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Aux frontières de la métropole lyonnaise : des espaces périurbains à géométrie variable

Aux frontières de la métropole lyonnaise : des espaces périurbains à géométrie variable
Bibliographie | citer cet article Regroupant plus de 1 300 000 habitants (Insee, 2019 ), répartis sur 59 communes, la Métropole de Lyon est, depuis 2015 (Loi MAPTAM Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles), une collectivité territoriale unique (Subra, 2016) née de la fusion de la Communauté urbaine de Lyon et du Conseil Général du Rhône. Ce statut particulier tient à l’antériorité de cette structure communautaire (Polère, 2014) ayant vu le jour en 1969 sous l’appellation de COURLY puis de Grand Lyon (Tabarly, 2009). La métropole de Lyon a pour fonction d’assurer le développement économique, social et environnemental par la mise en place d’infrastructures, de réseaux et d’équipements structurant son territoire afin d’en améliorer sa compétitivité et sa cohésion dans une logique de solidarité (Davezies, 2016). Ainsi, le périmètre de la Métropole apparaît comme peu adapté à la gestion d’espaces périurbains appartenant à une aire urbaine plus large.

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Etudier la métropolisation et les dynamiques urbaines en France avec les données INSEE L'INSEE a livré le 13 juin 2019 deux publications qui permettent d'étudier la métropolisation et les dynamiques urbaines en France :L’influence de l’agglomération parisienne s’étend aux régions voisines, INSEE Première no 1758 Organisation, fonctionnement et dynamiques de l’espace autour de Paris et de l’Île-de-France, INSEE Dossier Île-de-France Forte d’un sixième de la population française, l’agglomération parisienne dépasse très nettement les autres agglomérations françaises en nombre d’habitants. Cette primauté de la capitale dans la hiérarchie urbaine se traduit par une organisation particulière de l’armature urbaine qui l’entoure, laissant peu de place aux grandes villes. La première publication permet de situer Paris et les grandes agglomérations au sein de la hiérarchie urbaine française, notamment en abordant la notion de rang-taille (doc. 1) ainsi que la répartition des emplois selon la distance à Paris (doc. 2) : Notions mobilisées et rappel des définitions (selon l'INSEE) :

Un changement de regard sur la verticalité urbaine, de nouvelles tours d’habitation dans le paysage de la métropole de Lyon Bibliographie | citer cet article Figure 1. Vue de Lyon depuis le toit de la tour panoramique de la Duchère Les espaces ruraux et périurbains en France : cadrage scientifique et pédagogique Cadrage scientifique | bibliographie | cadrage pédagogique | citer cet article Cadrage scientifique par Monique Poulot La fin des aires urbaines en France. L’INSEE propose un zonage en aires d’attraction des villes Ce nouveau zonage ne semble pas tenir compte des critiques qui avaient été formulées à l’encontre du ZAU (Pistre et Richard, 2018). Avec une moyenne de 45 % d’actifs dans la population française, les couronnes périurbaines étaient définies par les mobilités domicile-travail de moins de 20 % de la population d’une commune (40 % de 45 %). Dans ce nouveau zonage, ce sont les déplacements quotidiens (ou pluri-hebdomadaires, avec la généralisation du télétravail) de seulement 6 % de la population d’une commune (15 % des 45 % d’actifs) qui la définissent comme polarisée. Cependant, alors que l'ancien zonage incluait dans les couronnes les communes polarisées par des communes elles-même polarisées, seules les communes polarisées par le pôle urbain sont désormais prises en compte. INSEE — Aires d’attraction des villes selon le nombre d’habitants en 2017

Organisation, fonctionnement et dynamiques de l’espace autour de Paris et de l’Île-de-France - Insee Dossier Ile-de-France - 4 Noël Gascard, Anh Van Lu, Insee du Grand Est Forte d’un sixième de la population française, l’agglomération parisienne influe sur les dynamiques de développement d’un vaste espace dépassant la région Île-de-France, s’étendant sur douze départements des régions Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France et Normandie. Au sein de cet espace, l’emprise de la capitale est plus orientée vers l’ouest et le nord. Les territoires limitrophes à l’Île-de-France bénéficient nettement plus que les autres de leurs relations avec la région parisienne. Plus loin, si l’influence de Paris est avérée, elle se combine à d’autres moteurs aussi bien internes qu’externes.

L’Ouest lyonnais et la lutte contre l’étalement urbain. Le « village densifié » comme compromis entre une politique nationale et des intérêts locaux Bibliographie | citer cet article Le territoire de l’aire métropolitaine lyonnaise est composé d’espaces très différents. Ces différences se sont pour partie construites dans une approche négociée entre la ville-centre et les communes alentour. La division de l’espace résulte aussi de politiques nationales. Dans ce jeu, la planification occupe une place clé (figure 1), notamment avec la stratégie de développement définie par le SDAU (schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme) de 1969 (Bonneville, 1982). À l’ouest, ont été préservés les espaces naturels et agricoles (arboricoles, viticoles, maraichers) mais aussi les caractéristiques socio-économiques d’une population plus aisée (Authier et al., 2010 ; Charmes et Rousseau, 2014 ; Galimberti et al., 2014).

Seulement 5 ou 15 % de ruraux en France métropolitaine ? Les malentendus du zonage en aires urbaines Bibliographie | citer cet article Alors que la démarche de catégorisation des espaces est quasi consubstantielle de l’approche géographique, on oublie parfois de remettre en perspective le processus d’élaboration de ces catégories spatiales, en particulier lorsqu’elles sont issues de nomenclatures officielles. Considérées comme données et légitimes de fait parce qu’issues d’institutions de référence, les nomenclatures spatiales sont pourtant aussi discutables – au sens premier d’examiner minutieusement – que les approches plus théoriques qui circulent dans la recherche, ou que les conceptions des espaces dites « profanes » de monsieur et madame tout le monde. Or, les nomenclatures officielles ont ceci de particulier que leur légitimité institutionnelle leur confère une double portée : d’une part prescriptive, parce qu’elles s’imposent comme une norme et, d’autre part, performative. 1.

En Occitanie, trois habitants sur quatre vivent en milieu urbain - Insee Flash Occitanie - 101 Un jeune du quartier de La Mosson à Montpellier, une mère de famille vivant en pavillon à Colomiers ou une personne âgée habitant le centre historique d’Uzès ont au moins un point commun : ces trois personnes « vivent en ville ». Elles résident dans une unité urbaine, autrement dit une agglomération : un ensemble de communes liées entre elles par une zone continûment bâtie d’au moins 2 000 habitants. Très souvent, ces unités urbaines englobent plusieurs communes : une ou plusieurs villes-centres, les autres communes constituant la banlieue. Parfois, elles ne sont constituées que d’une seule commune, comme à Narbonne. L’Occitanie, 5ᵉ région la plus urbanisée de métropole

Entre 2011 et 2016, les grandes aires urbaines portent la croissance démographique française - Insee Focus - 138 La croissance de population ralentit dans quatorze régions Au 1ᵉʳ janvier 2016, les 35 340 communes françaises (hors Mayotte) rassemblent 66 362 000 habitants (sources). De 2011 à 2016, la population a augmenté de 0,4 % par an en moyenne. Elle est en hausse dans toutes les régions, sauf en Martinique et en Guadeloupe, qui affichent une baisse, et en Bourgogne-Franche-Comté, où elle est stable (figure 1). Aménager la ville par le jardinage : la végétalisation participative de Lyon Bibliographie | citer cet article Figure 1. Le mur des Canuts : représentation d’un quartier lyonnais qui se verdit Dans le quartier de la Croix-Rousse, la fresque des Canuts est une fresque murale en trompe-l’œil très connue des touristes (figure 1). C’est une représentation pittoresque du quartier, bien reconnaissable à son architecture faite de traboules, de cours et d’escaliers et marquée par l’activité économique historique de la soierie.

La nuit : une nouvelle frontière pour les jeunes des espaces périurbains ? Bibliographie | citer cet article Pour des jeunes en quête d’autonomie, sortir et plus spécifiquement la nuit s’apparente à une frontière à conquérir (Murray, 1978). La nuit est une notion éminemment spatiale (Bureau, 1997) puisqu’elle renvoie à un environnement différemment perçu dans le cadre de l’effacement de la lumière (Cabantous, 2009). Loin d’être l’envers du jour, la nuit, jeune terrain des géographes essentiellement exploré par son versant urbain (Gwiazdzinski, 2005), est un autre temps aux particularités propres, un temps des possibles dont l’accès s’apparente à l’entrée dans l’âge adulte. Cette conquête touche particulièrement tous les jeunes mais plus spécifiquement ceux vivant dans les espaces périurbains (Didier-Fèvre, 2018). Souvent présentés comme l’espace de la captivité résidentielle (Rougé, 2005) et des mobilités subies (Razemon, 2012), les espaces périurbains apparaissent pour leurs habitants, à certains âges de la vie, comme un « piège spatial ».

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