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En finir (vraiment) avec la «démocratisation de la culture»

L'échec des politiques dites de "démocratisation de la culture" nous oblige à repenser notre approche des politiques culturelles. Comment ? Voici quelques pistes proposées par le sociologue Olivier Donnat. Depuis sa création, une des principales missions du ministère français de la Culture est de promouvoir un meilleur accès à la culture. Selon Olivier Donnat, sociologue et auteur du rapport sur les pratiques culturelles des Français, cet objectif de démocratisation a été peu à peu oublié sans que celui-ci soit atteint. Article extrait de Culture et société : un lien à reconstruire, sous la direction de Jean-Pierre Saez, Editions de l’Attribut, 2008. Le ministère français des Affaires culturelles, quand il fut créé en 1959, s’est vu confier comme principale mission de « rendre accessible au plus grand nombre les œuvres capitales de l’humanité et d’abord de la France », ce qui plaçait d’emblée la question du public au cœur de la politique culturelle. Dès lors, l’alternative est claire.

http://owni.fr/2011/04/24/democratisation-culture/

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Charlie et les bibliothécaires, du point de vue du Code d’éthique des professionnels suisses de l’information Sur la liste de discussion SWISS-LIB ( un collègue a posé une question très intéressante, consistant à savoir si des bibliothèques envisagent de s’abonner à « Charlie Hebdo », suite aux tragiques événements parisiens. Cette question est très intéressante, à la fois d’un point de vue personnel (éthique propre à chaque individu) et d’un point de vue professionnel, donc déontologique. Ce dernier a lieu d’être discuté sur SWISS-LIB mais aussi ici ; je vais brièvement le faire à la lumière du Code d’éthique de Bibliothèque Information Suisse/BIS ( Quels en sont les principes qui sont susceptibles de nous guider dans nos réflexions, en vue d’une éventuelle acquisition de « Charlie Hebdo » ? Je conclurai en rappelant que le Code d’éthique de BIS fait aussi appel au bon sens des professionnels de l’information : en effet, ceux-ci « sont spécialement attentifs aux publics spécifiques qui nécessitent une protection particulière » (Article 2). Michel Gorin

Trouver des espaces physiques importe plus que jamais à l'ère numérique La British Library a connu une hausse de fréquentation de 10 % au cours de l'année passée. La vénérable institution a publié un rapport, faisant état de 1,6 million de visiteurs, lesquels ont un recours désormais généralisé à deux choses : les smartphones, et par conséquent, les réseaux sociaux. Et du fait de cet environnement numérique, les gens veulent de plus en plus de livres papier. Roly Keating, directeur de la British Library, explique assez clairement que la culture numérique n'entre pas vraiment en conflit avec la tradition de préservation de l'imprimé, dans les bibliothèques.

Les publics de Beaubourg bousculent La Distinction ? Extraits de l'entretien accordé par Jean-Louis Fabiani à la revue Sciences humaines, n° 273, août-septembre 2015. " En 1977, avec Pierre-Michel Menger, nous avons étudié les publics du Centre Georges-Pompidou, nouvellement ouvert à l'époque. Les visiteurs se sont révélés être plus diversifiés que les analyses de Bourdieu le laissaient penser, notamment dans son ouvrage qu'il préparait à l'époque, La Distinction (1979). Nous avons montré qu'il y avait une nouvelle catégorie de public de niveau bac +2, à cause du développement du salariat et de l'enseignement. Mais Bourdieu ne voulait pas l'entendre.

60 projets sélectionnés par le ministère de la Culture suite à l’appel à projets Services numériques culturels innovants 60 projets ont été sélectionnés et seront soutenus par le ministère de la Culture et de la Communication suite à l’appel à projets Services numériques culturels innovants lancé en juin 2014. L’appel à projets «Services numériques culturels innovants 2014» du ministère de la Culture et de la Communication vise à « encourager des expérimentations grand public, innovantes, visibles et valorisant des contenus culturels numériques ». En lançant cet appel à projets, le ministère de la Culture et de la Communication souhaite impulser des expérimentations pour stimuler de nouveaux partenariats entre établissements publics, services de l’État, services des collectivités locales, partenaires privés et laboratoires de recherche.

Numérisation du patrimoine Alors que nous avons pris l'habitude d'accéder en un clic à presque n'importe quelle oeuvre du patrimoine – matériel ou immatériel –, la numérisation pose au moins trois questions : celle des accès, celle des médiations et celle de la culture informationnelle. Accès : la généralisation de l'offre rendue possible par la numérisation et la mise en réseau sur le web se heurte aux questions de propriété.A qui doit appartenir le patrimoine numérisé : aux États ou aux entreprises qui investissent parfois à échelle industrielle ? Comment concilier le droit d'auteur avec la logique de diffusion dans l'intérêt général ? Quelles sont les caractéristiques de cette nouvelle forme d'économie culturelle ? Médiations : comment, à la faveur de la numérisation du patrimoine, le regard que nous portons sur les œuvres est-il construit ? Que devient la notion de collection ?

Pratiques et politiques d'acquisition À défaut de disposer d’éléments statistiques suffisamment complets et récents en matière de pratique et de politique d’acquisition en lecture publique (outils utilisés, procédures mises en œuvre, ressources mobilisées, axes d’orientations…), autrement dit de pouvoir faire un véritable état des lieux de la question, je suggère, à l’appui de mon expérience de formateur en politique documentaire, de contourner la proposition en dressant une typologie des motivations recueillies auprès des bibliothécaires en formation continue, ces trois dernières années. Ces observations nous permettront d’approcher au plus près les multiples réalités de fonctionnement des établissements ainsi que d’appréhender la nature et la variété des attentes des professionnels en charge des acquisitions et du développement documentaire, à leurs différents niveaux d’action et de responsabilité. Y voir plus clair Savoir quoi et pour qui choisir

Les bibliothèques sont Charlie, et après ? « DLog (supplt à www.lahary.fr/pro) La façade d’une médiathèque La France vient de vivre une semaine terrible et magnifique, un semaine de deuil et de soulèvement, un semaine de rassemblement inouï mais qui a aussi révélé de terribles fractures. Les bibliothèques sont dans la société. Leurs personnels et leurs usagers ont aussi vécu intensément ces moments. Et à l’heure où légitimement monte de toute part cette question : « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? », il nous appartient, nous bibliothécaires, de nous la poser et d’apporter notre contribution à cette démarche collective. Démocratie participative, tourisme et culture Faire participer les usagers, demander des avis, réaliser des projets qui engagent les citoyens, est-ce possible pour une ville?Une région? Un département? Un musée? Un monument?

Transférer les DRAC aux nouvelles régions : justifications, stratégies et conséquences possibles La nouvelle réforme territoriale n’est pas partie sur de bons rails. La culture, à peine évoquée dans le texte et même pas citée dans l’exposé des motifs, est l’objet d’un silence obséquieux, qui témoigne plus de l’évitement que du respect, à peine troublé par les débats avignonnais de cet été 2014, eux-mêmes déstabilisés par le mouvement de contestation du nouveau régime des intermittents du spectacle. Après sa suppression tentée lors des derniers épisodes, le maintien d’une clause générale de compétence est hypocrite. À quoi sert ce maintien si la compétence est essentiellement non obligatoire, en période de crise, et donc victime désignée de toute régulation budgétaire ? L’action publique est pourtant déterminante pour la culture, selon une logique qui oppose une option libérale – où l’intervention publique ne se justifie que par la défaillance absolue du marché – et un point de vue keynésien toujours d’actualité.

Patrimonialisation et mise en représentation des cultures portuaires (2/2) Dans le cadre de la parution du n° 33 d’Études photographiques, numéro spécial “Jeune recherche” dirigé par Michel Poivert et Dominique de Font-Réault, mon texte intitulé “Fabrique d’un objet muséographique, la photographie ancienne et son substitut numérique au musée d’Aquitaine” vient d’être mis en ligne. Je profite de cette occasion pour publier ici une réflexion qui a précédé ce texte et qui avait donné lieu à une communication faite en 2014 lors d’une journée d’études sur les cultures portuaires organisée par Caroline Le Mao. Approches comparées des dispositifs scénographiques et numériques au Musée d’Aquitaine et au Musée des ducs de Bretagne Comme tout “objet” d’histoire, les cultures portuaires sont aujourd’hui mises en scène à travers diverses expositions et parcours muséographiques au sein de diverses structures institutionnelles appartenant à de grandes métropoles. Entre passé et présent, les musées d’histoire et leurs logiques de médiation

L’espace documentaire en restructuration : les catalogues en question ? Entretien avec Philippe Bourdenet, ingénieur d’étude et docteur en sciences de l’information au CNAM Philippe Bourdenet a consacré sa thèse de doctorat, L'espace documentaire en restructuration : l'évolution des services des bibliothèques universitaires, qu'il a soutenue au CNAM en 2013 sous la direction de Ghislaine Chartron, à la recomposition actuelle de l’espace documentaire à l’aune des crises successives que traversent depuis plus de 10 ans les catalogues de bibliothèques avec l’arrivée des collections numériques et la concurrence des moteurs de recherche sur le web. Les bibliothèques sont de fait traversées par un double impératif : intégrer la question de la mixité documentaire et des collections hybrides, imprimées et numériques, qui les confronte de plein fouet à la dimension « disruptive » du numérique, tout en résistant à l'ébranlement de leurs assises historiques avec l'émergence d'un nouveau modèle concurrent d'espace documentaire "unique" dessiné par le web. PB : Elle n'est pas perdue d'avance ! [1] [2]

Le booktubeur et le bibliothécaire Un article du Figaro publié il y a quelques jours affirme que « les nouvelles idoles des jeunes ne sont plus à la télévision, mais sur Youtube. » Les youtubeurs sont ces internautes qui alimentent une chaîne Youtube consacrée à leurs passions. En France, on connait Norman, le Joueur du Grenier ou Rémi Gaillard (je me limite aux têtes de gondole). Le succès de leurs vidéos trouve de plus en plus d’échos dans le monde de l’édition. Le Figaro cite le cas de Zoe Sugg et Alfie Deyes, deux youtubeurs britanniques dont les livres ont fait de véritables cartons en librairie. Mais ce qui intéresse surtout les éditeurs, c’est le phénomène encore récent des booktubeurs : des lecteurs qui mettent en ligne des critiques de livres et qui peuvent être suivis, pour les plus populaires d’entre eux, par des dizaines de milliers d’abonnés.

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