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Ces (nombreux) pays que l'existence de Daech arrange bien

Ces (nombreux) pays que l'existence de Daech arrange bien
Olivier Roy, spécialiste de l'islam et fin connaisseur du djihadisme, est professeur à l'Institut universitaire européen de Florence. Il est notamment l'auteur de "La Peur de l'islam" (L'Aube, 2015) et de "L'échec de l'Islam politique" (Points, 2015). Comment peut-on lutter efficacement contre Daech ? - La question de la lutte contre Daech est rendue plus complexe du fait que certains acteurs dans la région n'ont pas intérêt à le voir disparaître. Ils trouvent dans son existence un intérêt par défaut : il n'est pas leur ennemi principal mais secondaire. En Irak, les tribus sunnites ont eu recours à Daech pour se protéger des exactions des milices chiites ; les chiites d'Irak, eux, ne veulent pas prendre Falloujah ou Mossoul. Donc aucun acteur régional n'est prêt à en découdre au sol pour reprendre les terres sunnites de Daech ? - Non. La France, peut-être elle seule, voudrait éradiquer Daech. Bloqué au Moyen-Orient, Daech se lance donc dans une fuite en avant : le terrorisme globalisé.

http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151119.OBS9827/ces-nombreux-pays-que-l-existence-de-daech-arrange-bien.html

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Raphaël Liogier : “Le jihadisme ne vient pas du communautarisme mais de la désocialisation” Sociologue et philosophe, Raphaël Liogier dirige l’Observatoire du religieux depuis 2006. Un poste de vigie idéal pour combattre les idées reçues dont le djihadisme fait l’objet. Comment appréhender la réalité du jihadisme en France ? Raphaël Liogier – Il faut distinguer plusieurs types de jihadisme. D’abord le jihadisme guerrier archaïque, qui se développe au VIIIe siècle, qui n’est pas équivalent au martyre, et n’est pas le propre de l’islam ; puis, le jihadisme moderne, produit de la décomposition de l’islamisme et du néo-fondamentalisme. Au XIXe siècle, quelque chose de nouveau s’est produit : un regard focalisé sur l’Occident agresseur.

Afghanistan. Pourquoi Kaboul ne peut pas partager le deuil de Paris Deux jours avant les attentats du 13 novembre qui ont frappé Paris, la capitale afghane était le théâtre d’une grande manifestation contre le terrorisme. Un événement que les médias d’Asie du Sud ont passé sous silence. Presque personne n’en a entendu parler et pourtant, un événement majeur vient de se produire en Afghanistan, affirme Taran Khan dans un billet posté lundi 23 novembre sur le site d’information indien Scroll.in. Attentats de Paris : comment répondre aux questions des enfants ? 14 novembre 2015 Les attentats que nous connaissons depuis hier, 13 novembre, nous choquent tous. Nous vous proposons, parents, adultes, de relire cette interview de la pédopsychiatre Catherine Jousselme qui, au moment des attentats de janvier 2015, nous expliquait comment les enfants réagissent à des évènements violents de ce type et comment nous pouvons leur en parler. Les enfants, petits et grands, qu’ils aient été confrontés à l’information directement ou pas, ressentent cette atmosphère et nos sentiments très vifs. La première chose à faire, quel que soit l’âge de vos enfants, est de les informer directement. Il faut leur expliquer ce qui s’est passé : un attentat, des morts, des gens qui ne veulent pas qu'on exprime librement ses idées.

BALLAST Paris, 13 novembre 2015 « La peine que vous ressentez est notre peine, la rage en vous est notre rage, votre combat est notre combat ! » DAF (organisation libertaire turque) Alger, un jour de mai 1993. Il est neuf heures du matin. Tahar vient de quitter son domicile, situé dans la banlieue ouest de la capitale. Il monte dans sa voiture, garée au pied de l'immeuble.

Guerre et guerre Par Dominique FAGET Scène de panique dans les environs de la place de la République à Paris, le 13 novembre 2015 (AFP / Dominique Faget) PARIS, 15 novembre 2015 – Tout commence par un coup de téléphone chez moi, ce vendredi soir, alors que je suis photographe de permanence à Paris. La rédactrice en chef photo de l’AFP m’annonce que des coups de feu auraient été tirés dans le dixième arrondissement de la capitale. Pour le moment, on ne sait rien de plus. C’est peut-être un attentat, mais cela peut aussi bien être un simple fait divers, un règlement de comptes. Olivier Roy : « Le djihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste » Par Olivier Roy, politologue spécialiste de l’islam La France en guerre ! Peut-être. Mais contre qui ou contre quoi ?

Nicolas Canteloup : sa chronique saluée par les auditeurs émus Europe 1<author id="973700" type="name">Mickaël Frison</author> Vous avez été très nombreux lundi matin à réagir sur les réseaux sociaux, à l'heure de la chronique de Nicolas Canteloup. Au cœur d'une édition spéciale menée par Thomas Sotto, l'imitateur a tenu à maintenir son rendez-vous, mais dans un registre différent des "revues de presque" que vous retrouvez chaque matin. À 8h40 lundi, les auditeurs d'Europe 1 ont pu entendre un Nicolas Canteloup grave. Pas de titres à la Marc-Olivier Fogiel, pas de cris hystériques d'une Nadine Morano ou de dispute conjugale entre Marine Le Pen et "Loulou".

Etat islamique, un monstre providentiel, par Peter Harling (Le Monde diplomatique, septembre 2014) L’Etat islamique, ce mouvement djihadiste qui contrôle désormais une grande partie du nord-est de la Syrie et du nord-ouest de l’Irak, apparaît aussi déterminé et sûr de lui que la région qui l’entoure est confuse. Il ne constitue en rien un nouvel Etat, puisqu’il rejette la notion de frontière et se passe largement d’institutions. En revanche, il nous en apprend beaucoup sur la situation du Proche-Orient, et notamment sur celle des Etats de la région, sans parler des politiques étrangères occidentales. Ce mouvement conquérant a une identité étonnamment claire, étant donné sa composition — des volontaires venus de partout — et ses origines. L’histoire commence en Irak quand, à la suite de l’invasion américaine de 2003, une poignée d’anciens moudjahidins de la guerre d’Afghanistan mettent sur pied une franchise locale d’Al-Qaida.

Daech déteste le hasard Connaissant les méthodes des djihadistes, le choix des cibles et du jour a forcément été mûrement réfléchi. Décodage. Ne pas se contenter de la qualification de «barbare», ô combien justifiée pourtant.

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