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Quelle place pour les ressources numériques «alternatives» dans les bibliothèques publiques ?

Quelle place pour les ressources numériques «alternatives» dans les bibliothèques publiques ?
Hans Dillaerts est maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l’université Paul-Valéry et chercheur au LERASS-CERIC. Il revient pour enssibLab sur la communication présentée à la journée Poldoc sur les politiques documentaires en environnement hybride1 qui s'est tenue à l'enssib le 13 novembre 2014; l'occasion d'interroger le concept de bibliothèque hybride à travers les enjeux liés aux ressources numériques dites "alternatives", et de partir du constat que ces dernières sont paradoxalement peu étudiées par la littérature scientifique et professionnelle. La place qu’occupent les ressources numériques "alternatives" dans les bibliothèques publiques est aujourd’hui à la fois marginale et difficile à évaluer : on observe en effet que les politiques documentaires des bibliothèques publiques s’articulent prioritairement autour de l’offre commerciale portée par les éditeurs. Les ressources numériques « alternatives » : quelle définition ? Un sujet peu abordé

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Consocréation : l’illusion de compétence Le terme consocréation est un oxymore. Il décrit le lien indissociable entre la consommation de la création. Déjà fortement présents avant l’apparition d’Internet, les outils consocréatifs sont ceux qui proposent un encadrement technique à base de masques, de modèles ou de thèmes. L’utilisateur et ses destinataires s’en suffisent car ils estiment faire acte de création alors qu’ils consomment des fonctionnalités de « personnalisation ». Avec la généralisation des blogs puis des réseaux sociaux où il est possible de « créer » sa page sans programmation (d’ailleurs, le mot n’apparaît sur aucun dispositif socio-numérique), une illusion de compétence est fortement à l’œuvre.

Bib&play : la musique en bibliothèque publique : retour sur la journée d’étude du 19 novembre à Barcelone Le jeudi 19 novembre 2015, dans le cadre de l’année des bibliothèques, l’association AMPLI Musictecaris avait programmé une journée d’étude consacrée à la musique en bibliothèque publique. Cette rencontre s’est déroulée au Centre d’Art Santa Monica de Barcelone. L’événement qui était organisé avec la participation et le soutien du Département Culture de la Généralité de Catalogne, et le Réseau des Bibliothèques Municipales de la Députation de Barcelone fut une complète réussite, réunissant plus de 120 participants. Carme Fenoll, Présidente du Conseil Consultatif de l’Année des bibliothèques, et chef de service du département culture de la Généralité de Catalogne rappela la collaboration au cours des 3 précédentes années avec l’association AMPLI sur différents projets. Montserrat Álvarez Álvarez s’exprima au nom de Marta Cano, responsable du Réseau des Bibliothèques de la Diputació de Barcelone, dont elle excusa l’absence. « La musique en bibliothèque : de nouvelles formes de vie ?

Ressources numériques et médiation dans les bibliothèques publiques J’ai animé la semaine dernière un stage CNFPT de 2 jours autour des ressources numériques pour un public exerçant en bibliothèques municipales. C’était la première fois que j’abordais ce sujet en formation. Je me suis inspiré des réflexions que nous avons eu avec d’autres bibliobsédés à l’occasion du montage d’un cycle complet de formation avec le CNFPT sur les impacts du numérique dans les bibliothèques, cette fois destiné aux personnels d’encadrement des établissements. Mon approche a été de lier intimement une vision panoramique de l’offre actuelle de ses enjeux et contexte et celle de la médiation numérique.

Du Multi-Media au Storytelling : les progrès de l’usager Depuis les premiers cd-rom culturels produits par la Réunion des Musées Nationaux (RMN) dans les années 90 jusqu’aux tous récents « e-albums » qu’elle propose en parallèle des grandes expositions parisiennes aujourd’hui, nous pourrions retracer l’histoire, hésitante et balbutiante des écritures interactives, ou relever les innovations technologiques et servicielles qui les ont accompagnées, ou encore décliner les paradigmes de l’augmentation, de la participation ou de la médiation. Nous préférons cependant porter l’attention sur les progrès de l’usager. Progrès qui ne dépendent en rien de l’univers culturel ou de ses productions mais qui ont été permis par les productions commerciales, professionnelles accessibles via Internet ou les connected devices en cours ; progrès qui aujourd’hui redonnent toute leur place aux e-albums et autres applications culturelles.

Quel avenir pour la musique en bibliothèque? - J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire pour le livre numérique mais je vais l’écrire à nouveau ici : en dehors des quelques bibliothèques patrimoniales, le rôle de la plupart des bibliothèques publiques a glissé de la collection vers la médiation. Le tropisme de la collection chez les bibliothécaires fait oublier que l’existence d’une collection n’est que la conséquence de la rareté de l’espace disponible dans les bâtiments que sont les bibliothèques. Le numérique permet de briser cette rareté, ce qui déplace l’enjeu de la collection vers la médiation des contenus. Au fond la question est très simple : à quoi sert-il de constituer des collections musicales quand presque toute la musique du monde est sur Internet? Le paysage de la musique numérique a considérablement évolué en quelques années. Deezer et Spotify sont apparus respectivement en 2007 et en 2006.

Formation Favoriser l'échange et le partage de bonnes pratiques professionnelles - FuturSkill Training Accompagner une évolution professionnelle Réf : EP04-12094 Offrir à vos collaborateurs un lieu d'échanges, de réflexion et de capitalisation à des moments importants de leur carrière. Nous organisons des groupes d'échange de pratiques professionnelles. Il s'agit d'accompagner vos collaborateurs, à se doter de nouvelles clés pour progresser dans leur quotidien professionnel toujours plus changeant, rapide et exigeant.

Moiraud Archives A quand l’appart 2.0 pour les enseignants ? Il aborde des contraintes sociales car, considérant les contraintes matérielles et d’espace que nous avons découvertes dans le premier épisode et le 2ème épisode, il ne semble pas évident de toujours pouvoir y faire face, surtout en contexte urbain où la pression immobilière est forte. Autrement dit, l’enseignant ne pourra pas toujours disposé d’une pièce […] Enseignant et numérique : vers une professionnalisation de son espace privé? « Nous sommes bien entrés dans cette aire de la complexité ». C’est ce que nous avons vu dans le premier épisode en détaillant les contraintes matérielles qui peuvent se poser à l’enseignant qui désire travailler chez lui.

La recommandation musicale en médiathèque Dans le Manifeste de l’UNESCO sur la bibliothèque publique de 1994, il est énoncé « que la bibliothèque publique est un instrument essentiel de l’éducation permanente ». Quant au bibliothécaire il est affirmé dans un rôle de médiateur : « le bibliothécaire est un intermédiaire actif entre les utilisateurs et les ressources ». Se repérer dans le foisonnement des collections Les bibliothèques constituent des offres documentaires. Il en découle un accroissement naturel des collections auquel l’usager doit faire face. L’aménagement du lieu est loin d’être neutre et les classifications choisies, parfois obscures, contribuent à la hiérarchisation des documents et des supports. MOOC : les conditions de la réussite 1« MOOCs are a lousy product », ou dans la langue de Molière, « Les MOOC sont un mauvais produit ». C’est en ces termes peu flatteurs qu’en parlait il y a un an Sebastian Thrun (Schuman, 2013). Une affirmation qui en a surpris beaucoup, quand l’on sait qu’il est l’un des fondateurs du mouvement MOOC, et que son cours d’intelligence artificielle, premier du genre, a attiré près de 160.000 personnes (Cisel & Bruillard 2012). Affirmation d’autant plus surprenante qu’il a lancé en 2012 Udacity, une plate-forme de cours en ligne en plein essor. Ce revirement était selon lui justifié par les taux d’échec élevés observés à l’un des MOOC de Udacity, pour un public composé en majorité d’étudiants en difficulté. La polémique déclenchée par cette petite phrase souligne l’importance de définir ce qu’est le succès d’un MOOC, et de mieux comprendre les conditions dans lequel il se réalise.

Bonjour, est-ce qu'une bibliothèque qui, sur son blog ou son site, diffuse, par l'intermédiaire des players fournis par les plateformes de partage... Bonjour, est-ce qu'une bibliothèque qui, sur son blog ou son site, diffuse, par l'intermédiaire des players fournis par les plateformes de partage vidéo (youtube, dailymotion...), des vidéos musicales (clips, concerts...) doit reverser des droits d'auteur à la Sacem sachant que celle-ci a déjà négocié des accords avec ces plateformes ? Quid des bandes-annonces de film ? Est-ce qu'un simple lien hypertexte dispenserait des droits éventuels ? Par avance merci. Réponse: La question du respect du droit de la propriété intellectuelle concernant la diffusion sur les sites internet des bibliothèques de vidéos (qu'elles soient musicales ou non) par l'intermédiaire des plateformes de type Youtube, ou Dailymotion suscite des débats.

Quels modèles économiques et pédagogiques pour les MOOC ? 1En matière de formation à distance, le modèle économique le plus souvent retenu est celui des économies d’échelles. Exprimé simplement, il s’agit de réduire les coûts par étudiant en tirant parti du fait que, dans une formation à distance les coûts fixes sont habituellement élevés alors que les coûts variables sont généralement réduits. En fonction de cette structure de coûts, il est possible de réduire les coûts fixes par étudiant en répartissant ceux-ci entre un grand nombre d’étudiants, ce qui justifie l’ambition affichée par ce type de formation de viser le grand nombre pour offrir aux apprenants une formation à prix réduit. À ce propos, John Daniel vante les mérites des méga-universités c’est-à-dire des universités qui comptent plus de 100 000 étudiants en les présentant comme une voie d’avenir pour l’université de demain, du moins pour les pays en développement. 4Pour ce qui est des coûts variables, tout dépend du modèle pédagogique que l’on a choisi d’implanter.

Google se réorganise et devient une filiale du tout nouveau «Alphabet» Ne dites plus Google mais «Alphabet» : «Notre entreprise fonctionne bien aujourd’hui, mais nous pensons que nous pouvons la rendre plus claire et plus responsable. Nous créons donc une nouvelle société appelée Alphabet», a annoncé Larry Page, cofondateur et actuellement directeur général de Google, dans un message publié sur le site du groupe. Alphabet servira de holding pour «une collection de sociétés. La plus grande desquelles est bien sûr Google», dont elle détiendra 100%, ajoute Larry Page. Ce sera toutefois un «nouveau Google» allégé, recentré sur le cœur de métier du géant internet : la recherche et la publicité en ligne, la cartographie, la filiale de vidéo en ligne YouTube et le système d’exploitation mobile Android.

Usage collectif et usage privé en bibliothèque : essai de clarification – – S.I.Lex – Cette semaine, l’Interassociation Archives, Bibliothèques, Documentation a publié une déclaration pour réagir à la passation d’un accord entre Hachette Livres et Google, intitulée « Garantissons les usages collectifs des oeuvres numérisées« . L’IABD demande à ce que des formes d’usages collectifs (notamment l’usage en bibliothèque, l’usage pédagogique et de recherche) soient garantis et favorisés à l’occasion du passage sous forme numérique des contenus. Cela vaut aussi bien pour la numérisation qui va s’opérer dans le cadre des Investissements innovants du Grand Emprunt que dans le cadre des négociations qui ont été annoncées entre le Ministère de la Culture, le SNE et Google pour la numérisation des oeuvres épuisées. Je vous renvoie au texte de la déclaration pour de plus amples détails, mais je voudrais dans ce billet creuser la question de la délimitation des usages collectifs et privés (ou personnels) en bibliothèque.

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