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La Culture est-elle « structurellement » un bien commun

La Culture est-elle « structurellement » un bien commun
Au début du mois, Henri Verdier, l’administrateur général des données de l’Etat et directeur de la DINSIC, a publié un billet important sur son blog, intitulé : «La Silicon Valley est-elle en passe de devenir la capitale de la culture ?». Il y analyse les mécanismes qui ont placé les grands acteurs américains du numérique, type Google, Amazon, Facebook ou Netflix, en situation de quasi-hégémonie sur le plan culturel au niveau mondial. Mais c’est la conclusion de son billet qui attire tout particulièrement l’attention, car pour contrecarrer cette emprise grandissante des GAFAM, il appelle à une convergence entre le monde de la Culture et celui des Communs numériques : Outre le fait que l’on trouve en France bien peu de personnages officiels pour tenir ce type de discours d’ouverture, j’ai trouvé particulièrement intéressante la manière dont Henri Verdier fait un détour par le droit pour justifier le rapprochement entre Culture et Communs. Maximalisme contre Communs WordPress: Dans "communs"

https://scinfolex.com/2017/10/15/la-culture-est-elle-structurellement-un-bien-commun/

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sans titre Ni bien privé, ni bien public, un « commun » c’est : une ressource gérée par une communauté de partage qui s’auto-organise pour placer cette ressource en bien commun, en gérer les conditions d’accès, et pour la protéger contre les différents risques qui la menacent. Penser les communs du numérique c’est se donner le pouvoir de penser collectivement la culture numérique et la transmission des connaissances, se donner le droit de décider et d’agir socialement sur l’environnement informationnel de demain. Pour plus d’information sur cette notion lire : le blog Savoirs Com1 : « Politique des Biens communs de la connaissance » et le manifeste qui définit entre autres ce que sont les biens communs informationnels :"Biens communs qui peuvent être créés, échangés et manipulés sous forme d’information, et dont les outils de création et le traitement sont souvent eux-mêmes informationnels (logiciels).

LE DESIGN THINKING EN BIBLIOTHÈQUE Un kit pratique pour la conception de projets centrés sur les usagers Le design thinking permet de résoudre de façon créative les défis quotidiens que l’on rencontre en bibliothèque. IDEO emploie depuis de nombreuses années cette méthode qui accorde une place centrale aux usagers pour imaginer des services, des espaces et des produits innovants. Cette approche a fait ses preuves dans de nombreux domaines, comme l’éducation, le commerce, l’économie solidaire ou la santé. Nous avons conçu ce kit spécifiquement pour les bibliothécaires et nous sommes impatients de découvrir ce que vous allez en faire !

Biens communs numériques Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Trois exemples de communs numériques Les biens communs numériques correspondent à l'ensemble des ressources numériques produites et gérées par une communauté. Comme les autres biens communs informationnels, ils se caractérisent par leur non-rivalité : leur utilisation n'est pas exclusive et elle ne leur inflige aucune détérioration. En raison de leur caractère facilement duplicable, les biens numériques sont, par nature, propres à une gestion partagée et collective[1]. De nombreux acteurs défendent le mode de production et de gouvernance dont ils relèvent, comme la Free Software Foundation œuvrant en faveur des logiciels libres ou la fondation Wikimédia par ses dispositifs collaboratifs centralisant et indexant la connaissance.

Transformer les bibliothèques en « Maisons des Communs » sur les territoires – – S.I.Lex – J’ai plusieurs fois essayé sur ce blog de creuser la question des liens entre bibliothèques et Communs, voire d’essayer de repenser la bibliothèque en elle-même comme un Commun (voir ici, notamment). Or il se trouve que le mois dernier, j’ai été invité par la médiathèque Gilbert Dallet de Crolles dans le Grésivaudan à participer aux côtés de Lionel Dujol à un événement intitulé « Biens communs de la connaissance : un enjeu pour les bibliothèques« . J’ai souvent eu l’occasion de croiser Lionel Dujol ces dernières années et il s’agit d’un des membres de la première heure de SavoirsCom1, mais c’est la première fois que nous avions l’occasion d’intervenir tous les deux sur ce sujet lors d’une conférence publique.

Pour une économie politique des Communs Les "Communs" reviennent en force dans le débat public. Avec une force qui mérite qu'on creuse un peu cette notion, même si elle devient l'un des buzzwords que la toile affectionne. Les "Communs" avaient été un peu oubliés depuis quelques décennies. Malgré les travaux essentiels de l’économiste Elinor Ostrom, qui lui avaient valu un prix de la banque de Suède en matière d'économie (le "prix Nobel" d'économie), la sentence de Garett Hardin sur la "tragédie des communs" semblait définitive, dans un monde simplifié par une vulgate néolibérale assez prompte à sauter sur des conclusions rapides. En matière de communs, le travail de l’économiste Elinor Ostrom est incontournable. Il est à l’origine de l’acception technique des biens communs, désignant d’abord une ressource rivale et non-exclusive, ce qui les distingue des biens publics, qui eux, sont non rivaux et non exclusifs.

L'ABF s'engage pour les communs des savoirs et l'accès ouvert à Internet - En ouverture du Congrès annuel de l’ABF, Actualitté rapporte cette annonce : La Charte du droit fondamental des citoyens à accéder à l’information et les savoirs par les bibliothèques détaille, en 8 articles, les différents droits que les citoyens peuvent revendiquer, et que les bibliothèques s’efforcent de satisfaire. On trouve dans ce texte l’absence de censure, le libre accès à Internet, le partage de la culture et du savoir en bibliothèque, le respect de la vie privée et des données personnelles. Il se réfère explicitement aux communs de la connaissance et préconise largement l’emploi des licences libres et le respect du domaine public. Autant dire qu’il me semble en toute cohérence avec le Manifeste de SavoirsCom1 et je me réjouis que ces idées essaiment et se diffusent.

Sur quoi reposent nos infrastructures numériques ? - OpenEdition Press Aujourd’hui, la quasi-totalité des logiciels couramment utilisés sont tributaires de code dit « open source », créé et maintenu par des communautés composées de développeurs et d’autres talents. Ce code peut être repris, modifié et utilisé par n’importe qui, entreprise ou particulier, pour créer ses propres logiciels. Partagé, ce code constitue ainsi l’infrastructure numérique de la société d’aujourd’hui… dont les fondations menacent cependant de céder sous la demande ! En effet, dans un monde régi par la technologie, qu’il s’agisse des entreprises du Fortune 500, du Gouvernement, des grandes entreprises de logiciel ou des startups, nous sommes en train d’accroître la charge de ceux qui produisent et entretiennent cette infrastructure partagée. Or, comme ces communautés sont assez discrètes, les utilisateurs ont mis longtemps à en prendre conscience. Tout comme l’infrastructure matérielle, l’infrastructure numérique nécessite pourtant une maintenance et un entretien réguliers.

Apprendre à construire des personas - We Love Users Qu’est-ce qu’un persona ? Définition Un persona est un archétype représentant un groupe de personnes dont les comportements, motivations et buts sont proches. Les personas sont utilisés en Design1, Ergonomie, Marketing, Informatique, etc. pour permettre au(x) concepteur(s) de déterminer ce que le produit ou service doit faire et comment il devrait fonctionner.

Les « biens communs » d’Emmanuel Macron ne sont pas les nôtres ! Il fallait bien que cela finisse par arriver… Emmanuel Macron s’est emparé du vocabulaire des biens communs, lors du sommet européen qui s’est tenu à Tallinn la semaine dernière. Il a prononcé à cette occasion un discours pendant une conférence de presse pour présenter une stratégie sur le numérique pour l’Union européenne, articulée autour de quatre piliers. Or le troisième de ces piliers porte précisément sur le « financement des biens communs » (cliquez ici pour voir la vidéo à partir de 9.12 minutes). Voici la transcription de cette partie du discours telle qu’on la trouve sur le site de l’Elysée : Troisième pilier de l’action que nous devons conduire : c’est celui du financement des biens communs. L’agora, espace d’échanges Ce projet a été réalisé dans le cadre de la session de Biblio Remix du dimanche 30 juin, à l’EESAB de Rennes. L’idée Les participants sont partis d’une série de post-its qui contenaient notamment les idées suivantes : « changer les rôles », « des ateliers de partage de connaissances animés par les lecteurs ». De là, ils ont eu l’idée d’un espace ouvert, une agora, qui serait située à l’entrée de la bibliothèque, et où chaque habitant pourrait venir profiter de cet espace public d’échange, de transmission du savoir et de construction.

Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs, par Hervé Le Crosnier (Les blogs du Diplo, 15 juin 2012) La théorie des biens communs, ou plus précisément des « communs », suivant le terme anglais commons, qui est plus général et moins focalisée que la traduction française actuellement utilisée, a connu plusieurs périodes : les études historiques, l’analyse du fonctionnement des communs naturels et la construction des communs du numérique. Elinor Ostrom et l’approche institutionnelle de l’économie politique des communs est essentielle dans ce parcours pour comprendre le renouveau de l’étude des communs et l’apparition de mouvements sociaux qui se revendiquent de la défense ou de la construction des communs. Leçons de l’histoire L’histoire de l’Angleterre et du mouvement des enclosures, qui opposa très violemment les pauvres des campagnes aux propriétaires terriens entre le XIIIe et XVIIe siècle a été la première incarnation des analyses et des mouvements sur les communs.

Les « nudges » – Et si les bibliothécaires étaient des paternalistes libertaires ? Vous avez sans doute croisé ou entendu ces derniers jours le nom de Richard Thaler, prix Nobel d’économie 2017. Thaler a forgé, avec son comparse juriste Cass Sunstein, la notion de « nudge ». C’est un concept que j’aimerais vous faire découvrir si vous ne le connaissez pas car il s’inscrit parfaitement dans l’idée du bibliothécaire designer qui me travaille depuis un certain temps. Qui plus est, il me semble que la doctrine de Thaler et Sunstein permet de résoudre certaines apories qui polluent encore trop souvent nos réflexions professionnelles. Pour commencer : qu’est-ce qu’un nudge ? Un nudge, c’est un « coup de pouce » qui incite à adopter un comportement plutôt qu’un autre, sans recourir à une carotte ou un bâton, mais en jouant plutôt sur la configuration de l’environnement ou la façon de transmettre une information.

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