background preloader

Sur les routes de l'influence : forces et faiblesses du soft power chinois

Sur les routes de l'influence : forces et faiblesses du soft power chinois
Bibliographie | citer cet article Énigmatique, voire effrayante, pour un Occident qui la voit à travers le prisme de ses propres valeurs, la Chine est encore perçue comme « un pays puissant, riche d’un immense marché, réinvestissant l’Asie de tout son poids géopolitique, irriguant l’économie mondiale de ses produits exotiques et/ou bon marché » (Sanjuan, 2001, p. 21). Parce que la Chine est vue comme une puissance économique qui bouleverse l'équilibre géopolitique hérité de la fin de la Guerre froide, sa montée en force s'accompagne en Occident d'un double sentiment paradoxal et contradictoire d'inquiétude et d'admiration (Shuo, Yé et Delattre, 2007). Bien souvent décriée par l'opinion publique occidentale pour le traitement des minorités ethniques, pour les questions ayant trait aux droits de l'Homme, au travail des enfants et à la liberté d'expression, la Chine a-t-elle les ressources suffisantes pour transformer ces représentations ? 1. Des ambitions multiscalaires 1.1. 1.2. 1.3. 2.

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-regionaux/la-chine/articles-scientifiques/forces-et-faiblesses-du-soft-power-chinois

Related:  Chemins puissance chinoise : La Chine et le monde depuis 1949Axe 2 - Formes indirectesThème 2 - Analyser les dynamiques des puissances internationales

Instituts Confucius Si ces stratégies d’influence sont aujourd’hui nombreuses et prennent des formes plurielles, certaines d’entre elles, parmi lesquelles le développement des centres linguistiques et culturels, sont héritées de stratégies anciennes. Ainsi la création des Alliances françaises remonte-t-elle à la Troisième République (1883), tout comme celle des instituts français (1907). Mis en place comme des outils de promotion de la France à travers le monde, visant à servir très directement les intérêts de la nation par l’organisation d’une sphère d’influence, ils constituent le modèle sur lequel se sont construits les quatre autres instituts linguistico-culturels nationaux à rayonnement mondial : le British Council pour le Royaume-Uni, l’institut Goethe pour l’Allemagne, l’institut Cervantes pour l’Espagne et l’institut Confucius pour la République populaire de Chine. Le découpage continental adopté est celui du document original en chinois. Une implantation stratégique des instituts Confucius

La Silicon Valley, un territoire productif au cœur de l’innovation mondiale et un levier de la puissance étatsunienne Bibliographie | citer cet article En Californie, au sud de la Baie de San Francisco, se déploie sur un espace restreint la Silicon Valley. Née sous l’impulsion de l’université de Stanford fondée en 1891, la Silicon Valley connaît un essor foudroyant à partir des années 1950-1960. Elle est aujourd’hui devenue un territoire productif au cœur de l’innovation mondiale en accueillant des firmes aussi emblématiques des nouvelles technologies que Hewlett-Packard, Intel, Apple, Google, Facebook, Yahoo, LinkedIn, Twitter, PayPal, eBay, Netflix, NetApp, Cisco, Oracle, Adobe, Symantec, Sandisk, Seagate Technology ou FireEye. Facteur d’efficacité, de compétitivité et de domination, l’innovation est un vecteur central de la puissance américaine puisque les États-Unis demeurent la première puissance scientifique et technologique mondiale. 1.

L'Europe doit-elle s'affirmer comme puissance ? L’agenda politique très chargé de la rentrée relance le débat sur la dimension « géopolitique » de la Commission européenne voulue par sa présidente. L’Europe doit-elle s’acclimater au nouveau langage de la puissance et s’affirmer davantage face à la Turquie, la Chine, la Russie, les Etats-Unis ? Ce matin, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a prononcé son premier discours sur l’état de l’Union devant le parlement européen. Un discours attendu après ses déclarations répétées de faire de la "géopolitique". Elle a notamment plaidé pour une Europe de la santé et pour un continent moins polluant dans le cadre du pacte vert. Mais elle a également dénoncé le racisme et les crimes de haine, avant de prendre position sur l’accueil de migrants et sur son souhait d'une politique commune face à la Turquie et la Grande Bretagne.

Les Instituts Confucius : un outil au cœur de la stratégie de Soft Power chinois En septembre 2010 l’anniversaire de la naissance du philosophe est fêté dans son temple pour la première fois depuis l’arrivée des communistes au pouvoir. En janvier 2011 une statue de Confucius de huit mètres de hauteur, symbole de la culture chinoise traditionnelle, est érigée devant le Musée national de Chine sur le lieu hautement symbolique qu’est la place Tian’anmen. 1 – Confucius au service du Soft power chinois Les observateurs ainsi que les chercheurs[1] s’accordent sur le retour à la tradition confucéenne dans la société chinoise depuis une dizaine d’années. Où en est la francophonie ? Bibliographie | citer cet article Avec environ 300 millions de locuteurs en 2018 (Beck et al. 2018), le français est la cinquième langue mondiale (Le Monde, 2018) par le nombre de locuteurs, mais la dixième par le nombre de locuteurs natifs, c’est-à-dire pour lesquels il est leur langue maternelle. Le français est en effet, pour des raisons historiques, une langue véhiculaire, c’est-à-dire qui est parlée par des personnes dont ce n’est pas la langue maternelle pour se faire comprendre en dehors de leur groupe d’origine. C’est ainsi la langue administrative de pays qui furent des colonies françaises et dont les habitants jonglent entre un pluralisme de langues vernaculaires et une ou plusieurs langues véhiculaires.

L’Inde interdit 59 applications chinoises, dont TikTok et WeChat, pour raisons de « sécurité » L’Inde a interdit, lundi 29 juin, 59 applications chinoises, dont les très populaires TikTok et WeChat. Une décision justifiée par des craintes pour sa sécurité nationale et des inquiétudes concernant le respect de la vie privée, quelques semaines après un affrontement meurtrier à la frontière himalayenne entre les deux puissances nucléaires. Lire aussi : Entre la Chine et l’Inde, le choc des nationalismes « Le gouvernement indien a décidé de ne plus autoriser l’usage de certaines applications. (…) Cette décision vise à assurer la sécurité et la souveraineté du cyberespace indien », a déclaré le ministère des technologies de l’information dans un communiqué.

La crise du coronavirus va-t-elle profiter à la Chine ? Une question lancinante est posée en raison de la crise du Covid-19 : est-ce que la Chine – d’où est partie la pandémie – n’est pas en train de sortir renforcée et de gagner une bataille dans la guerre globale contre le Coronavirus, tout au moins la bataille de la communication ? Elle apparaît, en effet, comme ayant réussi à contenir l’épidémie dans le pays, notamment grâce à des mesures drastiques. De nombreuses critiques ont été ensuite énoncées, affirmant que seul un régime totalitaire pouvait en prendre de telles. Elles ont pourtant été, d’une manière ou d’une autre, reprises par le monde entier.

« Je t’aime, moi non plus » : La difficile relation entre les GAFAM et les États Fermeture du compte officiel de Donald Trump par Twitter, guerre d’information et d’influence au Sahel pour Facebook, prise de position des réseaux sociaux contre les messages de désinformation sur les vaccins : la place prépondérante qu’occupent les géants numériques dans les économies occidentales ne se calcule plus simplement en parts de marché. Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) jouent désormais un rôle central dans notre espace public – rôle qui confère à ces géants une influence qui dépasse celle des grandes entreprises classiques. Ces dernières sont donc sous le radar des États qui n’hésitent pas à brandir la menace du démantèlement, comme dans le cas de Google ou de Facebook, face à des activités de plus en plus complexes à encadrer. Un rôle dans l’espace législatif La centralité de ces GAFAM pose en effet trois dilemmes que les régulateurs ont du mal à surmonter à l’heure actuelle.

Les langues de la diplomatie : quelle place pour le français ? Le français a été la langue de la diplomatie occidentale pendant près de 200 ans. Le traité de Rastatt est le premier à être rédigé en français plutôt qu’en latin. Cela est dû au rayonnement culturel de cette langue. Depuis le XVIIe siècle, le français est considéré comme obligatoire dans la plupart des cours d’Europe. Thomas Gomart : "La Chine à la faveur de cette crise veut imposer que son modèle soit le plus efficace" Distribution de masques, envois d’experts, production de matériel médical… Après avoir été accusée d’être à l’origine de l’épidémie, la Chine se pose aujourd’hui comme modèle pour y faire face. Un temps présenté comme une menace pour le régime chinois, le coronavirus serait-il finalement une opportunité pour Pékin, dans sa volonté de concurrencer Washington comme première puissance mondiale ? Pour en parler, Thomas Gomart, historien des relations internationales et directeur de l’IFRI, notamment auteur de L'Affolement du monde est l'invité des Matins.

Le numérique, un outil d’influence Le numérique et les réseaux sociaux sont aujourd’hui un espace où les États dialoguent, se menacent ou s’affrontent. La diplomatie s’affiche sur les réseaux sociaux : les chefs d’État et de gouvernement ainsi que les ministres des affaires étrangères de 97 % des pays du monde sont présents sur Twitter. La diplomatie numérique Le président des États-Unis, Donald Trump, est le plus suivi et l’un des plus bavards. En Chine, un système de notation des citoyens encore flou mais aux ébauches effrayantes Le « système de crédit social » (SCS) que le gouvernement chinois entend mettre en place à compter de 2020 ressemble à un épisode de la série d’anticipation dystopique Black Mirror. Les détails de ce que l’on présente couramment comme un système unifié de notation des citoyens, fonctionnaires et entreprises chinois sont encore flous. Et pour cause : Pékin expérimente encore plusieurs options avant d’en choisir la meilleure pour la déployer dans tout le pays.

TVA - Le cyberespace, un enjeu majeur de géopolitique Il n’existe pas de définition universelle du cyberespace. Bien au contraire, il en circule des dizaines qui, pour la plupart, peinent à saisir l’ensemble des dimensions qui le composent et le rendent si unique. Le cyberespace, c’est d’abord et avant tout un espace d’information généré par l’interconnexion globale des systèmes d’information et de communication, dans lequel les données sont créées, stockées et partagées. Mais surtout, au-delà de sa définition technique, le cyberespace est une puissante métaphore qui fait l’objet de représentations contradictoires. Une représentation géopolitique, selon la définition du géographe Yves Lacoste, est une construction, un ensemble d’idées plus ou moins logiques et cohérentes, qui a une fonction dans les conflits géopolitiques.

Les Etats-Unis dominent-ils toujours le monde ? Au XXe siècle, les États-Unis dominent le monde sur plusieurs plans : économique, politique, militaire et culturel. Les Américains sortent vainqueurs et indemnes de la Seconde Guerre mondiale et leur économie florissante aide à financer la reconstruction de l’Europe et du Japon. La première puissance économique mondiale Pendant un demi-siècle, les États-Unis vont se placer comme les champions du monde démocratique, face au communisme. Aujourd’hui, à lui seul, le pays représente un quart du PIB mondial.

Related: