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La France inégale : partage social de l’espace français

La France inégale : partage social de l’espace français
Nous ouvrons avec ces toutes premières visualisations notre nouvelle rubrique Data. Avec nous cette semaine, Hervé Le Bras, démographe, directeur d’études à l’EHESS et chercheur émérite à Institut National d’Études Démographiques (INED). Aujourd’hui, la répartition des catégories sociales à travers le territoire. Classes moyennes et supérieures dans les « villes de commandement » Toutes les données sont en % de la population active (25 à 55 ans), en 2013, date du dernier recensement publié. Les classes moyennes et supérieures ont investi les métropoles et les grandes villes au point de constituer plus de la moitié de la population active dans certains cas et plus encore dans certains quartiers. La classe moyenne habite en banlieue Professions intermédiaires, en % de la population active, 2013. Les classes moyennes, ces « professions intermédiaires » au sens de l’Insee, sont aussi urbaines que les cadres, mais elles sont moins sélectives. Les ouvriers rejetés hors des grandes villes Related:  France

Moins de naissances, campagnes dépeuplées, Parisiens qui fuient… l'étude de l’Insee décortiquée L’Insee vient de publier une étude sur la démographie de la France entre 2013 et 2018, année au cours de laquelle la France compte 66 730 000 habitants. La croissance démographique moyenne sur cette période est de 0,4 %, ce qui signifie que chaque année la France a gagné une nouvelle population équivalente aux habitants de la ville de Lille intra-muros. Désertion des campagnes, baisse de la natalité, succès de Marseille et Bordeaux contre Paris… Marianne vous propose une analyse exhaustive de ces évolutions. Plus de morts et moins de naissances En France, le nombre d'habitants continue de croître régulièrement, mais à un rythme de moins en moins soutenu. Dans les années 1950-1960, le solde naturel, « la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période » côtoyait régulièrement les + 300 000 personnes par an avec des pics à 850 000 naissances. Les régions Guyane et PACA résistent Des campagnes françaises désertées Un exil des Parisiens ?

Pour une nouvelle approche spatiale de l’exclusion sociale 1Avec la lancinante montée dans les médias et dans les déclarations politiques de tous bords du discours sur l'exclusion, avec la progression organisée des revendications pour le rétablissement des « droits sociaux fondamentaux » par l'accès à l'emploi, au logement et à des « ressources financières décentes »1, avec, en co-occurrence, le discours, également lancinant, de l'immigration, des « banlieues » et des « territoires de l'exclusion »2, les scientifiques peuvent difficilement ne pas s'impliquer aujourd'hui en mobilisant, sur la question de l'exclusion, le mode théorique qui leur est propre. 2Cette nécessité s'est déjà imposée à certains, en particulier à des sociologues qui se sont engagés, chacun à leur manière, dans la compréhension de ce retour aux termes populaires de misère et de « miséreux », de la résurgence des « sans travail », de la mendicité et de l'errance. Espace et pauvreté, deux phénomènes pensés interdépendants L'approfondissement des ressorts de l'action collective

theconversation Nous poursuivons notre exploration de la France inégale en examinant comment les catégories socio-professionnelles ont « bougé » sur le territoire en l'espace de 45 ans. La relocalisation des cadres les plus diplômés Pourcentage de cadres ayant un diplôme universitaire ou équivalent en 1968 et 2013. Appuyer sur les boutons pour passer entre les deux années. En 1968, vers la fin des trente glorieuses, les cadres les plus diplômés sont dispersés sur tout le territoire français. À Paris, Rennes, Grenoble ou Lille, 90 % des cadres ont obtenu au moins une maîtrise universitaire ou sont passés par une grande école de commerce ou d’ingénieurs. Classes moyennes éduquées : la longue histoire Pourcentage de professions intermédiaires titulaires du bac ou d'un diplôme universitaire en 1968 et 2013. Quarante ans plus tard, les classes moyennes les plus éduquées se trouvent dans les régions traditionnellement catholiques. Employés et ouvriers : le retour aux sources

L'occupation populaire de la rue : un frein à la gentrification ? Pour qui se promène aujourd’hui dans les rues du Bas-Belleville (10e-11e arrondissements) ou de Château-Rouge, la partie ancienne de la Goutte-d’Or (18e), à Paris, l’atmosphère semble encore très populaire. Du matin jusqu’au soir, la multiplicité des petits commerces entraîne un flux continu de passants. Nombreuses sont également les personnes qui stationnent dans la rue pour discuter et regarder passer les gens. L’ambiance sonore de la rue est animée par toutes ces voix qui s’entremêlent, souvent dans différentes langues. Ces deux quartiers sont en effet marqués par la présence importante des populations immigrées de diverses origines. L’occupation de la rue y est une pratique populaire ancienne qui traverse les origines nationales. Or, si ces usages populaires de la rue n’existent plus que dans quelques quartiers de la capitale française, cela est lié à son embourgeoisement régulier depuis plusieurs décennies. Photo 1 - Commerces chinois et occupation de la rue dans le Bas-Belleville

Jouer de la vulnérabilité résidentielle. Le travail de relogement au cœur de la démolition des grands ensembles Dossier : Les vulnérabilités résidentielles en questions La mise en place en 2003 de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) a généralisé les opérations de démolition dans les quartiers d’habitat social anciennement ciblés par la politique de la ville. Les recherches engagées aujourd’hui dans ce domaine se sont jusqu’ici focalisées davantage sur la genèse politique et l’architecture institutionnelle de la démolition (Epstein 2013), sur ses effets (limités) sur la composition sociale des quartiers, comme sur les trajectoires résidentielles de leurs résidents (Lelévrier 2010), et moins sur les conditions concrètes dans lesquelles elle est menée. Étudier ces opérations de démolition à partir d’une sociologie du travail du relogement, que l’on peut considérer à quelques exceptions près (Dietrich-Ragon et Fijalkow 2013 ; Lelévrier 2014) comme le parent pauvre des recherches consacrées à la rénovation urbaine des années 2000, constitue alors un cadre d’analyse intéressant.

La France inégale : écarts de revenus, fluctuations territoriales Au coeur du grand débat national proposé par le chef de l'état et mis en avant lors de la mobilisation des gilets jaunes se trouve avant tout la question des inégalités de pouvoir d'achat entre les Français. The Conversation France republie la carte d’Hervé Le Bras : «La France inégale : écarts de revenus, fluctuations territoriales». Espaces des riches, espaces des pauvres Revenu individuel médian, 2013. Cliquer dans la carte pour vous déplacer et zoomer avec la roulette. Les revenus des Français obéissent à une stricte logique spatiale. Les retraités aisés se sont installés sur les côtes de l’Atlantique. Revenus : vers un rattrapage des campagnes ? Évolution des revenus entre 2001-2008 et 2008-2013. 12 ans d’évolution des revenus en France Évolution du revenu individuel médian (en pourcentage), entre 2001 et 2013. Géographie de la pauvreté Proportion de personnes dont le revenu est inférieur à 60 % du revenu médian. Inégalités territoriales

Banlieue, quartier, ghetto : de l'ambiguïté des définitions aux représentations Soumise aux mouvements économiques et aux évolutions du peuplement, démultipliée par les flux qui la traversent mais remarquablement stable par sa localisation, la ville occupe une place contradictoire dans l’imaginaire contemporain. Foyer de la modernité, territoire d’appartenance, espace par excellence des interactions, elle se présente aussi comme le lieu majeur de l’anonymat et de la perte des identités. Tout en générant des formes diverses d’enracinement, elle se construit dans la perte et le changement. Les banlieues et les périphéries expriment à leur manière ce dynamisme très particulier des agglomérations humaines. Leur croissance, qui peut être interprétée comme un double phénomène de diffusion et d’hybridation, laisse libre cours à des images de mélange et à un sentiment de débordement. Il faut dire que les mots eux-mêmes sont réducteurs et parfois trompeurs. Précisément, nous reviendrons dans ce texte sur les définitions de la banlieue, du quartier et du ghetto.

Couverture numérique du territoire Mis à jour le 20/01/2016 Le téléphone mobile et l’accès à internet à haut débit sont devenus des services essentiels de la vie quotidienne pour la population. Ils constituent des outils de travail indispensables pour les entreprises, les artisans ou les professions libérales. En ce qui concerne l’accès à internet fixe, le plan France Très Haut Débit a été lancé en mai 2013. Dans le domaine des services mobiles, le déploiement de la technologie 2G concerne la quasi-totalité des territoires grâce aux efforts conjugués des collectivités, des opérateurs et de l’Etat. Les cartes suivantes donnent une représentation visuelle de ces déploiements des services de communications électroniques au service de tous les usagers, citoyens et acteurs économiques. Téléphonie mobile : Haut débit fixe : Part des locaux éligibles toutes technologies (DSL, câble et Fibre FttH) à un débit supérieur à 3 Mb/sPart des locaux éligibles toutes technologies (DSL, câble et Fibre FttH) à un débit supérieur à 30 Mb/s

theconversation Actualité de la rentrée 2018 oblige, nous republions des infographies de notre série « La France inégale », avec les cartes d’Hervé Le Bras. Ici, la relation entre le niveau d’éducation et l’emploi dépend aussi de là où l’on habite. Les sans diplôme se concentrent dans les petites villes Pourcentage de personnes âgées de 25 à 34 ans ne possédant aucun diplôme en 2013. Source : Insee. Les jeunes souffrent particulièrement du chômage et principalement les jeunes sans diplôme dont la répartition en France est donc voisine de celle du chômage en général. Au contraire, les villes petites et moyennes dont les jeunes n’ont pas eu le moyen ou le désir de poursuivre des études concentrent les sans diplôme. Le rayonnement des villes universitaires Nombre moyen d’années d’études dans la classe d’âge 35 ans en 2013. Certaines régions résistent au chômage sur la longue durée Pourcentage de chômeurs dans la population active.

Les pauvres en milieu rural et notamment les jeunes ruraux et néo-ruraux L’objectif de cette étude réalisée par l’Ariac pour le compte de l’ONPES est de mieux comprendre les mécanismes à l’oeuvre dans l’invisibilité de certaines populations rurales mises en évidence par l’étude exploratoire de FORS en 2014 : identifier les difficultés vécues par les jeunes ruraux et les néo-ruraux dans leur milieu de vie, appréhender la représentation de l’espace de ces personnes ainsi que la manière dont ces représentations et ces pratiques spatiales impactent leur processus d’entrée dans la vie professionnelle pour les jeunes ou dans le territoire pour les néo-ruraux. Le panel est constitué de dix jeunes et onze néo-ruraux. Les personnes rencontrées ne forment pas un échantillon représentatif. Elles illustrent certaines situations peu documentées, sans épuiser la question. Télécharger l’étude

Séverine Bonnin-Oliveira : La fin des périphéries urbaines. Modes de vie et recompositions territoriales aux marges de l’aire urbaine toulousaine. Séverine Bonnin-Oliveira Si la périurbanisation a été très tôt constituée comme un objet de recherche à la frontière entre l’urbain et le rural, notamment sous l’impulsion de géographes ruralistes (Berger et al., 1980), le regard que l’on porte aujourd’hui sur le phénomène pâtit d’un urbano-centrisme, renforcé par les définitions successives de l’INSEE, qui ne lit souvent le phénomène qu’à partir d’une ville-centre polarisatrice. C’est pourtant nier les spécificités d’un mode de développement urbain qui produit durablement un « tiers espace » (Vanier, 2000), acquiert au fil du temps une épaisseur historique et se diffuse spatialement. C’est à partir du croisement des résultats d’un programme de recherche en cours et des conclusions d’une thèse récemment soutenue que nous aborderons cette question. Le nouveau visage des périphéries toulousaines en voie de périurbanisation. Une société diversifiée. Résumé

Une ressource : l’Apur, une histoire de Paris et du Grand Paris - Histoire-géographie - Éduscol L’Apur a été créé en 1967 pour étudier les évolutions de Paris et de sa métropole à travers une collecte de données démographiques, économiques, sociales, immobilières, afin d’accompagner le développement urbain de la capitale. De nombreuses études ont été publiées par l’Apur et cette exposition, découpée en cinq périodes décennales, en retrace l’essentiel. Le grand intérêt de cette exposition en ligne est de proposer des centaines de documents téléchargeables qui seront autant de ressources pour les enseignants qui veulent faire travailler leurs élèves sur l’histoire et les transformations de la métropole parisienne mais également sur son avenir d’ici 2050. Scénarios pédagogiques traitant les thèmes de programmes : Autres actualités en lien :

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