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Vers quels pays ont fui les 74,8 millions de personnes contraintes à l’exil ?

Le monde comptait, fin 2018, 70,8 millions de personnes déplacées de force, soit une progression de 2,3 millions par rapport à l’année précédente, selon les statistiques collectées par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). C’est un record depuis la création du HCR, en 1950. Pourtant, prévient l’institution, cette estimation est « prudente », notamment « car elle ne reflète que partiellement la crise au Venezuela » qui a contraint 4 millions de personnes à l’exil. Au total, ce sont 74,8 millions de personnes qui sont aujourd’hui prises en charge par le HCR, qu’elles soient déplacées de force, déplacées à l’intérieur de leur pays ou assistées par le Haut-Commissariat après avoir pu rentrer chez elles. Dans le détail, le conflit syrien explique en grande partie la hausse conséquente du nombre de personnes contraintes à l’exil à partir de 2011. Les conflits en Libye, au Yémen et en Afghanistan ont aussi contribué à cette augmentation. Pierre Breteau

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/06/20/ou-ont-fui-les-74-8-millions-de-personnes-contraintes-a-l-exil_5479071_4355770.html

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Álvaro García Linera : « Les processus historiques se manifestent par vagues » Álvaro García Linera est l’actuel vice-président de Bolivie. Homme clé d’Evo Morales et architecte de la stratégie socialiste du gouvernement, nous avons souhaité l’interroger à la veille d’élections générales qui ont lieu après 13 ans au pouvoir. Réalisé par Iago Moreno et Denis Rogatyuk, traduit par Marie Miqueu, Lou Plaza et Rachel Rudloff. LVSL – Nous souhaiterions débuter cet entretien avec une analyse du panorama politique actuel en Bolivie. Quel est le bilan du gouvernement par rapport aux promesses électorales des élections présidentielles de 2014 [triomphalement remportées par l’actuel président Evo Morales et son vice-président Álvaro García Linera ndlr] ? La bataille d'Austerlitz, chef-d'œuvre tactique de Napoléon - Geo.fr La bataille d'Austerlitz, victoire écrasante le 2 décembre 1805 de la Grande Armée sur les forces de la coalition austro-russe, constitue le chef-d'œuvre tactique le plus abouti de Napoléon Ier. Dans les jours qui précèdent la bataille, Napoléon Ier convainc les forces de la coalition (91 000 hommes) commandées par le prince Koutouzov qu'il est en train de battre en retraite. Il les attire en fait sur le terrain qu'il a choisi pour engager le combat avec ses 71 000 soldats : le plateau de Pratzen, à une centaine de km au nord de Vienne. L'empereur des Français n'a laissé aucun ouvrage de référence sur sa pensée stratégique mais ses proclamations, ses ordres aux armées, sa correspondance et ses manuscrits montrent la cohérence de son système, en 20 ans de campagnes, depuis le général Bonaparte, nommé en 1795 commandant de l'armée d'Italie, jusqu'au Napoléon vaincu en juin 1815 à Waterloo. "Voilà un brave !"

Les manifestations en Haïti, ou la "solitude des morts sans importance" Ce sont les mots du romancier haïtien Lyonel Trouillot, dans une tribune parue dans l’Humanité. "Sans verser dans la théorie du complot" écrit-il, "il y a quelque chose d’inquiétant dans le silence de la communauté internationale sur la situation haïtienne". Entretien avec le politologue Eric Sauray Des manifestations réprimées par l'armée, des barrages qui paralysent tout, des pénuries d’électricité et d’eau, des malades qui meurent à la porte de l’hôpital, des écoles qui pour la plupart n’out pas rouvert depuis septembre… Les Haïtiens demandent depuis des mois la démission de leur président Jovenel Moïse, président corrompu et insaisissable dont le cortège ne fait toujours que passer, dont personne ne sait où il dort et dont le dernier discours fin septembre pour demander une « trêve », a été diffusé en pleine nuit, à 2 heures du matin.

En Bolivie, mérites et limites d’une « révolution » pragmatique, par Maëlle Mariette (Le Monde diplomatique, septembre 2019) «Beaucoup de chefs d’entreprise de l’agro-industrie ne vous le diront pas, mais ils reconnaissent en privé que leurs affaires n’ont jamais été aussi florissantes que depuis l’accession au pouvoir d’Evo Morales [en 2006]. » M. Isidoro Barrientos Flores, président du syndicat des petits producteurs agricoles de l’Oriente et proche du président bolivien, poursuit : « Le gouvernement a dû conclure un pacte avec le secteur agro-industriel de Santa Cruz [la riche capitale économique] à la suite de sa tentative de coup d’État, en 2008, lorsque la région a menacé de faire sécession. C’est l’une des raisons pour lesquelles les structures néolibérales se maintiennent dans le pays. » Ces propos de M. Barrientos Flores illustrent la voie politique suivie par M. Morales.

Quelle industrie pharmaceutique pour le continent africain ? → Séverine Charon & Laurence Soustras, « Vers une industrie pharmaceutique africaine », Le Monde diplomatique, décembre 2020. Résumé : L’Afrique du Sud, alliée à l’Inde, demande à l’Organisation mondiale du commerce de suspendre les droits de propriété intellectuelle sur les vaccins et les médicaments durant la pandémie de Covid-19. Il s’agit d’assurer aux populations l’accès à des traitements peu coûteux. Malgré l’essor d’une production locale, l’Afrique reste dépendante des marchés et des groupes pharmaceutiques étrangers. Le Monde diplomatique est reconnu pour la qualité des cartes de Cécile Marin, mais cet article en était dépourvu. Cela nous a donné envie de nous plier à l'exercice pour vous proposer le document suivant, qui reprend les informations contenues dans l'article.

La Turquie, allié capricieux, ennemi impossible, par Didier Billion (Le Monde diplomatique, octobre 2019) Répression des opposants et redéploiement stratégique, les priorités de Recep Tayyip Erdoğan Cible privilégiée du pouvoir turc, les réseaux gülénistes tentent de se réorganiser en Europe (lire l’article d’Ariane Bozon). De son côté, Ankara est confronté à une crise ouverte avec les États-Unis après avoir acquis des missiles russes et esquissé un rapprochement avec Moscou. Malgré les tensions, une sortie de la Turquie de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) est peu probable.

Edition du soir Ouest France Avec une dette estimée à 18,5 milliards de dollars, Detroit devenait, en 2013, la plus grande ville américaine à se déclarer en faillite. Pendant les décennies qui ont suivi le succès mondial de la Ford T, fabriquée de 1908 à 1927 à Detroit, Motor city a fait vivre des dizaines de milliers d’ouvriers grâce à une industrie automobile florissante. Detroit a perdu deux tiers de ses habitants Mais le profond déclin que connaît Detroit depuis les années 1950 a poussé ses habitants à quitter la capitale du Michigan. La commune de Quito: crise et insurrection en Équateur Voici la traduction d’un entretien avec un camarade équatorien, impliqué dans le mouvement, réalisé par le collectif brésilien Facção Fictícia et publié sur leur site. Depuis plus d’une semaine, un mouvement social sans précédent a lieu en Équateur suite aux politiques d’austérité du Gouvernement de Lenin Moreno qui ont provoqué une augmentation du prix de l’essence, et donc une inflation généralisée. Les gouvernements du Brésil, de l’Argentine, et d’autres institutions liées à l’U.E ont déclaré leur soutien au gouvernement équatorien et dénoncent la révolte populaire des travailleurs et des peuples indiens. Bien évidemment, ces gouvernements et institutions ont eux-aussi des mesures d’austérité dans leurs programmes et craignent qu’un tel type de mouvement s’étende au reste de l’Amérique du Sud et dans d’autres parties du globe. Comment vois-tu la résistance actuelle aux politiques d’austérité en Équateur ? Quel a été l’élément qui a crée l’étincelle parmi la population ?

Detroit : une ville pour les investisseurs qui n’ont pas froid aux yeux Berceau de l’industrie automobile aux Etats-Unis, la plus grande ville du Michigan a connu son heure de gloire dans la première partie du XXe siècle, quand Ford, General Motors et Chrysler y concentraient l’essentiel de leur production. Après la seconde guerre mondiale, la ville a entamé son déclin. « Les classes moyennes et supérieures, essentiellement blanches, ont progressivement quitté la ville pour s’installer à la périphérie. En 1967, les émeutes raciales ont encore accéléré ce processus », raconte Henri Briche, doctorant en science politique sur les politiques de peuplement et l’attractivité résidentielle des villes en déclin. Detroit, qui comptait 1,85 million d’habitants dans les années 1950, n’en recense plus aujourd’hui que 673 000.

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