
Les mythes grecs : guerre d'extermination du matriarcat, et avènement du patriarcat dans la société et la religion méditerranéenne -- Histoire Secrète Il est passionnant d'analyser les récits légendaires tout en tenant compte de la parenté. Dès lors, le renversement historique qui s'opère, à savoir le passage du droit du sang maternel au droit du sang paternel, conditionne ces récits et constitue même leur sujet principal. Ces derniers exposent notamment l'histoire des haines, des convoitises, des rivalités et des luttes qui éclatèrent entre parents et enfants et entre frères et sœurs, dès que les biens et le rang, au lieu d'être transmis par la mère, commencèrent à l'être par le père. Quand les fils ne connaissaient même pas leur propre père © InconnuHétaïre, le joli mot antique pour désigner une prostituée Plutarque nous apprend que les Crétois se servaient du mot matrie au lieu de celui de patrie. Une épouse éternellement mineure qui doit donner des fils légitimes A la période classique, il n'y en a plus rien, sinon la trace en quelques usages et dans les tragédies. Les mythes grecs, ou la guerre d'extermination du matriarcat
Arguments anti-féministes (2) "Tu es trop agressive, cela nuit à ton message" Agressive: se dit en particulier d’une féministe avec laquelle on est en désaccord. Étrangement, c’est l’un des arguments les plus difficiles à contrer. Pourquoi? Parce que ce n’en est pas vraiment un. C’est surtout un moyen de détourner ou clore le débat, de discréditer la personne d’en face sans avoir à répondre à ses arguments. Dans les milieux féministes en ligne, ce phénomène est connu comme le « tone argument » (argument de/du ton). [C’est] un argument utilisé dans des discussions, […] suggérant que les féministes auraient plus de succès si elles (ils) s’exprimaient sur un ton plus agréable. L’argument de ton est une forme de détournement de la conversation [derailment], ou un leurre, car le ton d’une affirmation est indépendant du contenu de l’affirmation en question, et le fait d’attirer l’attention sur le ton détourne du problème dont il est question. C’est sûrement l’un des arguments les plus entendus et les plus stéréotypés. Et deux jours avant l’élection: AC Husson WordPress:
Le Matriarcat hier, et aujourd'hui ? Il m'a paru important de réserver une place au matriarcat qui semblerait avoir perduré pendant des milliers d'années .Cet article, bien qu'un peu long, retrace la place de la femme en des temps reculés.De multiples chercheurs ont participé à cette étude particulièrement intéressante. Les femmes n’ont pas été dominées depuis toujours. Au contraire, de très nombreuses populations anciennes (pour ne pas dire primitives) ont connu une société où la place de la femme était plus importante au plan des moeurs, au plan social comme au plan politique et symbolique que celle de l’homme. Et cela sur tous les continents et dans toutes sortes de peuples. Bien des auteurs ne veulent pas admettre l’existence d’une société matriarcale comme ils ont du mal à admettre que l’humanité se soit longtemps passée de classes sociales, de l’exploitation économique et même des armées et d’un Etat. L’affrontement entre matriarcat et patriarcat sera d’autant plus violent chez les éleveurs. Olivier Pelon écrit :
Petit guide de «disempowerment» pour hommes proféministes | Scènes de l'avis quotidien [L’article qui suit a été publié par la revue québecoise Possibles dans le n° Le féminisme d’hier à aujourd’hui. Il est mis à disposition ici avec l’autorisation de l’auteur.] par Francis Dupuis-Déri Plus souvent qu’on pourrait s’y attendre, des féministes suggèrent qu’il faudrait que plus d’hommes se joignent à leur lutte pour la liberté des femmes et l’égalité entre les sexes. Certaines féministes appellent aussi les hommes à s’engager dans leur mouvement car elles considèrent que le féminisme est bon pour les hommes et pourrait même les libérer des contraintes psychologiques et culturelles que leur imposeraient le patriarcat et le sexisme (c’est, entre autres, la position de bell hooks [2004]). D’autres mouvements d’émancipation ont connu cette figure paradoxale et problématique du compagnon de route, membre de la classe privilégiée et dominante. Quelle place peuvent jouer les hommes dans ce processus d’empowerment des femmes? Bibliographie Baril, Alexandre. 2009. J'aime :
Matriarcat polynésien : reines et vahinés polyandres, et cosmogonie féminine Matriarcat polynésien : reines et vahinés polyandres, et cosmogonie féminine Les sociétés polynésiennes avaient gardé certaines coutumes matriarcales, mais avaient cependant une hiérarchie très stratifiée où l’aristocratie et le peuple avaient des droits très différents. Elles étaient connues pour la liberté sexuelle et les pratiques rituelles très élaborées qu’on y pratiquait, par exemple, le Kapu, système d’évitement et tabou sacré. Les femmes polynésiennes (vahinés) ont toujours joué un grand rôle dans la société, comme en témoignèrent la reine Pomare IV à Tahiti ou les cheffes marquisiennes. Polyandrie marquisienne La polyandrie était monnaie courante aux îles Marquises, ainsi que le mariage adelphique (ou panuléen) : tous les frères d’un clan épousaient collectivement toutes les sœurs d’un autre clan, et vice versa. L’île Corail des femmes Les femmes cheffes des Samoa et Tonga Traditionnellement, les filles et les femmes de haut rang sont adorées d’une vénération presque divine.
Dialogues: Toula Drimonis Dialogues est une série d’entretiens avec des nouvelles voix féministes de la blogosphère québécoise. Cette série inclura autant des blogues, des Tumblrs, des personnes écrivant sur différentes plateformes ou encore des personnes actives sur Twitter. Cette semaine, on rencontre Toula Drimonis, de HeadSpace Press. Toula vit à Montréal et écrit en anglais: nous avons donc traduit cet entretien. 1) Quel est ton parcours de blogueuse? J’ai été directrice des nouvelles à TC Media pendant plusieurs années et pendant approximativement 7 ans, j’ai écrit la chronique Toula’s Take pour 7 journaux associés à ce média. De plus, j’ai participé plusieurs fois à l’émission Huff Post Live, où j’ai abordé les enjeux de l’allaitement, du sexisme dans la publicité ainsi que plusieurs autres sujets touchant les femmes. 2) Quels sont les sujets qui te passionnent, qui motivent ta pratique d’écriture? 3) Quelle importance a le féminisme dans ta vie, tes projets, tes valeurs? Tes liens
Le Matriarcat Le Matriarcat Le matriarcat est à la base de l'organisation sociale en Afrique noire. Dans les régions où le matriarcat n'a pas été altéré par une influence extérieure (religion,...), c'est la femme qui transmet les droits politiques. Car pour les noirs africains, l'hérédité n'est efficace que quand elle est d'origine maternelle. Caractéristiques du Matriarcat: Le matriarcat fût créé par l'homme qui menait une vie sédentaire et tirait ses subsistances de l'agriculture. L'historien Bachofen fut le premier à étudier le matriarcat sur le sol africain. Ainsi, le voyageur Ibn Batouta nous raconte son étonnement lors de son voyage au Soudan en ces termes: "Ils (les Nègres) se nomment d'après leur oncle maternel et non d'après leur père; ce ne sont pas les fils qui héritent des pères, mais bien les neveux, fils de la soeur du père. Cette conception matrilinéaire de la société sera diffusée à travers le monde lors des grandes migrations des peuples noirs. Shenoc le 04/04/06 ©2006 Shenoc.
Hommes et féminisme [le texte évoque uniquement le couple hétéro ; c'est un partie pris qui ne veut absolument pas laisser entendre que le couple est par essence hétérosexuel). Je voudrais donc ré-aborder ici la relation des hommes au féminisme et de ce qu'ils peuvent faire pour collaborer à l'avancée des droits. Le sexisme ne fonctionne pas de la même façon que les deux autres grands systèmes inégalitaires que sont le racisme et le capitalisme ; ces deux derniers fonctionnement sur la subordination des uns aux autres. Dans le racisme, le ou les groupes racialisés sont subordonnés au groupe qui racialise. Dans ses premières phases, le féminisme a lutté contre des inégalités de faits légales comme le droit de vote par exemple pour ensuite s'intéresser aux rôles sociaux des uns et des autres. Les hommes qui sont féministes ou souhaiteraient s'y engager ont donc une tâche lourde ; décortiquer le genre masculin. Essayons donc d'aborder quelques points utiles : - Ne plus tolérer le sexisme autour de soi.
MIA: P. Lafargue - Le matriarcat Etude sur les origines de la famille Paul Lafargue Nous vivons sous le régime de la famille patriarcale : autour du père, reconnu par les moeurs et la loi chef de la petite société familiale, se groupent la femme et les enfants : son nom seul descend le cours des générations : autrefois la propriété se transmettait par les mâles. La Bible, les livres sacrés de l'Orient, la plupart des philosophes, des historiens et des hommes d'Etat ont admis comme une vérité indiscutable, que cette forme familiale présida à l'origine des sociétés humaines et qu'elle traverserait les siècles à venir en ne subissant que d'insignifiantes modifications. Pour le vulgaire et pour les esprits cultivés la famille patriarcale est encore la seule forme familiale selon la raison et selon la nature : les jurisconsultes romains, eux aussi, pensaient que le jus gentium était l'expression juridique du Droit naturel. M. Les enfants appartenaient à la mère, elle se chargeait de les nourrir.
Les hommes qui voudraient s'intéresser au féminisme Beaucoup d'hommes, lorsqu'ils en viennent à s'intéresser aux féminisme veulent aider dans les combats pré-existants. Ainsi on le voit militer pour que la rue soit à tous et toutes, militer pour l'égalité salariale ou je ne sais quoi. Mais ces combats là sont déjà pris en charge par les femmes qui n'ont donc nul besoin qu'on leur tienne à la main. En revanche, nous avons besoin qu'on détruise déconstruise la virilité. Alors si les femmes féministes étudient les rôles sociaux de genre, étudient ce que constitue le "devenir femme" en termes d'injonctions et d'interdits, il convient que les hommes qui souhaiteraient aider les féministes étudient la virilité qui n'est constituée, on l'a déjà dit, que sur la négation et l'humiliation du féminin (comme la blanchité n'est construite que su l'humiliation et l'infériorisation de la négritude). A ce sujet là donc j'avais lancé sur twitter, à destination de certains hommes aux velléités féministes, quelques conseils.
Matriarcat Il y a peu de moments aussi heureux, dans la vie d'un chercheur, que celui qui m'a conduit à la découverte du texte qui constituera l'essentiel de ce dossier: La préface à Das Mutterrecht, Le droit de la mère, de J.J. Bachofen. Si un livre mérite d'être appelé fondateur c'est bien celui-ci. Je ne savais pas qu'il avait été traduit, en 1903, par les soins du Groupe français d'études féministes. Cette préface a été numérisée en 2007 par les soins de Google. Pour faciliter la lecture du la préface, nous divisons en trois. Le présent ouvrage a pour but l’étude d’un phénomène historique jusqu’ici rarement et toujours imparfaitement observé. De tous les documents qui nous font connaître l’existence et les bases du matriarcat, ceux qui concernent le peuple Lycien sont les plus clairs et les plus précieux. Le matriarcat, dans l’ordre des temps, a précédé le patriarcat : le développement de celui-ci correspond au déclin du premier.
Oh, ça va… C’est pour rire! Je connais à peu près le Code de la Bonne Féministe lorsqu’il s’agit d’attaques frontales ou de sexisme primaire. Mais je suis presque toujours désemparée lorsqu’il s’agit… d’humour. Je ne sais jamais comment réagir face aux blagues dont le fond de commerce est la bêtise féminine, le fait que les femmes sont dépensières, qu’elles ne s’intéressent qu’à l’apparence, etc. Je ne veux pas ici renforcer le stéréotype de la féministe qui n’a aucun humour. On entend souvent que l’humour serait un moyen de s’approprier les clichés pour les tourner en dérision, et rire de ceux qui sont vraiment sexistes (ou racistes). Ce qui m’amène à mon deuxi ème point. Au-delà de ces remarques, il y a quelque chose que je trouve intéressant.
Au commencement était le matriarcat L’hypothèse d’un matriarcat originel ayant précédé le patriarcat est apparue en Europe au XIXe siècle. Elle a été explorée et développée par le sociologue suisse Johann Jakob Bachoffen puis reprise par des féministes qui y voyaient une réhabilitation du pouvoir féminin, lequel pouvoir était - dans les textes - mis à mal par le Code Napoléon. A l'origine: un matriarcat? Pour mémoire celui-ci avait assujetti l’épouse au mari. Il lui était par exemple interdit de travailler ou de tenir de l’argent sans l’accord explicite de l’époux. Il y a d’ailleurs un vrai questionnement à tenir sur les périodes de la Renaissance puis post-révolutionnaire: pourquoi les femmes ont-elles subi une disgrâce sociale et une perte de droits et d’influence dans la société? Bachoffen s’est donc intéressé à l’hypothèse d’un matriarcat originel, soit une transmission des biens et du nom de famille par les mères. La répartition: une des clés de l'organisation sociale Est-ce réel, ou seulement plausible?
Messieurs, l'égalité hommes-femmes ne se fera pas sans vous Publié initialement le 26 novembre 2013 « Féminisme » n’est pas un gros mot. Il fait référence à « la volonté d’améliorer et d’étendre le rôle et les droits des femmes dans la société » (définition du Larousse). Parce que les droits des femmes ont tant évolué au cours du XXème siècle, parce que les inégalités résiduelles ne sont plus aussi évidentes dans notre société, ce « combat » peut vous sembler dépassé. Vous pouvez, tout en étant convaincu que tous les individus devraient jouir des mêmes droits, indépendamment de leur genre, hésiter à vous revendiquer vous-même « féministe ». Et pourtant ces discriminations persistent. L’Égalité ne se fera pas sans vous ! La lutte pour l’égalité des droits ne se fera pas sans vous, messieurs. L’ennemi du féminisme, ce ne sont pas les hommes, ni même les machos : c’est le patriarcat, dont les femmes ne sont pas les seules victimes. Dès lors, comment les hommes doivent-ils se comporter pour devenir les alliés dont le féminisme a besoin ? Si, on peut.