
Visite virtuelle de Rome Le Plan de Rome Le Plan de Rome est une grande maquette en plâtre de près de 70 m² qui représente la Rome antique au temps de l'empereur Constantin (IVe s. apr. J.-C.). Les Nocturnes du Plan de Rome saison 2020-2021 Si le partage de la culture et les moments de rencontre sont des composants essentiels de ces soirées, qui nous sont chères, la santé de nos auditeurs est la première de nos préoccupations. Le lien www.youtube.fr/cireve/live permettra de suivre la conférence en direct les jours prévus, à 18h30, puis de poser des questions aux conférenciers. Quelques jours après la séance, la vidéo de la captation sera disponible sur la chaîne YouTube du CIREVE (www.youtube.fr/cireve).
DU BÛCHER À LA GUILLOTINE Le 16 octobre 1793, Marie-Antoinette, jadis reine de France, était décapitée à Paris. Sa tête fut ensuite placée sur une lance et présentée au public, venu assister à cette exécution très attendue dans le cadre de la Révolution française. À cette époque, les exécutions furent nombreuses et surtout facilitées par une nouvelle façon de faire, plus rapide et efficace que la hache ou l'épée: la guillotine. Profitons de cet événement historique pour nous intéresser à l'évolution des méthodes d'exécution! Photo: Exécution de Marie-Antoinette 1- Le bûcher Photo: Jeanne d'Arc au bûcher, miniature du XVe siècle Au Moyen Âge et à la Renaissance, nombreux sont les hommes et les femmes qui ont été exécutés publiquement sur le bûcher. Photo: Juifs sur le bûcher au 15e siècle Le condamné était souvent rasé, puis attaché à un poteau, posé souvent sur une plate-forme de bois, sous lequel et/ou autour duquel étaient placées les bûches à allumer. 2- La roue Photo: Supplice de la roue (1589) 3- La pendaison
Le Moyen Âge : le système féodal Le mot féodal, qui dérive du mot fief, en est venu à qualifier tout ce qui ressemble à un relent de rapport social périmé évocateur de hiérarchie ancienne injuste. Ce sens péjoratif, toujours courant, provient de la révolution de 1789, où le vocable a recouvert toute pratique, significative d’Ancien Régime, qui semblait mériter destruction. Le système féodal est en fait un ensemble d’institutions et de juridictions bien précises d’un moment particulier de la civilisation du Moyen Age occidental, forgé dans l’aristocratie guerrière, comme cadre cherchant à y régler la violence des rapports de force et de propriété. Enluminure de Jean Fouquet dans les Grandes Chroniques de France, vers 1455-1460, illustrant le couronnement de Louis IV d'Outremer et l'assassinat de Guillaume Longue Epée © BnF
La mort par guillotine était-elle douloureuse Il y a un peu plus de 40 ans aujourd’hui, la France guillotinait pour la dernière fois un prisonnier, Hamida Djandoubi, « meurtrier tortionnaire à tendance proxénète« , c’était le 10 septembre 1977 à la prison des Baumettes de Marseille. Alors que nous célébrons cet anniversaire, la question de la douleur d’une mort par guillotine ressurgit : finalement, était-ce un supplice pour le prisonnier ? En 1905, une expérience intrigua. Un médecin rapporta ses observations de la décapitation d’un dénommé « Languille » dans les Archives d’Anthropologie Criminelle. Le docteur Beaurieux aurait appelé la victime décapitée, dont les paupières venaient de se fermer, et l’individu aurait réagi en ouvrant ses yeux, fixant le docteur avec force, avant de refermer ses yeux lentement, comme « au bord de l’inconscience« . Depuis le début de cette pratique, peu d’études scientifiques sur sa pénibilité ont vu le jour, difficile d’obtenir des réponses d’une tête coupée !
Le Moyen Âge : la vie quotidienne Succédant à l'Antiquité, le Moyen Age est une longue période. On considère généralement qu'il a débuté en 476, avec la chute de l'Empire romain d'Occident, et a pris fin en 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb . On ne peut donc porter un regard unique sur mille ans de vie quotidienne médiévale. La division de la société en « trois ordres » les Bellatores (ceux qui combattent), les Oratores (ceux qui prient), les Laboratores (ceux qui travaillent) se rompt à la fin du XIIIe siècle. Repas des noces d'Arus et de la fille d'Olivier, enluminure de Loyset Liédet, dans Histoire d'Olivier de Castille. ?
Comment a été inventée la guillotine ? À l’instar du docteur Guillotin, qui, à son insu, a donné son nom à la machine, la France révolutionnaire ne se doutait pas qu’une simple réforme du code pénal allait engendrer l’un des plus redoutables instruments de mort. Une histoire, comme tant d’autres, née à Paris… Contrairement à une croyance répandue, le docteur Guillotin n’est pas l’inventeur de la guillotine. Député de Paris en 1789, ce médecin de formation participa activement aux débats de l’Assemblée Constituante sur la réforme du code pénal, et demanda notamment que soient révisées les exécutions capitales. Avant la Révolution, plusieurs modes d’exécution existaient selon la nature du crime, et le statut du condamné . À la suite de nombreux débats, l’Assemblée décréta en 1791 (via l’article 3 du Code Pénal) que « tout condamné aura la tête tranchée ». Joseph-Ignace Guillotin Un décret dont s’alarma le bourreau de Paris, Charles-Henri Sanson, qui fit part à l’Assemblée des problèmes liés à cette condamnation unique.
Le Moyen Âge : l'art et l'architecture L’Europe est au Moyen Âge imprégnée d’arts issus d’un Empire romain relayé par la jeune puissance chrétienne et byzantine, et d’une civilisation islamique, dont la culture va rester longtemps influente à la porte des Pyrénées. Les esprits de Byzance soufflent aussi en Italie vénitienne et à Ravenne, ceux de l’Islam en Sicile. Du Nord et de l’Est, l’art des migrations et l’esprit anglo-saxon viennent se fondre aux traditions celtes refugiées à l’Ouest, dans les îles britanniques. Ces dernières assimileront la poussée Viking alors qu’elles intégraient à peine celle du christianisme. Dans ce riche humus, s’affirmeront les deux grands courants artistiques caractérisant le Moyen-Âge, l’art roman et l’art gothique. Cet affermissement et cette précédente diversité ouvriront la voie à l’esthétique de la Renaissance. Les sept arts libéraux, dans Hortus deliciarum de Herrad von Landsberg, XIIe siècle.
Dernières traces visibles de la guillotine à Paris Inaugurée en 1792 en place de Grève (actuelle place de l’Hôtel de Ville), la guillotine a par la suite beaucoup voyagé dans Paris. Place de la Concorde, place de la Nation, cour du Louvre… Des exécutions qui, aux heures les plus sombres de la Révolution française, proposaient au peuple, avide de spectacle et de sang, une mise en scène grandiloquente. Mais les moeurs changent avec le temps et, vers le milieu du 19e siècle, les exécutions, toujours publiques, se déroulent directement devant l’entrée des prisons. Ou comment des idées philosophiques et humanistes engendreront un effroyable instrument de mort. À l’angle de la rue de la Croix-Faubin et de la rue de la Roquette actuelles, dans le 11e arrondissement, se trouvait la prison de la Grande Roquette, où les condamnés à mort étaient enfermés. Paul Schaan, Musée Carnavalet Des dalles dont l’emplacement est encore visible aujourd’hui. À l’entrée du jardin, vous pouvez observer le porche de l’ancienne prison.
Construis ta cité médiévale Au Moyen Âge, l'Europe est encore très rurale. Sur les terres du seigneur ou du monastère, de petits villages se regroupent autour d'une église. Pour assurer leur protection, leur seigneur a fait bâtir son château fort. La population se divise en trois groupes où chacun trouve une place et un rôle : les gens du peuple, les nobles et les religieux. Au fil de la période, les villages évolueront pour se transformer en villes. Mots clés : Voir aussi : Vidéo Serious game Dossier
Camille Desmoulins au Palais-Royal Jusqu'au 12, l'agitation parisienne est demeurée sporadique. Il s'agit plus d'une atmosphère inflammable que d'émeutes. La plupart des gens espèrent encore tellement en Necker que même les plus malheureux se tiennent dans des limites. Il avait guetté les occasions dans les tribunes des Menus-Plaisirs, où faute d'avoir pu se faire élire par son pays natal de Guise, en Picardie, et déjà plus journaliste qu'avocat, il glanait les informations et tentait d'approcher quelques-unes des célébrités de l'heure. Avec ou sans lui, la foule déchaînée fait procéder à la fermeture des théâtres, y compris l'Opéra, dont elle considère que le fonctionnement serait un scandale en ce jour devenu un jour de deuil.
Louis XIV : Le roi est mort L’existence de Louis XIV se résume à une succession de terribles maladies qui l’ont fait souffrir toute sa vie et dont il s’est accommodé tant bien que mal pour respecter au mieux le cérémonial implacable qu’il s’était imposé. Cette rigueur s’est vérifiée jusqu’à sa mort qui, comme il se doit, est publique. Véritable spectacle au sens étymologique, la mort du roi est une représentation théâtrale où chacun joue son rôle et regarde. La dernière maladie de Louis XIV s’est déclenchée à Marly le 10 août 1715, date à laquelle il se plaint d’une « douleur de sciatique » à la jambe. Il se promène une dernière fois à Trianon le lendemain avant de rejoindre Versailles. Rapidement, le mal augmente et le souverain ne quitte plus le château. Louis XIV en a bien conscience et, en bon roi chrétien, se prépare à mourir. Finalement, le souverain meurt un peu après huit heures du matin le dimanche 1er septembre 1715, à soixante-dix-sept ans moins quatre jours. Le roi est mort Voir le site