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Quand les nouvelles pédagogies bousculent l’enseignement supérieur

Quand les nouvelles pédagogies bousculent l’enseignement supérieur
Longtemps réservées à quelques initiés, les questions pédagogiques occupent aujourd’hui une place centrale dans l’enseignement supérieur. « L’accélération est mondiale avec des pays moteurs comme Singapour, la Finlande ou la Suisse qui font depuis longtemps de la recherche et du développement sur le système éducatif », résume François Taddei, le directeur du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI). L’université Paris 1 Panthéon Sorbonne vient d’inaugurer son « PMF Lab » d’innovations pédagogiques Investir pour faire réussir plus d’étudiants Si la pédagogie devient peu à peu un enjeu majeur c’est notamment parce qu’il faut bien imaginer comment les 350 000 nouveaux étudiants qui doivent rejoindre l’enseignement supérieur dans les dix ans vont pouvoir y réussir. 300 millions d’euros vont ainsi être consacrés au développement des pédagogies dans l’enseignement supérieur dans le cadre des « Nouveaux cursus à l’université ». Travail en « CoDesign » à Centrale Lyon Donner du sens Related:  Former, Conception, Ingénierie formationpédaEnseignement supérieur et recherche

La pédagogie inversée : une pédagogie archaïque, par Alain Beitone et Margaux Osenda Julien Vignikin - Croix I (2010) - toile marouflée sur bois, 100x100 Introduction Nous avons un point d’accord au moins avec les thuriféraires de la pédagogie inversée : cette « innovation pédagogique » rencontre un succès fulgurant. Mais deux questions ne sont pratiquement jamais posées : 1/ Qu’est-ce qui est enseigné aux élèves ? 2/ Cette méthode d’enseignement est-elle efficace ? On ne peut qu’être frappé par le fait qu’il existe très peu de travaux tentant de répondre à ces questions (Bissonnette et Gauthier, 2012). Dans ce texte nous avons deux objectifs. I. I.1. La pédagogie inversée repose sur une opération de storytelling. La seconde histoire concerne Jon Bergmann et Aaron Sams. L’histoire qui a le plus de succès concerne Salman Kahn. On est bien en présence d’un storytelling, les mêmes histoires sont racontées, presque à l’identique, dans les différentes publications qui visent à promouvoir la classe inversée. I.2. I.3. On a pourtant quelques raisons de s’inquiéter. II. II.1.

Vous avez dit fake news ? C'est la nouvelle expression à la mode : « fake news » ! Popularisée par Donald Trump, on l'utilise un peu à tort et à travers pour signifier fausses informations, rumeurs, complots ou mensonges purs et simples ! A l'heure de la guerre de l'information sur les réseaux sociaux, prenons 3 minutes pour faire le point. A la base, l’expression Fake news s'applique à des sites parodiques, types Le Gorafi, ou The Onion aux Etats-Unis. Très vite, les Fake News vont désigner ces fausses informations diffusées par des sites qui se donnent l'apparence d'un vrai journal, avec ses codes, sa présentation. Du côté Français, la Fake News qui a fait le tour de la toile, c'est celle partagée par la fachosphère qui prétendait qu'Alain Juppé, renommé Ali pour l'occasion, serait coupable de compromission avec l'islam intégriste. Mais ce n'est pas fini ! Mais, la manipulation politique, ça n'est pas si nouveau que ça ! Mais ce qui a changé, c’est le contexte, technologique notamment.

« Avec la classe inversée, il faut savoir que l’on risque de perdre des bons élèves » Prof de SVT au lycée Dorian (Paris XI), Vincent Faillet a mesuré pendant un an l'impact de la classe inversée sur les résultats des élèves. Constat : la "flipped classroom" ne convient pas à tout le monde. Vincent Faillet, prof de SVT au lycée Dorian (Paris), a mesuré l’impact de la classe inversée. Pourquoi avoir voulu « mesurer » l’impact de la classe inversée ? En 2014, je m’étais inscris dans un cursus de doctorat, et je cherchais un sujet de thèse. Je m’interrogeais sur l’intérêt grandissant des profs pour la classe inversée, alors qu’aucune étude scientifique rigoureuse n’existe, quant à son impact sur les résultats des élèves. Comment s’est déroulée cette expérience, concrètement ? L’objectif était de quantifier l’effet de la classe inversée sur les résultats des élèves. Ce qui m’intéressait, c’était le rendement des élèves. Et quel constat avez-vous pu tirer à la fin de cette expérimentation ? Comment expliquer ces résultats ? Il s’agit d’élèves adaptés au cours magistral.

Comment nos voisins européens orientent et sélectionnent les futurs étudiants à l’université En France, le baccalauréat est le premier diplôme de l’enseignement supérieur. Ce sésame pour l’université et un rite de passage qui marque la fin des études secondaires. Cette année, 641 700 nouveaux bacheliers ont obtenu ce précieux viatique. Dans le système actuel, tout bachelier, quel que soit son bac et sa série (général, technologique, professionnel, scientifique, économique, littéraire…), peut en principe demander à accéder de droit à n’importe quelle licence ou aux études de santé à l’Université publique. L’accès à l’université est devenu problématique Pourtant, dans les faits, l’accès à l’université devient problématique avec des filières très demandées qui débordent. Ceci suscite la frustration et l’incompréhension d’une partie des étudiants qui n’obtiennent pas le choix correspondant à leur projet professionnel, parfois malgré un excellent dossier scolaire. Mais quelle est la solution ? L’examen terminal du secondaire Modalités et critères d’accès à l’Université

Lignes de temps : outil et méthode d’enseignement collaboratif Bernard Stiegler, philosophe, enseigne en 2015 l’UV IC01 « Histoire et prospective des industries culturelles et des médias numériques », à l’UTC Université Technologique de Compiègne. Très attaché à une mise en action raisonnée des outils numériques, il a mis en place pour ce cours une méthode de travail s’appuyant sur le logiciel « Lignes de temps », qui demande aux étudiants de contribuer à la richesse du cours. L’introduction du 2ème chapitre de ce cours – disponible en ligne – est consacré à l’exposé de cette méthode de travail. Lignes de Temps est au départ un logiciel d’analyse de films; très utilisé lors des formations à l’analyse cinématographique, il permet l’annotation du film étudié par les étudiants. Les notes de cours ainsi catégorisées sont reportées par les étudiants sur les lignes de temps, disponibles en dessous de la vidéo, chaque étudiant ouvrant une ligne de temps à son nom. Des codes couleur sont dédiés aux différentes catégories de contribution.

Marcel Lebrun : "L'écart entre collaboration et aliénation numérique est étroit" Désormais présent partout, le numérique bouleverse les habitudes des enseignants et des étudiants. Mais suffit-il à transformer la pédagogie ? Le numérique peut avoir un impact sur la pédagogie, à condition que celle-ci change. En effet, si les nouvelles technologies externalisent les savoirs, elles demandent aussi de mieux savoir utiliser les outils. Dès lors, doter les établissements d'outils numériques ne suffit pas. Cela suppose une véritable réflexion, qui va au-delà de la manière d'utiliser les outils numériques. En effet, réfléchir aux outils sans se demander ce qu'ils vont modifier équivaut à mettre des emplâtres numériques sur des structures qui n'évolueront pas. Cette mutation est difficile mais elle commence à se faire en primaire, où il semble naturel de pratiquer la classe inversée par exemple. Marcel Lebrun, professeur à l'Université catholique de Louvain © SFR magazine Evoluer est une nécessité car le cours magistral a vécu. Comment expliquez-vous cette prise de conscience ?

Qu'est-ce que le connectivisme Les théories et les modèles de l'apprentissage se suivent et ne se ressemblent pas forcément; chacun présente une approche spécifique avec ses avantages et ses limites et on n'a pas toujours intérêt à adopter inconditionnellement l'une ou l'autre de ces approches. Le modèle transmissif où l'enseignant est le détenteur du savoir et s'évertue à le transmettre à un apprenant qui aspire à correspondre à un modèle a vu ses beaux jours décliner quoiqu'il soit encore appliqué dans des bastions réfractaires tels que certains espaces universitaires traditionnels (et les xMoocs). Le béhaviorisme, avec le balisage de l'apprentissage du plus simple au plus complexe avec force renforcements, positifs et/ou négatifs, des informations fournies juste à temps à l'apprenant et les remédiations pertinentes qui récupèrent tout retardataire vivra encore de très beaux jours et amènera des réussites ponctuelles satisfaisantes. Toutes ces approches correspondent à des pratiques courantes dans l'apprentissage.

Julien Grenet : "L'algorithme d'Admission postbac est manipulable" Le recours – décrié – à des algorithmes est-il la meilleure solution pour gérer les affectations des élèves ? Même si tous les algorithmes ne se valent pas, certains ont de très bonnes propriétés. Dont celle de favoriser la transparence des critères d’affectation des élèves dans les collèges, lycées ou établissements du supérieur. Cela permet de lever le soupçon d’arbitraire dans la prise de décisions. Autre propriété intéressante des algorithmes, celle d’inciter les élèves ou les parents à classer leurs vœux par ordre de préférence réelle. Enfin, ces algorithmes remplissent le critère d’efficacité. Le côté négatif des algorithmes est qu’ils s’inscrivent souvent dans des procédures assez opaques. Qu’en est-il de l’algorithme d’APB ? Mathématiquement, on ne peut pas satisfaire simultanément, dans toutes les situations, les trois critères d’équité (respect des priorités), d’efficacité (respect des préférences), et de non manipulabilité de l’algorithme. Quelles pistes proposez-vous ?

Site du ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Un article est posté « Le numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives », le 20/01/2018, et les internautes sont invités à réagir sur un temps donné. by dandoit_groupeb Mar 15

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