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De "fake news" à "infox", le parcours des mots vers leur francisation

De "fake news" à "infox", le parcours des mots vers leur francisation
Ne dites plus "fake news", préférez "information fallacieuse" ou "infox", un néologisme formé à partir des mots "information" et "intoxication". Ainsi en a décidé la Commission d'enrichissement de la langue française, dont la recommandation a été publiée ce jeudi au Journal Officiel. Cela signifie qu'à partir de ce jour toutes les administrations se doivent d'employer ce terme. Elles peuvent également recourir à des termes qui existaient déjà, à savoir : "nouvelle fausse", "fausse nouvelle", "information fausse" ou "fausse information". Comment en sommes-nous arrivés à cette décision ? Pourquoi vouloir franciser les mots venus de l'étranger ? Il s'agit d'une idée assez ancienne. Depuis cette époque, bien d'autres lois se sont ajoutées, mais celle par laquelle nous sommes régis aujourd'hui est la "loi Toubon" de 1994 (loi relative à l'emploi de la langue française) qui garantit l'emploi du français dans la vie sociale. Comment les mots qui doivent être francisés sont-ils choisis ? Related:  decembreDérives de l'informationVeille - novembre 2018

Les lycées professionnels pris dans l'étau Serait-ce parce que le monde intellectuel et politique n’y envoie pas ses enfants ? La réforme en cours du lycée professionnel n’a en tout cas guère fait de bruit jusqu’à présent dans le débat public. Elle constitue pourtant, avec Parcoursup et la refonte en cours du lycée et du baccalauréat général, le troisième pilier de la rénovation du tronçon "bac - 3/bac + 3" engagée par le gouvernement depuis l’an dernier. Des difficultés récurrentes Selon le ministère de l’Education nationale, cette réforme se justifie par les difficultés récurrentes que connaîtrait la filière : déficit d’attractivité, manque de lisibilité, offre de formation « inadaptée » au marché du travail, taux d’insertion souvent faibles... La réforme prévoit de diminuer les volumes horaires globaux d’environ 10 %, essentiellement pour les les enseignements dits « généraux » (français, mathématiques, langue vivante...) Strabisme institutionnel Les filières tertiaires en difficulté Les études longues compromises

Hoax, rumeurs et désinformation, comment les dénoncer ? Déroulement de la séquence Séance 1 : Qu’est-ce qu’une rumeur ? Pourquoi y croit-on ? 1 – Analyse d’une rumeur : Qui parle ? Amorce des notions de date/auteur/média/validité Comment la rumeur s’est-elle arrêtée ? 2- Brainstorming : pourquoi croit-on à la rumeur ? Réalisation collective sur Mindmup d’une carte mentale numérique sur les caractéristiques de la rumeur Séance 2 : Analyser la rumeur et sa propagation En petits groupes, analyse de documents porteurs d’une rumeur image / vidéo / tweet / fichier son Qui parle ? Vérification par une recherche internet sur le sujet.Mise en commun : Pourquoi ne vérifie-t-on pas ? Séance 3 : Comprendre les phénomènes de propagation des rumeurs et des fausses informations : la rumeur électronique supports : mails + reportage audio sur france info sur les chaines magiques. Séance 4 : Réaliser une infographie, des slogans (l’attitude face à la rumeur) Séance 5 : Réaliser une émission radio sur les nouveaux médias et la fiabilité de l’information

Le fact checking de la BBC Quatre-vingts secondes ce matin pour vous conseiller de regarder le travail remarquable fait par la BBC sur une vidéo ayant circulé sur les réseaux sociaux en juillet dernier. La vidéo est abominable : deux femmes et deux enfants sont emmenés par des soldats. Ils leur bandent les yeux et les exécutent, 22 balles. La vidéo aurait été tournée au Mali selon les uns, au Cameroun selon les autres. Le gouvernement camerounais crie à la fake newd. La BBC va disséquer tout ce qui est visible et audible dans ce document amateur, d’assez mauvaise qualité. Les preuves sont accablantes, le gouvernement camerounais est obligé de reconnaître les faits.

Cinéma week-end. "Premières solitudes" un documentaire rare sur l'adolescence Des docus sur les ados, ce n'est pas ce qui manque, mais Premières solitudes de Claire Simon est un film hybride. La cinéaste voulait tourner une fiction avec des élèves d'une classe cinéma d'un lycée d'Ivry en banlieue parisienne, puis en faisant leur connaissance, elle a glissé vers le documentaire en leur demandant de parler de leur solitude. Dans ce film, c'est le documentaire qui fait les dialoguesClaire Simon C'est donc le documentaire qui irrigue la fiction, ces 10 adolescents se découvrent, ils ne se voient que lors des classes cinéma, et Claire Simon les fait dialoguer entre eux, les invitent à se livrer, ce cadre formel amène le film sur un terrain assez inédit. Mon cher enfant de Mohamed Ben Attia Le réalisateur tunisien s'empare d'un sujet brûlant : le départ pour le jihad d'un enfant dans une famille, à priori sans problème. Ici, dans cette famille, Sami, lycéen, est fils unique, ses parents, une mère enseignante et un père chef de chantier qui vient de prendre sa retraite.

Directive sur le droit d'auteur : Google contre-attaque Adoptée par le Parlement européen le 12 septembre, la directive copyright, voulue par l’Union européenne, a pour objet d’adapter le droit d’auteur à l’ère numérique. Alors que le texte fait actuellement l’objet de discussion tripartite (Parlement, Commission et Conseil) en vue de son adoption par les États membres, Google met tout son poids de lobbyiste dans la balance. Et n’hésite pas à utiliser la menace afin que les articles 11 et 13 du texte soient revus pour protéger ses intérêts. Dans une tribune, la directrice générale de YouTube, plateforme appartenant à Google, dénonce un « texte irréaliste », tandis que le patron de Google News menace de son côté les médias de fermer le site dans toute l’Europe. « Oh, déjà vu ! La directive copyright reprend dans son article 11 l’idée de conférer aux éditeurs de presse un droit voisin du droit d’auteur, qui leur permettrait théoriquement de réclamer de l’argent aux plateformes fournissant des liens vers leurs contenus.

Trump et les journalistes : alerte à la Maison Blanche ! Quel rapport Donald Trump entretient-il avec les médias ? Comment les journalistes politiques américains pourront-ils désormais exercer leur métier ? L’entrée en fonction du 45ème président des Etats-Unis a consisté à cogner de manière spectaculaire sur les journalistes, qualifiés « d’êtres humains parmi les plus malhonnêtes de la planète ». S’en suit une déclaration choc du porte-parole de la Maison Blanche : « l’investiture de Donald Trump a réuni la plus grande foule jamais vue et tous les médias qui insinuent le contraire font un travail honteux ». S’en suit une déclaration de la conseillère du président sur NBC : « le porte-parole ne dit pas des choses fausses, non, il propose des faits alternatifs ». A la Maison Blanche, il n'y a plus de frontière entre les faits et les mensonges. Avec nous, ce matin : Nicholas Vinocur, correspondant du site d’information Politico et Adam Nossiter, journaliste au New York Times.

Comment Trump a manipulé l'Amérique C'est en mars 2018 qu'a éclaté le scandale Cambridge Analytica. Plusieurs médias, dont le Guardian, qui avait tenté d'alerter l'opinion avant même la présidentielle américaine, révèlent alors comment les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook ont été recueillies et exploitées par cette société pour favoriser Donald Trump. Menée pendant plusieurs mois par le réalisateur Thomas Huchon, cette enquête détaille à la fois la manière dont ces informations ont été utilisées et le rôle méconnu de celui qui a financé et orchestré cette gigantesque manipulation : le milliardaire ultraconservateur Robert Mercer, qui dirige le très performant fonds d'investissement Renaissance Technologies. Celui qui a racheté en 2012 le site d'extrême droite Breitbart News contrôle également la société Cambridge Analytica, et décide d'utiliser les deux pour imposer son agenda politique à la nation tout entière.

Instagram : quels réglages pour limiter le harcèlement en ligne ? Instagram vient d’annoncer de nouvelles fonctionnalités pour limiter le harcèlement sur l’application. Quelles sont-elles et quels réglages sont-ils déjà possibles pour se débarrasser des commentaires indésirables ? C’est la patron d’Instagram qui a annoncé lui-même les nouvelles fonctionnalités qui devraient se déployer pour tous les comptes dans les semaines à venir. « L’apprentissage des machines est utilisé pour détecter tout élément de harcèlement et, automatiquement, signaler le contenu qui doit être ensuite examiné par une équipe chargée des opérations du réseau social« , a-t-il indiqué à l’AFP. Autre avancée, qui concerne les vidéos en direct cette fois : la mise en place d’un « filtre » spécial, permettant d’identifier et de masquer les commentaires abusifs. Instagram permet également à ses utilisateurs de filtrer automatiquement les commentaires. Plusieurs outils de contrôle sont alors à ta disposition.

Pourquoi les collégiens préfèrent-ils Snapchat et ses messages fantômes ? Les adolescents que j’ai rencontrés déclarent dans le questionnaire qu’ils utilisent principalement les réseaux sociaux pour communiquer avec leurs amis (77,1 %) ou leur famille (40,7 %). Quand ils ne communiquent pas ils suivent les publications d’autres collégiens (31,4 %) et l’actualité des célébrités (31,4 %). Ils y recherchent aussi de l’information (30,5 %) ou de l’entraide pour les devoirs (28,8 %). Snapchat est la plateforme préférée des adolescents français. L’enquête menée en 2018 par Génération Numérique auprès de 11 056 jeunes de 11 à 18 ans confirme cette hiérarchie des pratiques : la conversation, les publications des proches et des célébrités sont des pratiques qui devancent généralement la recherche d’informations sur l’actualité. la conversation, les publications des proches et des célébrités devancent la recherche d’actualités Les adolescents utilisent plusieurs plateformes.

Lutter contre les fake news — Enseigner avec le numérique Le site de l'ABDU, association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation, publie les captations vidéo de la journée d'étude organisée le 5 juin 2018 en partenariat avec The Conversation France, La Croix, le CARISM et France Info. Cette journée, précise l'ABDU, « s’est positionnée sans équivoque en faveur de l’éducation aux médias et a valorisé les initiatives des acteurs de l’IST contre la désinformation. Enfin, elle a promu le développement de bonnes pratiques informationnelles et l’engagement de ses organisateurs et intervenants en faveur de l’esprit critique, de la maîtrise de la documentation et de la valeur de l’information ». Sources Réseaux et médias sociaux

INFO/INTOX °1 : Quand le cadrage d'une image change votre perception La rédaction des Observateurs de France 24 propose une nouvelle formule, au format "vidéo mobile", du rendez-vous hebdomadaire "Info/Intox" consacré à la déconstruction des fausses informations. INFO ou INTOX, qu'est-ce que c'est ? À chaque numéro, avec une vidéo de deux à trois minutes, le journaliste des Observateurs de France 24 Alexandre Capron présente une fausse information, explique en quoi il s’agit d’une tentative de manipulation et comment elle s’est répandue. Le premier épisode est consacré, lundi 8 octobre, au cadrage des images : le simple recadrage d'une photo peut tromper des internautes, comme le montre l'exemple d'une photo de femmes voilées, censées attendre devant une caisse d'allocations familiales en France. "Info ou Intox" donnera chaque semaine aux téléspectateurs et internautes les bonnes pratiques pour détecter eux-mêmes les fausses informations en utilisant des outils facilement accessibles à tous, comme par exemple la recherche d’image inversée.

Education : « Les lignes bougent, partout » Comment faire émerger une génération d'acteurs de changement qui puisse être à la hauteur des défis sociaux et environnementaux ? La question mobilise Ashoka, ONG qui connecte et accompagne 3 500 entrepreneurs sociaux dans 85 pays, et dont Usbek & Rica est partenaire. Développer chez les élèves la confiance en soi, l'empathie ou la capacité à collaborer, encourager de nouvelles manières d'apprendre et impliquer tous les acteurs sera essentiel. François Taddei, auteur du rapport « Vers une société apprenante » et Fellow Ashoka (entrepreneur social soutenu par l'ONG Ashoka, Ndlr), réagissait à la démission de Nicolas Hulot en évoquant un potentiel encore inexploité : la volonté de millions de jeunes de s’engager pour contribuer à construire un monde meilleur. Si demain chaque jeune sait, peut et souhaite agir, alors nous pourrons espérer des changements à la hauteur des enjeux sociaux et environnementaux. Dans ce contexte, mathématiques, lecture et écriture restent essentiels.

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