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Olympe de Gouges

Olympe de Gouges
Les femmes et la Révolution La participation politique des femmes aux événements s’est affirmée durant la Révolution française. Tantôt dans la rue, tantôt dans les tribunes des clubs, sociétés ou assemblées, les femmes ont occupé le terrain de l’action militante à plusieurs reprises, en particulier du 31 mai au 2 juin 1793 et le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), journées insurrectionnelles qui virent respectivement la chute des Girondins et celle des robespierristes. Olympe de Gouges, une militante féministe Née en 1748 à Montauban d’un père boucher ou, d’après ses dires, du noble Le Franc de Pompignan, Marie Gouze monte à Paris en 1766, après son veuvage, et, sous le nom d’Olympe de Gouges, se lance dans une carrière littéraire tout en partageant la vie de Jacques Biétrix de Rozières, un haut fonctionnaire de la marine. La Révolution : une avancée pour les droits des femmes ? Related:  dricciT1C1 LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ET L'EMPIRE(1789 - 1799) Révolution française

levieuxcordelier « Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 » L'Assemblée nationale naît avec la Révolution de 1789 et celle-ci commence à l'Assemblée nationale. L'événement est inséparable de l'institution. Animée par l'esprit du siècle des Lumières, l'Assemblée adopte, en août, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, jetant ainsi les fondements actuels de la République et de la démocratie. Après plusieurs tentatives de réformes qui n'ont pas été menées à leur terme, notamment celle de Turgot de 1774 à 1776, la monarchie française se trouve confrontée à une crise politique, économique et financière. En août 1788, Louis XVI convoque les états généraux qui se réunissent le 5 mai 1789, à Versailles, dans la salle des Menus-Plaisirs. Le 17 juin, alors que les députés de la noblesse et du clergé sont réunis dans des salles séparées, le tiers état - à l'instigation de Sieyès - se constitue en Assemblée nationale. La Première République ne parvient pas cependant à établir une constitution durable et un régime stable.

Revivons-nous les conflits du passé ? Dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne où a été enregistré cette émission dans le cadre d'un forum de débats organisé par France Culture et l’université, Puvis de Chavanne a peint à la fin des années 1880 un Bois sacré dans lequel le peintre a choisi de représenter l'université comme une vierge laïque, entourée des Arts, des Sciences et des Lettres. Ici, tout est allégorie, et la philosophie côtoie l’histoire, avec quelques débris antiques. C'est parce que le calme, la sagesse et le savoir règnent dans ce Bois sacré qu'il nous apparaît comme le site idéal pour prendre du recul et parler de conflits.

Les femmes dans la Révolution Contexte historique Le 14 juillet 1789, le peuple a pour la première fois agi sur le cours politique de la Révolution, en la sauvant, provisoirement du moins. Mais la prise de la Bastille n’a pas empêché la crise : le chômage s’accroît avec l’émigration de familles aristocratiques, la Grande Peur qui s’est emparée du pays a paralysé la circulation des subsistances et tari l’approvisionnement des marchés : Paris est affamé. Dans ce contexte de disette, la rumeur d’une orgie organisée par les Gardes du corps du roi dans la salle de l’Opéra du château de Versailles, le 1er octobre, a mis le comble à l’exaspération de la rue : la cocarde tricolore y a été insultée. La colère est un aliment dont le peuple affamé ne se rassasie pas : elle le jette, le 5 octobre, sur la route de Versailles pour aller y trouver le roi, lui crier sa détresse et demander réparation de l’outrage qui lui a été fait. Analyse des images Interprétation Bibliographie Pour citer cet article

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789 Christian AMALVI, « Le 14 Juillet », in Pierre NORA (dir), Les Lieux de mémoire, t. 1, « La République », Paris, Gallimard, 1984, rééd. coll. « Quarto », 1996. François FURET, Mona OZOUF, « La prise de la Bastille », in François FURET, Mona OZOUF, Dictionnaire critique de la Révolution française, Paris, Flammarion, 1988, rééd. coll. « Champs » 1992. François FURET, Denis RICHET, La Révolution française, Paris, Fayard, 1965, rééd. 1997. Jacques GODECHOT, La Prise de la Bastille, Paris, Gallimard, coll. « Les Trente Journées qui ont fait la France », 1965. COLLECTIF, La Révolution française et l’Europe 1789-1799, catalogue de l’exposition au Grand Palais, Paris, RMN, 1989. Robert FOHR et Pascal TORRÈS, « La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789 », Histoire par l'image [en ligne], consulté le 27 mars 2020. Christian AMALVI, « Le 14 Juillet », in Pierre NORA (dir), Les Lieux de mémoire, t. 1, « La République », Paris, Gallimard, 1984, rééd. coll. « Quarto », 1996.

Madame Roland et l'engagement politique des femmes sous la Révolution Les salons féminins au XVIIIe siècle Nés au XVIIe siècle, les salons particuliers tenus par des femmes se multiplient au siècle suivant à Paris et l’on compte de plus en plus de grands salons comme ceux de Madame Geoffrin, Madame du Deffand, Julie de l’Espinasse ou Madame Necker. Lieux de sociabilité et de vie intellectuelle, où l’art de la conversation à la française est roi et où s’épanouit la philosophie des Lumières, ces salons réunissent artistes, savants, écrivains. Ils sont pour les femmes cultivées l’occasion de s’exprimer et de débattre avec les hommes de sujets politiques, religieux ou sociaux, à une époque où les philosophes soulèvent la question de la subordination des femmes et où la société s’interroge sur leurs droits naturels. Madame Roland, l’égérie de la Gironde Le salon que Jeanne Marie Philipon (1754-1793), dite Madame Roland, tenait rue Guénégaud illustre bien cette sociabilité politique nouvelle qui s’est mise en place au moment de la Révolution.

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789) Votée par l’Assemblée nationale constituante le 26 août 1789, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est l’un des textes majeurs de l’histoire mondiale. Ses idéaux sont à la base du libéralisme du XIXe siècle, même s’ils n’ont pas été appliqués dans la France révolutionnaire. Ce texte a, en outre, inspiré toutes les déclarations ultérieures. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a servi de préambule à la Constitution de 1791 et fait partie du bloc de constitutionnalité de la Ve République. L’élaboration de la Déclaration des droits de l’homme et citoyen Dès les prémices de la Révolution Française en juin 1789, des groupes de députés ont été constitués pour rédiger un projet de déclaration des droits de chaque français, qui servira de préambule à la future constitution que la toute nouvelle Assemblée nationale entend bien mettre en place. Les grands principes de la Déclaration Les déclarations postérieures Bibliographie Les grands principes de la Déclaration

Lucile Desmoulins Les prémices de la Révolution française Dans la France des années 1780, les idées nouvelles des philosophes des Lumières, défenseurs d’une monarchie parlementaire à l’anglaise, des droits du citoyen et de l’idée de nation, se répandent dans les couches sociales supérieures, tandis que privilégiés et non-privilégiés commencent à manifester des signes de mécontentement à l’encontre du pouvoir royal, les nobles revendiquant le retour de leurs prérogatives politiques traditionnelles et l’augmentation des droits féodaux, la bourgeoisie la reconnaissance de ses droits et l’établissement d’une monarchie à l’anglaise, et le tiers état une amélioration de ses conditions de vie, fortement dégradées du fait de la pression fiscale et des mauvaises récoltes de 1788. Malgré des tentatives de réformes judiciaires et fiscales qui rencontrent l’opposition farouche des parlementaires, le roi ne peut empêcher la tenue d’états généraux le 1er mai 1789. Lucile et Camille Desmoulins, un même destin

L’enfant juif de Varsovie La photographie no 14 de l’album du S.S. Jürgen Stroop La photographie anonyme « Arrestation dans le ghetto de Varsovie » a été prise lors de la répression de l’insurrection juive qui se déroula du 19 avril au 16 mai 1943. Réalisée par les S.S., elle rend compte d’une arrestation effectuée lors de la « liquidation du ghetto » décidée après la révolte. Elle figure originellement à la quatorzième place d’un album de cinquante-trois clichés annexé au rapport (récit des actions menées contre les « bandits juifs ») que le S.S. responsable des opérations, Jürgen Stroop, adresse à Krüger et Himmler, ses supérieurs. « Arrestation dans le ghetto de Varsovie » est donc initialement un simple document joint à un compte rendu administratif et policier effectué par et pour les nazis. Arrestation au ghetto « Arrestation dans le ghetto de Varsovie » montre une scène d’une rare violence et d’une grande tension. D’un symbole à l’autre

Le serment du Jeu de paume, 20 juin 1789 | Histoire et analyse d'images et oeuvres Cet événement fondateur de la Révolution française constitue une étape symbolique dans la destruction de l’absolutisme. L’ouverture des états généraux avait suscité une querelle de procédure : le tiers état souhaitait la réunion des trois ordres ainsi que le vote par tête, le vote par ordre donnant nécessairement la majorité au clergé et à la noblesse. Face au refus du roi, le tiers état se proclama Assemblée nationale et appela les deux autres ordres à le rejoindre. Louis XVI fit fermer la salle de réunion des députés. La scène prend place dans la salle du Jeu de paume dont David dessina l’architecture in situ. Sur la toile inachevée, la nudité suggérée sous les vêtements concourt encore à l’idéalisation de la scène à laquelle David n’assista pas, mais qu’il souhaita hisser au rang d’acte universel. Le grand fragment de la toile inachevée de David présente quatre portraits presque finis : Barnave, Michel Gérard, Dubois-Crancé et Mirabeau.

Danton : de l'audace, toujours de l'audace, encore de l'audace ! Cette phrase conclut un discours du révolutionnaire français Georges Danton (1759 – 1794) donné à l’Assemblée nationale le 2 septembre 1792 et rapporté par la Gazette nationale ou la Gazette nationale, ou le Moniteur universel du 4 septembre : M Danton : Il est bien satisfaisant, Messieurs, pour les ministres du peuple libre, d’avoir à lui annoncer que la patrie va être sauvée. Tout s’émeut, tout s’ébranle, tout brûle de combattre. Vous savez que Verdun n’est point encore au pouvoir de nos ennemis.Vous savez que la garnison a juré d’immoler le premier qui proposerait de la rendre. Une partie du peuple va se porter aux frontières, une autre va creuser des retranchements, et la troisième, avec des piques, défendra l’intérieur de nos villes. Les « massacres de Septembre » (que Danton laisse faire) doivent être compris dans ce contexte de double peur, celle provoquée par l’avancée ennemie, mais aussi celle du complot intérieur des contre-révolutionnaires.

Les tricoteuses pendant la Révolution française Contexte historique La situation des femmes au début de la Révolution française Les premières années de la Révolution française ont vu naître un courant en faveur d’une amélioration de la condition féminine. Analyse des images Les tricoteuses ou l’engagement politique des femmes L’année 1793 est marquée à Paris par un fort engagement politique de femmes issues des milieux populaires dans la lutte contre les Girondins, le fédéralisme et les modérés. Ces femmes furent l’un des maillons les plus actifs du mouvement révolutionnaire, à Paris et en province. Interprétation La réaction politique contre les femmes Cette vision négative de la femme a conduit les autorités à tenter de réprimer cette sans-culotterie féminine à partir des années 1794-1795, lors de la réaction thermidorienne. Bibliographie Philippe de CARBONNIÈRES, Lesueur. Pour citer cet article Charlotte DENOËL, « Les tricoteuses pendant la Révolution française », Histoire par l'image [en ligne], consulté le 12 octobre 2019.

Les <i>Stukas</i>, une arme nouvelle aux mains des nazis L’essor de la Luftwaffe Dès l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir le 30 janvier 1933, le réarmement de l’Allemagne est engagé. La constitution d’une puissante armée de l’air, la Luftwaffe, sous la direction de Hermann Göring, en est un élément essentiel, de sorte qu’à partir de 1933, de nombreux types d’appareils sont créés par le complexe militaro-industriel. L’un des grands projets développés par les nazis a été l’élaboration d’un nouveau type d’avion bombardier, capable de plonger en piqué sur des objectifs limités et de petite taille : le Stuka (abréviation de « Sturzkampfflugzeug »). Parmi tous les modèles imaginés par les ingénieurs allemands dans les années 1930, le Junkers 87 est le plus célèbre. Les attaques des Stukas Le premier cliché, pris depuis le cockpit d’un Stuka lors de la campagne de France (10 mai-22 juin 1940), illustre bien la technique d’attaque des Stukas : ils opéraient en escadrilles d’une trentaine d’avions répartis en plusieurs ensembles. Stuka et Blitzkrieg

Le sacre de Napoléon | Histoire et analyse d'images et oeuvres José CABANIS, Le Sacre de Napoléon, Paris, Gallimard, coll. « Trente jours qui ont fait la France », 1970, réed. coll. « Folio Histoire », 1994. François FURET, La Révolution 1770-1880 : de Turgot à Jules Ferry, Paris, Hachette, 1998, réed. coll. « Pluriel », 1992. Antoine SCHNAPPER, Jacques-Louis David. 1748-1825, catalogue de l’exposition, Louvre, Versailles, musée national du château, Paris, RMN, 1989. Jean TULARD, Napoléon : le pouvoir, la nation, la légende, Paris, Livre de poche, 1997. Jean TULARD (dir.), L’Histoire de Napoléon par la peinture, Paris, Belfond, 1991. COLLECTIF, Procès-verbal de la cérémonie du sacre et du couronnement de Napoléon, Paris, Imprimerie nationale, 1993. Jérémie BENOÎT, « Le sacre de Napoléon », Histoire par l'image [en ligne], consulté le 11 octobre 2021.

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