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Six moments de l'invention du monde

Six moments de l'invention du monde
Pour déterminer si la mondialisation est un phénomène nouveau ou ancien, il est indispensable de dégager les dynamiques issues des grandes phases, géographiques et historiques, qui ont vu les mises en relations des différents lieux de la planète. Six moments-clés peuvent être dégagés… La mondialisation est-elle récente ou ancienne, émergente ou déjà obsolète ? 1 La mise en relation des sociétés de la planète (de - 10000 à 1400) Le « bouclage » de la planète par les grandes découvertes des Européens à la fin du xve siècle doit être relativisé dans son importance. 2 L’incorporation forcée dans des empires d’échelle mondiale (1492-1885) À la fois contemporaine de la phase précédente et postérieure à elle, celle de la colonisation de la planète par un nombre restreint d’empires interagissant entre eux caractérise ce deuxième moment. 3 La mise en place d’un espace mondial des échanges (1849-1914) 4 La résistance victorieuse des États (1914-1989) 6 La société-Monde comme enjeu (1989-) (1) C. Related:  La mondialisation en fonctionnementla mondialisation en fonctionnementJacques Lévy*docs

Qu'est-ce que la mondialisation ? Sylvie Brunel Depuis le début des années 1990, la « mondialisation » désigne une nouvelle phase dans l’intégration planétaire des phénomènes économiques, financiers, écologiques et culturels. Un examen attentif montre que ce phénomène n’est ni linéaire ni irréversible. « Avant, les évènements qui se déroulaient dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Depuis, ils sont tous dépendants les uns des autres. » La constatation est banale, hormis le fait que celui qui la formule, Polybe, vivait au IIe siècle avant J.-C. ! Dès l’Empire romain, une première mondialisation s’est organisée autour de la Méditerranée. Mais le processus n’est pas linéaire : la Première Guerre mondiale puis la grande dépression des années 1930 suscitent la montée des nationalismes étatiques, une fragmentation des marchés, le grand retour du protectionnisme. • L’internationalisation, c'est-à-dire le développement des flux d’exportation ; D’abord et avant tout une globalisation financière L'avènement des doctrines libérales Notes

Réseaux et frontières: Internet aux marges C’était il y a vingt ans. Les Cahiers du CREPIF rendaient compte d’un colloque sur la communication électronique [1] Cahiers du CREPIF, n° 8, novembre 1984. [1] . Dans l’introduction Jean Bastié s’interrogeait : «…le progrès technique se précipite… Comment tirer le maximum de parti de cette avalanche d’informations et chacun sera-t-il capable de les sélectionner?». La géographie semblait alors très discrète sur les incidences des nouvelles technologies d’information et de communication alors qu’aux États-Unis le protocole Internet était déjà en vigueur depuis dix ans et que les militaires venaient de livrer leur réseau ARPANET aux civils, scientifiques et universitaires. C’était il y a dix ans, en 1995 : les Annales innovaient parmi les grandes revues géographiques en consacrant un numéro thématique aux «Réseaux de communication», signe de l’intérêt des géographes pour la révolution que l’on n’appelait pas encore «numérique» [2] Annales de géographie, n° 585-586, sept.

Redécoupage territorial: et si on redessinait la France à la carte? La grande passion française pour la délimitation de périmètres territoriaux –ou charcutage– est de retour. François Hollande a relancé, lors de sa conférence de presse du 14 janvier, la grande partie de puzzle territorial en affirmant que le nombre de régions «peut évoluer». Le député de l'Essonne et porte-parole du groupe PS à l’Assemblée Thierry Mandon a précisé le lendemain que de 22, le nombre de régions métropolitaines pourrait passer à une quinzaine. Pour les géographes que nous avons interrogés, revoir le découpage des régions françaises n’est pas forcément une mauvaise chose. Qu’est-ce qu’une région? «Ce qui fait "région", analyse le géographe, ce n'est pas l'institution régionale mais les relations (économiques, sociales, culturelles) entre la capitale régionale et les territoires environnants. «Politiquement, les régions sont d'ailleurs aujourd'hui relativement marginalisées par rapport à la montée en puissance des grandes villes et à l'institutionnalisation des métropoles.»

Intro, regards croisés sur la mondialisation Cahier du GEMDEV n°26 Regards croisés sur la mondialisation Juin 1998 ISSN : 0989-9057, 734 pages - Epuisé Introduction de Michel Beaud Depuis quelques années, le mot mondialisation est en vogue. Il fait florès dans les médias, sert d'argument dans le discours politique et intéresse les éditeurs en sciences sociales. Cette mode peut en partie s'expliquer par l'émergence de réalités nouvelles qui marquent les dernières décennies de ce siècle : Internet, la globalisation financière, la fin de la tripartition du monde du dernier après-guerre, les atteintes à la couche d'ozone et les annonces de possibles changements climatiques résultant des activités humaines... Il faut donc regarder de plus près. La réflexion actuelle sur ce champ, ces questions, ces analyses, dont sont porteuses les contributions publiées dans ce Cahier, s'inscrit dans la continuité d'un ensemble de travaux menés au sein du GEMDEV depuis sa fondation en 1983. C'est à la suite du colloque « Vers quel ordre mondial ?

Les réfugiés écologiques En liant la question de la population et celle de l'environnement, un des sujets importants et source de réflexion, on aborde la relation entre migration et environnement. On parle à ce propos de réfugiés écologiques ou de réfugiés de l'environnement. C'est l'idée que les conditions de vie des populations, à un instant donné, ne leur permettent pas de survivre et les obligent à quitter leur territoire pour aller ailleurs. Cela pose des problèmes qui peuvent être très difficiles.

La carte des pays qui n'utilisent pas Facebook Des cartes qui montrent la pénétration et les usages de Facebook et des réseaux sociaux dans le monde, il y en a des dizaines, dont certaines sont presque artistiques. D’où l’idée de proposer une vision quelque peu différente: celle des endroits sur la planète où Facebook n’a pas encore réussi à conquérir les foules. Des cartes qui montrent la pénétration et les usages de Facebook et des réseaux sociaux dans le monde, il y en a des dizaines, dont certaines sont presque artistiques. C’est ce que propose FlowingData, reprenant une carte réalisée par Ian Wojtowicz, la « UnFacebook Map », un étudiant en arts graphiques, qui a utilisé pour cela une carte de la NASA montrant la Terre de nuit. Comme le rappelle RWW, Facebook est bloqué en Chine depuis 2009, ce qui n’empêche pas plus de 530.000 chinois d’être membres du réseau par des moyens détournés. (source)

La mobilité comme bien public Lorsque, en 2003, sur la suggestion de François Ascher, nous lancions le débat sur le droit à la mobilité dans le cadre du colloque de Cerisy Les sens du mouvement [1], nous touchions un point sensible. Il existe en effet des courants importants du débat public qui adoptent la position exactement inverse en affirmant un devoir de non-mobilité. Ces courants considèrent que la proximité est une commandement moral et que la mobilité est un mal en soi. Faisant comme si la mobilité était en elle-même un danger pour la nature, ils stigmatisent tous les transports à longue distance, sans insister sur les déplacements en automobile, pour l’essentiel intra-urbains, qui produisent pourtant bien plus de dioxyde de carbone. Droit à la mobilité vs droit à l’immobilité Un autre point de vue lui aussi apparemment contraire au droit à la mobilité mérite d’être signalé : le droit à l’immobilité [2]. Qu’en est-il donc du droit à la mobilité ? La mobilité ne se limite pas aux déplacements

Jacques Lévy • Les mondes des anti-Monde. Jacques Lévy Ce qu’il est convenu d’appeler le « mouvement anti-mondialisation » (Mam) est un ensemble complexe de discours et d’actions. Je l’ai très modestement approché par la lecture de deux ans (janvier 1999-janvier 2001) du Monde Diplomatique, un mensuel qui apparaît assez centrale sur cet objet. D’une part, ses éditions française et étrangères sont très diffusées dans les milieux liés à ce mouvement. D’autre part, c’est de la rédaction de cette publication qu’est partie, en 1997, le mouvement Attac (d’abord : Association pour une Taxe Tobin et d’Aide aux Citoyens, puis : Association pour la Taxation des Transactions et d’Aide aux Citoyens. Notons cependant que, malgré son internationalisation réussie, notamment en Amérique Latine, Le Monde Diplomatique reste une réalité d’abord française. Cela posé, la mondialisation est un thème de plus en plus présent dans la production du « Diplo ». Cinq lignes d’attaque. Contre le capitalisme. Contre la mondialisation. Contre les États-Unis.

Ikea, la mondialisation vue de l'intérieur En 70 ans, Ikea s'est imposé dans 41 pays. La marque suédoise connaît mieux que personne les habitudes domestiques de ses millions de clients. M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Par Laure Belot Quel est l'ouvrage le plus publié au monde après la Bible et le Petit Livre rouge ? Et pourtant, personne n'est au courant : dimanche 28 juillet, le fabricant de meubles suédois fêtera ses 70 ans. Il est vrai que le fringant septuagénaire, au capital sympathie certain – allez trouver ailleurs un canapé convertible à 131 euros ! Faut-il y voir un lien ? Les informations enfin obtenues sont saisissantes. Premier constat : telle la Grande Muraille de Chine visible de la lune, Ikea marque déjà la planète de son empreinte. Une mécanique marketing bigrement efficace : prix abordables, astuces foisonnantes, lignes épurées... les 9 000 produits maison ont révolutionné l'habitat jeune et moderne de la fin du xxe siècle. Le jeu de la mondialisation en quatre familles, donc.

L’indice Big Mac Depuis 1986, le magazine britannique The Economist publie un indice permettant de comparer le coût de la vie dans différents pays. Cet indice porte sur un seul produit bien particulier : le hamburger Big Mac de Mac Donald’s. Explications. Un indice de référence Au départ, c’est une boutade de quelques journalistes du très sérieux magazine The Economist. Des monnaies sous-évaluées L’indice Big Mac permet de savoir si une monnaie est sous-évaluée ou sur-évaluée par rapport au dollar, à l’euro, à la livre, au yen et au yuan. Le taux de change fictif Ils appliquent ensuite ce pourcentage de sous-évaluation ou surévaluation au taux de change réel et calculent ainsi un taux de change fictif. De ces résultats, le magazine tire le schéma suivant retraçant les principales monnaies sous-évaluées et surévaluées. Les comparaisons de salaires nécessaires pour se payer un Big Mac L’indice Big Mac a essuyé de vives critiques du fait de son excessive simplicité.

La ville est le développement durable Le paradigme du développement durable, tel qu’il est défini dans le rapport Brundtland (1987) doit d’abord être compris comme un cadre de débats dont seuls les principes généraux sont explicités. Ce cadre ouvre une large palette de débats publics non seulement sur sa mise en œuvre, mais aussi sur les schèmes d’actions qui peuvent découler de ses valeurs fondatrices. Il contient donc une composante procédurale essentielle qui est indissociable du projet qu’il inclut : permettre l’appropriation par tous les acteurs, à toutes les échelles, d’un questionnement mondial sur le problème du développement. Les deux versants de la conscience écologique Cela étant posé, il serait contestable d’occulter la composante substantielle du paradigme du développement durable. Figure 1. En effet, dans la colonne centrale, la ville fait partie des expressions critiquables par principe puisqu’elle manifeste une intervention indue (« impact ») sur la nature. Modèles d’urbanité et développement durable

L’État social et la mondialisation - La vie des idées La plupart des commentateurs sont d’accord sur un constat : le mouvement contre la réforme des retraites est le signe de la réticence de la société française à accepter les effets de la mondialisation. Quels sont ces effets ? La protection sociale coûte cher et pèse sur la compétitivité des entreprises et, en clair, cela signifie que le fait que les salariés français bénéficient de retraites décentes, d’une éducation gratuite et d’un accès aux soins qui le demeure en principe également, entre dans les coûts des biens et des services produits en France et qui, de ce fait, ne peuvent rivaliser sur les marchés avec des produits et des services venant de pays dont la protection sociale est inexistante. La seule solution serait donc de couper dans les dépenses sociales, de réduire les déficits publics qu’elles entraînent, et de restaurer par ces moyens douloureux mais indispensables la compétitivité de notre pays sur le marché mondial. Les « avantages acquis » Pourquoi l’État social ?

Le nouveau visage féminin de la migration LE MONDE | • Mis à jour le | Par Alexandra Geneste New York (Nations unies), correspondante. "La migration porte un visage humain, et c'est celui d'une femme." La formule est de Babatunde Osotimehin, directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Selon les dernières données disponibles, rendues publiques par la Division de la population des Nations unies en 2010, les femmes représentent aujourd'hui 49 % des plus de 214 millions de migrants internationaux dans le monde. Babatunde Osotimehin est déterminé à ce que "les migrants soient traités comme des êtres humains, pas comme des nombres".

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