background preloader

(5) Francis Dupuis-Déri : «Les hommes sont en crise dès que les femmes avancent vers plus d’égalité et de liberté»

(5) Francis Dupuis-Déri : «Les hommes sont en crise dès que les femmes avancent vers plus d’égalité et de liberté»
Qui a écrit : «Les femmes sont devenues si puissantes que notre indépendance est compromise à l’intérieur même de nos foyers, qu’elle est ridiculisée et foulée aux pieds en public» ? Non, pas Eric Zemmour, mais Caton l’Ancien, en 195 avant J.-C., alors que les Romaines se mobilisaient contre une loi leur interdisant de conduire des chars et de porter des vêtements colorés. Le polémiste réac, lui, constatait en 2006, dans son ouvrage le Premier Sexe, que «face à cette pression féminisante, indifférenciée et égalitariste, l’homme a perdu ses repères». Vingt-deux siècles n’ont donc pas suffi pour que l’homme, le pauvre, trouve sa place dans une société par trop féminisée. Dans son dernier essaila Crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace, qui sortira jeudi en France (Editions du remue-ménage), Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique à l’Université du Quebec à Montréal, est remonté aux origines de ce discours pour mettre en lumière ses rouages antiféministes.

https://www.liberation.fr/debats/2019/02/01/francis-dupuis-deri-les-hommes-sont-en-crise-des-que-les-femmes-avancent-vers-plus-d-egalite-et-de-l_1706916

Related:  S1.1 - Comment analyser la structure sociale ?Sexisme, domination masculine, misogynieMasculinité, masculinisme

«On nous appelait beurettes», la lutte des filles d’immigrés en France RFI : Pourquoi est-ce si important de faire ce film aujourd’hui ? Bouchera Azzouz : On n’a pas suffisamment exploré la première génération postcoloniale née en France et qui a écrit cette première page après la colonisation et s’est confrontée à la fois à une société qui était réticente – on peut dire raciste – et des familles qui ne voulaient pas forcément s’intégrer, mais qui venaient pour travailler. Nous, on s’est retrouvé entre-deux et il a fallu mener des batailles qui n’ont pas été regardées et analysées de cette façon, comme j’aborde le film. Être une « beurette », que cela signifiait-il à l’époque de votre enfance et aujourd’hui ? C’est un mot qui arrivait à notre adolescence.

Le grand costaud et la petite chose : représentations des corps masculins et féminins dans le cinéma d’animation contemporain Je voudrais attirer l’attention sur une tendance lourde du cinéma d’animation contemporain, qui consiste à exacerber jusqu’à la caricature les différences de taille, de carrure et/ou de musculature entre corps masculins et féminins. Dans l’immense majorité des films d’animation, les hommes sont en effet plus grands, plus larges et plus musclés que les femmes, et cet écart physique atteint souvent des proportions absolument délirantes. Les possibilités offertes par l’animation pour représenter les corps humains sont théoriquement illimitées, dans la mesure où elles ne dépendent pas de corps réels d’acteurs et d’actrices présent.e.s devant la caméra comme c’est le cas pour le cinéma en prise de vue réelle. Mais force est de constater que l’imagination des créateurs de films d’animation est quant à elle assez limitée, et même complètement soumise à l’idéologie patriarcale.

Queer Eye : les leçons à en tirer, par Fab de madmoiZelle Ça fait des mois que l’équipe s’enthousiasme sur Queer Eye, des mois que j’entends la rédac dire à quel point cette émission est géniale, et des mois je traînais à m’y mettre. Sans doute la faute à mes préjugés sur la télé-réalité. Mieux vaut tard que jamais, parce que vraiment le show m’aura vraiment bouleversé. Queer Eye et moi Pour rappel, le concept est simple : 5 mecs gays (les « Fab 5 ») vont chez un mec, le plus souvent hétéro, pour lui proposer un « makeover » non seulement de son apparence, mais aussi de sa vie en général. Ils retapent son appartement, lui apprennent une ou deux recettes pour manger plus sainement et lui proposent un coaching pour booster sa confiance en lui.

"Les dépressifs manquent de volonté" : le psychiatre Christophe André, exaspéré, démonte cette idée reçue "Tu t'écoutes trop", "Tu te laisses aller", "Dis-toi des trucs positifs", "Y a pire que toi"… Croyant les aider, on dit beaucoup de bêtises aux gens déprimés, ce qui a le don d'agacer le psychiatre Christophe André. Invité au micro d'Ali Rebeihi dans "Grand bien vous fasse", le psychiatre réagit. C'est, par exemple, le personnage joué par Sabine Azéma dans On connaît la chanson d'Alain Resnais, qui pense au fond que sa sœur (Agnès Jaoui) devrait se secouer un peu… et empruntant un peu à France Gall, elle lui conseille : "Résiste !". Evidemment, cela ne s'avère pas d'une grande aide… Christophe André répond à ce genre d'attitudes : "Ce cliché sur le manque de volonté est très persistant, même si on ose moins le dire ouvertement qu'on ne le faisait il y a 20 ou 30 ans.

"On ne naît pas soumise, on le devient" : comment les femmes renoncent à leur liberté Les femmes sont-elles toutes soumises ? D’Anastasia Steele, dans «Cinquante nuances de Grey», à l’amoureuse qui repasse les vêtements de son conjoint, en passant par celle qui s’affame pour rentrer dans du 36, elles sont nombreuses à se plier délibérément aux volontés des hommes, ou du moins à celles du patriarcat. Même «les plus indépendantes et les plus féministes» d’entre elles. Diana et Charles faisaient la même taille. Et pourtant, sur les photos... Ce mercredi 3 juillet, nous découvrons comme vous la couverture de Paris Match qui sort en kiosque demain. Sur la photo, Carla Bruni fait une tête de moins que Nicolas Sarkozy. Est-elle à genoux ? C'est la question que se posent les internautes. Cette Une est en tout cas l'occasion de relire ce papier qui parle de domination physique et de petites magouilles (comme celles d'Humphrey Bogart pour paraître plus grand qu'Ingrid Bergman dans Casablanca). (De nos archives) Quelle image garderons-nous du couple Charles/Diana ?

« Si vous n’y allez pas, vous n’êtes pas des hommes ! » : enquête sur la mort de Quentin, jeune technicien cordiste « Pour des questions de rendements, on a envoyé des cordistes à la mort dans un silo bien trop plein, au lieu d’attendre que la matière s’écoule toute seule. » Ce 21 juin 2017, Éric Louis, cordiste intérimaire, était à deux doigts de prendre la relève quand son collègue de l’équipe du matin se faisait emporter sous 370 tonnes de résidus de céréales, dans l’un de ces énormes silos qui font partie du paysage le long des routes champenoises. Quentin Zaraoui-Bruat, cordiste de 21 ans, travaillait pour Cristanol, une filiale du deuxième groupe sucrier français Cristal Union – qui exploite les marques Daddy ou Erstein... –, installée à Bazancourt, dans la Marne (sur les conditions de travail des techniciens cordistes, lire notre enquête détaillée ici). À Bazancourt, la distillerie Cristanol se présente comme l’« un des leaders de la production de bioéthanol en Europe », un biocarburant obtenu à partir du blé et de la betterave.

Ici le poil pubien, je te demande de t’arrêter Psst meuf. Non pas là; regarde plus bas. Oui, là. C’est bon, panique pas. C’est juste moi, ton poil pubien sur lequel tu t’apprêtes à t’acharner -ne mens pas, je sens déjà les effluves doucereusement chimiques de la cire Monop’. En général, quoi que tu en dises, je ne la ramène pas, je suis plutôt discret.

Related: