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Punir un enfant

Punir un enfant
Punition : rien que le mot fait peur, et pas seulement aux enfants. Pourtant, face aux désobéissances et aux caprices, souvent la sanction parentale tombe. Faillite d’éducation ou limite salutaire ? Le point sur la meilleure façon de poser les interdits. Anne-Laure Gannac Sommaire « Il n’en fait qu’à sa tête ! « Il est dans la nature de l’enfant de vouloir déborder des limites imposées, explique le pédopsychiatre Daniel Marcelli. L’ère des enfants rois « Aujourd’hui, reconnaît le pédopsychiatre et psychanalyste Patrick Delaroche, trop de parents ne savent plus punir leurs enfants. » Pourquoi ? La fin des années 1960 est également passée par là, avec son « interdit d’interdire » qui a dépassé le cadre sociétal pour s’introduire dans les foyers. « La nouvelle génération de parents veut trouver un équilibre entre ces deux excès, remarque le pédopsychiatre Patrice Huerre. Un sentiment de culpabilité « Est-ce que je ne vais pas le traumatiser ? Related:  Punition

Comment sanctionner sans punir ? Je souhaite commencer cet article sur un rappel de vocabulaire. Dans le livre Sanctionner sans punir, Elisabeth Maheu n’utilise jamais le mot bêtise : elle parle de transgression ou de contravention. La punition La punition est l’expression d’un rapport de force dans lequel le dominant (l’adulte) exerce son pouvoir sur le dominé (l’enfant). Illustration extraite de Sanctionner sans punir d’Elisabeth Maheu La sanction Par opposition à la punition, la sanction peut être définie comme « la conséquence prévue à l’avance d’une infraction ou d’un non respect d’une règle ou d’une loi explicitement formulée et reconnue » (Jean-Pierre Carrier – Docteur en Sciences de l’Education). Les comportements non acceptés considérés comme des infractions ainsi que les sanctions correspondantes sont donc définies au préalable. Dans le livre Sanctionner sans punir, Elisabeth Maheu rappelle quelques principes au sujet des punitions : 1. Une sanction à but éducatif ne peut être ni un châtiment ni une punition. 2.

Les punitions Punir son enfant est un véritable casse-tête. Quelle punition pour quelle bêtise ? Quelle bêtise mérite une punition ? Comment fixer les limites ? Comment savoir si la punition est utile ou s’il y a violence psychologique sur l’enfant? Il est très difficile de faire la part des choses, car la sanction idéale n’existe pas : les enfants ne réagissent pas tous de la même manière, et les parents non plus. La sanction est elle pédagogique ? La punition d’un enfant ne sert pas qu’à l’empêcher de recommencer une bêtise, loin de là. La sanction a donc bien une dimension pédagogique et possède un impact fort sur la psychologie de l'enfant… Le tout est de savoir comment s’en servir ! Une punition positive et bénéfique Lorsque votre petit loup vous pousse à bout, il est tentant de l’envoyer se calmer dans sa chambre sans préambule. Une punition proportionnée à la faute La sanction ne doit pas être extrême ni trop laxiste par rapport à la gravité de la faute commise par l’enfant.

Enfant menteur, parent qui fait peur L'absence de sanction des règles de l’autorité parentale conjointe. Par Brigitte Bogucki, Avocat. Définition et contenu L’article 372 du Code civil prévoit que l’autorité parentale conjointe est la règle. Le principe semble simple, les décisions importantes de la vie de l’enfant doivent être prises conjointement par les deux parents. Par contre les décisions usuelles peuvent être prises par un parent seul. La question est de savoir ce que sont les décisions importantes et les décisions usuelles. Il n’existe pas de liste, c’est au cas par cas que la jurisprudence le décide et, malheureusement, les tribunaux administratifs et les tribunaux judiciaires ne sont pas toujours d’accord... Mais de toute façon, la frustration de se voir imposer une décision peut être considérable et il est difficile de déterminer ce qui est usuel ou pas tant cela peut différer d’une famille à l’autre. Ainsi par exemple, l’inscription des enfants à des activités para-scolaires est souvent considérée comme une décision usuelle. Principales difficultés Les conséquences de cette absence de sanction

Enfant Menteur, Parent Qui Fait Peur à propos du mensonge et du goût de la vérité dans l’éducation « Nous ne pouvons pas aimer vraiment s’il nous est interdit de voir notre vérité, la vérité sur nos parents et nos éducateurs, mais aussi sur nous-mêmes. Nous pouvons seulement faire semblant d’aimer. Alice Miller « Tout être humain qui approche la vérité de ce qu’il vit, en propre, rencontre l’humanité tout entière. » Fabrice Midal Qu’est-ce que le mensonge ? La vérité est donc l’accord de la pensée avec la chose telle qu’elle est, dire la vérité c’est donc dire les choses telles qu’elles sont. Une mère m’écrit : Mon fils de 17 ans ment tout le temps et sur tout ! A chaque fois qu’il me ment, je m’en aperçois et il le sait mais il continue. Cela a commencé dès le collège et je m’en suis vite aperçu mais il a continué. Que faire ? Merci de votre réponse. Ce qui m’apparait à la lecture de ce partage c’est que cette mère ne semble pas pouvoir accepter un seul instant une possible légitimité pour son fils de dissimuler la vérité.

Comment s’y prendre avec un enfant pour qu’il n’ait pas besoin de mentir ? Rêvez-vous d’un enfant qui obéit au doigt et à l’oeil ? Rêvez-vous d’un enfant qui obéit au doigt et à l’oeil ? “Obéis”, “Tais-toi”, “Je compte jusqu’à 3” Parfois nous aimerions tellement que notre enfant exécute immédiatement ce qu’on lui demande. Alors, pour arriver à nos fins, nous alternons entre plusieurs approches : “Mets tes chaussures tout de suite !” On souhaite que l’enfant obéisse parce que nous allons être en retard, parce qu’il “faut”, parce qu’on “doit”, parce que nous l’avons décidé et puis c’est tout. L’obéissance, ah la la cette question nous tracasse tous beaucoup. Et si on essayait d’abord de comprendre ce qu’il se joue du côté du parent ET du point de vue de l’enfant ? Du côté du parent Ce qui est intéressant à se poser comme question, c’est : qu’est ce que je souhaite réellement obtenir lorsque je demande à mon enfant de m’obéir ? Ce qui compte très souvent pour nous, parent overbooké et fatigué, c’est l’immédiateté. Et pourquoi formulons-nous d’une façon autoritaire ce que nous souhaitons obtenir ? Du côté de l’enfant

Que faire avec un enfant qui a pris l’habitude de mentir ? Les 4 "R" de la punition selon la discipline positive Dans son livre La discipline positive, Jane Nelsen propose de s’interroger sur les résultats à long terme des punitions. Elle part du principe que les punitions serviront peut-être à court terme dans le sens où le comportement inapproprié disparaîtra sur le coup (et encore, ceci n’est pas toujours acquis). La punition est efficace à court terme mais quels en sont les résultats à long terme ? Jane Nelsen propose un modèle pour résumer les résultats négatifs des punitions à long terme : les 4″R » de la punition. 1. Les enfants punis peuvent estimer que d’une part la punition n’est pas juste et d’autre part ils ne peuvent pas faire confiance aux parents. 2. Les enfants punis auront envie de gagner à la prochaine confrontation pour rééquilibre le jeu de pouvoir. 3. La plupart des enfants punis refusent la soumission. 4. Le retrait peut s’exprimer sous deux formes : Le fait d’humilier, de culpabiliser, de frapper ou de dévaloriser ne donne pas envie de coopérer et encore moins de faire mieux.

8 pistes pour réagir face à un jeune enfant qui tape/pince/mord Nous devons faire savoir à nos enfants que la violence n’est pas acceptable. Le défi est de le faire d’une façon qui favorise des sentiments d’amour plutôt que d’augmenter le ressentiment. C’est ça qui préservera nos enfants de la violence future, autant comme bourreaux que victimes. – Joanna Faber Protéger Passer à l’action pour protéger les blessures : « Vous avez besoin d’être séparés ». Les mots qui accompagnent les actions sont capitaux. Porter secours à la victime « Tu es d’accord pour que je fasse un bisou à cette bosse ? « Veux-tu mettre de la glace pour que ça aille mieux ? Exprimer ses sentiments face à la situation « Je n’aime pas voir un enfant blessé. » « Je suis fâchée parce que c’est important pour moi de savoir que, dans notre famille, on est capable de se parler plutôt que de se taper ». Inviter l’enfant à réparer « Je crois que ton frère/ ta soeur/ ton ami a besoin de quelque chose pour se sentir mieux. » « Que penses-tu de… ? « Quand tu seras prêt, tu pourrais… »

6 exemples pour passer à l'action sans menace, sans chantage ni punition avec les enfants Parfois, même quand nous avons beaucoup lu au sujet de l’éducation bien traitante, les enfants semblent comme imperméables à l’utilisation de l’humour, à la proposition de choix ou encore aux messages-Je dans certaines situations. Dans leur livre Parler pour que les tout-petits écoutent (2-7 ans), Joanna Faber et Julia King proposent plusieurs pistes pour passer à l’action (quand la sécurité est en danger, quand l’hygiène est en jeu, quand les délais ne supportent pas un retard…). Face à un enfant qui refuse de porter son casque de vélo : « Je range le vélo pour l’instant. Tu n’es pas d’humeur à avoir la tête prise dans un casque et je ne peux pas te laisser faire de vélo sans casque ».Face à un enfant peu soigneux avec le smartphone : « Je vois que tu as beaucoup d’énergie. Je crains que l’écran finisse par casser. Notez que dans tous ces exemples, l’enfant n’est pas grondé ou accusé. Quoi qu’il en soit, il est raisonnable de s’attendre à des protestations de la part des enfants.

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