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« Allez-y franchement, n’hésitez pas à percuter. »

« Allez-y franchement, n’hésitez pas à percuter. »
La pluie glaçante qui s’abat sur Paris a des relents acides de gaz lacrymogène. Elle chasse les dernières silhouettes qui s’attardaient encore place de la République. Quelques flammèches s’élèvent çà et là des carcasses fumantes qui parsèment les rues, vestiges d’une journée incandescente. Il est 23 h 30, ce samedi 8 décembre 2018, et le sol jonché de douilles, cartouches et autres éclats de grenades, témoigne de la violence des affrontements entre les forces de l’ordre et les « gilets jaunes », qui ont secoué toute la journée la capitale. Sur son compte Twitter, Emmanuel Macron publie un message de félicitations adressé aux policiers et gendarmes mobilisés : « Merci pour le courage et l’exceptionnel professionnalisme dont vous avez fait preuve. » Le chef de l’Etat respire : la Préfecture de police a remporté la « bataille » de la rue face aux manifestants. Lire aussi : « Gilets jaunes » : le 1er décembre, le jour où tout a basculé avec la « prise » de l’Arc de triomphe

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/07/8-decembre-2018-recit-d-une-journee-incandescente-ou-la-doctrine-du-maintien-de-l-ordre-a-change_6022042_3224.html

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Quelle « violence légitime » ? Ils auront matraqué des personnes âgées, frappé des handicapés en chaise roulante, tiré au LBD sur des ados, agenouillé des classes entières, lancé des grenades à l’intérieur des appartements, tué une vieille dame — et puis bien sûr visé les yeux, lancé les GLI-F4 en cloche, arraché des mains. Ils auront tout fait — la police de Macron. Maintenant la haine de la population est sortie, et elle ne rentrera pas de sitôt dans le tube. Sa légitimité est constituée, entière, incontestable. La population hait la police et personne ne pourra lui dire qu’elle n’a pas raison. Meurtres et mensonges d'État : la police française a tué au moins 12 personnes durant le confinement Durant ces 2 mois de confinement, si un certain nombre de violences policières ont pu être dénoncées grâce aux images et aux révoltes dans les quartiers populaires et mises en lumière dans les médias, les morts liées aux interventions de la police sont restées dans l’angle mort. Malgré un article publié le 20 avril sur cette situation, largement relayé et suivi de tribune, aucun média national n’a titré sur ces morts, aucun média national n’a titré sur ces morts. À la fin de ce confinement, c’est 12 personnes qui sont mortes à cause de la police. À ce rythme, personne ne peut continuer à parler de bavures isolées.

Le 11 janvier 2015, la marche monstre en soutien à « Charlie Hebdo » et aux victimes des attentats Olivier Laban-Mattei / Myop pour Le Monde Le 11 janvier 2015, quelques jours après le choc des attentats de Charlie hebdo et de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, des millions de Français se rassemblaient dans les rues de nombreuses villes. Cinq ans après, nous republions cet article. Bien sûr, on est déjà demain. Bien sûr, chacun va reprendre son chemin.

Arié Alimi : « Il ne reste plus à ce pouvoir que la violence » 07 février 2020 Entretien inédit pour le site de Ballast Aux oppo­sants à ses contre-réformes libé­rales, Emmanuel Macron rétorque qu’ils n’ont qu’à « essayer la dic­ta­ture ». De l’Élysée à la place Beauvau, on exalte l’usage « légi­time » de la vio­lence contre les mani­fes­tants et l’on nie vigou­reu­se­ment le carac­tère sys­té­mique des vio­lences poli­cières. Pendant ce temps, les avo­cats jettent leurs robes dans les tri­bu­naux, aux pieds de la garde des Sceaux. Arié Alimi n’a pas choi­si le droit par voca­tion : cet avo­cat de 42 ans s’est pour­tant impo­sé comme une figure de la défense des liber­tés publiques et du com­bat contre l’impunité des auteurs de vio­lences poli­cières.

Maurice Rajsfus, encyclopédie des violences policières Les fiches bristol sont si serrées dans leur boîte en plastique qu’il peine à les sortir. Maurice Rajsfus feuillette certains des articles qu’il a, sur plus de quatre décennies, soigneusement découpés et collés sur chacune de ces feuilles cartonnées : «Tous les soirs, quand je rentrais de mon boulot, je m’attaquais à ça.» L’homme de 91 ans sait ce qu’il cherche - un article du 4 mai 1979 - mais ne le retrouve pas. Il s’attarde donc sur d’autres fiches, d’autres faits.

Du déclencheur local à la révolte globale : la convergence des luttes dans le monde I. Une affaire de générations Les plus jeunes ressentent un sentiment d’urgence accru depuis que leur avenir est directement en jeu Hongkong La jeunesse refuse d’être happée par la Chine L’émeute est une fenêtre qui s’ouvre sur le monde extérieur à l’État. Alors que les journaux télévisés diffusent à intervalles réguliers des images d’émeutes – en France en 2005, à Villiers-le-Bel en 2007, mais aussi en Grèce ou en Thaïlande début 2010 – les commentateurs peinent souvent à mettre des mots dessus et à expliquer ce phénomène. Alain Bertho, professeur d’anthropologie à l’Université de Paris 8-Saint Denis, après avoir étudié les banlieues et la crise de la politique, s’intéresse désormais aux émeutes comme phénomène mondial ancré dans le contemporain. "L’émeute, écrit-il, n’énonce pas une insuffisance du champ politique qui devrait s’ouvrir pour intégrer de nouvelles revendications, de nouveaux enjeux et de nouveaux acteurs. Nous sommes en présence de quelque chose de plus profond qui dit l’épuisement de l’espace public moderne et des formes d’action collective qui s’y sont déployées, qui vient affronter la nature même du champ politique moderne et son langage". Nonfiction.fr- Est-ce à dire que ce sont des mouvements apolitiques ?

Décès suite à une intervention policière : les deux-tiers des affaires ne débouchent sur aucun procès « Je peux vous assurer qu’il n’y a aucune impunité pour la police ». Invité par le journal Le Parisien début juin, le directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux, se veut catégorique face aux lecteurs désireux d’obtenir des explications, dans le contexte d’une mobilisation d’une ampleur inédite contre les brutalités policières [1]. Depuis la mort de George Floyd aux États-Unis et à l’appel du Comité Adama, du nom de ce jeune homme mort pendant son arrestation à Beaumont-sur-Oise en juillet 2016, plusieurs dizaines de milliers de manifestants descendent dans la rue pour obtenir « vérité et justice pour toutes les victimes de la police ou de la gendarmerie ».

Affaire Mila : comprendre le débat sur le blasphème, qui n’est pas un délit en France Une adolescente de 16 ans, Mila, est la cible d’un harcèlement en ligne depuis qu’elle a déclaré « déteste[r] la religion » musulmane lors d’une discussion en direct et en vidéo sur Instagram le 18 janvier : « Votre religion, c’est de la merde. Votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir. » La première enquête, ouverte pour « provocation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes, à raison de leur appartenance à une race ou une religion déterminée », a été classée sans suite par le parquet de Vienne (Isère). La ministre de la justice, Nicole Belloubet, invitée à donner son avis sur cette affaire, a été accusée de vouloir remettre en cause le droit au blasphème (qui n’existe pas en tant que tel). Elle a estimé sur Europe 1 que l’insulte contre une religion était « évidemment une atteinte à la liberté de conscience » avant de reconnaître que son « expression a pu être maladroite » et de réaffirmer qu’on a « le droit de critiquer la religion ».

Violences policières : un mort par mois, en silence 5 novembre 2016, Paris. Plusieurs centaines de personnes marchent, au départ de la place du Châtelet, laissant ainsi le Palais de Justice dans leur dos pour aller vers la place de la République. Tout un symbole. Les forces de l’ordre social, par Laurent Bonelli (Le Monde diplomatique, juillet 2020) Les images de l’agonie de George Floyd, étouffé par un policier de Minneapolis sous le regard impassible de ses collègues, ont déclenché une vague de protestation d’une ampleur inhabituelle aux États-Unis. Des centaines de milliers de personnes se sont réunies un peu partout sur le territoire pour dénoncer avec véhémence, parfois avec violence, le traitement discriminatoire des minorités par la police. Quelques jours plus tard, des dizaines de milliers de manifestants se rassemblaient à Paris et dans plusieurs villes françaises, à l’appel du comité Vérité et justice pour Adama, constitué en mémoire d’Adama Traoré, qui avait trouvé la mort en juillet 2016 après son interpellation par des gendarmes. Aux côtés de simples citoyens défilaient des personnalités politiques de premier plan, alors que le mouvement recevait le soutien de vedettes du cinéma, du football ou de la chanson.

Greenpeace révèle une cartographie mondiale de la pollution atmosphérique à partir de données de la NASA L’atmosphère irrespirable a une géographie. Greenpeace Inde et la NASA en ont dressé la carte. Grâce aux données satellitaires obtenues par l’agence spatiale américaine, l’organisation non gouvernementale de défense de l’environnement a pu publier dimanche 18 août un classement des plus importantes zones de pollution de la planète en se fondant sur le lien entre les centrales à énergies fossiles, les raffineries et les industries d’une part et les niveaux élevés d’émissions de dioxyde de soufre (SO2) d’autre part. Ce gaz est l’un des principaux polluants atmosphériques. Conjugué aux autres polluants de l’air, son impact accroît le risque de cancer, concerne les maladies cardio-vasculaires, voire les fonctions cognitives.

Arié Alimi : violences policières et stratégie de maintien de l'ordre Dimanche 2 juin 2019, au Lieu-Dit, Arié Alimi, avocat des victimes de violences policières, retrace l’historique du maintien de l’ordre en France et les justifications étatiques qui l’accompagnent. Il revient sur les quelques procès qui ont eu lieu pour condamner des membres des forces de police. A l’heure où les grand·es blessé·es des différents actes des Gilets Jaunes défilent dans Paris, s’interroger sur les violences policières n’est pas anecdotique.

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