
“You can be heroes” avec Cynthia Fleury et Fabrice Humbert Fabrice Humbert, écrivain, publie Comment vivre en héros (Gallimard, août 2017) Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, auteure de La fin du courage : la reconquête d’une vertu démocratique et des enregistrements sonores Reconquérir le courage (Frémeaux & associés, juillet 2017) "Un héros, c'est un geste fulgurant, quelqu'un qui saisit le moment pour s'imposer." Fabrice Humbert L’héroïsme est-il une vertu démocratique ? C’est en tout cas à cet exercice que se prête l’écrivain Fabrice Humbert, pour lui d’ailleurs « le réel est composé de fiction : on s’invente, on se projette ». C’est aussi ce que questionnait à sa manière la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury, professeur de philosophie à l'American University of Paris, auteur de La fin du courage : la reconquête d’une vertu démocratique, traduits en sons chez Frémeaux & associés cet été sous le titre : Reconquérir le courage.
Comment Facebook achète la presse française. Médiapart Mars 2018 Facebook a gagné. Les médias français sont bel et bien devenus dépendants. Triplement dépendants, en fait : élargissement gratuit de l’audience, utilisation des outils de production et de diffusion et acquisition de revenus complémentaires. L’écosystème de publication du réseau social est devenu un outil vital pour le secteur médiatique. De l’innocente et ludique chasse aux « likes » des débuts, à la production sur-mesure et rémunérée de formats vidéo aujourd’hui, le dealer d’audience a bien fait son travail. Dose après dose, les éditeurs ont scellé un pacte tacite avec la plateforme, un pacte aux allures de mariage de raison. Asphyxiés financièrement et désertés par leur lectorat historique, les médias traditionnels ont en effet trouvé dans l’audience apportée par Facebook un ballon d’oxygène inespéré. Mais la descente est déjà en vue. Quelles sont les implications d’une telle servitude volontaire pour le fonctionnement quotidien des rédactions, grandes ou petites ? Facebook a gagné.
“Trucs de meufs” : quand les filles parlent cru c'est poilant - Télévision Masturbation, épilation, règles et contraception : la websérie “Trucs de meufs” offre une incursion pleine d'humour dans les discussions de jeunes femmes âgées de 21 à 33 ans. Instructif et réjouissant. « Pendant un an, j'avais touché à rien, j'avais des trucs qui faisaient plusieurs centimètres de longueur ». « Et les poils sur les seins ! Des fois, moi, j'ai des super longs poils sur les tétons ». « Ben moi, j'ai des poils au menton aussi ». « Moi aussi j'en ai trois drus ! ». Poil libre et assumé A l'écoute du quatrième épisode, « Les poils, à bout de touffe », en ligne jeudi 21 septembre, on se dit que dans notre société, le poil féminin libre et assumé est presque aussi tabou que le porno. “Si ça peut permettre à dix filles de ne pas être complexées parce qu'elles se masturbent, c'est génial” Ces séances de confidences font exploser les normes fabriquées à longueur de journée par les médias. La masturbation – Doigt, doigt mon doigt ! Le porno – Le cas porn Et c'est contagieux.
Faire payer le prix de l’info | OhMyBox, juin 2014 Avec ou sans pub ? En accès payant ou gratuit ? En se déclinant en fonction des supports et moments de lecture ? Ou en se lançant dans l’aventure du financement participatif ? Pour la presse en ligne, la quête du modèle économique idéal relève du casse-tête chinois. Publié dans Journalistes n°158, avril 2014 Comment construire un modèle économique viable lorsque l’on est éditeur d’infos en ligne ? Puisqu’il puise sa richesse dans la plume et les crayons de ses collaborateurs, c’est tout naturellement qu’a germé l’idée de se tourner vers l’édition, papier cette fois. Du tout gratuit au tout payant Les premiers modèles de la presse en ligne reposaient sur le tout gratuit financé par de la publicité. De son côté, Bakchich.info avait tenté de sauver les meubles en proposant une édition imprimée. Les éditeurs s’organisent « Tout le monde ne s’appelle pas Edwy Plenel », relève Margaret Boribon, secrétaire générale des Journaux francophones belges (JFB). Apprendre à entreprendre
Wikipedia : où sont les femmes ? A la fin du week-end, Wikipédia comptera quelques articles de plus concernant des femmes, leurs oeuvres ou leur travaux. Samedi 30 septembre, la Gaité lyrique organise simultanément à Paris, Bourges et Bruxelles, un marathon d'édition, on appelle cela parfois un édit-a-thon. Le principe est simple: se réunir pour s'initier aux techniques d'édition de l'encyclopédie en ligne et créer ou améliorer des articles. 16% de biographies de femmes Pour ne citer qu'un chiffre, sur les 450 000 biographies que l'on trouve sur le Wikipédia francophone seuls 16% concernent des femmes. La campagne Art+ Feminisme organise au même moment dans des dizaines de villes à travers le monde entier des journées contributives, pour améliorer la visibilité des femmes dans le domaine des sciences, de l'histoires, des arts .. Tout le monde peut contribuer, mais tout le monde ne le fait pas Si l'encyclopédie est ouverte à tous pourquoi les femmes y sont peu ?
Les écosystèmes de médias, approche économique et institutionnelle. The Conversation. Ce texte est publié dans le cadre du partenariat de The Conversation France avec le Séminaire PSL Écosystèmes de médias. Les médias sont essentiels au fonctionnement des institutions et des marchés. Leur définition, leur périmètre, leur organisation éditoriale, juridique, technique, financière et industrielle, leur relation aux groupes d’intérêt et au pouvoir, concernent toutes les sciences humaines. Pendant longtemps, leur spécialisation esthétique, narrative et les supports techniques qui les identifiaient en ont fait des champs séparés. La numérisation qui les plaque sur les mêmes écrans impose une redéfinition et un redéploiement de leurs méthodes d’étude. Le groupement PSL et ses différents collèges dédiés à des médias reflètent cette trajectoire. On appelle ici média toute signification, tout message, tout récit destiné à l’usage public. Sur le plan de la communication, le média se distingue de la correspondance où l’échange ne concerne que des agents privés. Médias et institutions
Ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas (1/5) : Du vrai et du faux sur internet Ce nouveau cycle d'émissions enregistrées en public au Théâtre de l’Odéon s’intitule « Ce qu’on sait, ce qu’on ne sait pas ». L’idée qui nous a menés vers cette problématique est assez simple. Elle provient du constat que la connaissance et l’ignorance se tiennent par la barbichette : ignorer qu’on ignore, c’est, de fait, ne rien savoir ; tandis que savoir qu’on ignore, c’est vraiment savoir, puisque cela suppose de connaître tout ce qui est déjà établi, et d’être capable de détecter ce qui fait encore trou dans la connaissance, de déceler ses manques et ses lacunes. Croire savoir sans savoir, voilà la vraie pathologie du savoir. Pour commencer ce cycle, nous allons nous demander quelle est la part du vrai et du faux dans ce que propose internet : informations, intoxications, croyances, faits alternatifs, rumeurs, comment échapper à la manipulation numérique ? Invité : Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’université Paris-Diderot.
L'economie de l'information en continu. Réseaux-CAIRN, 2002 Notes Ces chaînes figurent parmi les plus regardées des bouquets du câble et du satellite en France. Selon la première étude MédiaCabSat de l’Institut Médiamétrie publiée le 28 août 2001, Euronews (4,04 millions de téléspectateurs de 4 ans et plus) arrivait en quatrième position des chaînes les plus regardées en « couverture semaine » (elle correspond à la proportion d’abonnés âgés de 4 ans et plus ayant regardé au moins une seconde la chaîne en moyenne par semaine, parmi la population des abonnés âgés de 4 ans et plus initialisés à cette chaîne), se situant derrière Eurosport, TV5 Monde et Paris Première. LCI (3,77 millions) figurait à la cinquième place dans le « top 10 », i>télévision arrivant bien plus loin avec 2,32 millions. Dans le cadre de cet article, nous avons choisi de nous intéresser essentiellement à la production des news diffusées dans les journaux et non à celle des magazines ou des émissions de débat qui peuvent exister sur ces chaînes. DARRAS et MARCHETTI, 2000.