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Six moments de l'invention du monde

Six moments de l'invention du monde
Pour déterminer si la mondialisation est un phénomène nouveau ou ancien, il est indispensable de dégager les dynamiques issues des grandes phases, géographiques et historiques, qui ont vu les mises en relations des différents lieux de la planète. Six moments-clés peuvent être dégagés… La mondialisation est-elle récente ou ancienne, émergente ou déjà obsolète ? 1 La mise en relation des sociétés de la planète (de - 10000 à 1400) Le « bouclage » de la planète par les grandes découvertes des Européens à la fin du xve siècle doit être relativisé dans son importance. 2 L’incorporation forcée dans des empires d’échelle mondiale (1492-1885) À la fois contemporaine de la phase précédente et postérieure à elle, celle de la colonisation de la planète par un nombre restreint d’empires interagissant entre eux caractérise ce deuxième moment. 3 La mise en place d’un espace mondial des échanges (1849-1914) 4 La résistance victorieuse des États (1914-1989) 6 La société-Monde comme enjeu (1989-) (1) C. Related:  la mondialisation en fonctionnement

Réseaux et frontières: Internet aux marges C’était il y a vingt ans. Les Cahiers du CREPIF rendaient compte d’un colloque sur la communication électronique [1] Cahiers du CREPIF, n° 8, novembre 1984. [1] . Dans l’introduction Jean Bastié s’interrogeait : «…le progrès technique se précipite… Comment tirer le maximum de parti de cette avalanche d’informations et chacun sera-t-il capable de les sélectionner?». La géographie semblait alors très discrète sur les incidences des nouvelles technologies d’information et de communication alors qu’aux États-Unis le protocole Internet était déjà en vigueur depuis dix ans et que les militaires venaient de livrer leur réseau ARPANET aux civils, scientifiques et universitaires. C’était il y a dix ans, en 1995 : les Annales innovaient parmi les grandes revues géographiques en consacrant un numéro thématique aux «Réseaux de communication», signe de l’intérêt des géographes pour la révolution que l’on n’appelait pas encore «numérique» [2] Annales de géographie, n° 585-586, sept.

Intro, regards croisés sur la mondialisation Cahier du GEMDEV n°26 Regards croisés sur la mondialisation Juin 1998 ISSN : 0989-9057, 734 pages - Epuisé Introduction de Michel Beaud Depuis quelques années, le mot mondialisation est en vogue. Il fait florès dans les médias, sert d'argument dans le discours politique et intéresse les éditeurs en sciences sociales. Cette mode peut en partie s'expliquer par l'émergence de réalités nouvelles qui marquent les dernières décennies de ce siècle : Internet, la globalisation financière, la fin de la tripartition du monde du dernier après-guerre, les atteintes à la couche d'ozone et les annonces de possibles changements climatiques résultant des activités humaines... Il faut donc regarder de plus près. La réflexion actuelle sur ce champ, ces questions, ces analyses, dont sont porteuses les contributions publiées dans ce Cahier, s'inscrit dans la continuité d'un ensemble de travaux menés au sein du GEMDEV depuis sa fondation en 1983. C'est à la suite du colloque « Vers quel ordre mondial ?

Qu'est-ce que la mondialisation ? - Sylvie Brunel, article Géographie Depuis le début des années 1990, la « mondialisation » désigne une nouvelle phase dans l’intégration planétaire des phénomènes économiques, financiers, écologiques et culturels. Un examen attentif montre que ce phénomène n’est ni linéaire ni irréversible. « Avant, les évènements qui se déroulaient dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Depuis, ils sont tous dépendants les uns des autres. » La constatation est banale, hormis le fait que celui qui la formule, Polybe, vivait au IIe siècle avant J.-C. ! Dès l’Empire romain, une première mondialisation s’est organisée autour de la Méditerranée. Mais le processus n’est pas linéaire : la Première Guerre mondiale puis la grande dépression des années 1930 suscitent la montée des nationalismes étatiques, une fragmentation des marchés, le grand retour du protectionnisme. • L’internationalisation, c'est-à-dire le développement des flux d’exportation ; D’abord et avant tout une globalisation financière L'avènement des doctrines libérales Notes

Jacques Lévy • Les mondes des anti-Monde. Jacques Lévy Ce qu’il est convenu d’appeler le « mouvement anti-mondialisation » (Mam) est un ensemble complexe de discours et d’actions. Je l’ai très modestement approché par la lecture de deux ans (janvier 1999-janvier 2001) du Monde Diplomatique, un mensuel qui apparaît assez centrale sur cet objet. D’une part, ses éditions française et étrangères sont très diffusées dans les milieux liés à ce mouvement. D’autre part, c’est de la rédaction de cette publication qu’est partie, en 1997, le mouvement Attac (d’abord : Association pour une Taxe Tobin et d’Aide aux Citoyens, puis : Association pour la Taxation des Transactions et d’Aide aux Citoyens. Notons cependant que, malgré son internationalisation réussie, notamment en Amérique Latine, Le Monde Diplomatique reste une réalité d’abord française. Cela posé, la mondialisation est un thème de plus en plus présent dans la production du « Diplo ». Cinq lignes d’attaque. Contre le capitalisme. Contre la mondialisation. Contre les États-Unis.

La carte des pays qui n'utilisent pas Facebook Des cartes qui montrent la pénétration et les usages de Facebook et des réseaux sociaux dans le monde, il y en a des dizaines, dont certaines sont presque artistiques. D’où l’idée de proposer une vision quelque peu différente: celle des endroits sur la planète où Facebook n’a pas encore réussi à conquérir les foules. Des cartes qui montrent la pénétration et les usages de Facebook et des réseaux sociaux dans le monde, il y en a des dizaines, dont certaines sont presque artistiques. C’est ce que propose FlowingData, reprenant une carte réalisée par Ian Wojtowicz, la « UnFacebook Map », un étudiant en arts graphiques, qui a utilisé pour cela une carte de la NASA montrant la Terre de nuit. Comme le rappelle RWW, Facebook est bloqué en Chine depuis 2009, ce qui n’empêche pas plus de 530.000 chinois d’être membres du réseau par des moyens détournés. (source)

L’État social et la mondialisation - La vie des idées La plupart des commentateurs sont d’accord sur un constat : le mouvement contre la réforme des retraites est le signe de la réticence de la société française à accepter les effets de la mondialisation. Quels sont ces effets ? La protection sociale coûte cher et pèse sur la compétitivité des entreprises et, en clair, cela signifie que le fait que les salariés français bénéficient de retraites décentes, d’une éducation gratuite et d’un accès aux soins qui le demeure en principe également, entre dans les coûts des biens et des services produits en France et qui, de ce fait, ne peuvent rivaliser sur les marchés avec des produits et des services venant de pays dont la protection sociale est inexistante. La seule solution serait donc de couper dans les dépenses sociales, de réduire les déficits publics qu’elles entraînent, et de restaurer par ces moyens douloureux mais indispensables la compétitivité de notre pays sur le marché mondial. Les « avantages acquis » Pourquoi l’État social ?

Ikea, la mondialisation vue de l'intérieur En 70 ans, Ikea s'est imposé dans 41 pays. La marque suédoise connaît mieux que personne les habitudes domestiques de ses millions de clients. M le magazine du Monde | • Mis à jour le | Par Laure Belot Quel est l'ouvrage le plus publié au monde après la Bible et le Petit Livre rouge ? Et pourtant, personne n'est au courant : dimanche 28 juillet, le fabricant de meubles suédois fêtera ses 70 ans. Il est vrai que le fringant septuagénaire, au capital sympathie certain – allez trouver ailleurs un canapé convertible à 131 euros ! Faut-il y voir un lien ? Les informations enfin obtenues sont saisissantes. Premier constat : telle la Grande Muraille de Chine visible de la lune, Ikea marque déjà la planète de son empreinte. Une mécanique marketing bigrement efficace : prix abordables, astuces foisonnantes, lignes épurées... les 9 000 produits maison ont révolutionné l'habitat jeune et moderne de la fin du xxe siècle. Le jeu de la mondialisation en quatre familles, donc.

Critiques politiques de la mondialisation Jean-François Bayart : Elle n'est pas mondiale, c'est évident. D'une part, de larges parties du monde restent à l'écart ou, pour le moins, en profond décalage avec ce qui constitue le coeur de la globalisation. Je pense par exemple à la Chine ou à la Russie profondes. D'autre part, même des individus situés dans les pays qui en sont au centre ont un rapport ambivalent à ce processus, fait simultanément d'appropriation et de rejet. La globalisation n'est pas non plus libérale au sens où elle n'est pas l'avènement d'un mode de fonctionnement du monde fidèle aux principes du libéralisme : elle s'accompagne de pratiques coerci tives, de barrières aux échanges, de secteurs protégés, etc. La mondialisation contemporaine, dites-vous, est l'héritière directe du XIXe siècle. J. C'est au XIXe siècle que se consomment un certain nombre de grands massacres organisateurs du monde contemporain : l'extermi nation des Indiens en Amérique du Nord, celle des Aborigènes en Australie. J. J. J. J. J. J. J. J. J.

L’indice Big Mac Depuis 1986, le magazine britannique The Economist publie un indice permettant de comparer le coût de la vie dans différents pays. Cet indice porte sur un seul produit bien particulier : le hamburger Big Mac de Mac Donald’s. Explications. Un indice de référence Au départ, c’est une boutade de quelques journalistes du très sérieux magazine The Economist. Des monnaies sous-évaluées L’indice Big Mac permet de savoir si une monnaie est sous-évaluée ou sur-évaluée par rapport au dollar, à l’euro, à la livre, au yen et au yuan. Le taux de change fictif Ils appliquent ensuite ce pourcentage de sous-évaluation ou surévaluation au taux de change réel et calculent ainsi un taux de change fictif. De ces résultats, le magazine tire le schéma suivant retraçant les principales monnaies sous-évaluées et surévaluées. Les comparaisons de salaires nécessaires pour se payer un Big Mac L’indice Big Mac a essuyé de vives critiques du fait de son excessive simplicité.

La fin de la souveraineté ? - La vie des idées Le monde serait-il devenu plat et vide de toute souveraineté ? Ce lieu commun, répété à l’envi par les exégètes de la mondialisation, est tout simplement faux, selon le géographe John Agnew. La souveraineté se déterritorialise mais ne disparaît point : telle est la conclusion de son dernier livre. Recensé : John Agnew, Globalization and Sovereignty, New York, Rowman and Littelfield, 2009. « Beaucoup de ce qui s’écrit sur la mondialisation semble partir du principe qu’on parvient rarement à la célébrité par la vertu de la litote ». En prenant pour cibles certaines visions de la mondialisation, que le travail de Thomas Friedman représente sans doute le mieux (« La terre est plate est un excellent titre pour un livre, mais cela ne rend pas du tout compte de la manière dont le monde fonctionne vraiment »), Agnew avance que la dernière phase de mondialisation a marqué une sorte de réorganisation des niveaux de souveraineté, mais en aucun cas la fin de celle-ci.

Les réfugiés écologiques En liant la question de la population et celle de l'environnement, un des sujets importants et source de réflexion, on aborde la relation entre migration et environnement. On parle à ce propos de réfugiés écologiques ou de réfugiés de l'environnement. C'est l'idée que les conditions de vie des populations, à un instant donné, ne leur permettent pas de survivre et les obligent à quitter leur territoire pour aller ailleurs. Cela pose des problèmes qui peuvent être très difficiles.

Rencontre avec Christian Grataloup / L'invention des continents Cartes et planisphères sont le produit d’une histoire essentiellement occidentale. A l’heure de la mondialisation, le découpage du Monde en cinq continents est devenu une représentation erronée. Dans son petit bureau de l’Institut de géographie de la rue Saint-Jacques à Paris, Christian Grataloup est intarissable. Si cela continue, il va rater le train qu’il doit prendre pour aller donner une conférence à Lille. « Il est indispensable de décentrer notre regard », affirme-t-il. Et de fait, C. Car C. Notre géohistorien, donc, vient de sortir un nouveau livre, L’Invention des continents, dans lequel il livre une lecture critique de la découpe des continents telle qu’elle est canonisée sur nos planisphères. On voit bien l’enjeu d’une telle démarche. Quand et comment la représentation des continents émerge-t-elle ? Cette représentation émerge dans l’Antiquité méditerranéenne. C’est au Moyen Age que l’on commence à construire les premières mappemondes que l’on appelle « T dans O » .

La grande rupture du commerce mondial Thèmes et idéesNos invitésNos analysesÉmissions Les incontournables Est-il vraiment rentable d'investir dans l'immobilier ? Ghislain Deslandes Mobiliser l'intuition pour décider : de Bergson à Mintzberg Guillaume Duval Emploi, formation, code du travail Thibault Le Texier Le maniement des hommes : Taylor, et après ? Accueil > Nos émissions > Le graphique > La grande rupture du commerce mondial La grande rupture du commerce mondial Partager TéléchargerRegarder plus tardEn savoir plus Nous vivons actuellement une nouvelle rupture pour le commerce mondial qui préfigure l’entrée dans une nouvelle ère de la mondialisation. Mots clés : Economie mondiale, Mondialisation, Commerce international, Exportations, Commerce mondial, Echanges extérieurs Ceux qui ont aimé ont aussi apprécié Olivier Passet L'euthanasie rampante des épargnants Kathryn McFarland Téléphonie mobile : l'industrie mondiale Olivier Passet Pourquoi les Etats-Unis font chuter délibérément le prix du pétrole Les dernières émissions Twitter x x

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