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À Nantes, sur les traces de l'esclavage - #FOCUS 09/05/2014

À Nantes, sur les traces de l'esclavage - #FOCUS 09/05/2014
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Et la France devint une puissance négrière Au XVIe siècle, la France avait essayé de participer activement aux débuts de l'expansion maritime et coloniale européenne en direction des Amériques : en 1534, Jacques Cartier atteignait Terre-Neuve ; de 1556 à 1559, une colonie éphé-mère occupait la baie de Rio de Janeiro au Brésil - la fameuse « France antarctique »1 ; en 1608, Champlain découvrait Québec. Mais les premières colonies durables ont été fondées aux Antilles*2, à partir de 1626, soit près d'un siècle après le départ de Jacques Cartier de Saint-Malo. De nombreuses raisons ont été avancées afin d'expliquer ce « retard » français comparativement aux entreprises des Ibériques, pionniers en matière d'expansion coloniale, ou encore de l'Angleterre et des Provinces-Unies au XVIIe siècle. En réalité, plus que d'un retard, il faudrait parler d'un décrochage étant donné les tentatives rappelées plus haut et amorcées dès le XVIe siècle. En outre, ce décrochage n'est pas synonyme de manque de moyens.

La traite négrière rochelaise au XVIIIe siècle Plus nombreux sur un navire négrier que sur les navires marchands, l’équipage dont les marins sont plus là par défaut que par choix, n’est pas toujours de qualité. Dans son journal, Claude-Vincent Polony avoue à son capitaine qu’à bord de La Reine de Podor, certains marins lui causent bien du souci : « soyez sans inquiétude à l’égard de nos captifs. Je le regrette, nos Blancs me donnent plus de peine à contenir ». Mis à part quelques officiers, ces hommes ont souvent laissé peu de traces dans les archives.

L'esclavage Un esclave est une personne qui n’est pas libre car elle appartient, comme un objet, à une autre personne. Elle doit lui obéir en toutes circonstances et travailler pour elle sans être payée. Apparu dans l’antiquité, l’esclavage est largement répandu dans la Grèce antique ou au sein de l’Empire Romain. On estime par exemple qu’au IVeme siècle avant Jésus-Christ à Athènes, le nombre d'esclaves s'élevait à 250 000, soit près d’un habitant sur deux. L’esclavage a aussi été largement présent dans le monde arabe ou encore en Chine. À partir du XVIe siècle, avec le développement des colonies, les Européens mettent en place un véritable système organisé de réduction en esclavage de population entière. Un certain nombre de pays européens, parmi lesquels la France, échangeaient des produits manufacturés (toiles, armes...) contre des hommes et des femmes en Afrique, pour aller les revendre comme esclaves aux Antilles et aux Amériques.

« Entendre » la voix des esclaves du XVIIIe siècle L'histoire Atlantique de l'Afrique, du XVIe siècle à nos jours #9Les Archives nationales viennent de procéder à la numérisation de 169 journaux de bord de navires de la traite esclavagiste Atlantique du XVIIIe siècle. Ce corpus couvre la période de 1721 à 1757, et concerne pour l’essentiel les vaisseaux de la Compagnie des Indes. Le journal de bord est tenu quotidiennement par le pilote ou le chargé des écritures et des comptes à bord, plus rarement par le capitaine. Il s’agit de consigner toutes les 24 h la position et la trajectoire du bateau, ainsi que les événements survenus dans la vie quotidienne à bord. Ces documents, d’apparence austère, sont donc de véritables boîtes noires pour la navigation au XVIIIesiècle. Tout y est consigné. Le style des descriptions varie suivant les responsables de la tenue des journaux de borde. Les expéditions partent traditionnellement de Lorient, siège opérationnel de la Compagnie des Indes (dissoute en 1769). Autres épisodes de la série :

Traite négrière atlantique | Château des ducs de Bretagne Les toiles imprimées peuvent représenter à elles seules jusque 80% de la cargaison de départ d’un navire négrier. Entre 1686 et 1757 pour ne pas nuire à la production traditionnelle de laine, de lin et de soie, cette activité lucrative ainsi que les importations sont interdites en France favorisant l’achat à l’étranger (Hollande, Angleterre et Suisse) ou encore la fabrication clandestine.La prohibition est levée en 1759 entrainant l’installation à Nantes de nombreuses manufactures de toiles imprimées. Parmi ses dernières on peut citer : Gorgerat, Petitpierre, Favre, Pelloutier, Kuster, Bourcard, Roques et Simon. A retenir : Une confusion sur le sens du mot pacotille a laissé entendre que les esclaves pouvaient être achetés contre des objets de peu de valeur. Or il n’en est rien. Pour ce qui est de la pacotille, elle désignait la part donnée aux officiers à leur retour d’une campagne de traite. Haut de page

Le plan d'un bateau négrier, symbole du mouvement abolitionniste La propagande abolitionniste Vers 1770, apparaît en Angleterre et aux Etats-Unis l’abolitionnisme, mouvement d’une nouveauté radicale qui remet en cause l’esclavage aux colonies. Il engage le combat contre ce qui apparaît alors comme une institution économiquement solide, efficace, fructueuse et donc tout à fait moderne. En Angleterre se cristallise un mouvement de grande ampleur. D’emblée, le mouvement se veut international, comme l’est la traite elle-même. Une « horreur géométrique » saisissante Cette célèbre gravure de 1789 met brutalement sous les yeux de l’Angleterre et des autres pays pratiquant la traite les conditions de transport des captifs noirs dans un bateau négrier, pendant la traversée d’Afrique en Amérique. 454 noirs sont représentés ici ; le nombre est conforme aux directives du Dolben’s Act de 1788, qui réglemente en Angleterre le nombre maximum de captifs à embarquer, en fonction du tonnage du navire. Maquette de bateau négrier Convaincre pour faire interdire

Accueil - Mémorial de l’abolition de l’esclavage – Nantes Un projet politique… Ce monument est l’un des plus importants au monde consacrés à la traite négrière, à l’esclavage et à son abolition. Il marque de manière solennelle le rapport de Nantes à son passé de premier port négrier de France au 18e siècle et rend hommage à ceux qui ont lutté et luttent encore contre l’esclavage dans le monde. … et artistique Les artistes concepteurs, le plasticien Krzysztof Wodiczko et l’architecte Julian Bonder, ont voulu « une évocation métaphorique et émotionnelle de la lutte, principalement historique mais toujours actuelle, pour l’abolition de l’esclavage ». Dans le prolongement du parcours souterrain un espace dédié replace la traite atlantique dans son contexte : clés historiques et géographiques, chiffres, carte, chronologie soulignent l’ampleur des faits historiques mais aussi la lutte contre l’asservissement hier et aujourd’hui.

Manioc : Esclavage | Titres Actualité juridique de l'esclave en France : la question des réparations Auteur(s) : Facorat-Gaspard, Brigitte Auteurs secondaires : Niort, Jean-François Édition : GREHDIOM : Groupe de Recherches en Histoire du droit et des Institutions d'Outre-Mer ; Mémorial ACTe ; CAGI : Centre d'Analyse Géopolitique et Internationale ; CRPLC : Centre de Recherche sur les Pouvoirs Locaux dans la Caraïbe ; CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique. 2014 Extrait de : "Grand séminaire d'histoire des Outre mers : "Résistances, rébellions, révoltes et révolutions, Océan Indien, Antilles, France (1750-1850)", les 3-8 février 2014. Université des Antilles et de la Guyane Description : Mme Brigitte Facorat-Gaspard nous propose une étude très intéressante sur la question des réparations en France, tout en faisant un parallèle avec les États-Unis et les États Africains. Plusieurs problématiques se posent : Pourquoi la question des réparations est-elle relancée aujourd'hui en France ?

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