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L’homme qui fit croire (malgré lui) que la Finlande n’existait pas

L’homme qui fit croire (malgré lui) que la Finlande n’existait pas
Raconter des anecdotes d’enfance sur Internet peut créer une théorie du complot qui vous dépasse. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Big Browser Que savez-vous sur la Finlande ? Probablement pas grand-chose, insinue Vice, qui a retrouvé l’auteur de la théorie complotiste la plus absurde de la décennie : celle qui prétend que la Finlande n’a jamais existé. Jack n’est pas un conspirationniste comme les autres. Il y a un an, ce jeune homme ne faisait que répondre sur Reddit à un post sur « les trucs que vous ont racontés vos parents et que vous pensiez complètement normaux avant de réaliser plus tard que ce n’était pas normal du tout ». Un aiguillon de la vertu, des Nokia et des poissons Comme souvent sur Internet, l’œuvre dépasse son créateur : la théorie de Jack prend vie grâce aux obsessions d’inconnus. Ces 10 % ont créé un autre fil de conversation destiné aux puristes, r/trueFinlandConspiracy, qui annonce la couleur : Le problème restait de faire avaler une telle affaire au reste du monde.

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/12/09/l-homme-qui-fit-croire-malgre-lui-que-la-finlande-n-existait-pas_5046624_4832693.html

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Post-vérité: chacun choisit de croire ce qu’il a envie de croire – Ère numérique L’émission « 20h55 le jeudi » sur France 2 a présenté en exclusivité ce 15 décembre un dialogue entre Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy qui avait été enregistré lors du G8 en 2007. On découvre l’ancien président français sortant groggy de l’entretien après une conclusion peu diplomatique de son homologue russe : « Si tu continues sur ce ton je t’écrase […] » Deux jours après la diffusion de ce documentaire, je tombe sur une interview de Jean-David Levitte, l’ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy. Il remet en question la véracité du reportage et met en avant les preuves qui démontrent que cette rencontre n’aurait, en fait, pas tourné au pugilat. Ce cas anecdotique me paraît cependant symptomatique de l’ère post-factuelle: dans un premier temps le lecteur est attiré par une publication racoleuse (en l’occurrence diffusée par la première chaîne de TV publique française, à priori crédible).

» 3800 Les attentats dans le monde (et en France) Petits rappels utiles, sur l’évolution des attentats, depuis “la guerre contre le terrorisme de 2001 : un vaste succès ! Plan : Voici l’évolution du nombre d’attentats dans le monde (qu’ils aient fait ou non des victimes) : Pourquoi certains nient les résultats de la science Donald Trump a affirmé que le réchauffement climatique était un canular inventé par la Chine. © Evan Vucci/AP. DANS sa dernière chronique (payante) publiée dans Le Monde et consacrée au concept de post-vérité dans les sciences de l’environnement, mon confrère Stéphane Foucart rappelle notamment qu’on trouve, parmi les grandes figures du climatoscepticisme, de véritables scientifiques – en général non issus des sciences du climat. La question souvent posée à leur sujet est la suivante : comment se fait-il que des chercheurs rompus à la méthodologie scientifique et capables de lire les publications dans les revues spécialisées refusent d’accepter les résultats et éléments de preuve écrasants rassemblés par leurs collègues climatologues ?

Prof d'histoire immédiate, voilà comment j'expliquerais l'attentat de Nice à mes élèves Tableau d'école : "L'ignorance toujours mène à la servitude". Image d'illustration. (Tristan Nitot/Flickr) Face aux récents événements, l’historien peut estimer qu’il manque de recul, d’objectivité et de documents et donc que seul un journaliste est à même de traiter ce genre de sujets. À l’inverse, je considère l’actualité récente comme un sujet historique comme un autre qu’il est tout à fait intéressant de traiter, dans la limite des éléments disponibles. Les risques de la société « post-vérité » Editorial. En 2016, plusieurs personnalités ont annoncé sciemment des fausses nouvelles. Un défi pour les médias, les personnalités politiques et les entreprises technologiques. Editorial du « Monde ». Le très respectable dictionnaire d’Oxford a choisi comme mot de l’année 2016 l’adjectif « post-truth » – en français, « post-vérité ».

Attentats : “Le rôle des journalistes n’est plus d’annoncer une information, mais de la confirmer” Indignations, rumeurs, complots… Nicolas Vanderbiest analyse sur Twitter et Facebook les mécanismes de crise dans des situations comme celles de l'attentat de Nice. Selon lui, ce sont les médias qui permettent la propagation des excès des réseaux sociaux. Systématiquement montrés du doigt au lendemain des tragédies, les réseaux sociaux sont à la fois ceux par qui l'information arrive et ceux par qui elle est déformée, amplifiée, réinventée… Nicolas Vanderbiest, assistant en relations publiques à l’Université catholique de Louvain, analyse, sur son blog Reputatio Lab, les tenants et aboutissants de ces phénomènes médiatiques en ligne. Sémantique, volume de tweets, nœuds et liens entre les comptes utilisateurs : il traite les données en temps réel avant d'observer ce qu'elles révèlent. En étudiant le parcours de l'information lors de l'attentat de Nice, il souligne notamment le rôle primordial des chaînes d'info en continu dans le déploiement des rumeurs.

Les fausses informations ne sont pas nouvelles: elles ont conduit des juifs au bûcher au XVe siècle Vous pensez le problème des fausses informations récent? Qu'il est en partie dû aux réseaux sociaux? Détrompez-vous, il existe depuis l’invention de l’imprimerie par Johannes Gutenberg en 1439, rapporte Politico Magazine. Dejà en 1475, les fausses informations avaient des conséquences tragiques. Cette année-là en Italie, un enfant de 2 ans et demi est porté disparu dans la province de Trente. Le Paradoxe de la violence C'est statistique : le monde est de moins en moins violent. Sauf qu'on a tout le temps le sentiment contraire : parce qu'il ne se passe pas une journée sans qu'on entende parler d'une attaque terroriste quelque part dans le monde, parce qu'il ne s'écoule pas une heure sans qu'on voie passer sur un Facebook un titre de faits divers sordide... Pourquoi a-t-on le sentiment que le monde est de plus en plus violent, alors qu'il est de plus en plus sûr ? C'est le sujet de notre nouveau Topo.

Les vrais responsables des fausses nouvelles, par Evgeny Morozov (Les blogs du Diplo, 13 janvier 2017) Apparemment, tous les candidats malheureux de 2016, des gens bien sous tous rapports, du genre honnête et rationnel, auraient perdu les élections à cause d’une dangereuse épidémie de « fausses nouvelles », de vidéos virales et de mèmes (1). Le problème après tout n’est pas tant que le capitalisme navigue en eaux troubles. Il est toute façon de mauvais goût de discuter de son naufrage imminent dans la bonne société. Non, la préoccupation principale, c’est bien plutôt ces folles rumeurs qui imaginent des icebergs géants à l’horizon.

Les théories du complot sont peu plausibles: une équation le prouve On se demande parfois comment les projets maléfiques des méchants de films d’action peuvent rester secrets si longtemps avec autant d’employés qui s’affairent dans des bases hyper secrètes. N’y a-t-il pas un risque qu’au moins l’un d’eux parle de son travail après un verre de trop et ne ruine la conspiration? David Robert Grimes, physicien à Oxford, vient justement de publier un article scientifique qui démontre qu’il est improbable qu’un grand complot impliquant des milliers de personnes reste secret pendant des décennies. Car la probabilité d’une fuite majeure augmente avec le temps et le nombre de personnes impliquées dans le secret. Le scandale de Tuskegee dans l’Alabama a connu une longévité bien supérieure; jusque dans les années 1960, des chercheurs ont intentionnellement laissé des patients noirs infectés de la syphilis pour observer la progression de la maladie. L’opération impliquait 6.700 personnes et le scandale n’a éclaté que vingt-cinq ans plus tard.

Dix principes de la mécanique conspirationniste, par Benoît Bréville (Le Monde diplomatique, juin 2015) 1. Ne jamais parler de complot « Dans cette Révolution française, tout, jusqu’à ses forfaits les plus épouvantables, tout a été prévu, médité, combiné, résolu, statué ; tout a été (…) mené par des hommes qui avaient seuls le fil des conspirations longtemps ourdies dans les sociétés secrètes, et qui ont su choisir et hâter les moments propices au complot. » A la fin du XVIIIe siècle, quand l’abbé Augustin de Barruel écrit ces lignes, ceux qui voient des complots partout avancent à visage découvert. Ils parlent de conspiration, de société secrète, de combine. Aujourd’hui, le vocabulaire a changé. « Je crois que ce mot-là [complot] n’est jamais employé dans mon livre.

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