
Perturbateurs endocriniens : le cadeau discret mais majeur au lobby des pesticides La Commission européenne soumet sa proposition de réglementation des substances chimiques mercredi. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Horel C’est un paragraphe qui n’a l’air de rien, ajouté tout en bas du document à la dernière minute. Il évoque, dans une formulation aussi tortueuse qu’impénétrable, une dérogation pour les produits agissant sur « la mue et/ou la croissance des organismes nuisibles ». Quelques jours avant Noël, mercredi 21 décembre, avec trois ans de retard, la Commission doit soumettre au vote sa proposition de réglementation sur les perturbateurs endocriniens, ces produits chimiques omniprésents, capables d’interférer avec le système hormonal des êtres vivants à des doses parfois infimes. Ce sont donc les critères qui permettent de les identifier que la Commission a élaborés et que les représentants des Etats membres doivent adopter ou rejeter. Demande du trio BASF, Bayer et Syngenta Désherbant classé « cancérogène possible pour l’homme »
Nicolas Hulot annonce qu’il faudra fermer « peut-être jusqu’à 17 » réacteurs nucléaires Pour ramener à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à l’horizon 2025, « on va fermer un certain nombre de réacteurs », a déclaré, lundi, le ministre de la transition écologique. Nicolas Hulot, le ministre de la transition écologique, s’est engagé, lundi 10 juillet, à fermer des réacteurs nucléaires, « peut-être jusqu’à 17 », pour respecter la loi sur la transition énergétique, qui vise à ramener à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à l’horizon 2025. « Chacun peut comprendre que pour tenir cet objectif, on va fermer un certain nombre de réacteurs (…) Laissez-moi planifier les choses, ce sera peut-être jusqu’à 17 réacteurs, il faut qu’on regarde », a déclaré sur RTL le ministre. « Planifier la transition » Lire aussi : Nicolas Hulot : « Nous visons la fin de la vente des voitures à essence et diesel d’ici à 2040 » Lire aussi : EDF : le tournant du nucléaire Une échéance difficile à tenir Lire aussi : Exercice d’équilibrisme sur l’avenir du nucléaire
« La voiture électrique n’est pas écologique ! » vraiment Depuis quelques années, les voitures électriques ne cessent de gagner en popularité dans le monde, tout particulièrement en Europe, tout en restant marginales. Si certains pays s’engagent en faveur du développement durable avec des politiques d’incitation à l’achat de véhicules électriques, une vague d’arguments s’opposant à elles a déferlé dans les médias. À juste titre ? La Norvège, le Japon et le Royaume-Uni font figure d’exemple en matière d’investissements dans la voiture électrique. Tout d’abord, rappelons que la seule voiture vraiment écologique est celle qui n’existe pas. La EV1 produite en 1996 par GM (image) Une presse française unanime Courant 2013, l’ensemble de la presse française titrait « la voiture électrique n’est pas écologique ». En réalité, le débat n’est pas si tranché. Pour finir, peut-on vraiment reprocher à la voiture électrique d’utiliser de l’électricité en prenant uniquement la France en référence et non pas les spécificités du monde réel et local ?
Des experts pointent des lacunes dans la sûreté du stockage radioactif de Bure L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire souligne dans un rapport un problème de maîtrise du risque d’incendie dans les galeries souterraines. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Pierre Le Hir La fiabilité du futur site d’enfouissement des déchets les plus radioactifs à Bure, dans la Meuse, n’est à ce stade pas complètement garantie. C’est l’alarmante conclusion d’un rapport de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l’établissement public chargé de la recherche et de l’expertise sur les risques nucléaires et radiologiques, sur lequel l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s’appuie pour prendre ses décisions. Ces résidus proviennent principalement de l’exploitation du parc atomique hexagonal, mais aussi des laboratoires de recherche nucléaire et d’activités liées à la défense nationale. « Eliminer la possibilité qu’un incendie puisse se propager » Mais l’Andra...
Les intérêts politiques de la conquête de la Lune Par Thérèse Encrenaz En compagnie de l’astronome Thérèse Encrenaz, faites le point sur le satellite naturel de la Terre : la Lune. Si l’intérêt scientifique est limité, en revanche, la portée politique n’est pas sans conséquence ni enjeux. Inde, Japon, Etats-Unis, Chine, tous se sont mis en tête d’alunir une nouvelle fois ! La bataille spatiale internationale a repris de plus belle : sondes, robots, vols habités... Les Chinois espèrent par exemple lancer un orbiteur en 2007, un atterrisseur en 2010, un rover en 2012, un retour d'échantillon en 2017... et des taïkonautes en 2024 ! Et les Européens ? En attendant, la sonde spatiale européenne SMART 1 a terminé avec succès son parcours autour de la Lune. © Canal Académie - Tous droits réservés (moyenne de 3,5 pour un total de 2 votes) Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission, devenez membre du Club pour 23€, soit moins de 2€ par mois. Déjà abonné ?
EPR de Flamanville : l’Autorité de sûreté nucléaire demande de changer le couvercle de la cuve d’ici à fin 2024 L’Autorité de sûreté nucléaire a donné son feu vert à la cuve du futur réacteur de troisième génération, malgré les défauts de son acier. Au terme de deux années de suspense, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a rendu, mercredi 28 juin, son verdict sur la cuve du futur EPR de Flamanville (Manche), censé entrer en service fin 2018. L’instance a donné son feu vert à ce composant, déjà installé et soudé au sein du bâtiment réacteur malgré les défauts dans le forgeage du fond et du couvercle, décelés dès 2014 par son fabricant, Areva NP. L’ASN avait révélé en avril 2015 une trop forte concentration en carbone – 0,32 % pour une valeur maximale de 0,22 % – dans l’acier de ces deux pièces hémisphériques, ce qui réduit leur capacité à résister à la propagation d’une fissure. Les « cas les plus extrêmes » « J’avais à l’époque qualifié l’anomalie de sérieuse, voire très sérieuse, a rappelé mercredi le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet. Une utilisation « limitée dans le temps »
Homéopathie: L’inefficacité et la nocivité pointées du doigt dans un nouveau rapport Les conclusions du dernier rapport de l’EASAC (Conseil scientifique des Académies des Sciences Européennes), publié le 20 septembre dernier, vont sans doute raviver la guerre entre pro et anti-homéopathie. Les experts européens ont, non seulement, conclu à « l’absence de preuve solide » quant à l’efficacité des produits homéopathiques mais craignent aussi leur nocivité. >> A lire aussi : Enfant décédé en Italie: L'homéopathie est-elle dangereuse pour la santé? L’efficacité de l’homéopathie remise en cause C’est parce que le recours des patients à cette thérapie retarde la consultation d’un médecin ou la prise d’un traitement adapté à leur maladie que les chercheurs en redoutent la nocivité. Les membres du conseil insistent, au préalable, sur l’absolue nécessité de laisser au malade le choix de son traitement. « les revendications scientifiques de l’homéopathie ne sont pas plausibles » La menace du déremboursement
La Chine éclipse l’UE en atteignant en avance son objectif solaire pour 2020 – EURACTIV.fr La Chine a déjà atteint son objectif 2020 d’énergie solaire, avec une capacité de production qui dépasse de loin les 105 GW. L’Europe est loin de dépasser ses propres objectifs. De nouveaux chiffres publiés par Asia Europe Clean Energy Advisory (AECEA) révèlent que la Chine a déjà dépassé son objectif 2020 de 105 GW de capacité de production d’énergie solaire, grâce à de nouvelles constructions en juin et juillet lui permettant d’atteindre 112 GW. En 2018, l’énergie solaire a déjà progressé de 24,4 GW de capacités au premier semestre. La position de l’Empire du Milieu en tant que leader mondial dans le secteur se maintient donc, alors que l’Europe creuse de plus en plus son retard. Le solaire est en train de dépasser le nucléaire Le photovoltaïque va bientôt rattraper, voire détrôner la capacité mondiale de production d’énergie nucléaire, selon une nouvelle étude américaine. Et la Chine ne prévoit pas de se reposer sur ses lauriers. Et il y a la question des subventions.