
Férocité Insurrectionnelle - Non Fides - Base de données anarchistes Le contrôle social est impossible sans violence. Pour socialiser les individus (les transformer en ressources utiles pour la société), la société produit des systèmes de violence rationalisée. Tandis que certains de ces systèmes, comme l’armée, la police et le système pénal peuvent toujours être vus de façon séparée, en raison de la rudesse flagrante de leur violence, pour la plupart, ils sont devenus si inter-connectés et si pénétrants qu’ils agissent comme une totalité, la totalité qu’est la société dans laquelle nous vivons. Cette violence systémique existe surtout sous la forme d’une menace constante. Un subtil, voir ennuyeux, terrorisme quotidien qui incite à la crainte de marcher hors des clous. Les avertissements et les ordres des « supérieurs » qui nous menacent de la punition ou de la pauvreté, les voyous armés en uniforme supposément là pour « protéger et servir » (hein !?!) En réaction à ce système monolithique de violence, la « pathologie du pacifisme » se développe.
Le « privilège blanc » : une notion contre-productive pour combattre le racisme ? Lissell Quiroz est docteure en histoire et maîtresse de conférences en civilisation latino-américaine à l’Université de Rouen Normandie. Elle est spécialiste de l’histoire de la médecine et du genre du Pérou des XIXème et XXème siècles. Théorisée aux Etats-Unis à partir des années 1960, la notion de « privilège blanc » est affinée et mobilisée tant par les activistes que par les universitaires états-unien-nes à partir de la fin de la décennie 1980. En 1989, la chercheuse et militante féministe et antiraciste Peggy McIntosh publie un article pionnier intitulé « White Privilege: Unpacking the Invisible Knapsack » (Privilège blanc : vider le sac à dos invisible). Pour illustrer son propos, la chercheuse déroule une liste de cinquante privilèges qui la distinguent des femmes d’autres groupes raciaux. Comme toute étude pionnière, celle de McIntosh souffrait de quelques lacunes, notamment celle consistant à confondre « privilège blanc » et privilège de la classe moyenne.
D’un néant critique : déconstruction et postanarchisme - A Contretemps, Bulletin bibliographique ■ Renaud GARCIALE DÉSERT DE LA CRITIQUE Déconstruction et politique Paris, L’Échappée, collection « Versus », 2015, 224 p. L’équilibre du jugement n’est pas la sérénité. Et moins encore la sagesse. C’est une prédisposition à garder le cap, non sur des certitudes – et pas davantage sur des doutes –, mais sur les enjeux intellectuels et politiques d’un temps si manifestement confus qu’à l’interpréter, la pensée du malaise devient malaise de la pensée. De l’abscons comme variante du n’importe quoi Philosophe de sensibilité anarchiste et d’inspiration décroissante [2], Renaud Garcia le dit à sa manière, nette mais policée : « Parmi les motifs légués par la pensée française des années 1970-1980 et largement mis à profit par les acteurs politiques contemporains dans un éventail allant des partis de gouvernement “de gauche” jusqu’aux divers courants composant le renouveau de la pensée anarchiste depuis deux décennies, nul doute que la “déconstruction” se trouverait en bonne place » (p. 13).
Théo Francken doit être viré, mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt Carte blanche de la Gauche anticapitaliste publiée dans Le Vif du 8 janvier 2018 : Dans l’affaire Francken, il ne faudrait pas que l’arbre cache la forêt. Le Secrétaire d’Etat N-VA doit sans aucun doute être viré du gouvernement pour son idéologie fascisante, ses actes racistes et ses incitations à la haine. Son éviction encouragerait par ailleurs à reprendre les luttes contre le gouvernement Michel sur d’autres terrains également. Trumpisme à la belge Donald Trump n’est pas le seul à miser sur une combinaison toxique d’ultralibéralisme, de nationalisme, de racisme et d’obsession sécuritaire. La situation aux Etats-Unis montre le danger que cet engrenage représente, non seulement pour la vie et les droits des migrant.e.s, mais aussi pour les libertés démocratiques en général. Théo Francken joue depuis des années sur le même registre. L’ordure à éliminer L’ordure à éliminer est plutôt au sein du gouvernement de Charles Michel. 1. 2. M. L’arbre Francken ne doit pas cacher la forêt
Le triomphe de l’obscène, le mépris des victimes et la défaite du mouvement | vegan.fr 8 septembre 2011 par Méryl Pinque La nouvelle est tombée, sans surprise : la célèbre organisation de défense animale PETA, connue pour le sexisme de ses campagnes, va ouvrir son propre site pornographique, peta.xxx. Sans ironie aucune, on peut dire que la boucle est bouclée : tout tendait vers ce but, des campagnes « I’d rather go naked than wear fur » et « Vegetarians have better sex » aux innombrables manifestations de rue en tenue légère organisées par l’association dans le monde entier. Sur peta.xxx, des scènes pornographiques alterneront avec des images de torture animale : la chair des unes, la chair des autres, consommées à toutes les sauces du voyeurisme. Des « stars du porno » ont d’ores et déjà annoncé leur participation – hautement rémunérée, cela va sans dire. Aussi longtemps que l’esprit est mis en esclavage, le corps ne peut jamais être libre. Des esclaves ne sauraient libérer d’autres esclaves, et leurs exploiteurs encore moins. Méryl Pinque Vegan.fr Notes :
Sites de référence féministes, LGBTQI+ et antiracistes « De façon un peu plus concrète, une femme noire va subir selon les jours et les situations parfois du racisme, parfois du sexisme. Et souvent les deux en même temps. Prenons l’exemple de la sexualité, qui est toujours très révélateur des discriminations à l’œuvre dans une société. Là où un homme noir va être, dans une dynamique raciste, animalisé – on va vanter ses muscles, son corps puissant, son endurance, autant qu’on va le catégoriser comme agresseur potentiel de toutes les femmes qui se trouveraient sur son chemin – une femme noire sera considérée dans l’imaginaire collectif un peu autrement. Elle aussi sera animalisée, par exemple avec des comparaisons : “tigresse”, “lionne”, etc. Extrait de « Kimberlé Crenshaw, l’intersectionnalité et le féminisme français »
Contre l'amour Que ta solitude soit accueillante aux tendresses Texte paru en 1998 dans la revue Et ta sœur Je tends à quitter toutes relations fusionnelles ; me sentir « célibataire », tout en étant capable de tendresse, de sincérité, de douceur, de sexualités. Je tends à être plus sujette dans mes amitiés et amitiés sexuelles. Je me rends compte que mes idées, mes constructions affectives sont en décalage avec les représentations courantes de l’Amour et de l’amitié. En particulier, cette séparation-opposition entre l’Amour et l’amitié, qui contribue à préserver le modèle dominant du couple marié-fermé. Je constate souvent qu’il suffit d’embrasser quelqu’un-e avec la langue, ou que deux personnes aient une/des relations sexuelles ensemble pour qu’elles « sortent ensemble », créent une sorte de dépendance mutuelle, un regard plus ou moins permanent et oppresseur sur l’autre (une surveillance) et cela est valorisé socialement. La culture de l’Amour « - Vous êtes dans une relation Amoureuse ? Bon. Un recul
Ni Bouteldja ni Mélenchon, ou le choix cornélien de l’immigration post-coloniale – Politique En France, deux personnes incarnent très bien, dans leur discours, la difficile combinaison entre préoccupations sociales et prises en compte des réalités des personnes racisées. Alors que l’actualité européenne ne cesse de mettre en tension ces combats, Houria Bouteldja et Jean-Luc Mélenchon se positionnent étonnamment sur ces sujets. Les dernières élections fédérales allemandes eurent la particularité d’acter le début d’une nouvelle ère politique en Europe avec l’entrée du parti AfD au Bundestag, un tabou électoral fut brisé. Il y avait déjà Victor Orban en Hongrie, le FPÖ en Autriche et le FN au deuxième tour des présidentielles françaises, c’est désormais au tour de l’Allemagne, qui possède pourtant le système politique le mieux balisé contre une telle mésaventure électorale, de voir une formation politique d’extrême droite obtenir 94 sièges et devenir ainsi le troisième parti allemand. La social-démocratie et la gauche radicale sont à bout de souffle. D’Houria Bouteldja… [5] Op. cit.
La défection politique expliquée en rappant Les bleus broient du noir? 1. La peur des étrangers En période de crise, tous les travailleurs prennent peur. Ils ont peur de perdre leur emploi, leur acquis sociaux et leur niveau de vie. Face à cette perte de statut, deux réflexes sont visibles dans la société. Tout d’abord, il faut objectiver les choses: nous ne sommes pas envahis par les étrangers: seulement 9,7% de la population belge est d’origine étrangère, la majorité étant d’origine européenne ! En ce qui concerne la perception d’allocations de chômage il faut savoir qu’en 2000 la Belgique comptait 63 773 chômeurs n’ayant pas la nationalité belge sur un total de 368, 785 chômeurs.[2] Cela n’est donc pas énorme mais il est vrai que les étrangers représentent une partie assez conséquente des chômeurs. Plusieurs facteurs expliquent le chômage chez les personnes issues de l’immigration[3] : Malgré la loi de 1981 punissant tout acte de racisme, on constate malheureusement encore trop de discrimination à l’embauche chez les personnes d’origine étrangères. 2. 3.
Le rap militant fait-il encore du bruit ? Enquête de Victor Matet alors que les albums de Sexion d’Assaut ou Booba se vendent à des centaines de milliers d’exemplaires et que 80.000 spectateurs sont attendus ce samedi au Stade de France pour un concert géant. Avec l’essor de la culture hip-hop, venue des États-Unis et débarquée en France au début des années 80, ses modes d’expression ne tardent pas à émerger : le graffiti, le breakdance et le rap. A côté d’un style festif se développe un genre plus engagé qui dénonce de façon poétique ou virulente les inégalités sociales. Les précurseurs ont pour nom Mc Solaar, NTM ou Assassin . "Actuellement, ce n’est pas l’époque du militantisme forcené" Aujourd’hui, ce rap militant, politique, conscient existe toujours estime le journalisteOlivier Cachin, spécialiste de la culture hip-hop. Selon le journaliste, depuis quelques années, les figures emblématiques du rap conscient en France s’appellent La Rumeur ou Keny Arkana. A chacun sa façon de faire du rap Voici vos avis via @FC Pixel
Déconstruction de la déconstruction : un point de vue antiraciste – Collectif 1+1=11 Le terme de « déconstruction », et celui de « déconstruit » qui lui est associé, s’est imposé dans le champ militant ces dernières années. Que ce soit dans l’antiracisme, le féminisme ou dans les différentes autres sphères de lutte, il est devenu un adjectif incontournable, partageant le monde entre les « déconstruits » et les autres. Dans cet article je souhaite m’attaquer à utilisation de ce terme qui, en plus de dénaturer son usage premier, mène à des dérives qui sont théoriquement fragiles et stratégiquement inefficaces. En effet, nous assistons à une récupération par la logique libérale de la notion de « déconstruction », amenant le champ militant dans une vision individualiste de la lutte, où il ne s’agit non plus de « déconstruire » des idéologies mais des individus. La déconstruction, son origine. Lorsque nous entendons le terme « déconstruction » nous pensons immédiatement au philosophe qui a popularisé ce terme, Jacques Derrida, et au mouvement du déconstructivisme. WordPress: