
En finir avec la Smart City Barcelone, envoyé spécial Un vieux concept… des années 2000 Les urbanistes de l’IAAC fondaient la motivation de ce colloque sur une critique de la Smart City, une vision de l’urbanisme propre aux années 2000. Pour résumer cette vision de l’avant-crise, il faut se placer dans les suites de l’explosion des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les années 1990. Les politiques de développement urbain ont commencé à investir dans la technologie, considérant que cela permettait de mettre en œuvre de nouveaux systèmes de gestion des services urbains, comme par exemple les transports, l’eau, mais également de piloter des réseaux énergétiques intelligents ou des bâtiments économes en énergie, pour ne citer que quelques exemples. «Les systèmes et dispositifs intelligents ont formé une nouvelle couche cachée, permettant d’améliorer les performances, mais restant fondamentalement distincte de la matérialité et de la spatialité de la ville. La ville interface La ville «ad hoc»
Comprendre, informer, visualiser : comment appréhender la smart city ? Entre méconnaissance et méfiance : une smart city difficile à accepter La non connaissance ou la méconnaissance de la smart city entraîne la méfiance de ses futurs utilisateurs. Peur du piratage, syndrome Big Brother, non adhésion … nombreux sont les freins à une acceptation massive du concept. Et pourtant, ces craintes viennent souvent des mêmes personnes qui affichent leur vie sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, presque n’importe quel objet peut être connecté ou augmenté, de quoi alimenter la suspicion sur l’utilité de la smart city © Social Media Club France Vers plus de lisibilité, de visibilité et d’accessibilité Nous avons tous un petit côté Saint Thomas qui fait qu’on ne croit que ce qu’on voit. La Ville de Nantes a fait le pari du développement intelligent. Nantes dans ma poche, l’application qui rend concrète la smart city © Nantes.fr Le designer au service de la smart city Pour faciliter l’acceptation des smart cities, le rôle des designers est indispensable.
C’est ennuyeux mais... la ville écolo est sexiste Yves Raibaud est spécialiste de la géographie du genre, chargé de mission Egalité femmes-hommes. Il est chercheur au laboratoire Aménagement, développement, environnement, santé et sociétés (Adess), à Pessac, en Gironde. Yves Raibaud. « À quoi ressemblera la ville de demain ? Comment la penser, la construire et la gérer ? En premier lieu, l’analyse d’une enquête [1] montre que les femmes, de tous âges, seraient défavorisées par les « bonnes pratiques » de mobilité dans la ville durable, et notamment l’abandon de la voiture. La voiture, un moyen de protection pour affronter la nuit Les piétonnes regrettent qu’on éteigne de bonne heure les éclairages de rue pour faire des économies tandis qu’on éclaire et arrose abondamment des stades, considérés comme nécessaires à l’attractivité des métropoles et fréquentés uniquement par des hommes. L’une de nos enquêtes sociologiques [3] porte en particulier sur une opération de concertation autour des nouvelles mobilités urbaine organisée en 2012.
C'est quoi la Smart City : une introduction compréhensible On lit et fantasme beaucoup sur le concept de la Smart City. Les représentations de ces villes dans l’imaginaire collectif sont en partie largement influencées par le cinéma (des Temps modernes à Minority Report). Pour autant, qu’en est-il dans la réalité ? C’est quoi la Smart City ? Le contexte La concentration toujours plus importante des individus dans les villes amène irrémédiablement celles-ci à préserver et optimiser leurs ressources et leur organisation. Actuellement, 50% de la population mondiale vit dans les villes. L’objectif des villes, des métropoles, et des territoires est donc d’accompagner cet enjeu sociétal, politique et environnemental. Concrètement, qu’est-ce qu’une Smart City ? La Smart City, smart cité ou ville intelligente consiste globalement en l’optimisation des coûts, de l’organisation, du bien-être des habitants. Ce concept d’origine anglo-saxonne n’est pas nouveau. Le projet Supertrees à Singapour. Ce qui caractérise la Smart City
« La smart city n'aime pas les pauvres ! » | Usbek & Rica En guise d’échauffement avant le OuiShare Fest 2017, le think tank OuiShare organisait une table ronde à Paris, le 15 février, sur le thème « La smart city n’aime pas les pauvres ! ». Les points de vue d’architectes, chercheurs, associations et entreprises se sont confrontés autour de cette affirmation péremptoire. Des objets connectés au service de l’urbanisme, une optimisation des flux grâce aux big data, une capacité d’adaptation rapide de l’espace public selon les besoins des habitants, une cogestion en démocratie directe des citoyens grâce aux technologies… La notion de « ville intelligente » recouvre une réalité plutôt vaste et carrément floue. Dépendance et perte de résilience Premier constat dressé par les intervenants : la smart city n’est pas une idée neuve. « Nos égouts sont déjà connectés. « On s’aperçoit que la technologie ne peut pas résoudre à elle seule des problèmes fondamentalement humains et politiques » Pauvreté terriroriale et sociale
Est-ce que la technologie désurbanise la ville Pour la sociologue et économiste américaine Saskia Sassen (Wikipédia), qui introduisait la 3e édition de la conférence Lift France qui se tenait la semaine dernière à Marseille, la ville est devenue un espace stratégique pour tout type d’applications technologiques, mais dans quelles mesures ces capacités technologiques déployées dans l’espace urbain urbanisent-elles véritablement la ville ? « A l’heure où tout le monde se demande comment utiliser la ville, diffuser ses services dans l’espace urbain, la question de savoir si les technologies urbanisent ou pas la ville me semble d’importance. » La ville doit pouvoir être hackée « La technologie donne des capacités technologiques qui vont au-delà de la technologie elle-même. Quand la haute finance utilise les technologies, elle ne le fait pas de la même manière que la société civile. La ville est un espace complexe, anarchique, rappelle la spécialiste du sujet. Il nous faut comprendre autrement « l’urbanitude ».
La ville intelligente n’aime pas les pauvres ! En préparation du prochain OuiShare Fest sur le thème des villes qui aura lieu du 5 au 7 juillet 2017 à Paris, l’équipe de Ouishare, la communauté « dédiée à l’émergence de la société collaborative », organisait une première table ronde sur un sujet d’autant plus provocateur que posé en forme d’affirmation : « la Smart City n’aime pas les pauvres ! » Vérifions ! Les critiques du concept mouvant de ville intelligente sont de plus en plus nourries. Si le numérique et la technologie ont bien investi les villes, force est de constater que ce n’est pas selon le scénario que prévoyait la Smart City, qui était plutôt celui d’un contrôle et d’une optimisation des fonctions de la ville par les grands acteurs de la ville. Comme le soulignait très bien Clément Pairot sur Ouishare Mag, la tension que provoque une forme de technologisation de la ville semble incompatible avec sa diversité sociale. Est-on déjà dans la ville intelligente ? Image : Programme photographié par Christophe Ducamp.
Sylvie Faucheux Comment Chartres devient une smart city grâce à son réseau électrique Développer de nouvelles technologies autour d'installations déjà existantes permet à la ville d'Eure-et-Loir de s'équiper à moindres frais. La solution était là, juste au-dessus de leur tête mais encore fallait-il y penser. Chartres, le spécialiste des solutions intelligentes d'éclairage Citeos et la start-up locale SysPlug ont eu l'idée simple de s'appuyer sur les lignes qui transportent le courant pour déployer capteurs et autres solutions connectées destinés à optimiser les usages de la ville. "On peut placer des capteurs sur les poteaux d'éclairage public, placés tous les 25 à 30 mètres. "On peut placer des capteurs sur les poteaux d'éclairage public" Sur la première zone de test, un dispositif de smart lighting permet notamment, grâce à 17 luminaires LED intelligents, d'adapter en permanence la luminosité : "des capteurs thermiques à rayon infrarouge détectent les passants et enclenchent un éclairage plus intense pour les guider au mieux dans l'obscurité. L'objectif ?
Vidéo Ted The truth about smart cities: ‘In the end, they will destroy democracy' | Cities A woman drives to the outskirts of the city and steps directly on to a train; her electric car then drives itself off to park and recharge. A man has a heart attack in the street; the emergency services send a drone equipped with a defibrillator to arrive crucial minutes before an ambulance can. A family of flying maintenance robots lives atop an apartment block – able to autonomously repair cracks or leaks and clear leaves from the gutters. Such utopian, urban visions help drive the “smart city” rhetoric that has, for the past decade or so, been promulgated most energetically by big technology, engineering and consulting companies. Yet there are dystopian critiques, too, of what this smart city vision might mean for the ordinary citizen. And what role will the citizen play? The smart city concept arguably dates back at least as far as the invention of automated traffic lights, which were first deployed in 1922 in Houston, Texas. But how safe is open data?
Pas si smart que ça