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La langue des maîtres et sa fabrique

La langue des maîtres et sa fabrique
Ce double mouvement d’euphémisation / hyperbolisation structure l’essentiel du commentaire politique, mais déteint aussi largement sur la parole prétendument factuelle des journalistes d’information. Euphémismes et hyperboles L’euphémisation consiste, étymologiquement, à positiver du négatif. Dans le discours politique, elle consiste essentiellement à occulter, minimiser et relativiser une violence, et ainsi la rendre acceptable : l’armée américaine ou israélienne bombarde par exemple toute une population : c’est, nous disent les États-majors et la plupart des éditorialistes, mais aussi bien souvent les journalistes d’information, une simple « incursion », ou une « frappe » ; un policier abat un jeune homme en fuite d’une balle dans le dos : c’est une simple « bavure » et non un homicide ; la police cogne sur des manifestant-e-s : ce n’est qu’une « intervention musclée » ; Lutte des classes et guerre des mots Médias et pouvoirs Related:  Violence des richesCAPITALISME/DECROISSANCE

Hommage à Liliane Bettencourt En ce jour d’immense tristesse, nous nous permettons de reproduire ce joli hommage intitulé « Tous se tiennent » rédigé par Philippe Castellin et paru dans la revue Pli N°3 en 2014. En 1907, alors qu’Einstein invente la relativité et que Picasso peint ses demoiselles, Eugène Schueller, jeune brillant chimiste français d’origine alsacienne conçoit une formule permettant de teindre les cheveux. Du nom d’une coiffure féminine alors à la mode, et rappelant une auréole il la baptise ’l’Auréale’, et, pour pénétrer le marché de la grande consommation il acquiert la Société des Savons français, plus connue sous le nom de sa marque : Monsavon. C’est ainsi qu’en 1936, L’Oréal devient une SARL, et qu’ Eugène Schueller devenu riche, peut investir dans la formation d’un groupe d’extrême droite nommé « Comité secret d’action révolutionnaire » , mais plus connu sous le surnom de Cagoule groupe dont André Bettencourt fait partie qui se réunit au siège de l’Oréal. Pendant l’Occupation, André Bettencourt dirige La Terre française. Car

Bob black - Travailler moi ? Jamais ! NUL NE DEVRAIT JAMAIS TRAVAILLER...MISÈRE DU SALARIATL'ESCLAVAGE VOLONTAIREPRODUIRE, POURRIR, MOURIRL'ABOLITION DU TRAVAILLA RÉVOLUTION LUDIQUENUL NE DEVRAIT JAMAIS TRAVAILLER. Le travail est la source de toute misère, ou presque, dans ce monde. Tous les maux qui se peuvent nommer proviennent de ce que l'on travaille - ou de ce que l'on vit dans un monde voué au travail. Si nous voulons cesser de souffrir, il nous faut arrêter de travailler. Cela ne signifie nullement que nous devrions arrêter de nous activer. Cela implique surtout d'avoir à créer un nouveau mode de voie fondé sur le jeu ; en d'autre mots, une révolution ludique. Problem loading page A 70 ans, le britannique sir Ian Kershaw est considéré comme l'un des meilleurs historiens de Hitler. En 1999, il a publié une biographie en deux volumes du maître du IIIe Reich qui a connu un grand succès international (la traduction française est parue chez Flammarion). Son dernier livre consacré à Hitler s'intitule "la Fin" (il a été publié en 2012 au Seuil). Il a été anobli par la reine d'Angleterre en 2002. Une question obsède l'Allemagne et l'Europe depuis quatre-vingts ans : comment un peintre raté, sans fortune ni éducation, un marginal désaxé, incapable d'entretenir une relation humaine stable, a-t-il pu prendre le pouvoir dans l'un des Etats les plus avancés du monde ? Sans la complaisance puis la complicité d'une partie de l'élite allemande, écrivez-vous dans votre monumentale biographie de Hitler, rien n'aurait été possible. - A plusieurs étapes cruciales de son ascension, Hitler a bénéficié de protections en haut lieu. Vous dites qu'il aurait pu être stoppé dès 1919...

Cessez de dire que nous sommes en démocratie. Partout des gens s’insurgent de constater que le Parti Socialiste s’estime « plutôt satisfait » des résultats des élections régionales, et fonde sur cette satisfaction relative le maintien de sa politique au gouvernement ; malgré l’abstention pour les uns, malgré les scores du Front National pour les autres, malgré le tout pour les derniers. Et ils se saisissent du refrain défaitiste et pessimiste « si c’est ça, une démocratie… » Dans la matrice. Et bien non. Il y a quelque chose à la fois de très singulier et de révélateur dans le fait que, cherchant à me renseigner sur la qualité de cet état d’urgence tout socialiste, et sur son inscription dans l’histoire institutionnelle des « démocraties occidentales », je me sois procuré ce livre où je découvre qu'il est l'avatar et l'outil le plus formidable d'une nouvelle forme de régime. Bien. Venons-en donc au fait. Paradigme de gouvernement, page 35, Giorgio Agamben, État d'exception, 2003.

Faut-il fêter la mort de Lilianne Bettencourt ? La mort de Lilianne Bettencourt, dans la nuit du 20 au 21 septembre, prend une résonance particulière en ces jours de mobilisations contre la loi travail XXL. Du haut de ses 38,3 milliards d’euros, la femme d’affaire propriétaire de l’Oréal est une formidable incarnation de l’injustice de la société capitaliste, de son caractère de classe et de son inégalité structurelle. Et ce sont bien les mêmes politiques contre lesquelles se battent aujourd’hui des dizaines de milliers de salariés, de retraités et de jeunes, qui ont permis à cette famille bourgeoise de rassembler une fortune aussi absurde qu’abjecte. Héritière d’un empire industriel et financier qui distribue chaque année plusieurs milliards d’euros de dividendes, Lilianne Bettencourt, c’est la grande bourgeoisie au pouvoir, son entre-soi, ses penchants pour l’extrême droite, ses abus de bien sociaux, son évasion fiscale. « Je suis avant tout la fille d’un père » La presse nationale la décrit comme « discrète » et « pudique ».

« Pour Tout Transformer » : l’appel anarchiste qui parle à TOUT le monde ! Si vous étiez capable de TOUT transformer demain, laisseriez-vous ce monde exactement comme il est ? Chercheriez-vous à satisfaire vos propres besoins ou chercheriez-vous à améliorer le sort de la grande majorité ? Si vous avez opté pour la deuxième solution, vous êtes peut-être anarchiste ! Lire aussi : Anarchie et décroissance : réflexion globale pour sortir du capitalisme (1) Ah, les anarchistes… On croirait en parlant d’eux parler d’une espèce à part, d’une espèce rare, en voie de disparition même. Les anarchistes sont assez peu nombreux, c’est vrai, mais beaucoup de gens sont des anarchistes qui s’ignorent. Alors, on l’a calomniée, on l’a trompée, on l’a transformée. Cette vidéo canadienne tente justement de remettre les points sur les « i » concernant l’anarchie et ce qu’elle défend. En cinq minutes, on comprend bien ce qu’est le pouvoir et ce qu’est l’autorité. On nous a fait croire qu’un monde sans autorité était utopiste, impossible, dangereux. Il nous faut tout repenser.

« Ce monstre anonyme, l’homme de la rue », par Angela Nagle (Le Monde diplomatique, avril 2017) Le populisme transcende les divisions idéologiques traditionnelles (1). Tandis que le nationalisme anti-immigration de M. Donald Trump montait à l’assaut du Parti républicain et de la Maison Blanche, à gauche, M. Bernie Sanders mobilisait les travailleurs avec des remèdes inspirés du Parti du peuple (People’s Party), qui émergea à la fin du XIXe siècle en réaction à l’emprise des banques et des industriels : nationalisation de l’éducation supérieure et de l’accès à la santé, mais aussi inversion des inégalités devant l’impôt. On aurait pu croire que les forces démocrates, dépitées par leur débâcle, adopteraient un populisme économique de gauche pour lutter contre le populisme de droite, agressif et xénophobe. Ces cris du cœur ont le mérite de l’honnêteté, mais pas celui de l’originalité. Un mépris largement partagé Dans les deux cas, la rhétorique est d’une cohérence parfaite : « Ils sont trop nombreux. Elle n’en est d’ailleurs pas absente. « Profond malaise culturel »

Abolir la propriété privée des moyens de production, ce n’est pas collectiviser la propriété individuelle des biens d’usage !!! Abolir la propriété privée des moyens de production, ce n’est pas collectiviser la propriété individuelle des biens d’usage !!! Quand les propriétaires expulsent les locataires, quand les banquiers ferment les comptes en banques des petites gens, quand l’électricité est coupée aux mauvais payeurs, quand les patrons exploitent leurs salariés, quand ils les licencient, quand ils sont cause de maladies du travail, d’accidents du travail de suicides de leurs salariés, etc, quand ils stressent leurs salariés, qu’est-ce qui leur en donne le droit sinon la sacro sainte propriété privée des moyens de production, protégée par la loi, par l’Etat, par les forces de l’ordre, par la constitution, par tous les partis bourgeois et petits bourgeois, par tous les média bourgeois, par tous les syndicats réformistes. On connaît le fameux adage : le communisme va collectiviser votre brosse à dents ! 1 Sans propriété privé, c’est le communisme, et ça n’a pas marché… Il est pleinement actuel.

Le stress des riches. Audrey Vernon déchiffre le rapport d'Oxfam sur les inégalités fiscales « Hey ! Je viens de lire le dernier rapport d’Oxfam, sur les inégalités et la justice fiscale, qui dit que les plus pauvres vont passer un mauvais quinquennat… Pourtant Emmanuel Macron l’a dit à l’ONU, il est contre les inégalités, parce que les inégalités c’est un facteur de stress énorme pour les populations, les riches ont peur des pauvres, qu’ils viennent les voler ; c’est mauvais pour leur système cardiovasculaire… Vous avez vu la surmortalité chez les ultrariches ? Liliane qui est partie trop tôt… C’est le stress. Aujourd’hui les 10 % les plus riches ont 56 % des richesses, Bravo les gars… un peu plus que la moitié du gâteau… ça va peut-être même s’améliorer… 56 % c’est pas suffisant alors… Emmanuel chaton, va faire baisser l’ISF, en exclure les dividendes… Bon le truc que je comprends pas trop c’est comment va faire Emmanuel parce qu’avec toutes ces baisses d’impôts, comment il va faire pour financer les routes, les écoles, les hôpitaux ? Le rapport ici

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