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Les images sont-elles encore produites pour être regardées par les humains

Les images sont-elles encore produites pour être regardées par les humains
Pour l’artiste Trevor Paglen (@trevorpaglen, Wikipédia), qui s’intéresse depuis longtemps à la surveillance de masse (voir le portrait de lui que réalisait la Gaîté Lyrique), la culture visuelle, radicalement transformée par le numérique, est pourtant en grande partie devenue invisible. « Une majorité écrasante d’images sont désormais faites par des machines pour d’autres machines, mettant rarement des humains dans la boucle », explique-t-il dans le New Inquiry. Nous entrons dans l’ère des images invisibles ! L’image n’est plus produite pour être regardée par des humains Les spécialistes de la culture visuelle pensent que la relation entre les humains et les images a changé avec l’arrivée du numérique, c’est certainement vrai reconnaît Paglen, mais la révolution n’est peut-être pas où l’on pense. « Ce qui est vraiment révolutionnaire dans l’avènement des images numériques, c’est qu’elles sont fondamentalement lisibles par des machines », indépendamment du sujet humain. Hubert Guillaud

http://internetactu.blog.lemonde.fr/2017/01/14/les-images-sont-elles-encore-produites-pour-etre-regardees-par-les-humains/

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La bibliothèque publique de New York met en ligne 180.000 images libres de droit et incite à leur réutilisation créative La Bibliothèque publique de New York vient de mettre à la disposition des internautes du monde entier un trésor de photographies numérisées, issues de sa collection et tombées dans le domaine public. Plus de 180 000 manuscrits, cartes, photographies, partitions, lithographies, cartes postales et autres images ont ainsi été mises en ligne le mercredi 6 janvier 2015 dans une résolution très haute. Elles peuvent être téléchargées gratuitement et réutilisées gratuitement. L’intime dans les réseaux sociaux – Mondes Sociaux CC Pixabay Johnhain Dans son ouvrage Raison, bonnes raisons (2003), le sociologue Raymond Boudon s’est intéressé aux « bonnes raisons » que les individus peuvent invoquer pour expliquer que leurs actions sont moins irrationnelles qu’il n’y paraît, mais obéissent à des rationalités que le chercheur doit révéler. Autrement dit, si leurs choix ne sont pas tous nécessairement rationnels, ils ont aussi de bonnes raisons pour agir comme ils le font. Dans ma thèse soutenue en 2016, qui traite des pratiques de l’intime dans les réseaux sociaux, j’ai voulu chercher les bonnes raisons qu’ont les internautes de se livrer sur leur vie privée.

Qui sont les 4 millions de mal-logés en France ? Absence totale de domicile, manque de confort, surpeuplement : le rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre, qui paraît mardi, décrit des difficultés très diverses. Les sans-abri contraints de dormir dehors choquent les consciences, surtout lorsque le thermomètre descend. Ils ne sont pourtant que la face la plus visible de la crise du logement en France. Le rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre (FAP), publié mardi 31 janvier, estime que près de 4 millions de personnes sont « mal logées » et plus de 12 millions en situation de fragilité par rapport au logement. Le terme de « mal-logement », désormais courant dans le débat public, a été inventé par la Fondation Abbé-Pierre lors de la parution de son premier rapport, en 1996. « Le chiffrage a été réalisé pour la première fois en 2001, explique Manuel Domergue, chargé des études à la FAP. La Fondation ne cherche pas à noircir le tableau :

Apprendre à déjouer les images : des pistes pour l’enseignant Manipuler des images, plus facile que jamais! Bientôt, ce sera vraisemblablement tout à fait banal. Ceci pose d’ailleurs un important défi pour l’éducation… Aux films, citoyens ! Ce site propose dix longs métrages offrant aux élèves l’occasion d’un exercice d’ouverture du regard et d’appréhension de la diversité sociale, culturelle, artistique. À travers la richesse expressive et créative de ces grandes œuvres cinématographiques et la complexité des points de vue formulés sur le monde, les équipes éducatives peuvent développer l’esprit critique des élèves et les engager sur la voie de l’affirmation de leur jugement esthétique et éthique, en s’appuyant notamment sur des échanges entre pairs, participant ainsi à l’épanouissement de leur liberté de regard et de leur conscience de citoyen. Découvrir les 10 films Le site « Les valeurs de la République » a pour objectif la transmission des valeurs républicaines telles que la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité et l'absence de discrimination. Voir les ressources sur le site Les valeurs de la République

La photographie, intensificateur d’expérience – L'image sociale Musée Condé, Chantilly, 2016 (photo AG). (Chronique Fisheye #22) La photographie vernaculaire compte parmi les pratiques les plus dénigrées. Sa seule utilité reconnue est sa fonction de mémoire familiale. Quant au reste, l’image de soi passe pour narcissique, et la photographie touristique ou muséale est volontiers décrite comme un écran qui empêche de profiter pleinement de l’expérience vécue. Je me souviens d’un critique de renom qui expliquait, indigné, avoir vu un touriste japonais enregistrer en vidéo le paysage par la fenêtre, tout au long d’un voyage en train. Un tel abus était supposé apporter la démonstration par l’absurde du caractère néfaste des pratiques visuelles du plus grand nombre. Internet, une histoire pas tellement virtuelle Le monde des données est composé de câbles, data centers et d’unités de refroidissement dans lesquels les géants du web investissent massivement. L’univers digital, constitué par vos posts Facebook, vos tweets et mails, n’est pas aussi virtuel que l’on pourrait croire et génère 2% des émissions de CO2 dans le monde. Le mythe de la dématérialisation a laissé imaginer que l’espace digital était infini et gratuit. Pourtant, le monde virtuel n’a jamais été aussi réel : Internet est polluant, coûte cher et fait beaucoup trop de bruit. Pourquoi ça pollue d’envoyer un email ? 215 milliards d’emails sont envoyés chaque jour dans le monde (source : Radicati Group, mars 2016).

« Le respect de l’éthique permettra de saisir les opportunités liées à l’intelligence artificielle » Le développement de l’intelligence artificielle sera à l’origine de grandes opportunités, mais suscite également beaucoup de questions, notamment en matière d’éthique. Explications avec Diane Dufoix-Garnier, directrice des affaires publiques d’IBM France. Quels sont les enjeux d’éthique liés au développement de l’intelligence artificielle ? Diane Dufoix-Garnier : Avec l’intelligence artificielle (IA), nous sommes au début d’une nouvelle ère et d’une révolution qui sera peut-être aussi importante que l’arrivée de la machine à vapeur ou d’internet. Comme à chaque grand changement technologique, il se pose beaucoup de questions en matière de sécurité, d’accessibilité ou d’impartialité des outils.

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