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Une autre ville pour une autre vie. Henri Lefebvre et les situationnistes

Une autre ville pour une autre vie. Henri Lefebvre et les situationnistes
1Il est peu de mouvement qui, à l’instar des situationnistes, ait placé la question urbaine au cœur de leurs pratiques artistiques et littéraires. Conçue comme l’espace de production de la société du spectacle, de la consommation et du contrôle social puis, au contraire, comme un « nouveau théâtre d’opération dans la culture », c’est-à-dire comme un terrain de lutte et d’expérimentation, la ville a représenté pour les situationnistes le lieu même d’une transformation révolutionnaire de l’existence, à travers la participation des citadins et la réintégration du poétique dans l’ordinaire. Cette préoccupation fait directement écho à celle d’Henri Lefebvre, que Debord et ses camarades rencontrent en 1960, et qui en avait posé les premiers jalons dès 1946 dans sa Critique de la vie quotidienne puis dans La somme et le reste en 1959. Entre le sociologue et les situationnistes, l’échange sera mutuellement fécond. 12En fait, Constant s’est mis depuis longtemps au travail.

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Umwelt et Milieu: archéologie des notions Dans un texte paru en 2012 dans la revue Communications, Jean-Paul Thibaud propose une “Petite archéologie de la notion d’ambiance”. Il a mené ce travail indispensable et inédit dans trois directions: 1/ une sémantique historique de la notion; et ses développements par 2/ la psychopathologie existentielle (Binswanger, Minkowski et Straus) et par 3/ l’esthétique phénoménologique (Augoyard et Böhme). Bien entendu, une telle archéologie est vouée à être complétée au fur et à mesure par les chercheurs s’intéressant à ce champ.

Skinhead situationniste 1 - Le Skinhead situationniste est un(e) Skinhead qui pratique la construction de situations, c'est-à-dire la construction concrète d'ambiances momentanées de la vie et leur transformation en une qualité passionnelle supérieure sur le principe d'une révolution permanente de la vie quotidienne à laquelle participent pleins d'autres principes évoqués ci-après, principes qui ne sont plutôt qu'une somme de constatations liées à l'étude du Skinhead situationniste dans son milieu naturel. Tout Skinhead peut être, s'il s'en rend compte en lisant ceci, un situationniste. Tout situationniste peut devenir Skinhead pour les mêmes raisons mais pas du jour au lendemain car il faut pas abuser, Rome ne s'est pas construite en un jour même si tous les chemins y mènent. Dans les deux cas, une intense curiosité culturelle est de mise, curiosité qui se doit d'être portée par un sentiment d'osmose quasi orgasmique, effet que connaissent bien les Skinheads situationnistes pour écouter du Skinhead Reggae.

Psychogéographie NYC Table of Contents Project DescriptionDomains of Design ConceptResearch and Design QuestionsTerminologyPrecedencePrototypesSound PsychogeographyFindings and Next StepsAcknowledgmentsReferences Here is a link to the final paper. For the project brief, click here. Urban Drifts is a series of research–driven bicycle rides through New York City that make use of the Situationist International concept of the dérive and tracks the course of the rides using GPS technology. Théorie de la dérive Une ou plusieurs personnes se livrant à la dérive renoncent, pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d’agir qu’elles se connaissent généralement, aux relations, aux travaux et aux loisirs qui leur sont propres, pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et des rencontres qui y correspondent. La part de l’aléatoire est ici moins déterminante qu’on ne croit : du point de vue de la dérive, il existe un relief psychogéographique des villes, avec des courants constants, des points fixes, et des tourbillons qui rendent l’accès ou la sortie de certaines zones fort malaisés. Mais la dérive, dans son unité, comprend à la fois ce laisser-aller et sa contradiction nécessaire : la domination des variations psychogéographiques par la connaissance et le calcul de leurs possibilités. Le hasard joue dans la dérive un rôle d’autant plus important que l’observation psychogéographique est encore peu assurée. Guy-Ernest Debord

Miroirs de la ville #3 Psychogéographie ! Poétique de l’exploration urbaine Le mardi matin, Urbain, trop urbain promène un livre le long du Web. Les liens reflètent une veille hebdomadaire diffusée sur TWITTER, mais c’est le livre qui va s’y mirer. Tirer de cet exercice spéculaire un répertoire symbolique, une éthique de la ville, comme le voudrait le genre du miroir ? > Miroir à partir de Merlin Coverley (& alii), Psychogéographie ! Poétique de l’exploration urbaine (Éditions Les moutons électriques, 2011). Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel: UTOPISME ou RÉALISME ? CONSTANT, New Babylon, 1957 - 1974 Ironie de l'histoire de l'architecture urbaine, ce sera un artiste néerlandais, Constant Nieuwenhuys, et non un architecte ou un urbaniste, qui proposera ce qui est encore aujourd'hui, une des plus admirables théories/propositions pour le développement urbain des villes : New Babylon. Entre 1957 et 1974, Constant travaillera sur le projet New Babylon qui influencera directement toute une génération de jeunes architectes des années 1968, dont notamment Archigram, Superstudio, Archizoom. Puis, la fin du règne des utopies, des grands discours impliquant le changement des modes de vie et de ville, annonçant une société libérée, marque dans les premières années de 1970, le progressif mais inexorable désintérêt pour l'architecture utopique radicale ; Constant abandonnera l'urbanisme pour retourner vers la peinture.

Des surréalistes aux situationnistes Texte intégral 1 Malgré leurs critiques féroces, les situationnistes reconnaissent tout de même une dette envers le (...) 1L’objet de cet article concerne la différence entre l’esthétique du rêve pratiquée par les surréalistes et l’esthétique de l’ivresse pratiquée par les membres de l’Internationale lettriste (1952-1957) puis par leurs descendants situationnistes (1957-1972). On cherchera surtout à comprendre en quoi consiste le « dépassement », du point de vue situationniste, du rêve au profit de l’ivresse.

Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel: Architecture Radicale Dans les parages de 1968, les jeunes architectes du courant de l'« architecture radicale» s'attaquent à l'ordre établi, à l'académisme des institutions et aux grandes théories de la ville-campagne et de l'aménagement du territoire, héritées de la pensée du 19e et du début du 20e siècle : elles-mêmes réponses radicales en leur temps, elles sont repensées en fonction des nouvelles technologies, du refus du réalisme technocratique capitaliste ou socialiste, et s'imprègnent de l'air du temps, des idéologies de l'éco-contestation hippie, et/ou – selon les tendances - de celles de la révolte portée par la Nouvelle Gauche. Tandis que les famines successives dans les pays du Tiers-monde interrogent les experts sur la capacité de la planète – polluée et malmenée - à pouvoir subvenir aux besoins d'une population toujours plus nombreuse : les questions relatives à l'environnement humain, l'écologie politique, la décroissance forgent alors une nouvelle aire – ère -d'inquiétudes et de réflexions.

Lefebvre, Henri - Septième Prélude : « Notes sur la ville nouvelle (avril 1960) » À quelques kilomètres des tours et des blocs de la Ville nouvelle somnole mon vieux village. En quelques minutes, je vais de ma maison vétuste jusqu’aux derricks, jusqu’à la cité sans passé. De N., dont le caractère médiéval n’éclate pas aux regards (le bourg fut construit avec une certaine régularité au XIVe siècle, à la tête d’un pont sur le Gave, passage d’une route allant du Puy à Saint-Jacques-de-Compostelle, sur l’emplacement d’un hameau plus ancien ; ce fut une ville alors nouvelle, reconstruite deux siècles plus tard avec une régularité encore plus géométrique et ceinturée de remparts à l’italienne), de Navarrenx, je connais chaque pierre. Sur ces pierres, je lis les siècles un peu comme les forestiers dans les cercles des troncs coupés lisent les âges des arbres. Mais l’analogie qui s’impose, à N., comme dans beaucoup d’autres endroits, villages ou villes, c’est l’image du coquillage.

Arts & Sociétés « Toute plainte est toujours plainte à propos du langage, de même que toute louange est principalement une louange du nom ». Giorgio Agamben, La Communauté qui vient, 1990 Deux ans après la constitution "nominale" de leur mouvement, le 28 juillet 1957(1), les situationnistes déclaraient dans les pages de leur revue: « L’I.S. est un mouvement très particulier, d’une nature différente des avant-gardes artistiques précédentes. Vers une problématisation des catégories Trudel, Alexandre - Entre écart absolu et passages : la difficile rencontre surréaliste-situationniste 1En novembre 1958, le leader de l’Internationale situationniste Guy Debord est convié à un débat organisé par l’ex-surréaliste Noël Arnaud, débat prenant pour question « Le surréalisme est-il mort ou vivant? ». Un public essentiellement composé de la nouvelle garde du mouvement surréaliste de l’après-guerre se rend donc sur lieu pour débattre de la pertinence, de plus en plus contestée, de leur aventure poétique. Pourtant présent lors du débat, Debord décide de communiquer son intervention sur une bande sonore enregistrée plutôt que de parler de vive voix. Le discours de Debord, en plus d’être déclamé avec cette voix si monotone reconnaissable d’entre toutes − rappelons-nous le ton de ses films −, est accompagné de guitare. L’ouverture de ce discours, répondant directement à la question du débat, vaut la peine d’être citée : « Le surréalisme est évidemment vivant, Ses créateurs ne sont pas encore morts.

Martin, Jean-Yves - Une géographie critique de l’espace du quotidien. L’actualité mondialisée de la pensée spatiale d’Henri Lefebvre « Changer la vie », « changer la société », cela ne veut rien dire s’il n’y a pas production d’un espace approprié. Henri Lefebvre 1 Ce texte reprend, développe et met à jour certains aspects d’un exposé fait dans le cadre d’un col (...) 1Volontiers présenté comme philosophe, urbaniste ou sociologue, Henri Lefebvre (1901-1991) devrait en tant que « spatiologue » interpeller davantage, et en tout premier lieu, les géographes.

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