
Choléra : l’histoire - Corpus - réseau Canopé (3'08) Le choléra aurait pris naissance dans les eaux du golfe du Bengale. Repéré en Inde dès l’Antiquité, c’est au début du XVIe siècle qu’il arrive en Europe. La première pandémie date de 1817. Le commerce mondial va accélérer l’extension de la maladie dans le monde.La ville de Londres est touchée en 1832 : 7 000 personnes décèdent. Puis New York, l’Afrique, l’Amérique du Sud, la propagation continue jusqu’en 2010 à Haïti.En 1831, Alexandre Moreau de Jonnès pense qu’il s’agit d’un germe.
Videos - Corpus - réseau Canopé La lutte contre l’épidémie du sida s’organise autour de trois axes majeurs : la mise en œuvre de dispositifs de prévention tenant compte des différents modes de transmission du virus, le dépistage rapide et sûr des sujets séropositifs au VIH et enfin, l’application de traitements thérapeutiques (antirétroviraux ou ARV) capables d’inhiber efficacement et durablement la prolifération virale.Malgré cet arsenal préventif et thérapeutique, le virus n’est toujours pas vaincu. Sa capacité à muter impose au corps médical de surveiller régulièrement la virémie plasmatique de chaque patient séropositif au VIH et d’ordonner, le cas échéant, l’application d’une nouvelle multithérapie, une nouvelle combinaison d’antirétroviraux (ARV).Les ARV sont aussi prescrits en prévention pour les populations à risques, telles que les femmes enceintes.Quant à la mise au point d’un vaccin anti-VIH, les mutations fréquentes du virus ont, pour l’instant, toujours raison des recherches avancées dans ce domaine…
Ebola : l’histoire - Corpus - réseau Canopé (2'42) L’histoire de la découverte du virus Ebola remonte à 1967. Ebola est considéré comme une fièvre hémorragique (au même titre que la fièvre jaune, la dengue et Marburg).C’est en Allemagne que 31 chercheurs travaillant sur des cellules rénales de singe d’Ouganda sont contaminés par un virus jusqu’alors inconnu. Sept laborantins décèdent du virus Marburg, nom de la ville. En 1975, ce même virus provoque le décès d’un voyageur qui revenait du Zimbabwe.Un an plus tard, en 1976, un autre virus est découvert dans le sang d’une patiente du Zaïre. Ce virus géant et proche du virus de Marburg est caractérisé à Anvers en Belgique.Très dangereux, il est interdit de recherche par l’Organisation mondiale de la santé. Peter Piot, de l’équipe d’Anvers, se rend toutefois à Yambuku au Zaïre.
La rougeole : l’histoire - Corpus - réseau Canopé (3'03) Décrite depuis longtemps et très précisément dans ses principaux aspects cliniques (Rhazès, 865-932), la rougeole est une maladie infectieuse sévissant par grandes vagues épidémiques. La contagiosité et la virulence du pathogène responsable de la maladie avaient déjà été manifestes lors de la célèbre épidémie de 1851 qui avait alors touché les îles Féroé. Il faudra cependant attendre 1954 et l’isolement du virus par John Enders pour identifier la nature virale de ce pathogène.Rapidement, neuf ans plus tard, on arrivera, en cultivant et en répliquant des souches virales sur des cultures cellulaires, à leur faire perdre progressivement leur pouvoir infectieux sans perte de leur pouvoir immunogène.
Videos - Corpus - réseau Canopé La contamination par le VIH peut s’opérer de différentes manières : par voie sexuelle, sanguine et/ou par voie materno-fœtale. Après contamination, le virus, parasite cellulaire obligatoire, infecte rapidement ses cellules hôtes, notamment les cellules CD4+, pièces maîtresse du système immunitaire. Dans ces cellules, le VIH peut, en détournant la machinerie cellulaire, se répliquer et faire bourgeonner de très nombreuses copies virales. Cette dernière phase coïncide avec l’effondrement des défenses immunitaires caractérisant l’état d’immunodéficience.Ce stade clinique est celui où les agents infectieux opportunistes peuvent coloniser l’organisme affaibli, favorisant l’apparition et le développement de maladies dites opportunistes, telles que la tuberculose ou la toxoplasmose.
Le paludisme : l’histoire - Corpus - réseau Canopé (3'04) Le paludisme est l’infection parasitaire aussi connue sous le nom de « malaria » (« mauvais air » en italien). Actuellement qualifiée de tropicale, cette maladie a cependant, autrefois, sévi en Europe et aux Amériques. C’est en 1880 qu’Alphonse Laveran identifie, sous le microscope, le parasite responsable de l’infection. Il s’agit d’un protozoaire répertorié sous le nom de genre « plasmodium ». Quelques années plus tard, le Britannique Ronald Ross découvre son hôte vecteur : un moustique identifié sous le nom d’« anophèle ». Cette découverte s’est rapidement avérée capitale dans la lutte antipaludéenne puisqu’elle a permis, dès le début du XXe siècle, la mise en œuvre de campagnes de lutte antivectorielle, avec notamment des épandages massifs d’insecticides (dichlorodiphényltrichloroéthane ou DDT).
La maladie du sommeil : l’histoire - Corpus - réseau Canopé (3'02) Déjà relatée dans des écrits datant du XIVe siècle, la maladie du sommeil fait depuis longtemps partie des fléaux sanitaires affectant l’Afrique subsaharienne. Les symptômes de cette pathologie sont consécutifs à la présence dans l’organisme d’un protozoaire, Trypanosoma brucei, découvert sous le microscope par les biologistes anglais Robert Ford et Joseph Everett Dutton. Ce parasite unicellulaire est inoculé dans le sang de la victime par la mouche tsé-tsé, son hôte vecteur.L’identification de ce vecteur par le médecin anglais David Bruce (1903) et la connaissance précise de son cycle de vie ont permis d’engager des mesures prophylactiques pour lutter contre la propagation des foyers infectieux sur le continent africain. C’est ainsi qu’à partir de 1920, Eugène Jamot entreprend, avec ses équipes médicales mobiles formées au diagnostic de terrain, de se rendre au plus près des populations pour dépister massivement les sujets infectés.
Videos - Corpus - réseau Canopé La thérapie axée sur l’administration d’antirétroviraux (ARV) permet de limiter la prolifération virale mais n’élimine pas directement le virus. Pour obtenir une rémission ou une éradication de ce dernier, il faudrait réussir à diminuer le nombre de cellules cibles infectées ou éliminer la totalité de ces dernières. Ce second objectif semble plus difficile à atteindre que le premier.Plutôt que s’attaquer directement au rétrovirus par les ARV, la mise en place de stratégies thérapeutiques visant à optimiser les réponses immunitaires contre les cellules infectées devrait permettre de réduire significativement leur nombre.
La tuberculose : l’histoire - Corpus - réseau Canopé (3'03) La tuberculose est connue depuis l’Antiquité sous le nom de phtisie, principalement d’après ses symptômes (toux, sang dans les crachats et décès des patients). Les bases de la contagion ne sont cependant posées qu’à partir du XVIe siècle par Girolamo Fracastoro.Les réels progrès en termes de dépistage et de soins des patients ne se font sentir qu’au XIXe siècle avec l’invention du stéthoscope qui aide à diagnostiquer la maladie, le développement des cures en sanatoriums et la découverte du bacille de Koch en 1882. L’amélioration globale de l’hygiène est alors le principal outil de lutte contre la maladie.Les premiers traitements n’apparaissent qu’au XXe siècle avec la découverte des antibiotiques et de la vaccination par le BCG. Ces innovations permettent le recul de la pathologie dans les pays riches jusque dans les années 1980.
L'immunité adaptative - Corpus - réseau Canopé (6'29) L’immunité innée constitue une première ligne de défense naturelle contre des éléments menaçant l’intégrité de l’organisme. Cette immunité peut être complétée, chez les vertébrés, par l’immunité adaptative dont l’assise repose sur la mobilisation spécifique de cellules immunocompétentes : les lymphocytes T et les lymphocytes B. La lutte contre un antigène endocellulaire (virus de la grippe par exemple) recrute ainsi des lymphocytes particuliers : les lymphocytes T8 et les lymphocytes cytotoxiques. Ces derniers sont capables, après avoir été activés, de reconnaître puis lyser spécifiquement une cellule infectée affichant à sa surface un peptide antigénique.
Videos - Corpus - réseau Canopé Introduction au vocabulaire et aux généralités sur l’infection et les moyens de s’en protéger, individuellement ou collectivement. Demander aux élèves de définir la contamination et l’infection, d’expliquer l’intérêt des antibiotiques, des antiseptiques et de l’asepsie, d’éclaircir les différentes méthodes de lutte contre la contamination et/ou l’infection.La réception de la découverte de Semmelweis, non traitée dans le film, mérite d’être étudiée. Proposer d’en faire son histoire par une recherche documentaire. Metchnikoff et son étude ont été rejetés par la communauté des professeurs de l’hôpital de Vienne, et le jeune médecin fut obligé de quitter l’établissement et de s’exiler à Pest en Hongrie.
La réaction inflammatoire - Corpus - réseau Canopé (3'40) L'inflammation est une réaction innée de l'organisme, déclenchée en réponse à un traumatisme (brûlure, piqûre) et/ou à une agression par un pathogène (bactéries, par exemple). Cette réaction de défense, caractérisée, au niveau de la zone lésée, par l’existence couplée d’une rougeur, douleur, chaleur, d’un gonflement, repose essentiellement sur l’intervention de cellules différenciées du système immunitaire (les macrophages, les cellules dendritiques, les mastocytes…).Par leurs actions coordonnées, ces cellules sont capables d’interagir avec les éléments à neutraliser.
Le VIH a-t-il été créé en laboratoire ? Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) pourrait-il être une création humaine ? Des chercheurs ont annoncé le 7 juillet dernier avoir fait des progrès encourageants dans la mise au point d'un vaccin expérimental. Ce vaccin aurait selon le directeur de l'étude, le virologue Dan Barouch, provoqué une réaction immunitaire chez des humains et protégé des singes de l'infection. Un test sur plusieurs milliers de patients devrait avoir lieu dans les prochains mois. Mais le même chercheur invite cependant à la prudence. De quoi rappeler que 35 ans après la découverte officielle de cette maladie, et autant d'années de recherche, on ne guérit toujours pas du Sida. Les théories du complot les plus virulentes voudraient que le virus ait été créé par l'homme. 35 ans plus tard, ce mal étrange que l'on nommait au début "cancer gay" est un peu mieux connu et un large consensus scientifique s'accorde à dire que ce virus existe depuis beaucoup plus longtemps. Ecoutez et abonnez-vous au podcast
Videos - Corpus - réseau Canopé Cette séquence peut amener les élèves de cycle 4 à s’interroger sur le risque infectieux mondial, et peut être rattachée à l’actualité. Par exemple, il est possible de la compléter avec un extrait de journal écrit ou télévisé concernant la transmission du virus Ebola.Elle peut être exploitée en début de la partie « Risque infectieux », en illustrant visuellement comment un micro-organisme peut se propager d’un individu à un autre, et aboutir au problème suivant : comment se transmettent les micro-organismes pathogènes ?Le lien peut être fait avec d’autres disciplines (sciences, technologie et sociétés, épidémies, gestion de la santé publique).On peut également l’exploiter en complément de la notion de vaccination (corps humain et santé, politiques de prévention et de lutte contre la contamination et/ou l’infection), afin d’illustrer l’intérêt de la vaccination sur la propagation globale d’une épidémie.