
La politique d'acquisition en 12 points Mise à jour le 08 août 2019 Mieux vaut prévenir que guérir : affirmer une politique d’acquisition n’est pas un acte circonstanciel, mais participe d’une exigence de professionnalisation. Sans perdre leur subjectivité, les bibliothécaires doivent démontrer que les achats qu’ils effectuent sont issus d’une réflexion collective qui ne se limite pas à leur conviction personnelle ou à la pression des utilisateurs ; leurs sélections ne sont pas un acte de censure (décision délibérée d’écarter des documents) mais un choix (décision positive d’inclure dans les collections des documents en conciliant qualité, diversité, adéquation aux besoins des publics et cohérence des fonds). Ces choix ne sont pas intuitifs, et relèvent de règles bibliothéconomiques, constituées et à construire dans tous les types de bibliothèques ; en outre, ils sont étroitement liés aux priorités de la collectivité d’exercice de la bibliothèque, dans le respect de ses missions de service public. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9.
Code de déontologie du bibliothécaire mise à jour le 28 novembre 2016 En novembre 2003, la question de la déontologie du métier est au cœur des préoccupations du bureau national de l’ABF. C’est dire l’importance du code ici présenté : il vient enfin compléter pour la France, un ensemble qui, au niveau international, vise à définir en quelque sorte les droits et devoirs des bibliothécaires dans le monde. Le code de déontologie du bibliothécaire concerne tous les types de bibliothèques, publiques ou privées recevant du public. Code de déontologie du bibliothécaire adopté lors du conseil national de l’Association des bibliothécaires français le 23 mars 2003 Le bibliothécaire est chargé par sa collectivité publique ou privée de répondre aux besoins de la communauté en matière de culture, d’information, de formation et de loisirs. 1. l’usager Le bibliothécaire est d’abord au service des usagers de la bibliothèque. 4. la profession Les personnels des bibliothèques forment un corps professionnel solidaire. Code de déontologie
Piratage, rémunération, exception : le droit d'auteur examiné à l'Assemblée L'Assemblée nationale (ActuaLitté, CC BY SA 2.0) Le document communiqué aux députés porte sur les propositions de la CE relatives au droit d’auteur. Il sera par la suite discuté ce jour à 17 h. Dans les grandes lignes, rien de très étonnant : on y rappelle notamment l’important d’une stratégie pour un marché unique, « en accord avec la stratégie de l’Europe en faveur de la croissance ». De même, ce marché unique numérique « ne peut se faire sans que ne soient affirmés et réalisés le droit des créateurs à une juste rémunération et la préservation de la diversité culturelle européenne ». Et qu’à ce titre, toute exception au DA doit être clairement encadrée « et respecter les principes d’adaptabilité et de subsidiarité ». Dans la continuité, les exceptions ne peuvent être rendues obligatoires qu’à condition d’être « justifiées par des usages transfrontières ou une valeur ajoutée significative à l’échelle continentale ». Exceptions au droit d'auteur “adéquates et proportionnées”
La directive Droit d'auteur généralise l'opt-out pour les oeuvres indisponibles Eoghan OLionnain, CC BY SA 2.0 Présenté ce 14 septembre, le projet de réforme laisse encore des zones d’ombres, bien que le ministère de la Culture se félicite de ce que la négociation a pu apporter. La ministre Audrey Azoulay et Harlem Desir, secrétaire d’État aux affaires européennes, soulignent que « l’enjeu essentiel du partage de la valeur entre les créateurs et les intermédiaires » a été respecté. Toutefois, « le diagnostic pertinent » de la Commission implique « une réponse plus concrète et plus ambitieuse ». Il se trouverait toutefois là l’opportunité d’en finir avec « une situation profondément inéquitable et destructrice de valeur ». Quant aux exceptions au droit d'auteur, on demande « des améliorations et des clarifications pour mieux prendre en compte les intérêts légitimes des secteurs concernés ». ReLIRE, toujours en manque de légitimité Pourquoi cet exemple précisément ? Opt-out dans tous les cas, les auteurs sont perdants
Droit d'auteur : la directive européenne, “c’est open-bar pour les industries culturelles” Ce 14 septembre sera-t-il à marquer d’une pierre noire, blanche, grise, ou à jeter à la poubelle ? La question n’a pas fini de se poser : le projet de directive modifiant le droit d’auteur, qu’a présenté la Commission européenne a fait l’unanimité... contre lui. Reste à savoir ce que le Parlement en fera... Peter Gordon, CC BY 2.0 Par Neil Jomunsi Les nuages s’assombrissent au-dessus de nos têtes connectées. Pourquoi cocasse ? Fous que nous étions de penser que la Commission ferait preuve d’ouverture d’esprit et/ou d’esprit d’aventure : on peine à croire que la proposition de directive de la Commission est née de la discussion autour du rapport Reda tant elle s’en éloigne, tant elle en est la presque antithèse. Bien sûr, on donne quelques miettes aux artistes pour faire bonne mesure. Alors, en vrac : aucune avancée sur la liberté de panorama, pourtant un gros sujet dans les discussions, et grand motif de crainte de la part des artistes plasticiens.
Qu’est-ce que RDA ? | www.transition-bibliographique.fr Nouveau code de catalogage à vocation internationale se référant explicitement au modèle FRBR, RDA (Resource Description and Access/Ressources : Description et Accès) constitue une opportunité sans précédent pour exposer les catalogues de bibliothèques sur le web de données. RDA est le nouveau code de catalogage élaboré par la communauté des bibliothèques anglo-américaines, sous l’égide du JSC (Joint Steering Committee for Development of RDA) pour remplacer les AACR2 (Anglo-American Cataloguing Rules, 2nd edition). Il a été publié en juin 2010, sous la forme d’un site web payant « RDA Toolkit ». Depuis novembre 2015, la maintenance de RDA est assurée par le RSC (RDA Steering Committee / Comité de pilotage de RDA) qui remplace le JSC. S’il s’inscrit dans la continuité de la tradition catalographique des AACR, ce nouveau code définit une nouvelle approche du catalogage adaptée à l’environnement actuel des bibliothèques, dominé par le web.
Former au numérique en bibliothèque publique (2/2) : expériences, opportunités, atouts - Par Alexandre Tur Les bibliothèques ont été parmi les premières institutions à saisir les possibilités du numérique en termes de recherche et de traitement de l’information, et les plus rapides se sont informatisées dès les années 1970. Malgré cela, curieusement, la plupart ont manqué la vague de l’informatique grand public du début des années 1990. Pour des raisons qui ne sont pas sans équivoque – méfiance vis-à-vis de ces nouvelles technologies jugées encore trop instables, volonté de conserver un recul critique, inquiétude face au changement de pratiques professionnelles, crainte d'une « mort programmée des bibliothèques », tout simplement absence de demande de la part des lecteurs habitués, etc. – elles ont fait preuve d’un certain attentisme lorsque les politiques publiques européennes et nationales ont cherché à constituer des lieux d’accès au numérique pour tous, d’abord, devenus par la suite des centres de formation. Un programme national : les Bibliothèques Numériques de Référence Notes
17e Assises du livre numérique : le livre rencontre le World Wide Web Consortium Chris RubberDragon, CC BY SA 2.0 La nouvelle a fait du bruit dans le monde du livre numérique : en mai 2016, le World Wide Web Consortium (W3C), chargé de superviser le développement des standards du Web, et l’IDPF (International Digital Publishing Forum), à l’origine du format de livre numérique EPUB, ont annoncé par voie de communiqué resserrer un peu plus leurs liens dans le but de faire de l’IDPF une branche du W3C. L’objectif étant de rapprocher les deux organisations en janvier 2017. À la lumière de témoignages d’acteurs de premier plan de la chaîne du livre et des institutions du web, français et étrangers, les Assises du Livre numérique du SNE font le point sur les enjeux de cette alliance du web et des livres. Les Assises du livre numérique sont un lieu de débat, de pédagogie et de prospective sur le développement numérique dans le domaine de l’édition. Les places étant limitées, il est préférable de s’inscrire, à cette adresse.
Le kit « Facile à lire » Un kit constitué par Bibliopass pour Livre et lecture en Bretagne, qui comprend : Des critères de repérageUne sélection de 100 titres critérisésDes suggestions pour la mise en espaceDes documents-ressources sur le sujet Le livret n°2 « Facile à lire » a été réalisé par Bibliopass en mars 2016 : Deux ans après la parution du premier livret qui a servi de base à plusieurs Espaces « facile à lire » en Bretagne, il a semblé utile d’offrir aux bibliothécaires et à leurs partenaires engagés dans cette démarche un outil mis à jour, avec des nouveautés parues en 2015 et 2016. Consulter le livret n°2 sur le blog de Bibliopass Facile à lire Vers des espaces « Facile à lire » dans les bibliothèques bretonnes : la démarche de Livre et lecture en Bretagne Livre et lecture en Bretagne, dans le cadre de la mission sur les publics éloignés du livre et de la lecture, a impulsé une démarche autour du « facile à lire » dans les bibliothèques bretonnes. Née de la volonté de s’adresser à tous les publics en difficulté avec l’écrit, cette démarche se situe d’abord dans le champ de la prévention de l’illettrisme. Après avoir rassemblé les acteurs une première fois en janvier 2013, Livre et lecture en Bretagne s’est rapproché de la structure Bibliopass pour travailler sur cette question, et constituer un kit « facile à lire ». La suite de la démarche consiste à mobiliser les bibliothèques bretonnes intéressées par cette question et les aider à mettre en place des espaces « facile à lire » au sein de leur structure. Qu’est-ce que le « facile à lire » ? Les espaces « Facile à lire » Le kit « Facile à lire » Bibliographie
Facile à lire L’étiquette « facile à lire et à comprendre » (FALC) est attribuée à des documents répondant à un certain nombre de recommandations, destinées à rendre accessible à tous l’information que nul n’est censé ignorer. Le projet s’est développé au niveau européen à partir du travail d’un groupe intitulé « Vers une formation continue pour les personnes handicapées intellectuelles ». Il était d’abord destiné à ce public, mais les préconisations retenues sont utiles à tous, dans tous les outils de communication. Celles-ci concernent aussi bien la syntaxe, le vocabulaire, que la mise en page. Des outils d’apprentissage adaptés Les bibliothèques ont dans ce domaine une expérience ancienne et une approche variée, notamment parce qu’elles proposent depuis longtemps, dans les espaces d’autoformation, des ouvrages – des romans surtout, mais aussi des documentaires – écrits dans un langage simple. Une démarche inclusive
Pour la Cour de justice de l'UE, le prêt d'ebooks en bibliothèque est assimilable au prêt en format papier - Politique Le prêt au format numérique est-il assimilable au prêt d'un livre papier ? La Cour de Justice de l'Union Européenne a tranché pour le oui. Ce jeudi 10 novembre, la Cour de Justice de l’Union Européenne devait clarifier sa position sur le prêt des livres numériques, suite à une demande émanant des Pays-Bas. Dans le pays, les bibliothèques publiques qui prêtent des ebooks ont l’interdiction d’appliquer le même régime que lors d’un prêt de livre papier. L’association a donc assigné en justice une fondation chargée de la rémunération des ayants droits pour obtenir un jugement et une clarification de la situation. La question de la VOB VOB concerne les ebooks de modèle « one copy, one user et non metered » qui permet à une bibliothèque de conserver l’ebook en ligne et de le distribuer pour un temps restreint à un utilisateur, qui sera le seul à pouvoir accéder à une copie dans cette période donnée. En France, cette décision ne plaît guère au Syndicat national de l’édition Lire
Livre numérique : Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB), c’est parti! PNB (Prêt Numérique en Bibliothèque) fait partie de ces projets très attendus dans le monde du livre. Faciliter le prêt des ebooks en bibliothèque en impliquant les libraires est un axe essentiel pour développer la lecture numérique auprès du grand public. Après plusieurs mois de travail, les différents acteurs ayant œuvré sur ce dossier ont réussi à concevoir un process qui semble fluide et atteignable pour les bibliothèques.Le libraire Feedbooks s’en fait l’écho et a ouvert mercredi un portail regroupant l’intégralité de l’offre à date, à destination des établissements (Gallimard, Flammarion, La Martinière). PNB, comment ça marche ? A propos de PNB, Vincent Marty, DG de Dilicom a déclaré : «Il nous a paru nécessaire que les libraires, partenaires naturels des bibliothèques et des éditeurs, restent impliqués dans le développement de la lecture publique. C’est pourquoi, avec le soutien du CNL, nous développons une offre de service que nous avons appelée Prêt Numérique en Bibliothèque.
Droits d’auteur et lectures publiques : les bibliothécaires invoquent les droits culturels Après avoir rencontré la Société civile des éditeurs de langue française (SCEF), le 14 novembre 2016, pour un premier tour de table relatif aux droits d’auteur sur les lectures en public, l’Association des bibliothécaires de France (ABF) affûte ses arguments. Exception totale pour les bibliothèques Dans un communiqué publié le 17 novembre, les bibliothécaires repoussent officiellement la perspective, pour leurs collectivités, de payer des droits sur les lectures en public organisées dans le cadre de leurs programmations culturelle : une exception totale en faveur des bibliothèques nous semble la meilleure solution. les lectures publiques et les heures du conte relèvent de plusieurs droits culturels reconnus par la Déclaration universelle des droits de l’homme tel que le droit de participer librement à la vie culturelle. Cette référence aux droits culturels est loin d’être anodine dans la mesure où ces droits figurent dans la loi NOTRe du 7 août 2015 (article 103). Deux cas de figure Focus
Un projet de financement intéressant qui met l'accent sur la proximité territorial et le besoin de créer du lien. Affaire à suivre. by eglantine_a Mar 1