Le tirage au sort: démocratique?
Le Royaume-Uni et la France connaissent cette semaine des élections législatives et nous avons accoutumé de célébrer celles-ci comme la manière naturelle, quasi évidente, en démocratie, de désigner nos représentants, qui auront le pouvoir de voter la loi, notamment financière, et de contrôler les gouvernements. Loin de moi, vous le pensez bien, l’idée malvenue, en toute occurrence et spécialement aujourd’hui, d’en dénigrer le précieux principe mais il ne m’en a pas moins paru stimulant de rappeler qu’en régime de liberté un autre système que le vote a été souvent envisagé et parfois pratiqué pour assurer le choix des citoyens opinant en notre nom, dans l’ordre judiciaire, au premier chef, mais aussi dans l’ordre politique : entendez le tirage au sort. A LIRE AUSSI Tirage au sort, la moins mauvaise des loteries ? Le tirage au sort des dirigeants a été, de fait, pratiqué largement dans la Grèce antique et aussi, dans une moindre mesure, à Rome. - Olivier CHRISTIN, Vox populi.
Ecole et handicap : des avancées notables
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Comment rendre le vote vraiment démocratique
« Vote anti-sarko » accusé d’avoir faussé la primaire de la droite, « vote utile » déjà manipulé par les futurs candidats de la primaire de gauche, « vote sanction » et petits candidats dénoncés pour expliquer le 21 avril 2002… Le vote donne-t-il encore une vraie légitimité d’adhésion démocratique à nos élus ? Pour la présidentielle, l’élection reine, comme pour beaucoup d’autres, la Ve République ne jure que par le scrutin uninominal à deux tours. Conçu pour faciliter la stabilité partisane, ce mode de scrutin n’a que trop bien fonctionné : en favorisant la victoire du camps le plus rassemblé il décourage le vote pour les petits candidats, appauvrit l’offre démocratique et rend l’électeur frustré, si ce n’est aigri. Celui-ci devient stratège, vote par calcul, à contre-coeur ou bien ne vote plus du tout. Voici quelques pistes pour redynamiser la grand-messe démocratique de l'élection présidentielle. Le vote alternatif Le chevalier de Borda à la rescousse ! Nous avons déjà évoqué Arrow.
Gil Delannoi : "Le tirage au sort assure une représentativité plus importante que le vote"
À la fin de mon livre, j’imagine un système de trois assemblées dont une seule serait élue : elle aurait le dernier mot, comme notre Assemblée nationale. À côté, je suggère une assemblée populaire tirée au sort sur la même base que celle du suffrage universel, ce qui permettrait une réelle représentativité du peuple. Elle serait consultative, au moins dans un premier temps, afin de tester ce système. Il faudrait qu’il y ait des contacts entre cette assemblée et le pouvoir exécutif pour restaurer une confiance entre les dirigeants du pays et la population. Mais le tirage au sort peut aussi avoir un usage que l’on peut qualifier d’élitiste, et on peut imaginer un Sénat tiré au sort parmi une base réduite et qualifiée. Pour conserver l’idée d’un Sénat composé de citoyens ayant de l’expérience, il faudrait donc avoir déjà fait ses preuves dans la société civile pour l’intégrer. Cela risque de ne pas plaire aux élus.
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Les différents modes de scrutin et leurs effets| Vie publique.fr
Ils constituent le mode le plus ancien de désignation des élus. Il s’agit d’attribuer un (scrutin uninominal) ou plusieurs sièges (scrutin plurinominal) à celui ou ceux qui ont obtenu le plus de voix. Dans le scrutin uninominal à un tour (ex : en Grande-Bretagne), celui qui obtient le plus de voix emporte le siège. Cela a l’avantage de la simplicité. Au plan global, il en résulte souvent pour le parti arrivé en deuxième position une sous-représentation par rapport à son total de voix. Quant aux autres partis, ils n’obtiennent presque aucun élu. Dans le scrutin uninominal à deux tours (ex : en France), la réussite au premier tour est conditionnée par l’obtention d’une majorité absolue des voix, avec parfois l’obligation de réunir un nombre minimal d’électeurs inscrits. les deux candidats les mieux placés au premier tour (scrutin présidentiel français) ; les candidats ayant recueilli un nombre minimum de voix ou un certain pourcentage des inscrits (scrutin législatif français).
A voté… au Moyen Âge
La semaine dernière, nous avons élu le nouveau parlement européen ! Et dans l’esprit de bien des gens, ce qui distingue nos démocraties contemporaines des sociétés du Moyen Âge, c’est que nous désignons par le vote nos dirigeants, tandis qu’autrefois, seule la naissance destinait à telle ou telle fonction. Comme souvent, la réalité est bien plus riche et complexe. Au Moyen Âge, pas de démocratie, et pourtant l’élection est partout. Le vote avant la démocratie On tend à l’oublier, mais avant que l’hérédité ne s’impose progressivement, les rois de France ont longtemps été élus par les grands (les principaux nobles) du royaume. Les clercs étaient sans doute ceux qui recourraient avec le plus de régularité à l’élection. En parallèle, au XIIe siècle, les communes se multiplient dans les villes d’Europe. Tirer au sort ou voter : quelle place laisser au hasard ? Aujourd’hui, nos démocraties semblent en crise, leur fonctionnement est remis en cause. Florence, ou la pratique du hasard sous contrôle
Carte. Où en est la démocratie dans le monde ?
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