background preloader

Un système schizophrène, un peuple fatigué

Un système schizophrène, un peuple fatigué
Depuis quatre ans, Sarkozy est accusé de pervertir l’esprit de la Ve République. Pour l’essayiste allemand Benjamin Korn, le président reste pourtant fidèle à l’héritage gaulliste. L’agitation en plus… L’histoire de France est riche en séismes politiques et révolutions sanglantes ; des rois ont été renversés, le clergé évincé, l’aristocratie désarçonnée ; la bourgeoisie a pris le pouvoir et maté le prolétariat rebelle ; rien n’est resté – rien, si ce n’est l’immuable socle du centralisme. Il est possible en France de débattre de l’existence de Dieu, du pouvoir des sectes, de la violence à la télévision et du sexe sur Internet – de tout, sauf d’une chose : la fin nécessaire de la Ve République. Les pleins pouvoirs La trouvaille appartient au général de Gaulle. Sarkozy peut aussi, s’il le souhaite, appuyer sur le bouton atomique ; il jongle avec les institutions ; il ne doit de comptes à personne et ne tolère aucune objection. La république bananière Sarkozy a ses complexes. Ridicule ? Related:  2007-2012 : ère Sarko

L’État spolie les blogueurs Je dois être naïf. Je ne suis pas l’actualité alors je tombe des nues quand, sur Twitter, François Bon attire mon attention vers un article du Monde où j’apprends que la presse en ligne va recevoir 60 millions d’Euros de subvention. Et pourquoi je ne reçois rien moi ? Pourquoi nous autres blogueurs qui écrivons presque tous les jours et donc participons bien à la presse en ligne ne recevons-nous rien ? Ok nous n’avons pas déposé de dossiers pour demander les subsides de l’État. Bien sûr que non. On nous menacera de nous faire taire, de nous poursuivre en diffamation dès que nous serons impertinents ou politiquement incorrects, on nous discréditera, nous accusant de pratiquer le journalisme de caniveau… tout cela justement parce que nous ne faisons pas la manche, parce que nous ne demandons rien, parce que nous somme libres. Rappelez-vous. Je ne demande pas à l’État de nous subventionner mais je lui demande de laisser crever une industrie moribonde. Subvention ou pas vous êtes morts.

Comment le président les a tués. Acte 2 : les journalistes et les patrons - Le dossier de l'Obs (Lire l'intégralité du dossier "Sarkozy, le président flingueur" dans Le Nouvel Observateur du 8 septembre 2011). > Le zapping du président Alain Genestar s'apprête à lancer le quatorzième numéro de "Polka", ce bimestriel de photojournalisme qu'il a créé après son licenciement, en 2006, de "Paris Match". Le portfolio du Cartier-Bresson turc, Ara Güler, ou les saisissants clichés de Robert Clark sur le 11-Septembre ont ceci de reposant qu'ils ne lui vaudront pas l'ire de Nicolas Sarkozy. Pas comme "la" photo de "Match", publiée en août 2005, où l'infidèle Cécilia était shootée avec son amant, le publicitaire Richard Attias. Disgrâce présidentielle Avec Genestar, Sarkozy a fait un exemple. Impossible de jurer non plus que le président a "tué" Arlette Chabot, qui entretenait des relations tendues avec la rédaction de France Télévisions. Même chose pour Patrick Poivre d'Arvor, prêt à se draper dans la toge du martyr sarkozyste. Véronique Groussard – Le Nouvel Observateur > Des patrons remerciés

Le jour où Sarkozy a acheté la presse | slate - Kiosque à journaux en novembre 2008. REUTERS/Benoit Tessier - Toute la nature de la relation de Nicolas Sarkozy aux médias était perceptible le 23 janvier 2009 lors de la présentation des mesures gouvernementales en faveur de la presse. Cette relation se résume à deux concepts: sujétion et léger mépris. Nicolas Sarkozy consacre une idée simple, fondée sur le principe que les médias qui ne sont pas déjà dans des mains amies (Lagardère, Dassault, Bolloré) ne sont de toute façon pas indépendants en raison de leur précarité financière. publicité Au delà des espérance de la presse Tout le contenu des Etats Généraux de la presse écrite qui se sont tenus entre le 22 octobre et la fin 2008 résultait de cette ambigüité: une presse exsangue, incapable de se réformer, ayant sacrifié ses performances économiques sur l'autel de la paix sociale avec des décennies de concessions extravagantes. Car pendant le déroulement des EGPE, la crise financière se développe avec brutalité. Frédéric Filloux

Comment le président les a tués. Acte 1 : les policiers et les juges - Le dossier de l'Obs (Lire l'intégralité du dossier "Sarkozy, le président flingueur" dans Le Nouvel Observateur du 8 septembre 2011). Acte 1 : les policiers et les juges > La valse des képis Saint-Lô, dans la Manche, janvier 2009. Le président se fait copieusement huer par 3 000 manifestants. Une bronca, certes. A deux ans de la retraite, le commissaire Philippe Bourgade est muté à l'Ecole nationale de la Police de Vannes (Morbihan). Un peu comme Dominique Rossi : pour avoir préféré laisser des militants nationalistes s'inviter pacifiquement chez l'acteur Christian Clavier, un ami du président, le coordinateur des forces de sécurité en Corse a été évincé du jour au lendemain. Exécution publique Ancien premier flic de France, Nicolas Sarkozy ne supporte pas qu'un policier lui manque. Le ministre organise l'exécution publique du "responsable", Jean-Pierre Havrin, policier réputé de gauche, chef de la police locale et adepte de la police de proximité. Olivier Toscer – Le Nouvel Observateur "Sarkozy me déteste.

Monsieur le Président, nous voulons des conférences de presse! p Nicolas Sarkozy s'exprimera mercredi 23 septembre à la télévision sur TF1 et France 2, dans les JT de 20 heures, dans un cadre «négocié» avec les chaînes. Ce sera confortable et sécurisé. Il y aura bien une conférence de presse de Nicolas Sarkozy vendredi 25 septembre à New York, à l'issue de l'Assemblée Générale des Nations Unies mais uniquement, bien sûr, sur les questions de politique étrangère. Il n'a pas le choix, c'est un fait presque institutionnalisé. Le Président de la République ne tient pas de conférence de presse en France. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi qui suis journaliste, ça veut dire beaucoup... Tous sauf les Français. François Mitterrand y sacrifiait un peu lors de la guerre de «libération du Koweït» en 1990, mais il n'était pas question d'interroger le chef de l'État sur des sujets de politique intérieure. publicité En évitant la conférence de presse, le Président évite aussi les questions pointues de journalistes spécialisés. Le monologue sécurisé

Comment le président les a tués. Acte 3 : le grand cimetière de la droite - Le dossier de l'Obs Retrouvez l'intégralité du dossier "Sarkozy, le président flingueur" dans "le Nouvel Observateur" du 8 septembre 2011 C'est par un coup de fil de Claude Guéant que Dominique Paillé, ex-conseiller à l'Elysée, a appris qu'il était démis de ses fonctions à la tête de l'Office français de l'Immigration et de l'Intégration, une semaine avant que la nouvelle ne soit rendue publique jeudi 1er septembre. "Je dois te dire que tu ne seras pas reconduit", lui annonce le ministre de l'Intérieur. "Mais je n'avais pas besoin d'être reconduit puis que je suis en principe nommé pour trois ans", fait mine de s'étonner Paillé, nommé en janvier dernier. "T'es avec moi ou contre moi ?" Le crime : rouler pour Borloo Mais ce n'est pas là la pire de ses fautes aux yeux de Nicolas Sarkozy. Idem pour Rama Yade. L'heure de sa disgrâce a sonné avec son refus de mener la liste d'Ile-de-France aux élections européennes en 2009. Sarkozy de plus en plus nerveux Coïncidence ? Le chef de l'Etat n'a pas changé d'analyse.

Sur le web 2.0, Carla et Nicolas Sarkozy jouent au couple sympa La page Facebook de Nicolas Sarkozy Le JDD l’a promis : ce sera le buzz de la semaine ! La com de Sarkozy s’attaque au Web : page Facebook, Twitter, blog de Carla... Pour se défendre, passer à l’attaque A l’Elysée, les spins doctors ont compté les couacs de communication liés à Internet : Sans compter toutes les bourdes ministérielles (Devedjian et la « salope », Hortefeux et le militant de l’UMP...). Sur Internet, montrer un « type sympa » et décontracté Conclusion : il faut adoucir cette image, car le « type est sympa », dixit François de la Brosse, chargé de mission Internet à l’Elysée et promoteur de la très efficace PR TV. L’arrivée « impromptue » de Nicolas alors que Carla est en pleine conversation avec les cinq lectricesLa présentation de deux des trois chiens du couple présidentiel, dont Clara, sympathique Labrador jaune (le Labrador, ça ne vous rappelle rien ? Deuxième étage de la fusée : le Web 2.0 Seulement voilà, ça ne suffit pas. Le site de Carla Bruni-Sarkozy

Un policier fait trembler l’Intérieur La France a peur d’un… gardien de la paix. C'est ainsi qu'en 2009, je me faisais l'écho du calvaire vécu par Philippe Pichon, un commandant de police que le ministère de l'Intérieur voulait expulser de ses effectifs, au motif qu'il avait osé dénoncer les dysfonctionnement du "système de traitement des infractions constatées" (STIC), ce méga-fichier policier qui, fichant plus de 5 millions de suspects, et plus de 28 millions de victimes -soit plus de la moitié de la population française- est par ailleurs truffé d'erreurs. Philippe Pichon est convoqué, ce 20 octobre, au tribunal administratif, qui va le juger sur le fond, et qui pourrait bien le révoquer, définitivement, et donc l'expulser de la police nationale. A qui profite le STIC ? William Bourdon, son avocat, parle même de "cri d'alarme" entraîné par le "refus de son supérieur hiérarchique de veiller à une stricte et légaliste utilisation du STIC". Une Justice très sélective Un fichier truffé d'erreurs

Related: