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Interdisciplinarité : il y a « matière » à éduquer

Interdisciplinarité : il y a « matière » à éduquer
Le hasard a voulu que la publication du Dossier de veille de l’IFÉ (Institut français de l’éducation) consacré à l’interdisciplinarité coïncide avec la réforme du collège. Il s’agissait d’aborder la littérature de recherche sur l’interdisciplinarité au niveau de l’enseignement secondaire, non en partant du travail en équipe des enseignants, mais plutôt du côté des contenus d’enseignement, de la place qu’occupe l’interdisciplinarité dans le curriculum et de ses liens avec les matières scolaires. Je me suis alors intéressée à tout ce qu’on enseigne dans le cadre scolaire et qui ne dépend pas stricto sensu d’une seule discipline comme l’interdisciplinarité et les « éducations à… » : la citoyenneté, la santé, les médias et l’information, etc. Ce qu’on pourrait appeler des contenus transversaux. Une pression sociale en faveur des contenus transversaux à l’école ? L’exemple en France de l’éducation à la citoyenneté témoigne aussi de cette difficulté. Sur la librairie

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INTERDISCIPLINARITE (F. Muller) Interdisciplinarité, le mot fait son apparition à la fin des années 1960 après interdisciplinaire[1]. « La spécialisation et le fractionnement des disciplines atteignent des sommets inconnus auparavant. L’interdisciplinarité apparaît alors comme une impérieuse nécessité sous peine de dislocation » L’interdisciplinarité est l'art de questionner plusieurs disciplines pour répondre à des questions communes. L'intérêt est d’atteindre un but commun en confrontant des approches disciplinaire différentes. Elle n’est pas naturelle dans l’espace et les traditions scolaires en France L’Interdisciplinarité est de l’ordre du moyen et non de la finalité pour favoriser les processus d’apprentissage chez l’élève. Le changement rapide de l’accès et du traitement l’information dans la société justifie que l’École développe une grande flexibilité.

Confiance en soi : pas si simple ! On connait les nombreux méfaits de la mésestime de soi en matière scolaire. On peut par exemple se référer à l’étude sur une assez grande échelle qui montre qu’un exercice de dessin géométrique conduit à beaucoup d’échecs pour les élèves peu confiants dans leurs capacités en géométrie, alors que les mêmes peuvent davantage réussir si on n’étiquette pas l’exercice comme étant de la géométrie. On peut regarder une vidéo qui filme une véritable leçon de fabrication de la mésestime de soi. On peut renvoyer à ces enquêtes internationales qui pointent le manque de confiance en eux d’une grande partie des élèves français par rapport à ceux d’autres pays. Tout cela est exact et on ne peut qu’encourager les enseignants à …encourager leurs élèves, à croire en leurs potentialités, à accompagner leurs progrès fussent-ils timides et fragiles. « Tous capables » édicte un célèbre slogan d’un mouvement pédagogique et on a bien envie d’adhérer à cette exhortation.

Lutte contre les inégalités et EPI C’est un fait établi : la scolarité de quatre ou cinq ans au collège, statistiquement, renforce les inégalités déjà présentes à l’entrée en sixième. Inégalités scolaires dont certaines s’originent dans des inégalités sociales. « L’école fait déjà tout ce qu’elle peut, et elle ne peut pas tout ! », répliquera-t-on. Les compétences du XXIe siècle Plusieurs organismes internationaux se sont attelés à définir cet ensemble de savoirs et de savoir-faire sur lesquels nos systèmes éducatifs devraient se concentrer pour former les futures générations aux besoins de l’économie de la connaissance. Ces nouvelles aptitudes ont été dénommées les « compétences du XXIe siècle ». Qu’il s’agisse des travaux en la matière de l’OCDE, du groupement d’expert internationaux ATC21S ou encore de l’organisation américaine P21, on retrouve plusieurs points communs permettant de dégager trois blocs principaux : des compétences génériques d’apprentissage, des compétences d’innovation et de création et des compétences de collaboration.

521 - Croiser des disciplines, partager des savoirs Accueil > Publications > Les dossiers des Cahiers > N° 521 - Croiser des disciplines, partager des savoirs Coordonné par Francis Blanquart et Céline Walkowiak avril 2015 Les pratiques communes, croisées, mises en synergie et en résonance, aident-elles les élèves à entrer dans la complexité des savoirs scolaires et dans les différentes cultures à construire à l’école ? 9 manières de réduire la charge cognitive de vos participants durant vos formations et présentations Comme je vous le disais dans l’article de lundi, la surcharge cognitive est un phénomène crucial qui peut menacer la digestion mentale de vos participants. Lorsque leur mémoire de travail est trop sollicitée – notamment en raison d’un contenu trop important ou trop complexe – le cerveau de vos participants peut rapidement devenir saturé en informations. Outre un tube d’aspirine, je vous invite à découvrir ci-dessous 9 manières de réduire la charge cognitive au moment de délivrer votre contenu, que ce soit dans le cadre de formations, conférences et présentations :

L’interdisciplinarité constitue une voie d’excellence La réforme du collège voit de nouveau en cette rentrée se développer invectives, flashes et philippiques. La réforme conduirait à un renoncement (à quelles valeurs ?). Elle aboutirait à un égalitarisme niveleur (la réforme remettrait-elle en cause les notes, les livrets scolaires, les examens ?). On assisterait à un abaissement du niveau (les détracteurs se font prédicteurs ou voyants). La nuance n’est pas dans l’air du temps des contempteurs. Revenons sur cette tribune publiée dans les journaux du quatre juin dernier, signée par trois anciens ministres de l’éducation : messieurs Bayrou, Chevènement, Ferry, et deux philosophes, messieurs Onfray et Bruckner : « Nous n’acceptons pas l’affaiblissement des disciplines au profit d’une interdisciplinarité floue, sans contenu défini, dont les thèmes sont choisis selon la mode et l’air du temps, imposés autoritairement et uniformément par le ministère, conduisant au "zapping" pédagogique ».

Aménager autrement sa salle de classe : une clé de la réussite des élèvesLeWebPédagogique Depuis le début de l’année scolaire, j’ai pris l’habitude de m’exiler dans d’autres salles que la mienne. J’ai enseigné dans la classe de mon collègue d’Arts plastiques, au CDI, en salle informatique, dans la salle polyvalente, dans une prairie surplombant la ville ou dans les couloirs des musées. L’activité menée avec les élèves justifie de changer d’espace de travail. Les enjeux cachés de l’« interdisciplinarité » au collège Trois débats pédagogiques L’école et la formation des « compétences » Si le projet d’introduire la formation des compétences dans l’enseignement général, sur le modèle de l’enseignement professionnel, émerge dès la fin des années 1980, il ne prendra vraiment corps, après une première introduction dans l’enseignement primaire dès 1995, qu’avec la loi Fillon de 2005 et la définition en 2006 du « socle commun de connaissances et de compétences ». L’argumentation de ses promoteurs s’appuie sur le constat, ou l’hypothèse, d’un décalage entre les savoirs transmis par l’école et le savoir agir qui sera nécessaire au futur citoyen dans sa confrontation aux grands enjeux de la vie sociale et professionnelle. Le bagage scolaire ne peut donc se réduire à un empilage de savoirs académiques, l’école se désintéressant du savoir agir.

Edgar Morin : "Il faut enseigner ce qu'est être humain" Edgar Morin, sociologue et philosophe, directeur de recherche émérite au CNRS, plaide pour une prise en compte de la complexité dans l'enseignement. Il intervient au WISE, sommet mondial pour l'innovation dans l'éducation, qui se tient du 29 au 31 octobre à Doha, au Qatar. Quelle est la mission des enseignants du XXIe siècle ? Situations-problèmes : regards croisés d'Astolfi et Meirieu Qu’est-ce qu’une situation problème ? La situation-problème est une situation d’apprentissage C’est un moyen d’apprentissage et non le résultat. Les objectifs pédagogiques : guide pratique (3/3) Les objectifs pédagogiques : guide pratique (3/3) Un objectif pédagogique doit être exprimé avec précision et clarté, mais ce n’est pas suffisant : Pour être complet, un objectif pédagogique devrait comporter (« devrait », car dans la pratique, les objectifs pédagogiques comportent rarement tous ces éléments) : Un comportement observable (c’est-à-dire vérifiable de manière formelle) : le comportement est indiqué par le verbe dont l’apprenant est le sujet, par exemple :« être capable de remplacer un disque dur SATA défectueux par un disque en bon état ayant les même caractéristiques techniques »Des conditions d’exécution, précisant comment est effectuée l’action, par exemple :« en utilisant la documentation constructeur n° XY-385″Des critères de performances, qui précisent les limites d’acceptation de l’action effectuée, par exemple :« en moins de 30 minutes, et avec un taux d’erreur de moins de 5% » Quelques exemples d’objectifs pédagogiques précis et complets :

La carte de concepts Lorsque vous préparez une formation, vous devez établir les contenus à faire apprendre. Ces contenus se divisent en trois catégories : Le savoir : Il constitue le contenu théorique que les participants à la 1. formation doivent apprendre pour être en mesure de comprendre. Souvent nommé « théorie » ou « notion », le savoir doit être explicité pour que le formateur puisse le présenter et les apprenants se l’approprier.

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