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Agriculture : face à la solidarité forcée, le retour de la solidarité volontaire

Agriculture : face à la solidarité forcée, le retour de la solidarité volontaire
Par Jonathan Dubrulle. En aliénant les exploitants à la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et en planifiant une agriculture productiviste et individualiste par la Politique Agricole Commune (PAC), les pouvoirs publics ont mis à mal une société rurale organique. Heureusement, grâce à l’utilisation des réseaux sociaux et par l’émergence de nouvelles applications, une libre coopération 3.0 semble émerger chez les agriculteurs. Les sillons harmonieux de la solidarité volontaire Face aux aléas, l’individu seul semble bien désemparé. Durant l’Ancien Régime, les professions s’organisent en corporations, qui se réduisent souvent à une même ville. À la Révolution, la loi Le Chapelier du 14 juin 1791 lutte contre ces corporations en interdisant leur association. La liberté d’association s’en trouve dès lors bafouée, avec une solution autoritaire pour contrer le dirigisme professionnel. Les professions agricoles, soumises à de nombreux aléas, s’organisent elles aussi en mutuelles. Related:  solidaritéM22.GE.Solidarité : La solidarité est-elle un levier pour un développement plus durable ?

Solidarités articulé autour du déclenchement de rencontres surprenantes avec des inconnus aimables. Pourtant, même si elles remettent en cause notre conception de la solidarité, ces nouvelles pratiques ne peuvent être simplement identifiées sous la figure du don. Le monde des participants aux sites collaboratifs diffère ainsi grandement du monde du «don moderne » , tel qu''il a pu être décrit par Godbout autour de son exemple central des Alcooliques Anonymes3. Alors que ces derniers cherchent à ne pas se montrer en public et rompent avec le narcissisme, les donneurs du numérique signent parfois leur contribution sur le mode de la prouesse. Alors que les groupes d''entraide traditionnels aiment à passer du temps à perte, considérant que «les personnes ne sont pas des dossiers » , les contributeurs des communautés virtuelles de partage ont une sensibilité forte aux jugements techniques d''efficacité4. Une réponse à un tournant néolibéral

Document 5 : L'Affaire du siècle bat des records Politis et le groupe de journalistes sur le climat constitué avec Mediapart, Basta !, Reporterre et la revue Projet l’annonçaient le 28 novembre en publiant des articles conjoints sur l’impact du réchauffement ici et maintenant : les actions en justice pour le climat vont se multiplier en France. À lire aussi >> Notre dossier « La justice climatique monte au front » Après le recours déposé par le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, pour défendre sa ville qui subit l’impact du changement climatique, quatre ONG ont attaqué l’État le 17 décembre pour inaction climatique. L'appel « L'Affaire du siècle » qui accompagne le recours déposée par quatre ONG devant l’État pour inaction climatique rencontre un énorme succès avec plus de 1,5 million de signatures récoltées en 48 heures. Marie Toussaint : Plus de 1,5 million de signatures, c'est une vague civique. Cette vague citoyenne pour défendre le climat survient alors que 2018 est l'année la plus chaude jamais enregistrée. Nous l'espérons.

Cofarming : quand la "sharing economy" bouscule le monde agricole Échanger des expériences et des compétences avec Agrifind, des données via Farmleap, voire des machines agricoles grâce à WeFarmUp ou des terrains dans Echangeparcelle... Dans le sillon de l'essor des AgriTech, l'économie collaborative perce aussi dans le secteur agricole. En France comme à l'étranger, une pluralité de plateformes y surgissent depuis quelques années proposant aux agriculteurs de nouveaux types de relations non seulement avec les consommateurs, mais aussi entre professionnels. "Entre agriculteurs, la solidarité a une longue tradition. Les coopératives, nées de la crise de 1929 afin de massifier les achats et les ventes, n'ont fait que s'ajouter à l'entraide agricole, bien plus ancienne. C'est peut-être pour cette raison que l'économie collaborative s'est dans l'agriculture imposée surtout sous la forme B2B, ajoute-t-il. Un moyen pour accélérer la transformation des fermes La récente crise du secteur en France y a d'ailleurs sans doute contribué :

Document 4 : Ni aéroport, ni gaz de schiste À Notre-Dame-des-Landes (44) le samedi 27 février, les opposant·e·s au projet d’aéroport ont décidé d’afficher leur refus déterminé face à l’expulsion, prononcée par le Tribunal Administratif de Nantes le 25 janvier, des onze familles résistantes et encore présentes sur la ZAD. Ensemble, nous dénoncerons, preuves à l’appui, les malversations et mensonges de la Direction Générale de l’Aviation civile (DGAC), des élu·e·s favorables au projet et de l’État. François Hollande doit choisir : respecter les engagements pris lors de la COP 21 et abandonner le projet d’aéroport ou renoncer à toute action ambitieuse sur le climat. Nous rappelons que ce projet détruira fermes paysannes, pâturages, maraîchages, zones humides… un bocage fertile en biodiversité, pour les bétonner et générer davantage d’émissions de gaz à effet de serre, ce qui est en contradiction totale avec les engagements pris lors de la COP 21.

La solidarité, ou le mantra indéfinissable de l’Union européenne Aujourd’hui dévoyé, le terme de solidarité est peu à peu devenu un « mot-valise » qui inspire et justifie toutes sortes de politiques publiques dans les démocraties occidentales (politiques environnementales, sociales, économiques, etc.). La solidarité représente un paradoxe : employée dans tous les milieux pour parler d’à peu près tout, aucune définition unique ne permet d’en rendre compte. Elle est invoquée à la fois comme une condition de l’ordre et de la cohésion sociale, comme l’objectif de toute organisation politique, et comme la justification de l’action politique et économique des États. Le modèle européen à l’épreuve La construction européenne est un des exemples récents de la surutilisation du concept de solidarité. À la différence de la générosité qui concerne une action désintéressée, la solidarité combine altruisme et égoïsme, et repose donc sur un calcul. Être ou se sentir solidaire Avant d’être un mécanisme de redistributions financières, la solidarité est un sentiment.

Document 3 : Inventer la solidarité écologique © C. Magdelaine / notre-planete.info Des sicaires inconséquents liquident la biodiversité et dégradent notre environnement. Face aux multiples simulacres de secours apportés par les chantres du développement durable qu'il faut définitivement appeler développement soutenable, la tentation est grande de participer aux exercices d'indignation. Penser la biosphère qui nous porte et la solidarité de toute vie Bien avant les premières images spatiales de la planète bleue, à l'aube du XXe siècle, le géologue autrichien Eduard Suess, inventeur des enveloppes géologiques de la terre (atmosphère, hydrosphère, lithosphère, biosphère), soulignait combien la vie est un phénomène limité non seulement dans l'espace mais aussi dans le temps. La solidarité écologique est l'étroite interdépendance des êtres vivants, entre eux et avec les milieux naturels. La solidarité écologique : Ce lien qui nous oblige Publicité ▴ La solidarité écologique est autour de nous, en nous et entre nous. Auteurs

Accueil de réfugiés et demandeurs d'asile à Paris : le XVIe se rebiffe (un peu) Aucun bâtiment appartenant à la ville de Paris ne doit rester vide : c’est le principe qui prime dans la capitale administrée par Anne Hidalgo. En septembre, lors de l’inauguration d’un centre d’hébergement temporaire dans une ancienne caserne de gendarmerie du XVIe arrondissement, l’adjoint à la maire de Paris en charge du logement, Ian Brossat, l’a martelé. Puisque la caserne Exelmans était inoccupée et le restera jusqu’à la fin 2020, date à laquelle elle doit être transformée en logements sociaux, la préfecture d’Ile-de-France a décidé de l’utiliser comme centre d’hébergement pour réfugiés et demandeurs d’asile, avec l’assentiment de la mairie de Paris. A lire aussi Chic, 176 logements HLM en plein XVIe arrondissement parisien Il y a un mois, le centre a donc été ouvert et héberge pour l’instant 230 personnes pour une capacité de 300 places, dont 50 sont réservées aux familles. A lire aussi «Panique dans le XVIe» : autopsie d’une émeute bourgeoise

Document 2 : Collectifs et développement durable des territoires ruraux en Amérique latine 1Depuis le milieu des années 1980, les campagnes d’Amérique latine ont subi de profondes mutations. Alors que le développement constant de l’agro-industrie a entraîné la prolétarisation croissante des populations paysannes (Kay, 2006), l’activité des plus petites exploitations est passée d’une production centrée sur la satisfaction des besoins alimentaires domestiques et locaux à une production spécialisée (brocolis, fleurs, mangues, soja, palme africaine, etc.) symbolique de la subordination des agriculteurs familiaux aux grandes sociétés agro-industrielles (Guibert et Sili, 2011 ; Mesclier et al., 2013 ; Martínez, 2015). Cette situation a provoqué une perte importante d’agro-biodiversité dans de nombreuses régions alors que la multiplication des projets miniers n’a cessé de mettre à mal les ressources naturelles (Martínez-Alier et al., 2016). 4Pour cela, l’article propose, pour commencer, de discuter la notion de collectif. Source : Philcarto. Auteur : N. Auteur : C.

#CoFarming : l'économie collaborative version agricole jeu. 11 janvier 2018 à 06:03 • Gilles Cavalli • Terre-net Média Qu'est-ce que le #CoFarming ? Alors que se tiendra le 25 janvier à Paris le premier #CofarmingFest, voici la réponse apportée dans une tribune proposée par Gilles Cavalli, cofondateur de Agrifind et vice-président de l’association #CoFarming. Le 1er #CofarmingFest se tiendra le 25 janvier 2018 à Paris. À cette occasion, Gilles Cavalli (cofondateur d'Agrifind) explique ce qu'est le cofarming, en insistant sur l'économie collaborative version agricole et les opportunités pour les agriculteurs. « Le #Cofarming peut se résumer à "faire ensemble en réseau au sein du monde agricole, à l’aide du numérique, dans le but d’accroître la performance globale des exploitations." L’économie collaborative inventée par les agriculteurs ? Échanger du fourrage, un tracteur ou une compétence en couvert végétal... L’économie collaborative version agricole Le bénéfice de l’usage est privilégié par rapport à la propriété. Cela se traduit par :

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