
Les neurosciences cognitives sous le feu des projecteurs Loin de moi l’idée de développer un engouement aveugle pour les neurosciences cognitives dans le contexte des formations continues, sous le prétexte d’une quelconque « innovation pédagogique » de plus, ou d’un « effet tendance ». Beaucoup plus simplement que cela, je voudrais montrer que la recherche dans ce domaine nous apporte un éclairage utile, pourvu que son faisceau soit correctement orienté de façon à y voir plus clair, sans être ébloui. Alors allumons l’interrupteur … Des neuroscientifiques usent de métaphores avec brio, au service de l’enseignement Aristote disait : « La métaphore, perception des ressemblances dans les différences est le signe du génie. » Une première métaphore pour expliquer le concept d’apprentissage : le cerveau est comme une forêt… Au cours d’un apprentissage, des processus similaires prennent place dans le cerveau. « Ce mécanisme sert à redéfinir le concept d’apprentissage. Une seconde métaphore pour expliquer ce qu’est l’attention : le cerveau funambule[3]
Neuromythe #3 : la taille du cerveau influence l’intelligence « Tu as une cervelle de moineau », « il a un petit pois dans la tête », « elle a une mémoire d’éléphant » … Ces expressions familières sous-entendent que l’intelligence serait une question de taille ou de poids. Mais si c’était vrai, les baleines, avec un cerveau de 8 kg, seraient parties à la conquête de Mars depuis bien longtemps ! Alors, au-delà de l’intuition un peu naïve, d’où vient cette idée selon laquelle les capacités intellectuelles seraient proportionnelles à la taille du cerveau ? Si l’on se place d’un point de vue évolutif, il est vrai que le volume cérébral des hominidés n’a cessé d’augmenter depuis leur apparition sur la Terre : en 7,5 millions d’années, il a été multiplié par trois. Cependant, cette théorie fut largement mise à mal avec le progrès des recherches sur l’évolution. Maintenant que l’on sait que le cerveau d’Homo sapiens, censé être l’espèce la plus intelligente de la planète, pèse à peine 1,35 kg, pourquoi le mythe de la « grosse tête » persiste-t-il ?
Les neurosciences pour lutter contre l'échec scolaire - France 3 Normandie Au collège de Lessay dans la Manche, les neurosciences sont utilisées pour lutter contre l'échec scolaire. Regardez: Neurosciences au collège de Lessay Les neurosciences cognitives ont identifié au moins quatre facteurs qui déterminent la vitesse et la facilité d’apprentissage. L'attention Regardez cette video, comptez combien les joueurs habillés en blanc font de passes avec le ballon de basket: Cette expérience montre comment l'attention peut être sélective. La méditation, la motricité fine ou la pratique d’un instrument de musique renforce la capacité d'attention. L’engagement actif L’apprentissage est optimal lorsque l’enfant alterne apprentissage et test répété de ses connaissances. Le retour d’information Plus le retour est proche dans le temps de l’erreur, plus l’action corrective sera efficace et intégrée. Les erreurs sont positives et sources d’apprentissage. Les punitions face aux erreurs ne font qu’augmenter la peur, le stress, et le sentiment d’impuissance inutilement.
Appliquer les neurosciences et les intelligences multiples en classe de maternelle : le témoignage d'une enseignante Le témoignage d’une enseignante de maternelle qui a appliqué les neurosciences et la théorie des intelligences multiples dans sa classe. Elle répond à questions : Pourquoi avoir commencé à utiliser les neuroscience et comment ?Qu’est-ce que cela a changé à votre quotidien d’enseignante ?Quels sont les changement que la classe et les activités ont subis ? Ça a vraiment changé le regard sur les enfants ! La neuroplasticité : Les intelligences multiples : Les émotions : Pour aller plus loin : Les neurosciences au cœur de la classe de Pascale Toscani (éditions Chronique sociale) A l’école des intelligences multiples de Bruno Hourst (éditions Hachette Education) Les lois naturelles de l’enfant de Céline Alvarez (éditions Les arènes) Related L'intelligence reconsidérée à la lumière des neurosciences éducatives L'intelligence reconsidérée à la lumière des neurosciences éducatives : faut-il changer notre représentation de l'intelligence ? In "Neurosciences"
Quels sont les impacts de l'isolement social sur notre cerveau ? Cela fait déjà plusieurs décennies que des chercheurs tentent de comprendre l’impact de la solitude sur notre corps et notre cerveau. Alors que des mesures de confinement continuent d’apparaître çà et là en raison de la crise actuelle, il faut garder à l’esprit que les contacts sociaux constituent un réel besoin de notre cerveau. Cerveau et isolement social Les scientifiques n’ont pas attendu la récente pandémie de Covid-19 pour s’intéresser aux effets de la solitude sur le corps et le cerveau humain. Le 29 mars 2021, le magazine Wired évoquait Donald Hebb (1904-1985), un psychologue canadien ayant mené une expérience dans les années 1950. L’intéressé avait rémunéré des étudiants afin que ces derniers restent seuls dans un espace réduit. Alors effectivement, les humains que nous sommes doivent très rarement faire face à un isolement social aussi intense. Le cerveau “affamé” en cas de manque Pour les besoins de leur étude, les chercheurs ont recruté quatre volontaires.
Les styles d'apprentissage en éducation Je voudrais suggérer ici qu’il existe dans le monde de l’éducation de semblables légendes, que je propose d’appeler des légendes pédagogiques. Le concept de légende pédagogique Les légendes pédagogiques sont très semblables aux légendes urbaines : elles aussi sont répétées et circulent abondamment ; elles aussi sont le plus souvent sinon entièrement fausses, du moins dénuées d’une solide base scientifique ; et elles aussi nous disent quelque chose du milieu dans lequel elles circulent. Cependant, les légendes pédagogiques n’expriment pas tant des peurs et des fixations que des croyances rassurantes et romantiques qui, hélas, caractérisent le monde de l’éducation. Je suis persuadé qu’il en existe un grand nombre et qu’il serait très utile d’en faire l’inventaire – je songe à en faire un livre. En attendant, en voici une, particulièrement répandue et pernicieuse. Les styles d’apprentissage Les styles en question varient énormément selon les auteurs consultés [1]. Mises à l’épreuve
Souriez Vous Managez Le blog du cerveau à tous les niveaux – Niveau débutant » Un principe très général de l’organisation du cerveau confirmé par son activité dynamique intrinsèque On savait depuis un certain temps déjà que lorsqu’on effectue une tâche quelconque, une mémoire sensorielle de très courte durée collabore avec des capacités de mémorisation plus longues pour nous permettre d’effectuer la tâche. Et l’on savait aussi que cet encodage à différentes échelles de temps est corrélé avec la fréquence des oscillations de l’activité neuronale dans ces régions, des fréquences élevées des aires corticales sensorielles jusqu’aux fréquences très basses de nos aires associatives multimodales. Or dans un article intitulé Hierarchical dynamics as a macroscopic organizing principle of the human brain publié en août dernier dans la revue PNAS, Ryan Raut, Abraham Snyder et Marcus Raichle montrent que l’on peut généraliser ce grand principe non seulement à l’ensemble du cortex mais aussi à plusieurs structures sous-corticales. Ces résultats sont intéressants pour des raisons différentes selon les régions cérébrales considérées. Non classé | Pas de commentaires
La mémorisation en classe: un fâcheux oubli La mémorisation est le parent pauvre des activités réalisées en classe. Dommage ! Car la phase de mémorisation initiale massée est déterminante pour toute la suite de la rétention. L’enseignant peut : . . . . . Rappel des principes de base de la mémorisation Essentiels à connaître pour l’acquisition des éléments indispensables à la compréhension, la communication orale et écrite, la rigueur des savoirs, le traitement des tâches. Il est capital et urgent d’intégrer des pratiques adaptées au fonctionnement naturel du cerveau: Plusieurs reprises indispensables, expansées temporellement, des éléments sémantiques essentiels Les éléments sémantiques sont rarement acquis définitivement. Individualisation souhaitable des parcours de mémorisation afin de gagner un temps précieux pour chacunMémorisation active consistant à s’interroger et non à lireFeedback proche entre la question et la réponse 1er axe : Expliquer aux élèves comment fonctionne leur mémoire Pourquoi ? Comment ? Hypothèses : Remarques : . .
Influence sociale et leadership dans la direction des personnes 1Selon Bertrand Oberson, « Pour qu’il y ait échange, coordination, coopération entre des agents, il faut qu’il y ait des conventions entre les personnes concernées ; c’est à dire un système d’attentes réciproques entres les personnes et leurs comportements» (Oberson, 2007, p. 1). Cette conduite est un préalable dans le contexte actuel où les organisations sont plus orientées vers une optimisation du capital humain. Cette optimisation est un défi que chaque organisation s’attèle à relever dans la réalisation de ses objectifs. Seulement relever un tel défi n’est pas tâche aisée, du moment où chaque organisation a en son sein des individus mus par des mobiles d’action convergents et divergents, et visant des finalités qui ne semblent pas toujours aller dans le même sens que ceux de l’organisation. Aujourd’hui les sciences de l’organisation voient dans la pratique du leadership de type démocratique la clé de l’optimisation du potentiel des ressources humaines. De l’influence sociale
Les cerveaux artificiels ont-ils une conscience ? Dans le laboratoire d’Alysson Muotri, des centaines de cerveaux humains miniatures, de la taille d’un grain de sésame, flottent dans des boîtes de Pétri, animés d’une activité électrique. Ces structures minuscules, appelées « organoïdes cérébraux », sont cultivées à partir de cellules souches humaines. Elles sont devenues un nouvel objet d’études pour de nombreux chercheurs qui étudient les propriétés du cerveau. Muotri, neuroscientifique à l’université de Californie à San Diego (UCSD), leur a trouvé toutes sortes d’applications inhabituelles. Mais une expérience a davantage attiré l’attention que les autres. Ce type d’activité électrique coordonnée, qui se propage à l’encéphale tout entier, est l’une des propriétés d’un cerveau conscient. De nombreux neuroscientifiques et bioéthiciens avaient déjà imaginé des cerveaux sans corps et conscients d’eux-mêmes. La série d’expériences en cours pourrait accélérer le débat. Un état difficile à définir Les théories de la conscience
Comment préparer un scénario pédagogique en s'appuyant sur les #neurosciences ? #cogniclasse - Cogniclasse-fr.over-blog.com CADRE : une classe de 4ème Questionnement : la fiction pour interroger le réel Séquence L’écriture peut-elle donner à voir la réalité ? Projet : concours des dix mots Objectif : écrire une nouvelle réaliste à partir de contraintes de vocabulaireCette année, c’est le discours sous toutes ses formes qui est à l’honneur. Séance : Se réapproprier le passé simple Ce qui est relatif à la cognition est en rouge.Ce qui est relatif à la maîtrise de la langue est en bleuCe qui est relatif aux élèves à besoins éducatifs particuliers est en vert Susciter la surprise des élèves : le professeur raconte un événement personnel au passé simple Créer un horizon d’attente ( des informations ) et le déplacer sur l’objectif de la séance (un fait de langue) Recueillir les impressions de la classe Noter au tableau le consensus sur la caractéristique du passé simple : appartient au langage écrit Faire faire aux élèves le même exercice par binôme Faire faire un classement : formes correctes / incorrectes RETROACTION : qcm