background preloader

Les réfugiés en cartes: chemins, murs, accueil

Les réfugiés en cartes: chemins, murs, accueil
Cette carte est réalisée par Morgane Dujmovic, doctorante en géographie (attachée au laboratoire TELEMME de l'Université Aix-Marseille/CNRS) en recherche à l'Université de Zagreb. Elle est issue de deux entretiens réalisés à Zagreb avec un migrant placé en camp pour demandeurs d’asile, qui a effectué la « traversée des Balkans » depuis le Maroc. De nombreux détails du parcours ont été volontairement occultés. Depuis plusieurs années les routes migratoires des Balkans sont réactivées par des migrants originaires du Proche et Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique. En 2015, le phénomène s’accentue: sur le premier semestre de l’année, on estime par exemple à un millier le nombre de migrants qui transitent chaque jour par la Serbie. À la même période, 80.000 demandes d’asile sont enregistrées en Hongrie, contre 43.000 sur l’ensemble de l’année 2014. Dans le même temps, plusieurs dispositifs de renvois gouvernementaux de migrants vers les pays d’origine ou de transit sont mis en place.

http://www.mediapart.fr/portfolios/les-refugies-en-cartes-chemins-murs-accueil

Related:  TPE FLUX MIGRATOIREA propos de la carte "Migrants aux portes de l'Europe"CartesPopulations - peuplement et questions migratoiresMigrants

Plus de 2 000 hommes, femmes et enfants sont morts « aux portes de l’Europe » en 2015 Depuis quelques années, la Méditerranée a hérité du surnom de « cimetière des migrants ». Venus pour l’essentiel de Libye, du Soudan, d’Erythrée, de Syrie ou d’Afghanistan, ils sont plus de 2 000 hommes, femmes et enfants à avoir perdu la vie en mer en tentant de rejoindre les côtes italiennes ou grecques depuis janvier, selon l’Organisation internationale pour les migrants (OIM). « Malheureusement, nous avons atteint ce week-end un nouveau niveau avec plus de 2 000 migrants et réfugiés morts » en 2015, en tentant la traversée, a annoncé Itayi Virri, porte-parole de l’OIM dans un communiqué.

"Quand je repense à cette fuite, je regrette d’avoir fait ce choix" Une fois hors du camp de réfugiés de Roccella Ionica, Goora* repère des rails et décide de les suivre. La petite famille arrive dans une gare. Un bon nombre de réfugiés, ayant, eux aussi, décidé de fuir le camp, s'y trouvent déjà. Goora et les siens embarquent à bord d'un train pour Milan. "Nos vêtements étaient trempés et puaient, nos valises étaient pleines d'eau. Nous sommes arrivés à Milan au bout de quinze heures de voyage sans argent et sans passeport." Les dix premières aires urbaines du territoire français par HG Sempai · 26 août 2014 La carte Le quizz pour vérifier que la carte est maîtrisée

L'immigration peut doper l'économie belge Depuis le début de l'année, la Belgique a enregistré plus de 16.000 demandes d'asile. Les chiffres augmentent fortement sur le dernier trimestre : deux fois plus de demandes en juillet par rapport à 2014 et trois fois plus en août. A ce train-là, la barrière des 20.000 sera largement franchie en décembre... ce qui n'est pas exceptionnel. En 2011, on était à 25.000 et en 2000, année record, à 42.000. Les migrations actuelles comportent toutefois une réelle différence avec les précédentes : le taux d'acceptation.

L'espace Schengen en cinq questions Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Delphine Roucaute A la veille des élections européennes du 25 mai, les critiques à l'égard des accords de Schengen, qui encadrent les conditions de libre circulation entre les Etats membres de l'Union européenne, refont surface dans le débat public, portées essentiellement par la droite et l'extrême droite. Dernier exemple en date, le 16 mai, avec la croisière de Marine Le Pen le long de la Moselle jusqu'à la ville de Schengen, au Luxembourg, où ont été signés en 1985 les accords du même nom. Arrivée à destination, la tête de liste du Front national en Ile-de-France a jeté dans une poubelle un livre sur lequel était écrit « Accords de Schengen ». Un geste symbolique à l'encontre de ce qui, pour elle, représente « l'une des fautes les plus criminelles de l'Union européenne : la disparition totale des frontières ».

“On nous a dit que ce serait simple de fuir la Syrie” Il fut un temps où Goora*, instituteur, Ichtar, experte en "bons petits plats fait maison", et leur fils Eil menaient une vie paisible dans la banlieue de Hassaké [au nord-est], en Syrie. C'était avant le soulèvement contre le régime de Bachar El-Assad, en 2011. Avant, surtout, la transformation de la révolte en véritable guerre. Les pictoleçons, une autre alternative aux cartes heuristiques ? Pour aider les élèves à mieux s’approprier les leçons, le recours aux pictogrammes utilisés dans une démarche linéaire et séquentielle est une piste intéressante à explorer. Cette méthode est déjà testée avec efficacité par les collègues du primaire pour les élèves dyslexiques, autistes, dysphasiques… Elle fonctionne en associant un pictogramme à chaque mot d’une phrase. Ce procédé serait trop fastidieux pour les résumés de cours dans le secondaire. Voilà sans doute pourquoi il est difficile de trouver des exemples pour le collège ou le lycée.

L’exode des Hongrois en 1956 À en juger par les réactions des autorités, des forces armées, des polices et des médias des pays d’Europe balkanique et centrale face au flux de réfugiés de Syrie, Irak, Afghanistan et Afrique, cette Europe-là semble avoir la mémoire courte, oubliant qu’il n’y a pas si longtemps que cela (et pour les Grecs, cela dure encore aujourd’hui), eux-mêmes avaient fui en masse leurs pays pour sauver leur liberté et leur vie. Un des grands exodes européens de la seconde moitié du XXème siècle a été celui des Hongrois. Faisons donc un petit rappel, grâce à la revue Population, n° 2, 1957, pp. 343-345. 1956: accueil de réfugiés hongrois en Autriche …et en Suisse 2015: « accueil » de réfugiés syriens, irakiens et afghans en Grèce

L’asile dans l’Union européenne, une loterie? Le « système Dublin » est fondé sur l’idée d’une égalité de traitement des demandes d’asile dans les différents pays de l’Union européenne. Or, comme le montre notre carte, les disparités sont abyssales. Carte réalisée par Philippe Rekacewicz pour Vivre Ensemble (VE 146 février 2014)

“J'ai recroisé la mort dix fois sur la route de l’exil” A Izmir, Goora* contacte, par l'intermédiaire d'un téléphone portable acheté à Mardin, le passeur, un Turc cette fois. C'est lui qui doit le faire entrer, avec sa femme et son fils, en Grèce. Le Syrien ne connaît pas le prénom de son interlocuteur, les deux hommes se comprennent à peine mais ils parviennent à se retrouver à l'aéroport, avant de se rendre chez le passeur. "Sa mère était là, ils nous ont suggéré de nous reposer mais ils sont musulmans, nous n'étions pas très à l'aise." La famille tente alors de trouver une chambre d'hôtel, mais elles sont toutes "dans un état déplorable, catastrophique".

Deux minutes pour comprendre l'immigration clandestine en Europe En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de nos cookies afin de vous offrir une meilleure utilisation de ce site Internet. Pour en savoir plus et paramétrer vos cookies, cliquez ici

Related: