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CRISPR-Cas9: des ciseaux génétiques pour le cerveau

CRISPR-Cas9: des ciseaux génétiques pour le cerveau
A l'occasion du prix Nobel de chimie attribué à Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna, relisez notre article sur les ciseaux génétiques CRISPR-Cas9. En permettant d’intervenir sur l’ADN de manière chirurgicale, ceux-ci ne font pas que révolutionner les techniques d’édition du génome, ils ouvrent aussi des opportunités enthousiasmantes pour l’étude du cerveau. CRISPR-Cas9… Derrière cet acronyme barbare se cache une innovation révolutionnaire : remplacer un gène par un autre ou le modifier. La méthode paraît presque trop simple, et pourtant elle est le fruit de près de trente ans de recherche. CRISPR-Cas9 (prononcez « crispère ») fonctionne comme des ciseaux génétiques : il cible une zone spécifique de l’ADN, la coupe et y insère la séquence que l’on souhaite. Schéma expliquant les différentes étapes du processus d'édition génomique à l'aide du complexe CRISPR-Cas9. Gunilla Elam / Science Photo Library / Cosmos De la recherche fondamentale à la biotechnologie

https://lejournal.cnrs.fr/articles/crispr-cas9-des-ciseaux-genetiques-pour-le-cerveau

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CRISPR-Cas9, une révolution génétique qui promet beaucoup (et pose de nombreuses questions) SCIENCE - Modifier génétiquement un embryon, éradiquer des maladies héréditaires, ou encore faire revivre les mammouths, de la science-fiction? Plus pour très longtemps. Depuis quelques années, le monde scientifique est bousculé par une nouvelle méthode révolutionnaire permettant de modifier l'ADN de tout être vivant avec une facilité déconcertante. Son nom? CRISPR-Cas9. Cette méthode a même été nommée découverte capitale de l'année 2015 par le magazine Science. Mardi, génétique – Cet article a été fait avec l'aide et les explications de Nicolas Vabret que je remercie vivement et dont le compte twitter, pour ceux qui veulent approfondir le sujet, relaie de nombreux liens sur CRISPR-CAS9. _CRISPR-CAS9 est l'acronyme de : Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeat... à ressortir durant les buffets froids pour briller un peu. – Nicolas Vabret apparaît aussi dans cette vieille note sur le virus du Sida.– Si vous êtes abonnés au site Lemonde.fr, il y a pas mal d'articles sur le sujet, la chronologie de la découverte CRISPR-CAS9 : là, ici, là, etc.– Si vous n'avez pas d'abonnement, vous pouvez lire ces articles en français du SLATE ou de libération, ou encore de l'Huffingtonpost.– Article du CNRS– Une petite vidéo, c'est toujours rigolo – ou pas. SI VRAIMENT VOUS N'AVEZ RIEN PIGÉ :– Une vidéo très claire de la chaîne "la science étonnante"– Un article de Pierre Barthélémy assez clair sur PASSEUR DE SCIENCE

Quelle éthique pour les ciseaux génétiques ? En permettant de modifier l’ADN avec une facilité déconcertante, les outils d’ingénierie génomique comme CRISPR-Cas9 ouvrent la voie à des questionnements éthiques et législatifs complexes. Un article à relire à l'occasion du prix Nobel de chimie 2020 attribué à Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna. Peut-on toucher au génome humain ? La question ne cesse d’être posée depuis les années 1990 avec l’arrivée des thérapies géniques. Première utilisation de CRISPR/Cas9 pour tenter de combattre le cancer CANCER. Pour la première fois, la technique d'édition génétique Crispr-Cas9 a été utilisée pour tenter de combattre le cancer chez l'homme. Une équipe de chercheurs de la Sichuan University de Chengdu en Chine a injecté le 28 octobre 2016 des cellules génétiquement modifiées pour reconnaître et attaquer les cellules tumorales d'un patient atteint d'un cancer du poumon métastatique.

CRISPR-Cas9 : un scalpel génomique à double tranchant par Jean-Claude Kaplan - SPS n°320, avril 2017 Une percée biotechnologique de première grandeur occupe la une des journaux. Il s’agit de la méthode CRISPR-Cas9, ce « ciseau moléculaire » qui, en permettant de modifier à volonté et à l’endroit désiré le programme génétique de n’importe quel organisme, constitue un véritable outil d’« édition » génomique. Ce procédé, issu de la collaboration entre les équipes d’Emmanuelle Charpentier (université de Vienne) et de Jennifer Doudna (université de Berkeley), a suscité dès sa publication en 2012 [1] un intérêt considérable, attesté par l’explosion des publications, dont le rythme mensuel est passé de 29 en 2013 à plus de 200 en 2016. Comme toute invention majeure, la technologie CRISPR-Cas9 suscite non seulement des espoirs mais aussi des craintes, d’autant plus médiatisés que les enjeux scientifiques et sociétaux sont considérables (voir encadré). CRISPR-Cas9 à travers la presse

Les « ciseaux moléculaires » Crispr-Cas9 distingués par le Nobel de chimie Depuis la mise au point de la technique, en 2012, les couloirs de l’Académie suédoise des sciences bruissaient de leurs noms. Mercredi 7 octobre, la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna ont finalement reçu le prix Nobel de chimie pour leurs travaux sur l’édition du génome et notamment la technique Crispr-Cas9. Un outil très répandu dans la recherche

CRISPR-Cas9 : le couteau suisse qui révolutionne la génétique Six millions de dollars. À lui seul, ce chiffre résume l’engouement actuel pour un nouvel outil de génie génétique aussi puissant qu’imprononçable : « CRISPR-Cas9 ». Cette somme a en effet été décernée à ses deux co-inventrices – la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna – par le prestigieux Prix « Breakthrough 2015 in Life Sciences » créé par les fondateurs de Google et Facebook. Il faut dire que CRISPR-Cas9 constitue une véritable révolution en mettant le génie génétique à la portée de n’importe quel laboratoire... À la clef, l’espoir de traiter de nombreuses maladies génétiques incurables. "Bébés OGM": éthique et progrès, une course sans fin Le chercheur chinois He Jiankui fait une intervention lors du second Sommet international sur l'édition du génome, le 28 novembre 2018 à Hong Kong / AFP En science, tout ce qui est techniquement possible sera-t-il inéluctablement fait un jour? Les barrières éthiques sont mises sous pression par des progrès technologiques de plus en plus rapides, comme l'a montré l'annonce controversée de la naissance des premiers bébés génétiquement modifiés. "Il est évident que tout ce qui est techniquement faisable n'est pas éthiquement souhaitable. Mais résister à cela, dans un contexte dérégulé de concurrence scientifique, est structurellement voué à l'échec", juge la philosophe Cynthia Fleury, membre du Comité d'éthique français, interrogée par l'AFP.

Inserm - La science pour la santé L’édition génomique est utilisée dans différents domaines : l’agroalimentaire pour produire des espèces améliorées (par exemple des moutons et des veaux avec une masse musculaire accrue en Amérique du sud), l’agronomie (par exemple avec la modification génétique d’espèces végétales envahissantes, pour limiter leur croissance) et bien sûr la santé. Et ce, à tous les niveaux de la recherche : fondamentale, appliquée et clinique. Toutefois, l’ensemble de ces travaux en est encore largement au stade expérimental. Produire des modèles animaux A écouter : France inter - La manipulation du génome CRISPR Cas9, une technologie qui révolutionne la génétique depuis 4 ans, alarme aujourd’hui les services de sécurité. Pourquoi nous menace-t-elle ? En 2012, une française, Emmanuelle Charpentier et une américaine, Jennifer Doudna, découvrent un technique révolutionnaire de découpage du génôme. CRISPR Cas9 permet de découper la molécule d'ADN de n'importe quel organisme vivant, mais aussi de retirer, ajouter, modifier des gènes. C'est une avancée majeure qui fait naître un énorme espoir pour guérir des maladies jusqu'ici incurables. VIDÉO | CRISPR Cas9 : la grande menace

CRISPR peut archiver la vie d'une cellule et détecter les maladies CRIPSR, l’outil star de la génétique, ne sert pas qu’à modifier les gènes. Les ciseaux moléculaires peuvent aussi transformer l’ADN en bande enregistreuse et ouvrent de nouvelles pistes pour documenter l’histoire des cellules ou détecter rapidement – et à moindre coût – les infections virales et les cancers. Trois études publiées le 15 février dernier dans la revue Science soulignent la diversité des applications potentielles promises par CRIPSR.

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