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Boulots de merde : « On revient à une économie de type féodale, une économie de la domesticité » - Basta !

Boulots de merde : « On revient à une économie de type féodale, une économie de la domesticité » - Basta !
Basta ! : Le titre de votre livre, Boulots de merde, se réfère au texte de l’anthropologue David Graeber sur les « bullshit jobs » [1]. Il y décrit les métiers absurdes qu’induit le capitalisme financier, tels que ceux exercés par les avocats d’affaire, lesquels s’ennuient prodigieusement au travail. Mais pour vous, les bullshit jobs ne concernent pas que les cols blancs, loin s’en faut. Julien Brygo et Olivier Cyran [2] : Nous avons été séduits par cette idée de David Graeber selon laquelle, dans le capitalisme financier, des millions d’individus sont employés à ne rien faire d’utile, comme effectivement les avocats d’affaire : ils sont bien payés et très reconnus socialement, mais ils s’ennuient tellement au travail qu’ils passent leur temps à télécharger des séries ou à réactualiser leur page Facebook. Entre 1995 et 2010, dans le monde, le nombre de travailleuses domestiques a grimpé de plus de 60 %. 52 millions de femmes exercent ces « métiers ». Si. Related:  GrrrrrSites, articlesorlandoversatile

Les sanctions contre la Russie annoncent la répression à venir sur les Américains Illustration du site Web « Hamilton 68 ». Par Daniel McAdams – Le 3 août 2017 – Source Ron Paul Institute La semaine dernière, j’ai écrit un article et réalisé une interview en expliquant que, selon ma lecture du nouveau projet de loi sur les sanctions contre la Russie, qui vient d’être signé par le président Trump, il y a une mesure ouvrant la voie à une répression du gouvernement américain sur certains médias non traditionnels. En particulier, l’article 221 de la Loi Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act punirait les « personnes qui s’engagent dans des transactions avec les secteurs du renseignement ou de la défense du gouvernement de la Fédération de Russie ». Au début, on pourrait penser que j’ai une lecture qui prête trop au texte, cependant, en tant que vétéran de douze années d’analyse minutieuse des lois promulguées sur la colline du Capitole à Washington, je peux vous assurer que ces lois ne sont jamais écrites de manière simple et clairement explicites.

Ce que l'on nous fait faire Jardins partagés, cafés associatifs, "squat" d'artistes, lieux d'expérimentations pluridisciplinaires, les communes branchées fourmillent de ces associations conviviales et décontractées adeptes de la positive attitude. On y restaure le lien social, on y expose des créations, on s'implique dans la protection de la planète, on y aide les autres, on y invite les voisins, on fait participer les populations censées se réapproprier l'espace public et on sensibilise les enfants. Ça plaît. C'est ainsi que s'accomplit l'enrôlement de la moyenne bourgeoisie et de la bourgeoisie culturelle prolétarisée, dans l'occupation intégrale de l'espace urbain, dans son gardiennage bénévole et dans la chasse au plus pauvre. Gardienne de son frère de misère, qu'elle participe à chasser du lieu qu'il habitait ou pourrait habiter, l'association précairement logée et chichement subventionnée devient aussi la gardienne d'elle-même. Pendant ce temps, le libéralisme continue son travail de sape.

6 signes qu'il est temps pour vous de changer de job ! | Flexjob Aujourd’hui il devient de plus en plus en rare de réaliser l’ensemble de sa carrière dans une seule et même entreprise. L’ancienne norme est devenue l’exception ! En moyenne, l’INSEE pointe qu’actuellement nous changeons d’employeurs 4,5 fois au cours de l’ensemble de notre vie professionnelle en France. Cependant, en 2017, 26% des collaborateurs, soit l’équivalent de 7 millions de personnes, avaient changé de poste au cours des 12 derniers mois ! Les mentalités sont en train d’évoluer, en parallèle des attentes des collaborateurs et de l’arrivée de nouvelles générations sur le marché du travail. Par conséquent, avoir conscience des points qui font que vous devriez - ou non ! Les prémices de cette décision de changer de job peuvent être résumées en quelques signaux. 1. Cela fait maintenant quelques années que vous êtes dans la même entreprise, au même poste. Être en poste n’empêche personne d’être à l’écoute de nouvelles opportunités ! 2. 3. 4. 5. 6. Une règle d’or : prenez votre temps !

Les entreprises ne créent pas l’emploi, par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, mars 2014) Inanité du « pacte de responsabilité » Il ne se passe plus une semaine sans que le gouvernement socialiste français affiche son ralliement aux stratégies économiques les plus libérales : « politique de l’offre », amputation des dépenses publiques, stigmatisation du « gâchis » et des « abus » de la Sécurité sociale. Au point que le patronat hésite sur le cap à tenir. Il faut avoir sérieusement forcé sur les boissons fermentées, et se trouver victime de leur propension à faire paraître toutes les routes sinueuses, pour voir, comme s’y emploie le commentariat quasi unanime, un tournant néolibéral dans le « pacte de responsabilité » de M. En réalité, le tournant rectiligne ne fait qu’approfondir la logique du quinquennat telle qu’elle a été posée dès ses tout premiers mois. Pauvre logique, qui transpire les stratégies du désespoir et de la renonciation. Taille de l’article complet : 2 663 mots. (1) Proposé en janvier par M. (2) Lorsqu’il était premier ministre de M.

Joyce Maynard’s Second Chances Joyce Maynard did not fit in at Yale the first time around. When she arrived on campus as a freshman, in 1971, she was a lonely, aloof eighteen-year-old. She would wake at sunrise to compose letters to her parents about campus life, as though, she’d later recall, she were “Margaret Mead observing the behaviors of some South Sea island tribe.” When she could not find a “safe place to sit” in the dining hall, she’d smuggle small meals into her dormitory. On many weekends, she stood by the side of I-91 to hitchhike home, to New Hampshire. By the end of her first semester, she had applied to relocate to a so-called psychological single, on the far end of campus. In the decades since, Maynard has published more than fifteen books, among them three memoirs, several novels, two children’s books, a young-adult novel, and a true-crime thriller. Last February, she travelled to Yale for a campus visit. Maynard’s class at Yale was the third coed one in university history. Rose interrupted her.

Airbus est-il en train de passer sous contrôle américain, avec l'assentiment d'Emmanuel Macron ? Airbus prend le chemin de Technip. Selon Wikipedia, « Technip est(était) une entreprise d'origine française présente dans le management de projets, l'ingénierie et la construction pour l'industrie de l'énergie mais aussi accessoirement de la chimie ». Il faut retenir le terme « entreprise d'origine française » car il s'agit dorénavant d'une entreprise passée sous contrôle américain. Comme l'indique l'excellente enquêtrice Martine Orange dans Médiapart En mai 2016, Thierry Pilenko, PDG de Technip, annonçait un mariage entre égaux avec l'américain FMC Technologies, bien que ce dernier soit trois fois plus petit que le français. Cette affaire faisait suite à une accusation de corruption menée contre Technip par la justice américaine. Or la même manœuvre est en train de se renouveler contre Airbus. Ceux-ci sont en train découvrir tout, avec retard.

La peste beige Le Front national ne se dit pas raciste. La Meute non plus. Et encore moins les chroniqueurs du Journal de Montréal et de Radio X. Jamais ils n’affirmeront qu’ils désirent fermer les frontières à «tous les immigrants», et encore moins que les blancs sont «supérieurs» aux noirs. Ce discours fonctionne à l’envers. Selon ce dernier, rien n’est raciste, sinon quelques soutanes blanches arborant la croix gammée. Critiquer l’arrivée de réfugié-es, ce n’est pas raciste. La haine véhiculée par ces propos réside moins dans l’énoncé lui-même que dans ce qu’il cache et suppose, comme à contre-jour. La haine n’est presque jamais affirmée directement. Le fascisme brun était offensif et conquérant, le beige se laisse porter par la déchéance du statu quo. Le fascisme brun était offensif et conquérant, le beige se laisse porter par la déchéance du statu quo. Dans une société démocratique, de tels propos seraient simplement considérés psychotiques. Notre société est celle du spectacle.

Résumé: Votre travail a-t-il encore un sens ? Pas un jour de plus au travail, par Danièle Linhart (Le Monde diplomatique, janvier 2020) La mobilisation de décembre impressionne à la fois par son ampleur et par sa diversité : jeunes et anciens, avocats, artistes, enseignants, dockers, cheminots, cadres d’entreprise, employés, médecins, infirmières, pompiers, musiciens, postiers, étudiants, lycéens, douaniers… ont défilé d’un même pas. Cette fièvre apparaît un an après le surgissement spectaculaire des « gilets jaunes (1) », à un moment où le mouvement donnait des signes d’essoufflement. M. Rarement un président de la République aura autant débattu avec les citoyens. Pourquoi, dans un tel climat, et après deux ans de « concertation » sur la réforme des retraites, les salariés se lancent-ils à corps perdu dans une mobilisation d’une telle ampleur ? En fait, nombre de Français découvrent que le « ni droite ni gauche » de M. Certains pensaient les syndicats dépassés, notamment ceux qui ne sont pas considérés comme réformistes. Selon une étude de 2014, 3,2 millions de salariés risquent le burn-out

The Most Powerful Drag Queens in America, Ranked RuPaul has become a genuine mogul. Who else has amassed true cultural capital? Who can bring home north of $1 million annually, or get cast in a Hollywood blockbuster? Here, after talking to talent agents and managers, club bookers, and Drag Race producers, as well as studying social-media influence, career longevity, and each queen’s “charisma, uniqueness, nerve, and talent,” we rank America’s top-100 Drag Race superstars. Reporters and judges: Mano Agapion, Rebecca Alter, Joel Kim Booster, Maria Elena Fernandez, Molly Fitzpatrick, Chris Heller, E. Alex Jung, Charlotte Klein, Genevieve Koski, Brian Moylan, Matthew Schneier, Matthew Silver, and Carl Swanson Age: 43 From: New York, NY Drag Race: Season 6 winner The queen of all Drag Race queens and the most successful alum, Bianca appeared on the show five years ago (and was so dominant that she reached the finale without having to lip-sync for her life). Halleloo! Age: 37 From: West Hollywood, CA Drag Race: Season 6 runner-up Blair St.

Sanctions, fumée et miroirs depuis une école maternelle sous LSD Par le Saker – Le 31 juillet 2017 – Source The Saker Les dernières sanctions étasuniennes et la réponse russe en forme de représailles ont provoqué un torrent de spéculations dans les médias officiels et la blogosphère – tout le monde essaie de donner un sens à une situation qui semble n’en avoir aucun. Pourquoi diable le Sénat américain accepterait-il de nouvelles sanctions contre la Russie alors que celle-ci n’a absolument rien fait pour provoquer un tel vote ? À part Rand Paul et Bernie Sanders, chaque sénateur a voté en faveur de ces sanctions. Pourquoi ? C’est encore plus déconcertant lorsqu’on considère que le seul effet important de ces sanctions sera de provoquer une rupture, et même éventuellement des contre-sanctions, entre les États-Unis et l’Union européenne. Essayons de comprendre ce qui se passe ici. Le site Business Pundit : Expert Driven a utilement publié un article qui liste les 10 lobbies les plus puissants à Washington, DC. D’accord, pourquoi pas ? Aparté : The Saker

Au Chiapas, la révolution s’obstine, par François Cusset (Le Monde diplomatique, juin 2017) «Ils ont peur que nous découvrions que nous pouvons nous gouverner nous-mêmes », lance la maestra Eloisa. Elle le disait déjà en août 2013 aux centaines de sympathisants venus de Mexico ou de l’étranger pour apprendre de l’expérience zapatiste, le temps d’une active semaine en immersion. Baptisée ironiquement « Escuelita » (petite école), cette initiative visait à inverser le syndrome de l’évangélisateur, à « retourner la tortilla », comme y invitait jadis l’anthropologue André Aubry : s’instruire au contact des centaines de paysans mayas qui pratiquent, jour après jour, l’autogouvernement. Elle a lieu à une échelle non négligeable. Cette région de forêts et de montagnes de 28 000 kilomètres carrés (environ la taille de la Belgique) couvre plus d’un tiers de l’État du Chiapas. « Le capitalisme ne va pas s’arrêter. À l’école, histoire coloniale et critique du capitalisme Une organisation à la fois horizontale et verticale Quand Marcos appelait son âne « Internet »

Consultants : travailler moins pour gagner plus ? Un logiciel de simulation permet aux professionnels du conseil de déterminer comment arbitrer entre acquisition de nouvelles compétences et coût du service. Quand une société fait appel à un cabinet pour combler un besoin d’expertise, elle se trouve rarement capable - par définition - d’évaluer cette expertise. Un raisonnement cynique voudrait alors qu’il soit tentant pour les consultants de tromper leurs clients sur la teneur réelle de leur niveau de compétence. Autre avantage, choisir de ne pas se maintenir à la pointe des connaissances techniques permet de réaliser des économies qui peuvent ensuite être reportées sur les prix. Les chercheurs de l’université du Luxembourg ont mené des travaux visant à évaluer quand cette stratégie s’avère effectivement plus rémunératrice que celle qui consiste à développer constamment ses connaissances. Le résultat de leur recherche est un logiciel de simulation qui établit la stratégie la plus profitable.

De la valeur ignorée des métiers, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, mars 2010) A force d’évaluer toutes choses et toutes gens à l’aune de leur rendement monétaire — que rapportez-vous aux actionnaires ? —, il était fatal qu’on retournât un jour la question aux évaluateurs, mais posée d’un autre point de vue : que rapportez-vous à la société ? C’est à un tel renversement de perspective qu’invite une étude publiée en décembre dernier sous l’égide de la New Economic Foundation (1). Eilis Lawlor, Helen Kersley et Susan Steed, trois chercheuses britanniques, y abordent non sans malice la question des inégalités, en comparant la rémunération de certains métiers, sélectionnés aux deux extrémités de l’échelle des revenus, à la « valeur sociale » qu’engendre leur exercice. Dans le cas d’un ouvrier du recyclage, payé 6,10 livres sterling de l’heure (environ 7 euros), les auteures estiment que « chaque livre dépensée en salaire générera 12 livres de valeur » pour l’ensemble de la collectivité. Conseiller fiscal ou détrousseur social ? Prenons un publicitaire.

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