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École : «L'idée que le savoir n'a plus d'importance est le plus grand mythe des pédagogues»

École : «L'idée que le savoir n'a plus d'importance est le plus grand mythe des pédagogues»
FIGAROVOX/ENTRETIEN - Daisy Christodoulou, auteur d'un best-seller au Royaume-Uni qui démonte les mythes pédagogistes à propos d'éducation, analyse la réforme du collège en France. Elle y voit la continuité du préjugé progressiste selon lequel la connaissance serait obsolète. Daisy Christodoulou est une spécialiste reconnue de l'éducation au Royaume-Uni. Elle a publié en 2014 Seven myths about education, un essai qui a eu un grand retentissement outre-Manche, où elle démonte méticuleusement les méthodes pédagogistes progressistes, et réhabilite l'importance du savoir dans l'apprentissage. LE FIGAROVOX:Vous avez écrit un livre intitule Sept mythes sur l'éducation aujourd'hui. Quel est selon vous le mythe le plus persistant de l'éducation contemporaine? DAISY CHRISTODOULOU: Le plus grand mythe contemporain à propos de l'éducation, c'est l'idée que la connaissance n'a plus d'importance. Cette vérité se vérifie dans d'autres domaines. C'est un point de vue asséné sans preuves. Pas du tout. Related:  Anti-collège2016!

Collège : une réforme informe J’imagine que ce n’était pas l’effet escompté. Le stage de formation (Université d’automne) sur la réforme du collège organisé dans mon académie a transformé la créature dubitative mais bienveillante que j’étais en farouche opposante, le professeur constructif bien que circonspect quant à sa mise en œuvre en enseignante écœurée. Il fallait le faire ! Bien joué. De bons débuts Ça avait pourtant bien commencé. Une réponse brouillée à des questions complexes Mais que s’est-il passé ? Là est le vrai problème, drame de cette réforme. L'agitation plutôt que l'efficacité personnalisé n’est ni du soutien, ni de l’aide, il ne doit pas être individualisé, ni, ni, ni…), de liens avec un peu tout, de gestion des programmes en mode curriculaire. Le fouillis comme cohérence La cohérence qui manque tant à notre système semble, quant à elle, avoir été confondue avec une forme extra-terrestre de jeux de lignes, d’axes, de rhizomes, de transversal, de longitudinal, de spiralaire, de confluences congruentes.

amazon La classe inversée n'a pas réponse à tout Il y a eu les Mooc, il y a désormais la classe inversée. Si la méthode n'est pas vraiment nouvelle, elle suscite l'intérêt d'une communauté enseignante de plus en plus attentive à la pédagogie dans l'enseignement supérieur. Preuve s'il en faut : les ateliers sur le sujet ont fait salle comble lors d'un colloque organisé à Brest du 15 au 17 juin 2015 sur les questions pédagogiques. À cette occasion, AgroParisTech et l'École de biologie industrielle ont présenté leurs expérimentations, soulignant des avantages mais également des limites. Des étudiants plus actifs À AgroParisTech, Valérie Camel a transformé une partie de ses cours magistraux en classe inversée, en licence 3 et master 1. Côté étudiants, c’est plutôt un succès : "Ils trouvent l’approche novatrice et formatrice, mais cela leur demande plus de temps de travail qu’un cours traditionnel", décrit Valérie Camel. Des cours difficiles à étudier seuls, en amont Une méthode pas adaptée à tous Les Mooc sont-ils "pédagogiquement pauvres" ?

Une décision malheureuse de l’AQEUS La formation continue chez les enseignants du primaire et du secondaire est importante et est un gage de qualité. Les congrès annuels des associations professionnelles d’enseignants sont des moments privilégiés pour mettre à jour ses connaissances sur les plans didactique, pédagogique et académique (maîtrise des contenus). Ces moments permettent aussi aux enseignants d’échanger avec des collègues de différentes régions du Québec et de prendre connaissance du nouveau matériel pédagogique. Chaque année, depuis plus de 50 ans, la Société des professeurs d’histoire du Québec (SPHQ) organise un congrès qui répond aux attentes des enseignants du secondaire en histoire. Au moment de la réforme des programmes en univers social (sciences humaines) en 2006, la SPHQ a refusé de mettre fin à ses activités au profit d’une nouvelle association issue des défuntes associations des professeurs de géographie et d’économie, appelée Association québécoise pour l’enseignement en univers social (AQEUS).

L'approche par compétences : 
une mystification pédagogique Cet dossier a initialement été publié dans L’école démocratique, n°39, du mois de septembre 2009. Il peut être téléchargé au format PDF en cliquant ici : Le dossier complet, au format PDF. A imprimer pour une lecture plus aisée. Contenu du dossier : Introduction Articles principaux : I. II. « Mobiliser », sans connaître ni comprendre. III. IV. Bibliographie Encadrés : Un concept lié à l’ère la globalisation Gramsci et l’enseignement par compétences L’enseignement catholique souffre davantage du virus APC Crahay : il faut aussi de la routine ! Hors dossier La notion de compétence est-elle pertinente en éducation, par Jean-Paul Bronckart Introduction Dans le monde francophone, le mouvement de réforme pédagogique baptisé « approche par compétences » a commencé par se développer au Québec et en Suisse romande, avant de s’étendre à la Belgique, à Madagascar et, plus timidement, en France. Une approche ni récente ni originale Ce que ça change Des détracteurs … et non des moindres ! Encadré : Bibliographie

Taper sur le privé pour améliorer l’école publique? Au cours des dernières semaines, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), un syndicat qui regroupe des employés du secteur de l’éducation, a entamé une campagne de dénigrement de l’enseignement privé sur les ondes de différentes stations de télévision aux heures de grande écoute. Cette campagne comporte plusieurs informations erronées. On y prétend entre autres que le financement des écoles privées n’a pas été touché par les compressions budgétaires. Dans les faits, pour l’année 2014-2015, les écoles privées ont absorbé des coupes importantes alors que le budget de l’école publique augmentait, notamment grâce à la hausse des taxes scolaires. On omet de mentionner que le tiers des écoles privées francophones ont dû demander l’aide de leurs salariés pour boucler leur budget 2014-2015. On prétend que l’école privée sélectionne et n’accepte que de bons élèves, alors que peu d’écoles privées sélectionnent leurs élèves.

L'école, question philosophique - avant-propos, par Denis Kambouchner Extrait de l'avant-propos de L'école, question philosophique, par Denis Kambouchner, publié en Janvier 2013, éditions Fayard, Paris. La table des matières de l'ouvrage est également téléchargeable en cliquant ici. Certains des problèmes cruciaux de l’institution scolaire d’aujourd’hui sont pour une part irréductible des problèmes philosophiques. C’est la première thèse de ce livre, et le point que les débats ordinaires sur l’école, où qu’ils se tiennent, tendent toujours à recouvrir. Ces problèmes sont philosophiques pour autant qu’ils ont trait à des principes – les principes censés régir l’école en tant qu’institution. Ceux-ci sont aujourd’hui confus ou introuvables, en particulier s’agissant de la nature précise de ce qui est à enseigner et de ce qui est à évaluer. Dissiper des confusions importantes, combattre les formulations obscures, redresser les questions mal posées, pointer les erreurs de raisonnement a toujours été l’une des vocations constitutives de la philosophie. 1. 2. 3.

L’inégalité des chances Un peu partout au Québec, des centaines de parents, d’élèves et d’enseignants ont formé une chaîne humaine autour de leur école lundi pour lui assurer une protection symbolique contre les compressions budgétaires décrétées par le gouvernement Couillard. Plus personne ne croit le premier ministre, le président du Conseil ou encore le ministre de l’Éducation quand ils prétendent que les coupes ne touchent pas les services aux élèves et la qualité de l’enseignement. Qui plus est, les élèves les plus vulnérables sont clairement les plus concernés. Depuis un an, chaque semaine qui passe semble amener son lot de mauvaises nouvelles pour le réseau public, sans que la lumière apparaisse au bout du tunnel. Le ministre de l’Éducation a beau dénoncer des scénarios catastrophes qu’il estime imaginaires, voir des parents se désoler de la dégradation de l’école de leur enfant n’est certainement pas de nature à donner à d’autres le goût d’y inscrire le leur. La question n’est évidemment pas nouvelle.

Quand le BYOD et la classe inversée renforcent les inégalités scolaires Dans un article intitulé Homework is a Social Justice Issue – Hybrid Pedagogy, Kris Shaffer revient sur la question des devoirs à domicile à l’ère du BYOD (Bring Your Own Device) et de la classe inversée et sur la question de l’égalité des chances (justice sociale) à l’école. Il en arrive rapidement au constat que ces technologies et ces approches pédagogiques renforcent les inégalités scolaires au profit des élèves et étudiants déjà privilégiés socialement et financièrement. Cela ne l’empêche pas de recourir à la classe inversées, mais en introduisant un nouveau paramètre de justice sociale à la taxonomie de Bloom. En introduction, Kris Shaffer pose quelques questions élémentaires que tout enseignant devrait se poser avant d’assigner des devoirs à domicile : When a teacher assigns homework, she makes some big assumptions about students’ home lives. A ce sujet, il rappelle la situation de l’école publique américaine et le fait que la majorité des élèves vivent en situation de pauvreté.

L’écart se creuse entre les écoles publiques et privées Il vaut mieux inscrire son enfant à l’école privée si on veut lui donner toutes les chances de pouvoir rédiger un court texte dans un français acceptable à la fin de ses études secondaires. Le constat paraît implacable : les jeunes finissants de cinquième secondaire ont une bien meilleure maîtrise du français écrit s’ils ont fréquenté une école privée, plutôt qu’une école publique. C’est ce qui ressort clairement, une fois de plus, des plus récentes données compilées par le ministère de l’Éducation, qui vient de rendre publics les résultats officiels de l’épreuve unique 2014 de français écrit de cinquième secondaire. Entre les deux réseaux, force est d’admettre que l’écart se creuse. L’écart atteint donc presque 16 points, soit trois de plus que l’année précédente. Il est intéressant de noter que même si l’on s’en tient uniquement au réseau public, le nombre de jeunes finissants qui échouent au test de français a tendance à croître. Le ministère s’inquiète

Des professeurs de socle 27 octobre 2015 Si la DGESCO envisage, comme nous l'avons montré hier, des enseignements pratiques interdisciplinaires différents selon les élèves d'une même classe (latinistes ou non latinistes par exemple), se pose dès lors une question supplémentaire : puisque chaque EPI doit traiter une partie du programme des disciplines qui y contribuent, par quel miracle pédagogique est-il possible de traiter ces mêmes parties de programmes dans des EPI différents, sur des thèmes distincts ? Première possibilité : la DGESCO improvise, sans vraiment comprendre les contraintes de programme qu'imposent les EPI qu'elle a elle-même créés. Car ce qui compte dans le nouveau collège, c'est le socle commun, qui n'est pas conçu de façon disciplinaire. Le français n'y est par exemple qu'un "langage" parmi d'autres. Dans cette conception, les disciplines deviennent secondaires. Il ne s'agit pas que du latin. Loys Bonod

Les Québécois jugent que l’école publique n’est «pas une priorité pour le gouvernement» L’éducation n’est pas une priorité pour le gouvernement Couillard, estime une majorité de Québécois, selon un sondage SOM commandé par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) et rendu public mardi. Pas moins de 52 % des Québécois jugent que l’école publique « ne constitue pas une priorité pour le gouvernement » libéral, selon ce coup de sonde qui porte sur l’éducation, mené alors que les enseignants sont à couteaux tirés avec Québec en raison des négociations entourant le renouvellement de leur convention collective. Dans l’ensemble, les personnes sondées se montrent favorables aux revendications des enseignants. En référence à d’autres sondages démontrant un appui aux mesures d’austérité mises de l’avant par les libéraux, le premier ministre Philippe Couillard a souvent indiqué recevoir l’appui d’une « majorité silencieuse » de Québécois. Ce sondage a été mené du 29 avril au 11 mai 2015 par téléphone auprès de 1012 personnes.

In-depth knowledge is most important quality of a university teacher, survey finds In-depth knowledge is the most important quality of a university teacher, according to research into student perspectives on teaching quality. For one in five students, the qualifications of university lecturers would affect their decision about where to study. The research, by The Student Room, indicates what students value about teaching quality ahead of the UK government’s plans for a teaching excellence framework, which will use student opinions to create metrics on which to evaluate university teaching. Although a significant proportion of students said that they would base their decision about where to study on teaching quality, information on many of the factors that students value is hard to come by, often because it is not publicly available or is difficult to measure. Out of 500 students surveyed, 77 per cent believe that university lecturers’ qualifications should be made publicly available on websites and in prospectuses.

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