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12:29 &Bernard Friot : arguments décisifs contre le revenu de base, outil du Capital.

12:29 &Bernard Friot : arguments décisifs contre le revenu de base, outil du Capital.
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Cap au pire, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 10 novembre 2020) Il y a deux manières de tenter, littéralement, de reprendre ses esprits, c’est-à-dire de se remettre à penser, après des atrocités comme le meurtre de Samuel Paty ou l’attentat de Nice. La première interroge le faisceau des causes. En veillant d’abord à ne pas oublier la cause de premier rang : une force théologico-politique violente, stratégique, déterminée à poursuivre un agenda conquérant (peut-être même pourrait-on dire impérialiste) imbibe des désaxés de rencontre, ou arme des fanatiques prêts à tout. Mais en prenant tout autant garde de ne pas nous en tenir à ça, et de nous demander également quelle part nous avons, ou plutôt nos gouvernants ont, de longue date, prise à la fabrication de notre malheur. Lire aussi Serge Halimi, « Attentats terroristes : la machine infernale », Le Monde diplomatique, novembre 2020. Nous étions déjà bien engagés dans le sas, mais le choc terroriste semble nous y précipiter irrésistiblement. Voir venir – mais quoi ? Atmosphère Suivante : égalité.

Censure de photos, drones, reconnaissance faciale... déluge sécuritaire à l'Assemblée Le volet fichiers est très dense. La PPL propose de renforcer les pouvoirs des policiers municipaux, dans le cadre d’une expérimentation. Buon Tan et Daniele Hérin (LREM) souhaitent à ce titre que les agents de police municipale aient accès au fichier national des immatriculations (FNI), au fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) et au fichier des personnes recherchées (FPR). « Ces fichiers jouent un rôle fondamental dans la lutte contre un certain nombre d'infractions. Ces deux élus de la majorité jugent même « indispensable de leur permettre l'accès à ces fichiers ». Le CL104 est similaire. « Le fait qu’actuellement les policiers municipaux soient obligés de passer par les services territorialement compétents de la police nationale ou de la gendarmerie pour y avoir accès présente un double inconvénient. Des caméras individuelles pour tous L’usage des caméras individuelles a le vent en poupe. Permettre « une reconnaissance faciale en temps réel »

Sécurité globale : la police fait la loi La loi « sécurité globale » a été adoptée hier en commission des lois de l’Assemblée nationale (relire notre première analyse de la loi). Un premier constat s’impose aux personnes qui ont suivi l’examen du texte : une ambiance singulière, lugubre et fuyante. Un silence de plomb rompu seulement par divers éclats de rires du groupe LREM, incongrus et parfaitement indécents compte tenu de la gravité du texte examiné. Certains diront qu’il faut écrire la loi d’une main tremblante. Cette loi illustre la méthode législative propre aux États policiers : la police écrit elle-même les règles qui définissent ses pouvoirs. D’abord, littéralement, l’auteur principal du texte, Jean‑Michel Fauvergue (LREM), est l’ancien chef du RAID, de 2013 à 2017. Quand la députée Danièle Obono (LFI) s’inquiète pour nos libertés fondamentales, Fauvergue lui reproche de « déverser [son] fiel sur la société française » – car, comprenez-vous, critiquer la police, c’est critiquer « la France ». Député suivant >

Frédéric Lordon : "Etre un intellectuel, c’est prendre parti pour ce qui déconcerte l’ordre social, se mettre du côté des forces de l'effraction, contre les intellectuels pour médias" Deuxième partie - FRUSTRATION Crédit photo : Stéphane Burlot pour “Ballast”. A l’occasion de la sortie le 18 septembre dernier de l’ouvrage collectif sobrement intitulé “Police” aux éditions La Fabrique, on s’est dit qu’on avait là une très bonne occasion de s’entretenir avec l’économiste et philosophe Frédéric Lordon sur tout un tas de choses. La deuxième partie porte sur une réflexion autour du concept de “république” et du rôle des intellectuel(le)s, notamment lors de mouvements sociaux et de révoltes populaires. Par Selim Derkaoui et Nicolas Framont. Tu expliques dans le livre “Police” que la “république” serait un “signifiant” qui relève de la “fiction”. C’est toujours le même problème avec les mots : il y a leur signification d’origine, et il y a ce qu’ils sont devenus avec le temps, par l’usage – l’écart est parfois abyssal. En fait « républicain » est désormais un clin d’œil, un demi-mot, un code name, un point de ralliement (à peine) masqué. Prenons les choses dans l’ordre : d’abord les dévoiements.

Surveillance : «L’espace public quasi militarisé devient un laboratoire sécuritaire» Journaliste à Télérama, Olivier Tesquet est l’auteur d’A la trace. Enquête sur les nouveaux territoires de la surveillance (Premier parallèle, 2020). La réponse à la pandémie de Covid-19 apportée par la Corée du Sud est souvent érigée en exemple. Faudrait-il se baser sur le même modèle en France ? La méthode de la Corée du Sud, qui effectue des tests massifs couplés à un suivi des personnes infectées ou susceptibles de l’être, fait aujourd’hui consensus, notamment chez les scientifiques. A lire aussi : A Taïwan et en Corée du Sud, la population «suivie à la trace» Il est important de préciser qu’aujourd’hui, nous n’en sommes pas encore là en France. En quoi les mesures prises aujourd’hui risquent-elles d’être pérennisées du fait de ce que l’on appelle «l’effet cliquet» ? Après les attentats de 2015, on a prorogé six fois l’état d’urgence, avant de faire basculer un certain nombre de ses mesures dans le droit commun. A lire aussi : En Israël, l'antiterrorisme pour détecter les malades

Au nom du coronavirus, l’État met en place la société de contrôle « Nous ne renoncerons à rien, surtout pas à rire, à chanter, à penser, à aimer, surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, aux fêtes de soir d’été, surtout pas à la liberté », affirmait Emmanuel Macron le 11 mars dernier, il y a seulement trois semaines, dans le cadre la première journée nationale d’hommage aux victimes du terrorisme. Depuis, avec le confinement, tout semble avoir changé, le monde a basculé. Des drones équipés de haut-parleur survolent les rues des métropoles françaises, intimant aux passants l’ordre de rentrer chez eux. Le gouvernement a décrété l’état d’urgence sanitaire et des couvre-feux ont été instaurés dans une centaine de villes, qui comptent au total plus de 2 millions d’habitants. À Perpignan (Pyrénées-Orientales), la sirène retentit tous les soirs pendant cinq longues minutes à 19 h 50. « Une surenchère locale » « On assiste à une compétition, observe Henri Busquet. Les autorités ont distribué plus de PV que de masques aux citoyens

Médiapart - Hôpital public : la note explosive de la Caisse des dépôts | Santé sécu social À la demande d’Emmanuel Macron, la Caisse des dépôts travaille à un plan pour l’hôpital public. Mediapart en révèle le contenu. Au lieu de défendre l’intérêt général, il vise à accélérer la marchandisation de la santé et sa privatisation rampante. Depuis que la crise sanitaire a déferlé sur le pays, Emmanuel Macron a dit à plusieurs reprises qu’il veillerait à défendre l’État-providence. Une conversion surprenante : dans le passé, il a toujours défendu des positions néolibérales, très critiques à l’encontre de cet État-providence. Mais il assure désormais qu’il ne sera pas prisonnier de ces croyances. « Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, a-t-il dit lors de son allocution au pays le 12 mars, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, [pour] notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe […]. L’origine de ce plan est connue. * La santé numérique.

Opération Résiliation, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 31 mars 2020) Le mot était faible. À l’évidence, « connards », ça n’était pas suffisant — pour tout dire, on le pressentait. Il faut bien l’avouer, le vocabulaire nous met au défi. C’est qu’il y a trop de choses à saisir pour un seul mot. On lit de plus en plus : « criminel ». Lire aussi Serge Halimi, « Dès maintenant ! Pendant longtemps cependant, ce sont des pays lointains, ceux de « l’ajustement structurel », qui ont été des « lieux du crime ». Bien sûr, on renverra le mot aux outrances de l’ultra-gauche ; dans le meilleur des cas, on en fera une simple manière de parler, privée de tout fondement juridique — il est vrai. Une part croissante de la population prend conscience que l’énormité du désastre a essentiellement à voir avec la démolition générale du service public de santé En tout cas le mot prend une consistance neuve dans l’épisode coronavirus. Tout allait donc déjà très bien quand le pouvoir Macron a décidé que tout pouvait aller encore beaucoup mieux. Après, on bascule dans autre chose.

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