âge qu'apparaît la notion « d'opinion publique ». Une opinion publique qui inquiète Notes

Petit guide pour bien lire les sondages Plus de 300 sondages d'intentions de vote auront été publiés pendant la campagne présidentielle. Des enquêtes aux résultats très médiatisés, mais qui doivent être maniées avec précaution. A la veille du second tour de l'élection présidentielle, plus de 300 sondages d'intentions de vote auront été publiés sur la campagne présidentielle. 1/ Ne pas considérer un sondage comme une prévision C'est le b.a-ba en matière d'enquêtes d'opinion : toujours se souvenir que les sondages ne peuvent pas prévoir le résultat d'une élection. Rappelons qu'en 2002, aucun sondage n'avait placé Jean-Marie Le Pen en deuxième position. 2/ Ne pas comparer les sondages d'instituts différents Un sondage, cela ressemble à une enquête rigoureusement scientifique. Avant de les livrer au grand public, les instituts "redressent" leurs chiffres en se basant sur l'observation des élections précédentes et le dégré de certitude des personnes interrogées. 3/ Observer les tendances plutôt que les chiffres

L’opposition gauche-droite dans la vie politique française | Vie publique L’instauration d’un régime de libertés va permettre une compétition électorale régulière. Mais la bipartition de la vie politique est encore loin d’être la norme. Lors de l’épisode insurrectionnel de la Commune de Paris (mars à mai 1871), la gauche républicaine se divise entre partisans et adversaires des insurgés ; outre ces deux camps, des neutres, des pacificateurs, tentent tout au long du conflit d’y mettre fin par la conciliation. Cette espèce de « cohabitation » avant la lettre – un Président et une Chambre qui ne sont pas issus de la même majorité – provoque le premier conflit frontal gauche-droite de la IIIe République, la « crise du 16 Mai », qui donne à celui-ci une netteté nouvelle. Une vingtaine d’années plus tard, l’affaire Dreyfus voit l’essor du mouvement nationaliste et l’engagement d’un « parti clérical » dans la campagne des antidreyfusards.

VIDEO. "Envoyé spécial". Secrets de sondages Cet article date de plus de trois ans. Publié le 13/04/2017 22:30 Mis à jour le 14/04/2017 12:31 Durée de la vidéo : 59 min. Article rédigé par Quelle confiance accorder aux enquêtes d'opinion ? Les sondages sont devenus incontournables dans les campagnes électorales. Pendant plusieurs mois, une équipe d’"Envoyé spécial" a enquêté dans les cuisines des sondeurs. Quels sont les secrets de fabrication des sondages ? Barbara Stiegler : « La crise due au coronavirus reflète la vision néolibérale de la santé publique » Professeur de philosophie politique à l’université Bordeaux-Montaigne et responsable du master « soin, éthique et santé », Barbara Stiegler est l’auteure d’Il faut s’adapter. Sur un nouvel impératif politique (Gallimard, 336 p., 22 euros) et de Du cap aux grèves. Récit d’une mobilisation. 17 novembre 2018-5 mars 2020 (Editions Verdier, 139 p., 7 euros, à paraître). Dans un entretien au Monde, elle explique les raisons idéologiques de l’impréparation des gouvernements à la crise due au coronavirus et en appelle à la mise en place d’une « démocratie sanitaire ». Comment expliquer l’impréparation, notamment française, face à cette pandémie mondiale ? L’impréparation est en effet générale, mais les motifs divergent selon la culture politique de chaque pays. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : la pénurie de masques, grande colère des soignants Cette situation reflète plutôt la vision néolibérale de la santé publique et son imaginaire.

Sondages : faut-il changer de méthode ? Le « oui » des Britanniques lors du référendum sur le Brexit, l’élection de Donald Trump aux États-Unis, les désignations de François Fillon et de Benoît Hamon lors des primaires en France… Quel est le point commun entre tous ces scrutins ? A chaque fois, les instituts de sondage ont été incapables de prédire correctement leur issue. Évidemment, les électorats, les méthodes des instituts de sondage différant trop d’un pays à l’autre, il est difficile de tirer une conclusion définitive de cette succession d’échecs. VIDÉO | Sondages : des méthodes à bout de souffle L’opinion est de plus en plus difficile à mesurer et les méthodes qui semblaient fonctionner jusque-là se révèlent défaillantes. Le centre de gravité de la société s'est déplacé du groupe à l'individu. « L’exploit » de Georges Gallup Malgré quelques échecs cuisants (déjà) par la suite, les techniques de Gallup s’imposent. Un produit d’appel pour les instituts Les instituts de sondage se multiplient. Du porte à porte… à internet

Immersion chez Ipsos, au cœur de la fabrication des sondages politiques Cet article date de plus de sept ans. Publié le 14/03/2014 16:12 Mis à jour le 14/03/2014 16:50 Durée de la vidéo : 2 min. Article rédigé par Comment sont fabriqués les enquêtes d'opinion ? Les sondages de campagne, dont certains médias font leur miel avant les grands scrutins et dont certains hommes politiques se servent pour tester leur popularité, pullulent alors qu'approchent les élections municipales. A la plateforme Ipsos de Bordeaux (Gironde), 30 personnes – des intérimaires pour la plupart – travaillent par exemple sur les intentions de vote des habitants de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Partager :

Les transformations de la sociologie du vote | Vie publique Les études de sociologie électorale avaient établi, depuis près de soixante-dix ans, que le vote de classe se caractérisait par un clivage politique marqué, où les classes populaires portaient leur choix sur un candidat de gauche et les classes privilégiées sur un candidat de droite. En 1944, le sociologue américain Paul Lazarsfeld (The People’s Choice. How the Voter Makes Up His Mind in a Presidential Campaign, New York, Columbia University Press, 1944) écrivait que “les caractéristiques sociales déterminent les caractéristiques politiques”. Aujourd’hui, le vote de classe n’a pas totalement disparu, mais il s’est profondément transformé. Défini comme une association entre le statut socioprofessionnel et le choix électoral, le vote de classe a longtemps constitué une grille de lecture précieuse de la sociologie électorale. Cependant, une telle association n’est plus vérifiée empiriquement et mécaniquement depuis plusieurs années. La composition du vote socioprofessionnel

Thomas Piketty : « L’urgence absolue est de prendre la mesure de la crise en cours et de tout faire pour éviter le pire » Chronique. La crise épidémique Covid-19 va-t-elle précipiter la fin de la mondialisation marchande et libérale et l’émergence d’un nouveau modèle de développement, plus équitable et plus durable ? C’est possible, mais rien n’est gagné. A ce stade, l’urgence absolue est surtout de prendre la mesure de la crise en cours, et de tout faire pour éviter le pire, c’est-à-dire l’hécatombe de masse. Lire aussi Coronavirus : l’OMS craint « une résurgence mortelle » de la pandémie en cas de déconfinement hâtif Rappelons les prédictions des modèles épidémiologiques. En pratique, cela veut dire que pour les régions les plus touchées et au cours des mois les plus sombres le nombre de cercueils aurait pu être de cinq à dix fois plus élevé que d’ordinaire (ce que l’on a malheureusement commencé à voir dans certains clusters italiens). Il vous reste 58.1% de cet article à lire.

Pierre Bourdieu : L'opinion publique n'existe pas, 1972. Exposé fait à Noroit (Arras) en janvier 1972 et paru dans Les temps modernes, 318, janvier 1973, pp. 1292-1309. Repris in Questions de sociologie, Paris, Les Éditions de Minuit, 1984, pp. 222-235. e voudrais préciser d'abord que mon propos n'est pas de dénoncer de façon mécanique et facile les sondages d'opinion, mais de procéder à une analyse rigoureuse de leur fonctionnement et de leurs fonctions. Ce qui suppose que l'on mette en question les trois postulats qu'ils engagent implicitement. On fait très souvent aux sondages d'opinion des reproches techniques. Une analyse statistique sommaire des questions posées nous a fait voir que la grande majorité d'entre elles étaient directement liées aux préoccupations politiques du « personnel politique ». Ayant dit au commencement ce que je voulais dire à la fin, je vais essayer d'indiquer très rapidement quelles sont les opérations par lesquelles on produit cet effet de consensus. Cette comparaison peut être poussée plus loin.

Pour Jérôme Fourquet, "le clivage droite-gauche, c’est fini" Challenges - Vous affirmez que le big bang présidentiel de 2017 n'a rien d'accidentel. Que ce n'est pas juste un coup de génie de la part d'Emmanuel Macron… Jérôme Fourquet - Il y a eu concomitance entre l'évolution des mouvements tectoniques, les circonstances de la campagne de 2017, et l'émergence d'une personnalité. Emmanuel Macron a été le catalyseur. Il a eu beaucoup de talent, d'énergie, des intuitions. Mais l'affaire Fillon a compté, car cela s'est joué à un cheveu. Le clivage droite-gauche, c’est fini ? Oui, je pense nous ne reviendrons pas au statu quo ante. Comment en être si sûr ? Historiquement, le clivage droite-gauche a été structuré par l'affrontement catholicisme/anticléricalisme. Pourquoi avez-vous fait une étude aussi approfondie du prénom Marie ? On a découvert un fichier de l'Insee qui recense tous les prénoms donnés aux enfants depuis 1900. Ikea a remplacé la messe, dites-vous. Oui, car il n'y a plus d'éléments structurants pour amalgamer les intérêts des individus.

« Le confinement est quelque chose d’assez douloureux pour les jeunes adultes » Perte d’une sociabilité amicale, d’une relation amoureuse naissante, d’une émulation intellectuelle… Une situation difficile à vivre pour beaucoup de jeunes, source d’angoisses et de comportements à risques chez certains d’entre eux, observe le psychiatre David Gourion, ancien chef de clinique à l’hôpital Sainte-Anne, qui intervient notamment auprès des étudiants de l’Ecole des hautes études commerciales (HEC) à Jouy-en-Josas (Yvelines). Auteur de La Fragilité psychique des jeunes adultes (Odile Jacob, 2015) et coauteur de la bande dessinée Docteur Feel Good (Odile Jacob, 2019), il revient sur les effets du confinement sur les jeunes adultes, notamment les plus vulnérables. Un étudiant étranger s’est suicidé la semaine dernière sur le campus de HEC. Ce confinement peut-il déclencher des passages à l’acte chez les profils vulnérables ? Un geste comme celui-ci est toujours le produit d’une conjonction de facteurs, et n’a jamais une cause unique.

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