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Comment l’obsession sécuritaire fait muter la démocratie

Comment l’obsession sécuritaire fait muter la démocratie
La formule « pour raisons de sécurité » (« for security reasons », « per ragioni di sicurezza ») fonctionne comme un argument d’autorité qui, coupant court à toute discussion, permet d’imposer des perspectives et des mesures que l’on n’accepterait pas sans cela. Il faut lui opposer l’analyse d’un concept d’apparence anodine, mais qui semble avoir supplanté toute autre notion politique : la sécurité. On pourrait penser que le but des politiques de sécurité est simplement de prévenir des dangers, des troubles, voire des catastrophes. Une certaine généalogie fait en effet remonter l’origine du concept au dicton romain Salus publica suprema lex (« Le salut du peuple est la loi suprême »), et l’inscrit ainsi dans le paradigme de l’état d’exception. Quoique correcte, cette généalogie ne permet pas de comprendre les dispositifs de sécurité contemporains. Prévenir les troubles ou les canaliser ? Prenons deux exemples pour illustrer cette apparente contradiction.

https://www.monde-diplomatique.fr/2014/01/AGAMBEN/49997

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Catharsis Définition[modifier | modifier le code] « L’adjectif Katharos associe la propreté matérielle, celle du corps et la pureté de l’âme morale ou religieuse. La Katharsis est l’action correspondant à « nettoyer, purifier, purger ». Il a d’abord le sens religieux de « purification », et renvoie en particulier au rituel d’expulsion pratiqué à Athènes la veille des Thargélies. (...) L’art et la manière de contrôler les foules Les fins de match de la Coupe du monde de football, les défilés et fêtes du 14-Juillet : autant de terrains d’exercices de « gestion de foules » — une des spécialités du salon Eurosatory, en concurrence pour le coup avec Milipol, « salon mondial de la sécurité intérieure des Etats », qui mitonne à peu près la même sauce militaro-sécuritaire une année sur deux, au même endroit, avec une dominante police. Mais, gestion ou contrôle ? Militaire ou civil ? Privé ou public ? Ou les deux, mon colonel ?

Projets du président de la République : l’état d’urgence en permanence ? On ne peut qu’être inquiet des projets du président de la République. La logique de guerre qu’il a mise en avant conduit à modifier en profondeur plusieurs aspects de l’Etat de droit : qu’il s’agisse de la Constitution, de la procédure pénale ou des règles de la nationalité, ou d’autres encore. Ces mesures, loin d’être limitées dans le temps, vont s’inscrire dans la durée comme l’actuel état d’urgence qui va être prorogé pour trois mois, soit au moins jusqu’au mois de février 2016, sans qu’on en comprenne la raison. Editorial : On ne s’amuse pas avec l’état d’urgence Pour une des rares fois les festivités de Noël, la plus grande fête de nos compatriotes chrétiens catholiques et protestants confondus, coïncide avec la naissance du Prophète Mouhamed (PSL). C’est comme si le bon Dieu avait voulu lui-même nous mettre d’accord sur l’essentiel en tranchant sur un débat qui n’a pas lieu d’être dans notre pays.

Continuer, Laurent Mauvignier. Chevauchée de la dernière chance pour une femme et son ado paumé dans la splendeur sauvage des montagnes kirghizes. Epoustouflant. Deux injonctions s’étalent sur la couverture de ce livre, comme deux lumières dans la nuit, deux repères pour poursuivre sa route. Journées de Juin Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les journées de Juin sont une révolte du peuple de Paris du 22 au 26 juin 1848 pour protester contre la fermeture des Ateliers nationaux. Situation sociale et politique[modifier | modifier le code] La crise économique et sociale qui avait causé le fort mécontentement populaire ayant débouché sur la révolution de février 1848 persiste. L'incertitude quant à l'orientation plus ou moins sociale de la république proclamée solennellement le 4 mai, incite les détenteurs de capitaux à retirer leurs fonds des banques qui manquent alors de liquidités pour consentir des prêts et soutenir l'escompte.

« À l’Assemblée nationale, ces derniers jours, j’ai eu honte » Reporterre – Pourquoi avoir voté contre la loi prolongeant l’état d’urgence ? Isabelle Attard – Tout ce qui a été fait jusqu’à aujourd’hui pouvait l’être sans décréter l’état d’urgence, que ce soit les perquisitions de jour ou de nuit, les assignations, les expulsions d’imams dangereux... C’est un problème de moyens : on a peu de juges en France et on ne renouvelle pas les postes, du coup tout ça prend plus du temps. Et du coup, on estime qu’il faut s’en passer pour aller plus vite encore ! Isabelle Attard, en mars 2012. Craignez-vous des déviances sur les écoutes, la surveillance, etc. ? L'état d'urgence, un risque pour les droits et les libertés L'état d'urgence est-il justifié? Juriste de renom, Mireille Delmas-Marty met en garde contre la tentation, face au terrorisme, d’ériger en règle ce régime d’exception. Entretien avec Mireille Delmas-Marty, professeur honoraire au Collège de France, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, auteur notamment de « Libertés et sûreté dans un monde dangereux » (Seuil). François Hollande a-t-il raison, quand il évoque la menace terroriste, de dire que la France est en guerre ?

Quand les mots valent de l’or, par Frédéric Kaplan (Le Monde diplomatique, novembre 2011) Le succès de Google tient en deux algorithmes : l’un, qui permet de trouver des pages répondant à certains mots, l’a rendu populaire ; l’autre, qui affecte à ces mots une valeur marchande, l’a rendu riche. La première de ces méthodes de calcul, élaborée par MM. Larry Page et Sergey Brin alors qu’ils étaient encore étudiants en thèse à l’université Stanford (Californie), consistait en une nouvelle définition de la pertinence d’une page Web en réponse à une requête donnée. En 1998, les moteurs de recherche étaient certes déjà capables de répertorier les pages contenant le ou les mots demandés. Une liberté attaquée par l’ennemi et restreinte par l’Etat Je suis à Paris et je suis passée boulevard Beaumarchais, près du lieu de la tuerie de vendredi soir. J’avais dîné à dix minutes d’une autre cible. Tous ceux que je connais sont sains et saufs, mais beaucoup de gens que je ne connais pas sont morts, ou traumatisés, ou en deuil. C’est choquant et horrible.

Comment l’état d’urgence peut bafouer les droits humains - Le Temps Le 20 juillet, après la tentative de coup d’Etat déjoué en Turquie, Ankara déclarait l’état d’urgence. Le même jour, après l’attentat de Nice, la France décidait de prolonger son état d’urgence instauré le 13 novembre 2015 pour six mois. Quelle qu’en soit la raison, les états d’urgence permettent de mettre en place des régimes d’exception juridique et de suspendre certains droits temporairement. Mais cela ne se passe pas toujours sans abus, ni discrimination alors même que, dans la moitié des cas déclarés à l’ONU, ces urgences finissent par durer.

Perquisition administrative chez des maraîchers bio : « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? Le 24 novembre, le préfet de Dordogne a ordonné la perquisition d’une ferme du Périgord vert. À la recherche de « personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste », les gendarmes ont fait chou blanc. Sur les 1 233 perquisitions administratives menées en France, les abus commencent à s’accumuler. La ferme d’Elodie et Julien, à mi-chemin entre Périgueux et Angoulême, figure dans une plaquette de l’office de tourisme au chapitre « vente directe de fruits et légumes ». Il faut croire qu’on la trouve aussi dans les petits papiers du préfet de Dordogne. Editorial. État d'urgence : risque de dérives Après l'unanimité nationale qui s'est manifestée au Congrès du Parlement à Versailles le 16 novembre, voici la grande division. Si tout le monde est toujours d'accord pour accroître la lutte contre le terrorisme et améliorer son efficacité, il y a divergence sur les moyens d'y parvenir. La cacophonie du gouvernement ces derniers jours en la matière n'arrange rien. Bien au contraire, car le sentiment se fait jour que le pouvoir s'efforce de profiter de la situation pour redorer son blason. Est-il vraiment nécessaire de réformer actuellement la Constitution ?

FMI. Lagarde plus docile aux diktats de la finance que ne l'était DSK... Un discours totalement inconnu du commun des citoyens, jamais vu (du moins par moi…) dans la presse. Et pour cause : son contenu est résolument keynésien, « révolutionnaire » dans ce milieu de la finance car il souligne les dangers que font courir aux économies mondiales le chômage et les inégalités. Des propos qui sonnaient alors comme une déclaration de guerre pour les tenants de l’ultralibéralisme et les puissances d’argent. Notons que ce discours a été prononcé à Washington le 13 avril 2011. Un mois après, se déclenchait « l’affaire du Sofitel » qui mettait définitivement hors circuits DSK...

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