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Quand des féministes soutiennent des lois racistes

Quand des féministes soutiennent des lois racistes
La première mesure ouvertement anti-musulmane a été le passage d’une loi en 2004 qui interdit aux jeunes filles d’aller à l’école en portant un « foulard islamique » – ce qu’il était appelé alors, avant de devenir, dans le patois journalistique, un « voile ». Cependant, l’islamophobie, la peur et la haine de l’Islam et des Musulmans, n’est pas spécifiquement française : elle est répandue en Europe, en Amérique du Nord, bref dans tout le monde occidental. Bush Jr a décrété l’Islam ennemi du monde occidental, et c’est ainsi que ce monde en est venu à justifier l’invasion et la destruction d’une grande partie du Moyen-Orient et de l’Asie centrale depuis les années 2000. En France, cependant, en sus des raisons géopolitiques (l’alliance avec les Etats-Unis), l’islamophobie a des racines proprement françaises. Ces féministes blanches n’ont jamais mis en question ce qu’elles portent elles-mêmes. Related:  Racisme institutionnel

Un rassemblement contre le Flash-Ball à Argenteuil Une centaine d’habitants d’Argenteuil (Val-d’Oise) ont manifesté samedi 26 juillet devant la sous-préfecture du département pour dénoncer les violences policières, après la blessure d’un adolescent par un tir de Flash-Ball dans la nuit du 13 au 14 juillet. Plusieurs membres de la famille de l’adolescent, d’autres victimes de tirs de Flash-Ball et des représentants du collectif baptisé « Urgence notre police assassine », ont pris la parole devant une banderole disant « Non à l’impunité, oui à l’égalité de traitement ». Amine, 14 ans, a déposé plainte la semaine passée après avoir été blessé aux testicules. Selon sa famille, il sortait de la mosquée d’Argenteuil, en tenue de prière, et voulait faire exploser quelques pétards lorsqu’il a été pris dans un affrontement entre des jeunes et des policiers et a été touché.

Cette étrange obsession française pour le voile La crispation du gouvernement français sur « le voile » est sans commune mesure avec ce qui se passe dans la plupart des autres pays occidentaux. Dans le monde anglo-américain, même après le 11-Septembre, le voile n’est pas considéré comme l’étendard d’une insurrection. Le gommage de toute différence ethnique, raciale et religieuse n’est pas une condition nécessaire pour l’intégration dans la nation. Une phrase du poète américain Walt Whitman résume à peu près la manière dont la diversité est conçue : « Je suis grand, je contiens des multitudes ». Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas de problèmes de discrimination terribles et persistants basés sur les différences (raciales en particulier) aux États-Unis ; simplement ces différences sont reconnues comme partie intégrante de l’héritage national. Elles sont relevées dans les recensements, décrites dans les collections de données institutionnelles, et comprises comme étant la source de notre richesse culturelle. Marianne dévêtue

Le féminisme français est-il raciste? C’est un débat qui a comme un goût de déjà vu. De Caroline Fourest à Rokhaya Diallo, le difficile positionnement sur la question du voile de celles qui se réclament du féminisme en France, est une source intarissable de conflits. Autrefois active dans le MLF (Mouvement de Libération de la Femme), le divorce de la sociologue spécialiste des études de genres avec le féminisme traditionnel semble être consommé. Fâchée avec l’argument de la laïcité –défendu par exemple par Elisabeth Badinter–, elle le présente comme un cache-misère du rejet des musulmans: Mise à jour du 23 juillet: nous avions précédemment écrit que le féminisme de Christine Delphy «vers[ait] dans un positionnement davantage inspiré du multiculturalisme à l'anglo-saxonne» et avons supprimé ce terme car, comme elle nous l'a écrit par email, elle ne se réclame pas du multiculturalisme «mais des droits humains et des discriminations».

La pilule du féminisme – Entrez dans la matrice | Les Dégenreuses J’ai avalé la pilule du féminisme. Cette expression, on l’entend souvent de la part des féministes, ou – si vous préférez – dans la bouche de celles et ceux qui se sont rendus compte. Une métaphore bien trouvée et dans laquelle on peut lire une référence à la pilule contraceptive, cette pastille journalière pour laquelle les féministes se sont battu·e·s et ont vaincu. Mais pas seulement. Entrez dans la matrice. Le webcomic Sinfest du nippo-américain Tastuya Ishida illustre parfaitement ce processus dans sa série The Sisterhood (qui commence ici). La Sororité. La pilule rouge… – Pop. Mon Dieu. Et le sexisme, soudain, est partout. Dans la bouche du présentateur d’une éternelle émission matinale quand, à l’annonce d’une chronique sur un triolet de nouveaux talents féminins, demande immédiatement si elles sont jolies – ce sont des artistes, c’est leur voix et leur talent qui nous intéresse. Partout, en permanence. J’ai avalé la pilule du féminisme. « Let me tell you why you’re here. J'aime :

Une mutation de l'islamophobie ? L'islamophobie est selon la formule d'Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed dans Islamophobie, Comment les élites françaises fabriquent le "problème musulman": "le processus social complexe de racialisation/altérisation appuyée sur le signe de l’appartenance (réelle ou supposée) à la religion musulmane." Le racialisation consiste à considérer un groupe disparate et hétérogène de personnes comme un groupe homogène, aux mêmes caractéristiques sur la base d'un ou plusieurs éléments commun ou prétendument commun, comme par exemple la couleur de peau. L'islamophobie est une racialisation des musulmans dans le sens où elle considère qu'un groupe extrêmement hétérogène composé d'1,6 milliards de personnes est homogène dans sa façon d'être et sa façon de penser le monde. En clair, tous les musulmans du monde entier - et ceux supposés l'être, les fameux "musulmans d'apparence" - pensent la même chose, pratiquent l'islam de la même façon et ont la même façon d'envisager le monde. - les dhimmi.

France’s ‘Burkini’ Bans Are About More Than Religion or Clothing While this battle over identity is rising now in the wake of terrorist attacks, it has been raging in one form or another in French society for decades, Professor Peterson said. What seems to be a struggle over the narrow issue of Islamic dress is really about what it means to be French. During France’s colonial era, when it controlled vast Muslim regions, the veil became a “hypercharged symbol,” Professor Peterson said. Veiling was treated as a symbol of Muslims’ backwardness, and Frenchwomen’s more flexible standards of dress were seen as a sign of French cultural superiority, views that helped to justify colonialism. Colonialism set France up for the identity crisis it is experiencing today by ingraining a sense of French national identity as distinct from and superior to Muslim identities — and, at the same time, holding out the promise of opportunity to colonized Muslims, who began migrating in large numbers to France. Photo Continue reading the main story

Cartographie du néoféminisme C’est compliqué, les femmes. Les féministes encore plus. Surtout celles de la nouvelle génération. Bizarrement, plus la condition féminine progresse, plus elles sont énervées. Il est question ici d’un néoféminisme incarné par des groupuscules aussi bruyants qu’ils sont numériquement faibles. Anne-Cécile Mailfert, Caroline De Haas, Rokhaya Diallo, Inna Shevchenko : il y en a pour tous les goûts. Également en version numérique avec notre application : *Photo : Thomas Samson envoyer L’injuste Milieu The end of racism starts with each of us: Q&A with Verna Myers In your work, you encourage people to talk to young black men, to get out of one’s comfort zone. Who are you speaking to in particular? Who is your audience? Everyone. This is something that every human being has to deal with. That makes sense in an office or school situation, but you also suggest in your work that we practice this in the street. Don’t get crazy. How does class factor in here? Class is so important. I was once at a beautiful event where I was being given an award. In some cases, yes, a person may have the same cultural upbringing as you even though they’re of a different race, but many people don’t. Is your message about racism toward black people specifically? These suggestions can be used to reconnect to the human family all sorts of groups that have been excluded, maligned, ostracized, undervalued. Every way that you can notice your own victimization or the ways you’ve been marginalized, you can access the feelings other people might be having. [Laughs.]

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