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Les fausses informations scientifiques sont des “fake news” comme les autres

Les fausses informations scientifiques sont des “fake news” comme les autres
L’information scientifique mérite, au même titre que l’information judiciaire, sociétale, sportive ou politique, d’être questionnée, investie, et traitée par des journalistes dédiés. Malheureusement, elle est parfois reléguée à un rôle secondaire dans les médias généralistes, et ne bénéficie alors pas de la rigueur journalistique accordée à d’autres sujets. Par exemple, de janvier à août 2017, Le Point a publié une chronique hebdomadaire intitulée “Le biomimétisme selon Idriss Aberkane”. Présentée comme un travail de vulgarisation scientifique, cette dernière prétendait “explique[r] en vidéo et par des exemples concrets comment s’inspirer de la nature pour innover durablement”. Ces chroniques sont principalement constituées d’anecdotes décrivant des propriétés surprenantes de certains êtres vivants, et accompagnées de réflexions à prétention philosophique sur la façon dont l’humanité devrait s’en inspirer. Auteurs : Olivier Monod, journaliste. Marc Robinson-Rechavi, professeur, blogueur. Related:  Médias

Explaining science won’t fix information illiteracy. Photo illustration by Slate. Photo by DragonImages/Thinkstock. If you consider yourself to have even a passing familiarity with science, you likely find yourself in a state of disbelief as the president of the United States calls climate scientists “hoaxsters” and pushes conspiracy theories about vaccines. The Trump administration seems practically allergic to evidence. If you are a scientist, this disregard for evidence probably drives you crazy. It seems many scientists would take matters into their own hands by learning how to better communicate their subject to the masses. It’s an admirable goal, but almost certainly destined to fail. Before getting fired up to set the scientific record straight, scientists would do well to first consider the science of science communication. That’s not what he found. The takeaway is clear: Increasing science literacy alone won’t change minds. That’s not to say scientists should return to the bench and keep their mouths shut.

La loi contre les fake news est prête Sur la lutte contre les «fake news», le gouvernement n’a pas traîné. Annoncé par Emmanuel Macron début janvier, lors des vœux du président de la République à la presse, «le texte de loi est quasiment prêt», assure-t-on au ministère de la Culture. Car le cabinet de Françoise Nyssen, chargée de superviser le dossier, y travaille depuis le mois de septembre. Bien qu’émanant de l’exécutif, il sera présenté dans les prochains jours, sous la forme d’une proposition de loi, par le député de la majorité à qui il incombera de le porter. Le texte créera une nouvelle législation. Campagnes Le ministère de la Culture dit avoir étudié les dispositifs existant en Allemagne et au Royaume-Uni et leurs limites. La deuxième disposition concernera les plateformes numériques. «Chiffon rouge» «Le fait de publier le montant de la transaction peut être utile aux médias qui font du fact-checking [vérification des faits, ndlr], souligne-t-on rue de Valois. Jérôme Lefilliâtre

«La science ne saurait avoir de parti-pris». L’appel de 250 scientifiques aux journalistes Le collectif NoFakeScience, qui regroupe une vingtaine de scientifiques et de spécialistes de la vulgarisation, s’alarme du traitement réservé à l’information scientifique dans les médias, souvent dévoyé. Il appelle à un sursaut et souligne l’existence de consensus scientifiques parfaitement établis sur certains sujets. Il est soutenu en cela par près de 230 autres grands noms de la recherche mondiale, qui ont signé cet appel. Ce texte est publié en France en exclusivité par l’Opinion. Il est simultanément publié au Canada par Le Soleil, en Suisse par Heidi.news et en Belgique par La Libre. Nous, scientifiques, journalistes et citoyens préoccupés, lançons un cri d’alerte sur le traitement de l’information scientifique dans les médias, ainsi que sur la place qui lui est réservée dans les débats de société. La santé - La balance bénéfice/risque des principaux vaccins est sans appel en faveur de la vaccination (2,3). L’agriculture Le changement climatique [1] Assemblée Nationale.

Faut-il craindre un retour de la rougeole ? Depuis novembre, 77 cas ont été recensés autour de Bordeaux. En cause, une insuffisance de la couverture vaccinale qui avait permis jusqu’ici d’éradiquer cette maladie. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé Depuis le mois de novembre, 77 cas de rougeole (dont douze hospitalisations) ont été recensés dans l’agglomération bordelaise, émanant d’une épidémie sur le campus universitaire de la ville. L’Agence régionale de santé (ARS) met en garde contre une insuffisance de la couverture vaccinale, notamment en Nouvelle-Aquitaine. [⚠️Alerte sanitaire] Agglomération @Bordeaux : 77 cas de #rougeole recensés sur @BxMetro depuis novembre 2017. La rougeole, qui touche habituellement les très jeunes enfants, concerne cette fois aussi des adultes. 1. La rougeole a trop souvent l’image d’une maladie bénigne, alors qu’elle peut être très grave dans certains cas. La plupart des décès sont dus aux complications de la maladie, explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : 2. 3.

«Loi de fiabilité et de confiance de l’information»: de la transparence, oui, mais à tous les niveaux Les « fake news », tout le monde en parle sans que personne ne sache vraiment ce dont il s’agit. Derrière cette appellation popularisée outre-Atlantique au cours de la dernière campagne présidentielle, se cachent finalement toutes les techniques permettant d'influencer ou de manipuler l'opinion. Vieilles comme la politique, ces techniques se sont simplement adaptées au monde numérique, gagnant ainsi en ampleur et en rapidité. Sujet d'inquiétude du moment, elles sont au cœur du débat politique, on va jusqu’à leur prêter le pouvoir de faire vaciller les démocraties en influençant les électeurs. Regardez l'élection de Donald Trump ! Aujourd'hui, la situation serait différente du fait de l'existence des principales plateformes Internet et des réseaux sociaux, nouveaux intermédiaires entre producteurs et consommateurs d'information. Autre acteur principal, le journaliste a un rôle clé dans cette guerre de l'information. L’influence de l'argent passe également par la publicité.

Le (faux?) scandale des dispositifs médicaux ! Peut-on encore faire confiance aux articles d’investigation du journal Le Monde ? Depuis la publication des articles sur le “scandale” des dispositifs médicaux, je me pose sérieusement cette question tant les procédés utilisés et la présentation du sujet me paraissent critiquables. Tout commence avec un filet de mandarines En 2014, une journaliste hollandaise, Jet Schouten, a tenté de faire certifier un filet à mandarine comme dispositif médical pour lutter contre la descente d’organes. La procédure de certification consiste à obtenir auprès d’un organisme notifié le marquage CE permettant de commercialiser ensuite le dispositif médical partout dans l’Union Européenne. Cette vidéo explicative mise en ligne par le Journal Le Monde tente de montrer combien il est facile d’obtenir un marquage CE. Sauf que plusieurs informations majeures sont absentes et donneraient aux explications de cette vidéo une tonalité assez différente. Non. Voici le premier procédé hautement critiquable.

Science contre fake news, la bataille est engagée Si les rumeurs existent depuis l’Antiquité, le phénomène des « fake news » est apparu plus récemment avec l’essor de nouveaux médias. Le dictionnaire de référence britannique, Collins, a d’ailleurs élu cette expression mot de l’année 2017 et l’a désormais inscrit dans son thésaurus. Nous serions entrés dans une ère de post-vérité où les faits se confondent avec les mensonges. Face à ce danger, venant parfois des plus hautes sphères du pouvoir, les scientifiques tiennent la tranchée. Ainsi, lorsque Donald Trump a eu recours à des fake news pour justifier la sortie des USA de l’accord de Paris, en réponse, un mouvement de contestation a émergé avec l’organisation de Marches pour la Science. À cette occasion, le physicien du CERN James Beacham qui organisait la marche en Suisse a déclaré : « Nous considérons que la [science] bénéficie à l’humanité et qu’elle doit donc être encouragée. La science peut-elle réellement combattre les mensonges et peser dans le débat public ?

Face aux "fake news", l’université au défi de la vulgarisation Partager les résultats de leurs travaux en économie et en droit pour aider le grand public à prendre du recul sur les débats de société, voilà le leitmotiv de deux enseignants-chercheurs de l’université de Strasbourg. Partant du constat que les scientifiques "n’ont jamais produit autant de connaissances" mais que "celles-ci restent encore trop souvent confinées et ésotériques pour la majorité des citoyens", depuis septembre 2017, Philippe Gillig et Fleur Laronze organisent des conférences dans des salles municipales, des lycées ou encore des centres socioculturels sur des sujets d’actualité, comme la loi Travail ou l’immigration. À l’heure où les réseaux sociaux accélèrent la circulation de l’information, offrant une audience à certaines thèses fantaisistes et noyant la parole des scientifiques dans un flux d’opinions diverses et variées, la CPU (Conférence des présidents d’université) voudrait multiplier les initiatives de ce genre.

Clairement distinguer danger et risque. « Risque = Danger x Exposition » | ForumPhyto La confusion entre « danger » et « risque » entraîne la peur. Bien définir ces notions est de la plus haute importance pour des décisions éclairées, sur des bases scientifiques solides. Risque = Danger x Exposition Le « danger » est une caractéristique d’un produit, d’une machine, d’une situation… indépendamment de nos actes. La fumée de cigarettes, le feu, les voitures, les requins… sont dangereux. Le « risque » est la conséquence de nos actes. « Si vous n’êtes pas exposé à un danger (par exemple, quelqu’un qui fume une cigarette dehors n’affecte pas ma santé à l’intérieur), ou si l’exposition est gérée de manière adéquate (par exemple, par des barrières de sécurité le long des voies dangereuses), alors vous n’êtes pas exposés à un risque. » La formule est très simple : « Risque = Danger x Exposition ». Plusieurs sources utilisent la même définition. Faire cette différence entre danger et risque est valable dans tous les domaines de l’activité humaine. L’aversion au risque… Notre conclusion

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