
Boulevard Voltaire, Breizh-Info... dans la tête des "réinformateurs" Ils préfèrent les étiquettes de "réinfosphère" ou de "journalisme indépendant" à celle de "fachosphère" qu'on leur colle habituellement. Qu'ils s'appellent TV Libertés, Fdesouche ou Égalité et Réconciliation, ils affirment vouloir avant tout donner "une autre vision de l'actualité." Parmi eux, Breizh-Info, fondé par Yann Vallérie en 2013, ou Boulevard Voltaire, lancé en 2012 par Robert Ménard, qui n'était alors que l'ex-patron de Reporters sans frontières et pas encore le maire, très proche du Front national, de Béziers. LIRE AUSSI >> Dans la nébuleuse des sites de "vraie information" Tous ceux qui y collaborent considèrent qu'ils sont journalistes. Interrogée par L'Express, Charlotte d'Ornellas, 29 ans, qui, avant d'écrire pour Boulevard Voltaire, travaillait dans une cellule de recrutement, estime qu'elle "fait son travail" quand elle écrit sur l'IVG, dont elle est une opposante déclarée. "Il y a des combats que je ne souhaitais pas abandonner pour faire ce métier", explique-t-elle.
Facebook, voyage au cœur de la machine à fausses informations « Le Monde » a repéré près de 3 000 messages diffusant de fausses informations sur le réseau social, qui permettent de mieux comprendre ce phénomène. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Adrien Sénécat « Protéger notre communauté est plus important que le fait de maximiser nos profits. » Souvent accusé de traiter avec dédain plusieurs problèmes affectant l’intégrité de sa plate-forme, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, s’efforce depuis plusieurs semaines de convaincre l’opinion publique du contraire. Par exemple en publiant, le 1er novembre, un long message où il défend les efforts de son entreprise contre « les fausses informations », « les messages haineux » ou encore « le harcèlement ». Les données accumulées par Le Monde au cours des derniers mois montrent néanmoins que le milliardaire américain et ses équipes ont encore fort à faire en matière de lutte contre les contenus mensongers. Des messages partagés des millions de fois Situations très variées
Emmanuel Macron annonce un projet de loi contre les «fake news» (Le Figaro) Lors de ses vœux à la presse, le président a annoncé vouloir lutter contre la propagation de la désinformation sur les réseaux sociaux en période électorale. La campagne électorale américaine a laissé des traces. Durant ses vœux à la presse, Emmanuel Macron a annoncé un futur projet de loi visant à combattre la propagation des «fake news» (articles de désinformation) sur Internet. «J'ai décidé que nous allions faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles» en «période électorale», explique le président de la République. Emmanuel Macron pointe du doigt les réseaux sociaux. Emmanuel Macron a en tête l'exemple américain. » LIRE AUSSI - Les «fake news» sur les réseaux sociaux, une menace pour l'information? Lutter contre les fake news implique de définir ce qui entre dans le champ de la désinformation, de la propagande politique, ou de la simple liberté d'expression.
Conspirations, rumeurs, parodies: l'annuaire des sites "d'infaux" Méthodologie: 1. Pourquoi une telle base de données? "C'est quoi ce site?" Face à la profusion d'informations émanant de sources diverses et souvent inconnues du lecteur, il est utile de donner des repères aux internautes. Nous avons donc choisi de regrouper, dans une même base (mais de manière à ce que chaque catégorie soit clairement identifiée comme telle): Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement - 1. les sites d'"information alternatifs" et les blogs susceptibles de relayer de fausses informations - 2. les principaux sites satiriques connus (parfois, il est plus difficile de les distinguer des sites "sérieux" qu'on ne pourrait le croire) 2. Ce n'est pas parce qu'un site est référencé dans notre base de données que tout ce qu'il écrit est faux. 3. Nous avons essayé de référencer au mieux les sites qui ont le plus de portée en France. 4.
Les premiers diffuseurs de fausses informations sont souvent des pages Facebook douteuses L’enquête du « Monde » sur les articles mensongers circulant sur le réseau social montre que leur diffusion est amplifiée par des pages peu scrupuleuses. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Adrien Sénécat Derrière la circulation de fausses informations se cache bien souvent une mécanique bien huilée. Notre travail nous a permis de recenser sur Facebook 2 865 posts qui relaient de fausses informations (vous pouvez consulter ici notre méthodologie ainsi que notre base de données). Il existe de fortes disparités d’un message à l’autre, mais le gros de notre échantillon a eu un succès limité sur la plate-forme. Quatre-vingt-une des 115 fausses informations (soit environ 70 %) pour lesquelles nous avons pu retrouver les statistiques de diffusion d’au moins un message sur Facebook ont été partagées plus de mille fois par ce biais. Des intox diffusées de manière industrielle Quel est le poids de ces partages à l’audience particulièrement importante dans la circulation de fausses informations ?
Macron veut une loi contre les fake news en période électorale (Le Monde) Le chef de l’Etat a annoncé le futur texte lors de ses vœux à la presse. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Emmanuel Macron a annoncé mercredi 3 janvier qu’un « texte de loi » allait être déposé « prochainement » pour lutter contre la diffusion des fake news (« fausses informations ») sur Internet en « période électorale ». Le chef de l’Etat a annoncé ce futur texte lors de ses vœux à la presse, essentiellement consacrés à l’économie des médias, et prononcés à l’Elysée face à des journalistes et acteurs des médias. « Nous allons faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles », a déclaré Emmanuel Macron lors de son discours. « Les plates-formes se verront imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus », a-t-il précisé. Pouvoirs du CSA étendus M.
Russia Today se lance en France: "Ce n'est pas une propagande grossière" Le site existe depuis 2015. La chaîne est lancée, avec un budget de 20 millions d'euros, le 17 décembre 2017. Russia Today France n'émettra pas directementsur la TNT, mais sur des "box" qui accepteront de diffuser son offre d'information "alternative." Au programme? Peu de fake news, mais une certaine vision, très éditorialisée, de l'actualité. Quel est la vocation de Russia Today en débarquant en France? Maxime Audinet: C'est l'un des outils d'un dispositif d'influence plus large, de diplomatie publique, dont le but initial est d'interagir avec des publics étranger, et éventuellement de renforcer la "puissance douce" - le soft power - d'un pays. RT est, sur un plan purement institutionnel, un média international financé par l'État russe (280 millions d'euros en 2017). Pourquoi RT s'installe-t-elle en France, selon vous? Cela faisait longtemps que le projet était dans les cartons. LIRE AUSSI >> Fustigés par Macron, RT et Sputnik, des médias "stratégiques" pour la Russie
Fausses informations : les données du Décodex en 2017 Nous recensons ici près de 5 000 liens faisant circuler de fausses informations, identifiés dans le cadre de notre travail sur cette question tout au long de l’année 2017. L’équipe des Décodeurs répond quotidiennement aux rumeurs et intox qui circulent en ligne. Depuis le début de l’année 2017, nous avons systématiquement identifié les canaux de diffusion de ces intox afin de mieux comprendre ce phénomène. Ce travail nous a permis d’identifier, au 1er décembre, 2 865 liens vers des publications sur Facebook ainsi qu’environ 2 000 autres publiés sur différents sites, mais aussi sur les autres réseaux sociaux (Twitter, YouTube…). L’intégralité de ce recensement a été effectuée en respectant une méthodologie claire : Voici l’intégralité des données recensées au 1er décembre 2017 dans le cadre de ce travail, que vous pouvez filtrer en recherchant par exemple des noms de sources ou des mots-clés relatifs aux fausses informations identifiées :
Macron annonce une loi pour faire reculer les «fake news» (Libération) Une loi pour combattre des fake news. Une autre loi pour réformer l’audiovisuel public afin de le mettre au service de «la cohésion nationale». Pour ses premiers vœux à la presse, prononcés mercredi soir devant quelques centaines de journalistes invités à l’Elysée, Emmanuel Macron n’a pas été avare de fortes paroles. Le chef de l’Etat ne s’est pas privé de faire la leçon à des médias qui se laisseraient aller à confondre la «culture du soupçon» avec la légitime «culture de l’interrogation». A ce propos, il revendique d’avoir su restaurer une «distance légitime» entre pouvoir et contrepouvoirs. Il a dénoncé les ravages d’une «proximité» selon lui responsable du fait que l’on donne parfois «plus de place aux propos d’antichambre qu’à l’expression publique», sans préciser qu’il visait là les pratiques du vieux monde, celui de ses prédécesseurs. Le contenu de ce texte sera détaillé «dans les semaines qui viennent». Alain Auffray
INFO FRANCEINFO. Près de huit Français sur 10 croient à au moins une "théorie du complot", selon une étude Publié le 07/01/2018 17:56 Mis à jour le 08/01/2018 11:59 Temps de lecture : 4 min Le sujet est au cœur de l'actualité politique du moment. Moins d'une semaine après qu'Emmanuel Macron a annoncé son intention de légiférer contre les "fake news" en période électorale, une étude inédite vient éclairer la sensibilité des Français à propos de ces fausses nouvelles ou rumeurs. Selon cette enquête de la Fondation Jean-Jaurès et du site Conspiracy Watch, "l'Observatoire du conspirationnisme", en lien avec l'Ifop et dévoilée par franceinfo, dimanche 7 janvier, 79% des Français croient à au moins une "théorie complotiste". Dans le détail, ils sont 18% à croire à une seule théorie du complot, 14% à deux théories, 13% à trois, 9% à quatre et 25% à plus de cinq. "Le plus inquiétant dans cette étude, c'est de voir que c'est un phénomène majeur", commente Rudy Reichstadt, également membre de l'Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean-Jaurès. L'effet générationnel est très fort.
Comment détecter les fake news? Scoops, rumeurs, hoax, informations validées... comment les identifier et vivre avec. Le 16 mai 2017. Europresse.com a organisé le 28 mars dernier une conférence sur les fake news et la fiabilité de l’information. Les nombreux participants sur place et à distance ont ainsi eu la chance d’écouter Patrick Eveno, Président de l’Observatoire de la déontologie de l’information et Samuel Laurent, Responsable de la rubrique des Décodeurs du Monde. Ils ont également pu profiter du retour d’expérience de Chantal Sibille, Chef du service Ressources électronique de la Bibliothèque Publique d’Information du Centre Pompidou, Salomé Kintz, et Christine Mannaz-Dénarié, également de la BPI, avant d’entendre le point de vue d’Europresse.com sur ce sujet. Pour télécharger les vidéos complètes, cliquez ici.
«Fake news» : la fausse piste de Macron (Libération) «Fake news» : la fausse piste de Macron l n’st ps crnt, n Frnc, q l chf d l’tt ds s vlnt d lgfrr sr l bnn t l mvs nfrmtn. Sr l vr t l fx. Dns l lgn d mr d’mmnl Mcrn lrs d ss vœx l prss, mrcrd, ls fk nws, cs nfrmtns mnsngèrs vhcls scmmnt t dnt l stm vr t l cbl drnt l drnèr prsdntll. n prmr l, c snt ls grnds pltfrms d Nt, ccss d lxsm, q snt cbls. l’mg d l’llmgn, q dpt n jn n l ltr-svèr sr l sjt (lr c-cntr), l Frnc prrt dnc rnfrcr sn rsnl nt-fk nws. n txt x cntrs ncr fls dvrt êtr dtll «dns ls smns q vnnnt» t vr l jr «vnt l fn d l’nn».