background preloader

Le cri d’alarme de quinze mille scientifiques sur l’état de la planète

Le cri d’alarme de quinze mille scientifiques sur l’état de la planète
« Le Monde » publie le manifeste signé par 15 364 scientifiques de 184 pays, paru lundi 13 novembre dans la revue « BioScience ». LE MONDE | 13.11.2017 à 16h00 • Mis à jour le 21.11.2017 à 17h20 | Par William J. Ripple, Christopher Wolf, Thomas M. Newsome, Mauro Galetti, Mohammed Alamgir, Eileen Crist, Mahmoud I. Mahmoud et William F. Laurance Tribune. Les auteurs de la déclaration de 1992 craignaient que l’humanité ne pousse les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/13/le-cri-d-alarme-de-quinze-mille-scientifiques-sur-l-etat-de-la-planete_5214185_3244.html

Related:  Transition énergétiqueHISTOIRE 2Le changement global et ses effets

Pourquoi 2018 est une année cruciale pour les négociations sur le climat En avril, le Pakistan a enregistré une température de 50,2°C. Un record mondial pour ce mois de l’année. Début mai, l’observatoire Mauna Loa à Hawaï a publié des relevés montrant que la concentration moyenne en dioxyde de carbone a atteint 410 parties par million (ppm), soit 46% de plus qu’en 1880. Depuis début mai, une vague de chaleur frappe le pôle Nord. G7 Santé : le réchauffement climatique nous rend déjà malade Au G7 Santé qui se tient à Milan, ce dimanche, et auquel doit participer la ministre de la Santé Agnès Buzyn, on parle d'antibiorésistance, santé des femmes et des enfants mais aussi du lien entre environnement et santé. Depuis plusieurs années, les effets délétères de la pollution et du réchauffement climatiques font l'objet d'innombrables rapports. Dernier en date, celui publié dans la revue The Lancet la semaine dernière.

La France creuse sa « dette écologique » A compter du 5 mai, si le monde entier vivait comme les Français, les ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an seraient consommées. La France a commencé à réduire son déficit budgétaire, mais son déficit écologique, lui, continue de se creuser inexorablement. C’est l’alerte que lance le WWF, dans un rapport publié vendredi 4 mai. A compter de samedi, les Français vivront en quelque sorte à crédit : si leur niveau de consommation était généralisé sur la planète, l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an serait d’ores et déjà épuisé. Sans doute cet indicateur présente-t-il des limites. Il donne en effet un poids prépondérant aux émissions carbonées (60 % de l’empreinte écologique) et ne prend pas en compte des facteurs tels que la perte de biodiversité, la pollution ou la pression sur la ressource en eau.

Changement climatique : le faux consensus «On ne peut pas imaginer qu’un simple verdissement du système économique dominant soit à la hauteur du défi qui se pose à nous». Dans la dernière des contributions du livre collectif L’adaptation au changement climatique, une question de sociétés, la philosophe Virginie Maris porte le fer dans la plaie. Et permet de s’interroger sur la pertinence du récit, lancé notamment après la COP-21 de Paris, en décembre 2015, selon lequel l’Humanité toute entière, dans un élan magnifique et surtout consensuel, va affronter et résoudre le défi climatique. Une interrogation renforcée par le constat fait par l’ONU : même la mise en oeuvre complète de cet accord, ce qui est pour moins douteux, n’éviterait pas un dérapage climatique au delà de l’objectif des 2°C de plus que la température planétaire pré-industrielle.

Si Internet, 6ème consommateur d'énergie et 7ème émetteur de CO2 Il suffit d’un clic. Un petit clic pour envoyer un mail, un autre pour lancer une vidéo. Un geste anodin, mais qui participe pourtant au réchauffement climatique. Aux origines climatiques des conflits, par Agnès Sinaï (Le Monde diplomatique, août 2015) Les conséquences inattendues d’une sécheresse en Chine Ne pouvant plus nier les effets des activités humaines sur le climat, les dirigeants de la planète vont se retrouver à la fin de l’année à Paris pour la 21e conférence des Nations unies sur le climat (COP21). Mais ils ne semblent pas prendre toute la mesure du problème, alors que les accidents se multiplient. Les mauvaises récoltes en Chine, par exemple, pourraient avoir attisé les « printemps arabes ». Entre 2006 et 2011, la Syrie a connu la plus longue sécheresse et la plus importante perte de récoltes jamais enregistrée depuis les premières civilisations du Croissant fertile. Au total, sur les vingt-deux millions d’habitants que comptait alors le pays, près d’un million et demi ont été touchés par la désertification, ce qui a provoqué des migrations massives de fermiers, d’éleveurs et de leurs familles vers les villes.

Climat : vers 4 à 5 degrés de plus à la fin du siècle à Paris Météo France publie ses projections pour la capitale en fonction des scénarios d’émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le 25 mai 1658 à midi, rue des Poitevins, dans l’actuel 6e arrondissement de Paris, il faisait 16 °C. La mesure est historique, car elle est la première à avoir été effectuée dans la capitale avec un thermomètre. Changement climatique. Le permafrost entourant la banque mondiale de graines a fondu La réserve de Svalbard, en Norvège, censée protéger les semences mondiales de toutes les catastrophes, est elle-même menacée par le réchauffement climatique. Par chance, aucune graine n’a été perdue. Mais nul ne s’attendait à ce que l’entrée de la “grotte” de Svalbard installée au cœur du permafrost de l’île norvégienne du Spitzberg, au-delà du cercle arctique, soit inondée… par de la glace fondue. Cette chambre forte souterraine, où des millions de semences sont stockées, est censée jouer un rôle clé dans la préservation des cultures vivrières de toute la planète.

Forte accumulation de CO2 dans l’atmosphère en 2017 – Énergie et environnement La NOAA (National Oceanic & Atmospheric Administration, une agence du gouvernement américain) vient de publier les données mises à jour de son index annualisé des gaz à effet de serre. Ces données, considérées comme une référence mondiale, indiquent une hausse marquée des émissions de gaz à effet de serre en 2017. Le CO2 les domine largement.

750 espèces animales disparues, 2 700 en voie d'extinction, 12 500 menacées Ce vendredi 10 février, le bourdon à tache rousse est officiellement placé sur la liste des espèces en danger d’extinction aux Etats-Unis. Depuis 2000, la population de ces pollinisateurs a décliné de 88% suite à la perte et la dégradation de 87% de leur habitat. Les Etats-Unis concentrent à la fois le plus grand nombre d'espèces déjà disparues, d'espèces en danger critique d'extinction et d'espèces menacées, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Selon Florian Kirchner, scientifique contribuant à la liste de l'UICN, ce record serait d'abord dû à la richesse de la biodiversité américaine, elle-même conséquence de l'immensité du territoire, qui inclue Hawaï, et à la variété des habitats qu'il propose aux espèces animales.

Six matières premières essentielles mettent la transition énergétique en danger Fin juin, la France a accueilli à Nancy (Meurthe-et-Moselle) le Forum Mondial des Matériaux (WMF), un "Davos des matières premières". Les experts réunis à cette occasion lancent une alerte. Le BRGM (Bureau des recherches géologiques et minières) et les cabinets Mc Kinsey et CRU Consulting y ont présenté un tableau périodique des éléments (table de Mendeleïev) revisité. Il met en avant les métaux dont l'approvisionnement pourrait devenir critique pour la transition énergétique et numérique mondiale. Images impressionnantes du plus grand effondrement glaciaire jamais filmé au Groenland (vidéo) - notre-planete.info Avalanche glaciaire© Len Radin / Flickr - Licence : CC BY-NC-SA Le réchauffement climatique est en marche : de très nombreux signes tangibles et indéniables en témoignent, et notamment la fonte des glaciers. C'est ce que montre une vidéo impressionnante du vêlage du glacier groenlandais Sermeq Kujalleq. Dans de nombreuses régions du monde, la fonte des glaces s'accélère nettement, apportant une preuve indéniable du réchauffement climatique en cours. C'est notamment le cas en Arctique où le déclin de la calotte glaciaire du Groenland a presque quintuplé depuis le milieu des années 90. Ce phénomène est notamment facilement visible dans le fjord d'Ilulissat à l'ouest du Groenland : un site privilégié pour l'observation de la fonte des glaciers.

La vidéo du réchauffement 1880/2017 La Nasa vient de publier sur Youtube une vidéo visualisant l’évolution des températures planétaires depuis 1880 – le début des relevés thermométriques – et jusqu’à décembre 2017. Selon l’équipe du Goddard institute for space studies et de l’Université de Columbia (New York) qui analyse ces données de températures , 2017 se situe à 1,1°C au dessus de la moyenne climatique des années 1951 à 1980. Au deuxième rang des années les plus chaudes. La NOAA de son côté la classe en 3ème après 2015 mais l’écart n’est en réalité pas significatif entre 2015 et 2017 et ne provient que des méthodes d’analyse qui diffèrent légèrement entre les deux équipes. Cette vidéo montre que les températures affichent une forte variabilité au fil des années et une répartition spatiale qui peut provoquer des épisodes plus froids ou plus chauds que les moyennes régionales, mais surtout une tendance persistante au réchauffement avec une accélération majeure après le milieu des années 1970.

Comment le réchauffement climatique menace aussi internet Pour certains, c’est une préoccupation de longue date. Mais elle n’a pas intéressé grand monde jusqu’à ce qu’une étude américaine tire la sonnette d’alarme. Le 16 juillet dernier, le chercheur américain Paul Barford, spécialiste de l’internet « physique » (c’est-à-dire des câbles et des centres de stockage de données, pas des lolcats) présentait à Montréal une étude conjointe entre l’Université du Wisconsin et celle de l’Oregon, évaluant officiellement les risques du changement climatique sur l’internet mondial. Une histoire de câbles Avant toute chose, rappelons-nous qu’internet n’est pas un nuage de wifi envoyé sur terre par l’opération du Saint-Esprit, mais bien un réseau de câbles, sous-marins et souterrains, par lesquels circulent les données de communication du monde entier.

Related: