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Hervé Le Crosnier : « Le réseau est devenu un des nouveaux lieux de la lutte des classes » – Le Comptoir

Ancien conservateur de bibliothèque, Hervé Le Crosnier est actuellement enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la documentation à l’Université de Caen Basse-Normandie. Également éditeur chez C&F éditions, il publie des ouvrages sur des sujets divers – les utopies d’Internet, l’évaluation de l’information en ligne, l’adolescence ou encore le moteur de recherche Google –, tous liés à la problématique du numérique et son impact sur nos sociétés. Influencé par les travaux de la politologue et économiste américaine Elinor Ostrom (1933-2012), il a fait des biens communs, et en particulier des communs de la connaissance, son cheval de bataille. Partisan des travaux collectifs comme Wikipédia, promoteur du libre sur Internet et observateur des phénomènes contemporains d’expropriation du commun, il se fait un point d’honneur à adopter un discours accessible et à mettre à disposition ses travaux en ligne. Un autre exemple : les luddites, en Angleterre, au début du XIXe siècle.

https://comptoir.org/2016/05/02/herve-le-crosnier-le-reseau-est-devenu-un-des-nouveaux-lieux-de-la-lutte-des-classes/

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Les Communs de la connaissance, objet d’enseignement pour les professeurs documentalistes - InterCDI Dossier coordonné par Hélène Mulot Contributions de Olivier Le Deuff, Lionel Maurel, Louise Merzeau, Muriel Almayrac, Marion Carbillet, Hélène Mulot et Solène Font La notion de Communs est récente à l’école. Education aux médias et à l'information : un état des lieux - mediaeducation.fr L’éducation aux médias et à l’information (emi) prend sa source dans la déclaration de Grünwald, adoptée en 1982 par les participants à un symposium international organisé par l’Unesco sur les relations entre éducation et communication. Le terme français est la traduction communément admise de l’anglais media and information literacy qui signifie littéralement « alphabétisation médiatique et informationnelle ». L’emi recouvre un champ relativement large : actualités, données numériques, documentation classique et enjeux citoyens. Selon les intervenants, on parlera également d’éducation aux média(s) (eam), d’information-documentation, d’information-communication, d’éducation à l’information et aux médias (eim) ou encore d’éducation aux média(s) et à l’information d’actualité. Emi à l’école

Observatoire des technologies de l'IST Annoncé depuis quelques mois sur Twitter, RIO pour “Research Ideas and Outcomes” se présente comme un “journal” d’un genre nouveau publié par Pensoft. Fondé en 1992 en Bulgarie , “par des universitaires , pour les universitaires”, initialement concentré sur l’édition de livres, cet éditeur est depuis 2010 pionnier en étiquetage et enrichissement sémantique d’articles scientifiques. La société développe des outils, des workflows et des méthodes innovantes pour la publication d’information et de données scientifiques. Promoteur de la notion de “Data Paper” , Pensoft publie une série de Data Journals spécialisés en biologie, pour lesquels il revendique un processus éditorial complet (Peer Review inclus) particulièrement rapide. Exemple : Biodiversity Data Journal

Loi Numérique : les députés disent non au domaine commun informationnel Il n’y aura pas de définition positive du domaine commun informationnel. Les députés partisans d’une telle définition se sont heurtés à un mur ce matin, les opposants dénonçant des dispositions mal ficelées. Dans les amendements au projet de loi Lemaire, œuvrant pour cette définition, il s’agissait d’insérer dans un tel domaine « les informations, faits, idées, principes, méthodes, découvertes, dès lors qu’ils ont fait l’objet d’une divulgation publique licite, notamment dans le respect du secret industriel et commercial et du droit à la protection de la vie privée ». Y étaient encore intégrés « les œuvres, dessins, modèles, inventions, bases de données, protégés par le code de la propriété intellectuelle », du moins, ceux « dont la durée de protection légale, à l’exception du droit moral des auteurs, a expiré ». Aucun n’aurait alors pu « faire l’objet d’une exclusivité, ni d’une restriction de l’usage commun à tous, autre que l’exercice du droit moral ». Communs, ouragan

S’ENGAGER (3/5) : Passages à l’acte numériques Troisième épisode d’une semaine consacrée à l’engagement. Aujourd’hui, nous parlons d’un éclatement des formes de l’engagement politique sur la toile. Avec Adrienne Charmet-Alix , jeune militante. Sur la science des données L’accès du grand public à la puissance de diffusion du Web ainsi que les flots de données numériques qui coulent désormais de toutes les activités humaines nous confrontent au problème suivant : comment transformer les torrents de données en fleuves de connaissances ? Certains observateurs enthousiastes du traitement statistique des « big data », comme Chris Anderson, (l’ancien rédacteur en chef de Wired), se sont empressés de déclarer que les théories scientifiques – en général! – étaient désormais obsolètes [Voir : de Chris Anderson « The End of Theory: The Data Deluge Makes the Scientific Method Obsolete », Wired, 23 juin 2008.] Nous n’aurions plus besoin que de mégadonnées et d’algorithmes statistiques opérant dans les centres de calcul : les théories – et donc les hypothèses qu’elles proposent et la réflexion dont elles sont issues – appartiendraient à une étape révolue de la méthode scientifique. Il paraît que les nombres parlent d’eux-mêmes. Références documentaires

Lettre Édu_Num Documentation N°50 — Documentation (CDI) Sommaire Nous sommes heureux de fêter avec vous notre 50ème Lettre Édu_Num ! La première de ces Lettres était sortie en janvier 2005 sous le nom "Lettre Tic'Édu documentation n°1 - janvier 2005 - partie nationale". Réforme du Collège 2016 : l’Enseignement Pratique Interdisciplinaire Pour mettre en oeuvre la réforme du collège 2016, les professeurs documentalistes de Picardie se sont réunis à l’occasion de journées de formation disciplinaire. Voici une synthèse des réflexions et travaux réalisés, pour mettre en oeuvre les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires avec l’implication du professeur-documentaliste : -* Synthèse des 82 contributions sur Magistère : des idées d’EPI Des idées par niveau, déclinées par thème d’EPI, avec les disciplines impliquées, des exemples de restitution et l’implication du professeur documentaliste. Idées d’EPI, par niveau

Biens communs de la connaissance et de l’information : Dossier complet La notion de biens communs de la connaissance et de l’information n’est absolument pas nouvelle mais depuis plusieurs années, elle connaît une nouvelle jeunesse dans le discours et les actions de projets numériques d’associations et collectivités territoriales voire d’entreprises. Des projets de ressources pédagogiques comme biens communs De plus en plus d’EPN et projets qui produisent, collectent et diffusent des ressources et cherchent à définir ce qui fait lien et partage de ces données, réalisations pédagogiques, créations… Dans ce cas, la notion de biens communs fait sens car elle souligne l’organisation de ces ressources par une gestion à plusieurs avec des décisions collectives. theconversation Avec NuitDebout, la société civile française, malgré son hétérogénéité, s’inscrit dans l’axe des nouvelles militances issues du tournant participatif pris par le numérique à partir des années 2005-2007 avec l’arrivée des réseaux sociaux. Elle avait eu du mal à le faire avec le mouvement Occupy en 2011, du fait du triple sens du verbe « occuper » : trouver une occupation (à l’heure de la précarisation) ;investir des lieux de pouvoir (symbolique ou politique) ;envahir militairement un pays, ce qui en France, ne pouvait pas « prendre », tant les mauvais souvenirs historiques sont forts. L’usage astucieux de l’adverbe « debout » fait allusion à une résistance implacable, sans compter les partages thématiques facilités par ce mot-clé facilement mis en hashtag : BiblioDebout, 1001nuitsdebout, Banlieuesdebout…

Définir la littératie numérique Habilo Médias, Centre canadien d'éducation aux médias et de littératie numérique, publie en ligne un document de discussion intitulé « Définir la politique de littératie numérique et la pratique dans le paysage de l’éducation canadienne » visant à définir les caractéristiques et les points d’intérêt de la littératie numérique et de la citoyenneté numérique dans l’ensemble du pays, à explorer des idées et des pratiques pour enseigner et apprendre avec les technologies numériques ainsi que de nouvelles perspectives dans les écoles où l’enseignement et l’apprentissage se font avec ces mêmes technologies. Quelle définition de la littératie numérique ? Selon les auteurs, il n'existe pas de définition consensuelle de la littératie numérique. Pour se forger une solide culture numérique, ils retiennent toutefois l'idée d'une combinaison de capacités technologiques, de compétences intellectuelles et de comportements éthiques. Enseigner la littératie numérique Utiliser, comprendre et créer

Éducation aux médias et à l'information - L'EMI et les nouveaux programmes (cycle 2 et 3) Cycle des apprentissages fondamentaux (cycle 2, du CP au CE2) Volet 1 : Les spécificités du cycle des apprentissages fondamentaux (cycle 2) "Au cycle 2, on justifie de façon rationnelle. Les élèves, dans le contexte d'une activité, savent non seulement la réaliser mais expliquer pourquoi ils l'ont réalisée de telle manière. Ils apprennent à justifier leurs réponses et leurs démarches en utilisant le registre de la raison, de façon spécifique aux enseignements : on ne justifie pas de la même manière le résultat d'un calcul, la compréhension d'un texte, l'appréciation d'une œuvre ou l'observation d'un phénomène naturel. Les intelligences multiples au centre de documentation L’auteure a utilisé la théorie des intelligences multiples pour construire le centre de documentation dans lequel elle travaille aujourd’hui. Une voie qui , à ses yeux, favorise l’accès aux apprentissage et l’autonomie des élèves. Dans le roman dystopique de Veronica Roth [1], la société est divisée en 5 factions : Erudits, Altruistes, Audacieux, Sincères, Fraternels.

Autour des pratiques collaboratives Pour la première fois de son histoire, notre société est confrontée à la gestion de l'abondance. La création, la contribution, l'expression de millions de personnes est "maintenant sous la main" (M. Serres). Pour bénéficier de cette abondance rendue possible par le numérique, il nous faut apprendre non plus à cacher notre copie, mais à réutiliser, partager, enrichir, et échanger en réseau. Voici une collecte de références pour se former, échanger autour des pratiques collaboratives initiée par Michel Briand, Telecom Bretagne, à compléter (wiki ouvert).

Conférence d'Hervé LeCrosnier à Nuit Debout. Un commun = ce que nous avons en commun (la terre, le climat, la haute mer...) et ce que nous faisons en commun (wikipedia, les logiciels libres...) Ce n'est pas intrinsèque au bien, mais dépendant de la décision de faire communauté (par exemple, si on privatisait les protocoles internet, on ne pourrait plus l'utiliser comme un commun - même si notre modem nous appartient déjà, et le réseau aux fournisseurs d'accès) Nuit Debout est un commun de la connaissance, comme l'occupation des places des printemps arabes, etc. Hidalgo a tort de dire qu'il s'agit d'une "privatisation de l'espace public", elle voit le public comme appartenant à l'Etat, ce qui est hautement discutable. En venant débattre place de la République, on fait de l'espace public un commun. Les communs de la connaissances sont menacés. Le patron d'Hachette déclare qu'il faut en finir avec les exceptions au droit d'auteur, dans les bibliothèques notamment (= le Nourry Gate) Le Crosnier parle d' "extrémistes du droit d'auteur". Il est normal de permettre à un artiste de vivre de ce qu'il produit, ça ne l'est pas de s'opposer au partage de la connaissance (de mettre des DRM qui empêchent de prêter un livre numérique, de continuer de protéger une oeuvre une fois le délai de 70ans expiré, d'empêcher les photocopies des professeurs...) Privatiser un bien commun = une enclosure. "Dans tous les domaines, on est aujourd’hui confrontés à une extension de la logique d’exclusion des communs" Il est important d'éduquer les enfants dans un contexte de collaboration et pas de compétition, la naissance d'une économie de la coopération ne sera possible qu'à partir de ce point de départ. Faire des choses ensemble rapproche les individus et crée un cercle vertueux, on a de plus en plus envie de faire communauté. Nous sommes partagés entre un moi citoyen et un moi consommateur. Pour développer le moi citoyen il ne faut plus accepter le discours qui veut qu'aller vers un mieux se fait au détriment des avantages acquis ou des emplois. Les communs nous ramènent toujours à l'usage: non pas "qu'est-ce que ça rapporte" mais "à quoi ça sert". by clotilde_b May 5

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