
Les androïdes rêvent-ils d’un procès équitable ? En 1968, lorsqu’il publie son roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (J’ai lu, 2012), l’écrivain Philip K. Dick pose à ses lecteurs une question philosophique centrale, déjà explorée dans plusieurs de ses textes : qu’est-ce qu’être humain ? Si une intelligence artificielle (IA) devient indissociable d’un humain de chair et de sang, est-elle humaine ? Mais trente-cinq ans plus tard, alors qu’une suite à ce film, intitulée Blade Runner 2049, réalisée par Denis Villeneuve, avec Ryan Gosling et toujours Harrison Ford, sortira en salle le 4 octobre, les questionnements qui hantent le personnage principal, Rick Deckard, sont étonnamment d’actualité. « Deep learning » Bien sûr, ces logiciels sont loin d’être au niveau de l’intelligence humaine. L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ?
Exposition Goscinny et le cinéma « Je crois qu'il faut écrire pour la bande dessinée comme il faut écrire pour le cinéma. » (René Goscinny) René Goscinny n'aura écrit et réalisé que quatre longs métrages : Astérix et Cléopâtre (1968), Daisy Town (1971), Les 12 travaux d'Astérix (1976) et La Ballade des Dalton (1978). Mais cette courte filmographie de cinéaste à part entière, interrompue par sa mort le 5 novembre 1977, masque une activité soutenue de scénariste pour le cinéma (Le Viager, sommet) et la télévision, et surtout un rapport incroyablement fécond à un art qu'il aura passé sa vie à approcher pas à pas, jusqu'à réaliser enfin son rêve en 1974 avec la création des studios Idéfix. Mais avant de parvenir à ce stade ultime d'audace et d'expérimentation, qui ne doit plus grand-chose aux films adorés et connus par cœur, René Goscinny a d'abord été un œil, un très singulier œil de spectateur de cinéma : l'œil parodique par excellence.
Comprendre le Big Data à travers les films de cinéma Le Big Data, tout le monde en parle et pourtant, nous ne réalisons pas à quel point ces nouvelles technologies nous touchent tous les jours. Sans que nous y ayons pris garde, nos vies sont devenues de plus en plus « digitales » et génèrent un flot ininterrompu de données. Ce déluge de données serait-il en train de révolutionner notre façon d’expérimenter et de comprendre le monde, voire... De le prédire ? Qu’est-ce que le Big Data ? Et si le cinéma hollywoodien avait justement anticipé cette révolution du Big Data, et qu’il nous livrait toutes les clés pour le comprendre ? Un souci technique avec ce cours, pour accéder aux exercices ou corriger les activités ?
[Infographie] Cahier des Charges d'un Site Web publié le 23 décembre 2016 par Olivier Jadzinski en catégorie Conseils, Entreprendre, Infographie, Site Dans mon activité, on me demande parfois de réaliser un site internet. Et généralement, voilà comment çà démarre: « oh tu me fais un truc simple, genre XX… ». Sauf que « faire simple » est la chose la plus dure qui soit. Ce qui est simple pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Voici donc, aujourd’hui, une infographie réalisée par le blog d’Impala Webstudio qui vous donne 12 éléments à prendre en considération lors de l’établissement du cahier des charges d’un site internet. Daimyo – Seigneurs de la guerre au Japon – Guimet Du 15 février au 13 mai 2018 Le Musée national des arts asiatiques – Guimet et le Palais de Tokyo, réunissent dans le cadre d’un partenariat inédit, un ensemble exceptionnel d’armures et d’attributs de daimyo, ces puissants gouverneurs qui régnaient au Japon entre le XIIe et le XIXe siècle. Au musée national des arts asiatiques – Guimet La classe des Daimyos joue un rôle essentiel dans l’histoire japonaise dans la deuxième moitié de la période féodale (du XVe au XIXe siècle). L’exposition du musée réunira pour la première fois un ensemble exceptionnel issu des collections françaises, privées et publiques. Au total, trente-trois armures ainsi que de somptueux ornements associés à l’imaginaire guerrier japonais : casques, armes, textiles… Armures et ornements – dont beaucoup seront présentés pour la première fois -, nous plongeront dans la fascination d’une fresque historique militaire, jouant les atours du pouvoir et la notoriété des grands feudataires japonais. Au Palais de Tokyo
La vie privée et les travailleurs de la donnée (Le Monde, 22 janv. 2018) Dans Le Monde du 22 janvier 2018, je publie avec Paola Tubaro une tribune à l’occasion des 40 ans de la CNIL. Attention : La tribune a été traduite en portugais et publié sur le site brésilien Outras Palavras. Notre vie privée, un concept négociable Antonio Casilli (Télécom ParisTech/EHESS) et Paola Tubaro (CNRS) La défense de nos informations personnelles ne doit pas exclure celle des droits des travailleurs de la donnée L’idée que nous nous faisons de la vie privée a profondément changé ces dernières années. Nos informations ne sont plus ” chez nous “. Exit la notion de privacy comme pénétration qui était à la base de la loi Informatique et libertés de 1978, place à celle de privacy comme négociation. C’est là le premier sens de l’idée de négociation de la vie privée : un échange, marchand ou pas, où les données personnelles font fonction de monnaie. Antonio Casilli et Paola Tubaro
MENE1710089N Évaluation en fin d'année Objectifs de l'épreuve L'épreuve facultative d'informatique et création numérique a pour objectif d'évaluer les acquis et aptitudes du candidat (notions informatiques élémentaires, manipulations logicielles, enjeux épistémologiques ou sociétaux, etc.) en lien avec le programme du cycle terminal (cf. arrêté du 16 juin 2016 paru au BOEN n° 29 du 21 juillet 2016). Elle consiste en la présentation d'un projet de création numérique réalisé collectivement par un groupe d'élèves. Modalités de l'évaluation Cette évaluation se déroule pendant le temps scolaire dans l'établissement de formation du candidat et dans une salle munie d'un dispositif technique relié au réseau et permettant la projection de documents informatiques. L'évaluation est réalisée par une commission composée de deux enseignants dont un, au moins, aura suivi et formé l'élève pendant l'année. Structure de l'épreuve Durée (modulable selon la taille du groupe, sur la base de 15 minutes par candidat).
Basquiat - jusqu'au 14 janvier 2019 - Fondation Vuitton L’œuvre de Jean-Michel Basquiat, l’un des peintres les plus marquants du XXe siècle, se déploie dans quatre niveaux du bâtiment de Frank Gehry. L’exposition parcourt, de 1980 à 1988, l’ensemble de la carrière du peintre en se concentrant sur plus de 120 œuvres décisives. À l’image des Heads de 1981-1982, pour la première fois réunies ici, ou de la présentation de plusieurs collaborations entre Basquiat et Warhol, l’exposition compte des ensembles inédits en Europe, des travaux essentiels tels que Obnoxious Liberals (1982), In Italian (1983) ou encore Riding with Death (1988), et des toiles rarement vues depuis leurs premières présentations du vivant de l’artiste, telles que Offensive Orange (1982), Untitled (Boxer) (1982), et Untitled (Yellow Tar and Feathers) (1982). Dès la sortie de l’enfance, Jean-Michel Basquiat quitte l’école et fait de la rue de New York son premier atelier. Rapidement, sa peinture connaîtra un succès à la fois voulu et subi. Le parcours proposé est chronologique.
Les travailleurs de la donnée d’Antonio Casilli A qui appartiennent nos données personnelles ? "La vie privée a changé de visage, elle a arrêté d'être un droit individuel pour devenir une négociation collective. Pas au sens commercial du terme, mais au sens syndical." Notre invité est le sociologue Antonio Casilli, spécialiste des réseaux sociaux, maître de conférences en Digital Humanities à Telecom ParisTech et chercheur associé au Centre Edgar-Morin (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris). Auteur en 2010 de Les liaisons numériques (Editions du Seuil, Paris, 2010), sur les nouvelles formes de sociabilité contemporaine, et en 2015 avec Dominique Cardon de Qu’est-ce que le digital labor? Dans une tribune parue récemment dans le Monde, il revient sur cette idée que la protection de nos données personnelles ne doit pas exclure celle des droits des travailleurs du cliqu. Si tout le monde s’accorde à dire que nos informations sont de moins en moins « chez nous », sont-elles pour autant « à nous » ? Sons diffusés :
Dossier pédagogique Les nouveaux médias - Centre Pompidou - Arts plastiques - Éduscol Ce dossier propose une introduction à l’histoire de l’usage de ces nouvelles technologies dans le domaine artistique à travers un choix d’œuvres de la collection Nouveaux médias, notamment des œuvres vidéo et des installations multimédia qui en constituent la majeure partie, ainsi que quelques exemples de cédéroms et de sites internet d’artiste. En complément, Christine Van Assche, responsable des Nouveaux médias au Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, parle de l’actualité de cette collection, de sa diffusion tant au Centre Pompidou qu’à l‘étranger, tout en évoquant son histoire. La notion de nouveaux médias qualifie des œuvres faisant appel à des technologies de l’information dans leur processus de réalisation ou comme supports de création (vidéo, informatique, etc.). « Transmettre des données » étant le propre de toute œuvre d’art, c’est logiquement que ces nouvelles technologies ont pu devenir un territoire à investir pour les artistes.
Nadar - jusqu'au 3 février 2019 - BNF La Bibliothèque nationale de France propose la première grande exposition consacrée aux trois Nadar. Félix Nadar (1820-1910), son frère Adrien Tournachon (1825-1903) et son fils Paul Nadar (1856-1939) furent tout à la fois photographes, peintres, dessinateurs et inventeurs... Quelque 300 pièces témoignent des spécificités de chacun des trois photographes, de leurs collaborations comme de leurs rivalités, dans un parcours qui embrasse l’histoire de l’atelier des Nadar pendant près d’un siècle. À travers des épreuves photographiques originales, des dessins, des estampes, des peintures et des objets, l’exposition invite à découvrir l’héritage de l’un des ateliers les plus importants et les plus durables des débuts de la photographie. L’exposition, organisée de manière thématique, se décline en trois parties représentatives des caractéristiques de l’entreprise des Nadar : « Les Nadar par les Nadar », « Art et industrie du portrait » et « Art et science ». Commissariat : Vidéos durée : 28 s
Petite histoire de l'intelligence artificielle | Dossier Au milieu du XXe siècle, les travaux de McCulloch et Pitts sur les neuronesneurones artificiels simulant les lois de la logique (1943) et ceux de Turing, concernant une machine universelle capable théoriquement de résoudre tous les problèmes en manipulant des symboles (1936, 1950), ont amorcé l'idée qu'il était possible qu'un système artificiel puisse être aussi performant qu'un esprit humain. Plongez au cœur de l'histoire de l'intelligence artificielleintelligence artificielle. L'apparition de l'intelligence artificielle En 1956, l'avènement de l'intelligence artificielle (nom donné par McCarthy) a suscité la conception de systèmes ayant pour objectif délibéré de modéliser la complexité de l'intelligence humaine. Les chercheurs ont conçu ces systèmes comme des cerveaux isolés d'un corps, excluant l'action dans l'élaboration de leurs connaissances. Cyc : intelligence artificielle et sens commun
L’œuvre d’art à l’heure de sa composition par les données A l’orée du Big Data s’avance un nouveau registre de créations artistiques faisant littéralement œuvre avec les données. De mediums très variés – installations, sculptures et peintures de données, infographies, visualisations graphiques interactives, etc. – ces productions ne se distinguent pas seulement au travers de leur mise en forme, concrétisation matérielle ou facture mais engagent plus foncièrement d’autres modalités d’expérience esthétique, introduisant d’autres relations sensibles au monde. « Il est [dorénavant] du principe de l’œuvre d’art » d’échapper à la seule détermination de son auteur. Emboitant le verbe à Walter Benjamin [1], revient-il, par cette formule, de pointer une évolution d’abord poïétique qui, bien que non tout à fait nouvelle, semble aujourd’hui très largement s’intensifier, s’accélérer. David Bihanic Designer, Maître de conférences à l'université Paris 1, chercheur associé à l'ENSADlab
Vampires, de Dracula à Buffy jusqu'au 19 janvier 2020 « Je suis Dracula » est une phrase culte de l'histoire du cinéma, prononcée avec un mystérieux accent slave, par des acteurs comme Béla Lugosi ou Gary Oldman. Le comte Dracula, vénéré par le public d'hier et d'aujourd'hui, avec la même ferveur teintée de crainte, est une icône dark, incarnation de ce que l'humain a de plus pulsionnel dans son rapport au sexe, à la folie, et à la mort. Mais Dracula n'est qu'un vampire cinématographique parmi tant d'autres, au même titre qu'Edward Cullen dans Twilight ou Lestat de Lioncourt dans Entretien avec un vampire. Tous, ils hantent les écrans du monde entier, surgissant des ténèbres de nos civilisations, à chaque fois que celles-ci vacillent, que les idéologies se fissurent. À l'origine du mythe Héritier d'obscures superstitions ancestrales, entre autres grecques (les stryges) et mésopotamiennes (Lilith), le mythe du vampire s'enracine en Europe centrale, dans les ténèbres sanguinaires du Moyen-Âge. L'ombre sur l'écran Dévoration et transgression