background preloader

Les métiers du livre face au numérique

Les métiers du livre face au numérique
Pour sa 3e édition, la Biennale du numérique, organisée par l'Enssib, était consacrée aux transformations que le numérique fait subir aux métiers et à l'organisation du travail des différents acteurs de la chaîne du livre 1. Le succès était plus que jamais au rendez-vous avec une salle comble de 180 participants, convaincus que c'est bien du débat interprofessionnel que naîtra la nécessaire définition des adaptations à mettre en oeuvre pour répondre aux enjeux posés par le numérique dans nos métiers. L'intérêt d'associer des chercheurs à cette réflexion a été souligné. Or, la prise en compte du numérique dans les politiques publiques du ministère s'est faite en plusieurs étapes : des premières campagnes de numérisation ciblée dans les années 1990, aux dispositifs de soutien à la numérisation de masse au milieu des années 2000, avec un objectif d'autonomie stratégique pour relever le défi lancé par Google Books. Des librairies de plus en plus connectées La désintermédiation en question Related:  Le livre 2.0

La bibliothèque dans le nuage numérique « Nous habitons une culture, non une technique. » Ces fortes paroles, rappelées par Milad Doueihi, convenaient bien à l’ouverture de cette table ronde sur « la bibliothèque dans le nuage numérique », tenue le 19 mars dans le cadre du Salon du livre. Même si on regretta que Jacques Attali, un instant pressenti, ne soit pas là pour nous dire ce qu’il pensait des projets actuels, lui si lié au projet de la TGB, le débat, de bonne facture, permit, non certes de circonscrire exhaustivement le sujet (le nuage est une figure qui ne se prête guère à l’exercice), mais au moins de l’aborder sous plusieurs et différentes facettes. Renchérissant sur Jacques Attali, Milad Doueihi, le désormais bien connu auteur de Pour un humanisme numérique 1, rappela que, si « l’informatique est une technique, le numérique est une culture », qu’il convient donc d’habiter, en étant dans les flux qu’elle génère, et qui sont puissants, paradoxaux, irrésistibles : « Le nuage annonce le changement. »

Qui veut la peau du livre numérique ? - Tech L’ebook va mourir ! Mais si, vous l’avez lu un peu partout dans la presse il y a quelques semaines. Les études le prouvent : le marché du livre numérique serait au point mort quand le livre papier reviendrait en force. Pour certains, l’affaire est pliée, le bon vieux bouquin a gagné et la technologie a perdu. En septembre dernier, l’association des éditeurs américains balançait une étude incendiaire pour l’e-book. Ainsi, après des années de fulgurante progression dans le monde anglo-saxon, le marché de l’e-book subirait maintenant un fort ralentissement au profit du livre papier. Il n’est pas le seul. Ceux qui font la pluie et le beau temps sur ce marché, et aménagent un peu les chiffres comme cela les arrange, ce sont bien évidemment, les éditeurs. Pour l’agitateur culturel, la situation du marché américain peut s’expliquer de plusieurs manières. « Aux États-Unis, il est très difficile de trouver un livre.

Bibliothécaire, est-ce encore un métier aujourd’hui ? La journée d’étude qui s’est déroulée le 10 avril à Rennes a été co-organisée par Livre et lecture en Bretagne, l’ABF Bretagne et l’ABF Pays de la Loire, le Centre de formation aux carrières des bibliothèques Bretagne – Pays de la Loire. Le thème de la journée portait sur l’évolution du métier et des compétences des bibliothécaires, en avant-première du prochain congrès de l’ABF. Avec ce titre volontairement provocateur, les organisateurs ont attiré 125 professionnels de la lecture publique et de l’enseignement supérieur de la région Bretagne et Pays de la Loire. La journée était organisée en deux conférences le matin suivies de quatre ateliers l’après-midi. Les deux intervenants ont posé la question de l’identité professionnelle confrontée à l’évolution des pratiques culturelles dans la société numérique. Existe-t-il un socle commun de compétences et de valeurs ? Est-ce un même métier selon les postes et les tutelles ? Peut-on parler de métier de bibliothécaire ? Forces et faiblesses

Les métiers du livre face au numérique Aujourd’hui, « le numérique modifie tous les aspects de la chaîne de l’imprimé et remet en perspective le métier de tous ceux qui y travaillent (…). Tous ces acteurs sont fidèles au livre physique mais doivent dorénavant diversifier leurs rôles et leurs offres »[1]. De fait, les bibliothécaires font face à un bouleversement des écosystèmes documentaires qui voient notamment émerger des bibliothèques « numériques » et de nouvelles pratiques quotidiennes (écrire un blog, gérer sa page Facebook, son fil Twitter…). Les libraires sont quant à eux confrontés à de multiples missions nouvelles (gestion d’une communauté virtuelle, formats multiples, mise en concurrence renforcée…) et à la reconfiguration de leurs modèles économiques. Les propositions de communication, en prenant le numérique comme facteur de transformations, pourront porter au choix : Les propositions devront préciser pour chaque auteur : Ses nom, prénom, statut et qualité Son institution de rattachement Une adresse électronique

Les bibliothèques publiques face à la croissance du contenu numérique Article publié le 23 mai 2014 Petit à petit, les grandes bibliothèques proposent une gamme de services numériques assez complète : autoformation (apprentissage des langues, soutien scolaire, code de la route, etc.), presse en ligne, vidéo à la demande, musique (plutôt classique, jazz), e-books, et documents patrimoniaux… Mais l’acquisition de ces ressources est pour l’heure l’apanage des grandes villes, qui ont des moyens. « 80 % des bibliothèques des villes de 20 000 à 40 0000 habitants n’ont aucune ressource numérique et cela monte à 90 % pour les villes de moins de 10 000 habitants » indique Lionel Dujol, responsable du développement du numérique pour tout le réseau des bibliothèques de Valence Romans Sud Rhône-Alpes. 80 % des bibliothèques des villes entre 20 000 et 40 0000 habitants n’ont aucune ressource numérique. L’accès des ressources numériques pour les petites bibliothèques va dépendre des négociations en cours. Le coût du numérique n’est pas indolore. Le modèle idéal ?

Le livre, partagé entre papier et numérique Le livre numérique multiplie les possibilités d’innovations en matière de consommation : « achat à l’unité, abonnement à des sites, à des collections ou selon des thématiques, lecture seule, offre multiformat avec téléchargement, offre limitée au format de l’appareil, location, acquisition d’extraits (…), achat pérenne ou simplement lié à un nombre limité de téléchargements, streaming (…), financement par la publicité ou par un tiers ». Au-delà de ces modes de consommation aussi nombreux que variés, le numérique rend également possible le piratage, qui se porte surtout vers les best-sellers, la littérature de genre (SF, fantastique, fantasy), les livres pratiques et de sciences et techniques. Dans ce contexte, quelles sont les stratégies adoptées dans le secteur de l’édition pour proposer une offre numérique ? [6], grâce auxquels des internautes peuvent s’associer pour financer divers projets.

Biblio Numericus - Le numérique se joue aussi en bibliothèque gileslane Flickr CC-BY-SA-NC Du partenariat avec le Motif en passant par l’expérimentation locale, le prêt de liseuses et/ou de tablettes se multiplie dans les établissements de lecture publique (ici , ici ou là). Il suffit de faire une recherche sur son moteur de recherche préféré pour se rendre compte de la banalisation de cette opération. Un service au succès assuré D’une manière générale, le prêt de liseuse rencontre un certain succès auprès du public. Quels sont les publics captifs ? Les personnes âgéesLes acheteurs potentielsLes geeks 1. 2. 3. La variété des publics, de leurs besoins et de leurs attentes constitue un ensemble de facteurs favorables à la réussite de ces expérimentations. Petit détour par la case fracture numérique Si la fracture numérique existe, elle trouve souvent son origine dans la fracture sociale. Les problèmes liés aux liseuses Plusieurs problèmes apparaissent avec le prêt de liseuse. Le prêt numérique a-t-il un sens? 2. C’est bien mais qu’est-ce qu’on peut faire ?

Qu'est-ce que la lecture sociale Hier « lecture 2.0 », aujourd’hui « lecture sociale » (et ses variantes : « livre 2.0 », « livre social », etc.) : la « lecture sociale » semble suivre les évolutions sémantiques du « web 2.0 », devenu « web social ». Trop chargées idéologiquement, trop flottantes, ces expressions doivent néanmoins être prises au sérieux. Elles sont en effet au croisement de mondes sociaux (monde des institutions, monde des entreprises, etc.) qui parviennent à se réunir et à se comprendre, malgré les différences qu’ils attachent aux significations de ces expressions. Si le chercheur doit se montrer critique face à leur mobilisation, qui peut être le signe d’une pénétration de discours d’accompagnement, il peut aussi y trouver un ressort méthodologique. C’est ainsi moins à la définition de ces expressions que l’on s’attachera qu’aux discours qui les légitiment, qu’aux lieux où ils s’épanouissent et aux acteurs qui les crédibilisent. La recommandation est à ce titre exemplaire. [4]. [12].

« Faut-il encore des bibliothécaires ? « Faut-il encore des bibliothécaires ? » Cette interrogation teintée d’un soupçon de provocation, posée à l’occasion du Salon du livre de Paris, le 19 mars dernier, a réuni autour d’une table ronde modérée par Christophe Pavlidès, directeur de Médiadix, Anne-Marie Bertrand, directrice de l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, Dominique Arot, doyen de l’Inspection générale des bibliothèques, et Marie-Christine Pascal, chargée de mission au Service du livre et de la lecture, au ministère de la Culture et de la Communication. Devant un public véritablement entassé dans « l’agora de Biblidoc », les intervenants devaient questionner des sujets tels que : « Qu’est ce qui fait aujourd’hui la spécificité du métier de bibliothécaire alors que ses compétences techniques traditionnelles peuvent sembler être de moins en moins sollicitées ? Les bibliothèques ont-elles besoin de mobiliser d’autres corps de métier ? Quelles alliances nouer ?

Littérature jeunesse et numérique Dossier réalisé pour Savoirs CDI par le CRDP de l'académie de Nice. Les auteurs et les éditeurs explorent les liens entre littérature jeunesse et supports nomades (tablettes, liseuses, smartphone…), notamment pour la littérature destinée aux plus jeunes (moins de 10 ans) [1]. Cela donne lieu à différents formats de lecture : livres homothétiques, sites compagnons permettant de prolonger l'univers de lecture, livres ou appli-livres animés ou enrichis, jeux vidéos… Pour les plus grands en revanche (fin de l'école primaire et collège), le paysage, bien qu'en constante évolution, est encore peu fourni. Dans ce contexte, les médiateurs du livre et de la lecture (bibliothécaires, professeurs-documentalistes, libraires, Agences régionales du livre entre autres) s'interrogent sur la manière de prendre en compte à la fois ces supports nomades et les contenus afférents. Ce dossier brosse rapidement le paysage du livre jeunesse (niveau collège) en contexte numérique. Plan du dossier

Edition de Remiremont | Vosges : le lycée André-Malraux connecté à la rentrée Dès la rentrée de septembre 2017, 50 lycées sur 101 volontaires vont expérimenter le « lycée connecté ». Le lycée André-Malraux de Remiremont en fait partie. Pourquoi ce projet ? C’est la Région Grand Est et son président Philippe Richert qui s’engagent dans ce plan numérique éducatif. Qu’est-ce qu’un « lycée connecté » ? Fini, le manuel papier. Combien ça coûte ? Une première enveloppe de 4 millions d’euros a été votée pour la mise en œuvre de cette première phase. Au lycée André-Malraux, qu’est-ce qui va changer ? Frédéric Carlier, proviseur de l’établissement romarimontain, est satisfait de faire partie des lycées dont le projet a été retenu. « En septembre, ce qui va changer c’est que nous allons implanter le wifi dans tout le lycée et nous allons passer au tout numérique avec des ressources numériques. Quel avenir pour les bourses aux livres organisées par les fédérations de parents d’élèves ?

L'Apprimerie : “aller plus loin” en couplant livre papier et ebook interactif L’Apprimerie est, à l’origine, spécialisé dans la conception et la fabrication de livre interactif. Pour quelles raisons passez-vous au livre papier ? Julie Guilleminot : Dès l’origine de L’Apprimerie, nous souhaitions garder le lien entre le papier et le numérique. Elle nous a donné l’occasion d’exploiter chacun des médias : le livre papier, et le livre numérique dans leur dimension propre, les illustrations et la narration dans l’album papier, l’animation et l’univers sonore dans la version numérique. Nous espérons aussi que le livre papier puisse être une passerelle vers la version numérique enrichie et permette de faire connaître et de faciliter l’accès à ce nouveau genre de livre. Enfin, cette collection, inspirée du cinéma d’animation d’auteurs à destination des jeunes publics est l’occasion de faire le lien entre les salles de cinéma et les librairies et de mettre en lumière la richesse et le dynamisme de cet art. Ces livres sont des adaptations de courts-métrages.

Le livre numérique a-t-il encore un avenir? Vous vous souvenez de cette grande fable du progrès? La France pays du livre papier, allait connaître une mutation profonde et une croissance à deux chiffres dans le secteur du livre numérique. C’était il y a cinq ans, il y a un siècle, il y a une éternité… Nous étions en 2012, avec la progression du marché des tablettes, liseuses, et autres smartphones à écrans larges, la France allait enfin prendre le train du livre numérique. Les derniers chiffres, ceux du premier semestre 2017, le confirment : les ventes de livres physiques augmentent tandis que celles des livres numériques baissent. Se reposer des écrans grâce aux livres Rien ne s’est passé comme prévu. Cette chronique d’une révolution avortée devrait nous donner une leçon. D’ailleurs, ce serait à nouveau caricatural de déclarer la mort du livre numérique. L'hybride de Jean-Philippe Toussaint J’en étais à ce constat quand un exemple hybride est arrivé.

Related: